Les publications du jour s’intéressent à la décentralisation et à la grève des enseignants. Décentralisation au Togo Les dernières élections locales remontent à 1987 et le Togo s’échine à mettre en place des structures décentralisées, question d’en finir avec les délégations spéciales. Seulement, cette « marche » vers la décentralisation est d’autant plus « difficile » que plusieurs raisons peuvent l’expliquer. Selon l’hebdomadaire, ces raisons sont à rechercher dans la volonté manifeste de certains acteurs de faire obstacle à la décentralisation, notamment, les différents ministres de l’administration territoriale qui se sont succédés depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir, qui ont « peur de perdre leurs privilèges » avec l’organisation des élections locales. A cela, poursuit le journal, il faut ajouter la « réticence » de certains présidents des délégations spéciales, qui, pour les mêmes craintes de voir leurs avantages s’envoler avec la décentralisation, font tout pour mettre le bâton dans les roues de ce processus. Et ce n’est pas tout. La publication estime également que les politiques ont leur part de responsabilité dans la non mise en œuvre de la décentralisation. Le confrère leur reproche un « manque de rigueur et de dynamisme ». Toute chose qui aurait pu aider à « mettre la pression » sur les autorités gouvernementales dans l’organisation de ces élections locales « dans un temps assez raisonnable ». Qu’à cela ne tienne, le processus de décentralisation se fait à son propre rythme. Un atelier organisé il y a quelques semaines, à l’effet de plancher sur la thématique, a accouché de plusieurs recommandations. Mais »L’Union pour la Patrie » fait observer que pour mener convenablement ce processus de décentralisation au Togo, plusieurs dispositions doivent être prises, entre autres, la création d’un conseil national de suivi de la décentralisation. Selon le bihebdomadaire, ledit conseil devrait être présidé par le Chef de l’Etat et composé du « Premier ministre, des membres du gouvernement, du président de l’Assemblée nationale, des présidents des groupes parlementaires, des personnes ressources désignées par le président de la République et des chefs traditionnels ». Dans un registre différent, »Libération » constate que les enseignants se montrent « toujours radicaux » dans leurs revendications pour l’amélioration des leurs conditions de vie et de travail. Sauf que ce faisant, ils n’ont pas forcément raison, car la grève est une arme que l’on utilise en dernier ressort, à l’image d’un chasseur qui n’utilise la dernière flèche de son carquois que lorsque la circonstance l’exige vraiment. L’action syndicale galvaudée n’est pas la seule critique que l’hebdomadaire formule à l’endroit des grévistes. Il leur reproche également d’associer les élèves à leurs revendications en leur faisant déverser dans les rues. Par ailleurs, »Libération » informe que le nouveau préfet du Golfe, Awaté Hodabalo a rendu visite jeudi dernier aux populations de Togblékopé. Sur un autre sujet, le journal se réjouit de ce que le forum national du foncier va bientôt se tenir. Vivement, qu’il en soit ainsi, souligne-t-il, car ces assises apporteront « des réponses idoines au problème du foncier qui constitue un casse-tête chinois pour les populations ». Tout à fait autre chose, »La Symphonie » revient sur un litige foncier qui avait débouché sur un drame à Dapaong. La publication donne à savoir qu’alors qu’une décision de la Cour Suprême a été rendue dans cette affaire, la partie perdante s’y oppose. Conséquence, le gouvernement a dépêché sur les lieux une mission ministérielle conduite par Payadowa Boukpessi de l’Administration territoriale. Le tabloïd nous apprend qu’ « au terme de cette mission, la décision de la Cour Suprême se trouve reléguée à un état suspensif en attendant que des manœuvres politiques trouvent le meilleur mécanisme de résolution du litige ». Une situation que l’hebdomadaire dénonce de toutes ses forces, car elle peut être interprétée comme la caporalisation du judiciaire par l’exécutif. »Libération » s’intéresse à l’Aéroport international Gnassingbé Eyadema et à l’ANAC. Elle informe qu’une simulation de prise d’otage par les terroristes à cet aéroport a été menée avec succès. Toute chose qui a hissé le Togo à la première place en matière de contrôle et de supervision de la sécurité aérienne en Afrique. En sport, les confrères rappellent que le sélectionneur du Togo a dévoilé la liste des Eperviers présélectionnés pour la phase finale de la CAN 2017 de football. Les habitués tels que Adébayor, Agassa, ou encore Romao y figurent. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 780 du 22 décembre 2016
Dans leur livraison du jour, les confrères évoquent la grève des enseignants au Togo. Ils réservent également quelques colonnes à la reprise des travaux sur le tronçon Lomé-Vogan-Anfoin, aux préparatifs des Eperviers pour la CAN 2017 de football et à la crise gambienne. Grève des enseignants Le nouveau mot d’ordre de débrayage de quatre jours prend fin demain. Mais la journée d’hier mercredi a été mouvementée dans la préfecture des Lacs, à en croire »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé donne à savoir que des « échauffourées ont eu lieu entre les élèves qui tentaient de rallier leurs camarades du privé à leur cause et les policiers qui tentaient de les contenir». Bilan : « un élève grièvement blessé et des dégâts matériels importants ». Cette grève-ci, aura été provoquée par le ministre Gilbert Bawara qui n’a pas eu le sens de la retenue et le ton conciliant pour calmer les enseignants, relève »Innov Africa » qui met à l’index le « manque de volonté » du gouvernement de trouver les solutions aux revendications des grévistes. Et pour amener les autorités gouvernementales à se décider à satisfaire la plateforme revendicative des syndicats, les enseignants grévistes ont reçu mardi dernier le soutien de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). Le but de cette alliance est de mettre davantage de « pression sur le gouvernement » pour qu’il trouve des « solutions définitives », indique »Togonyigba ». Il faut dire que la Coordonnatrice de la STT n’a pas mâché ses mots au cours de sa sortie médiatique. Si la Synergie est sortie de ses gonds, c’est à cause du « langage va-t-en guerre » tenu par les ministres Bawara et Tchakpélé sur le plateau de la Télévision nationale, mentionne »Flambeau des Démocrates ». « En faisant la sourde oreille, le gouvernement retarde la résolution de la crise », notent » Waraa les Vainqueurs » qui égrainent au passage « les actions majeures menées par le gouvernement en faveur des enseignants depuis 2015 ». Par ailleurs, la publication questionne l’appel du chef de file de l’opposition à une négociation avec les enseignants grévistes. « Récupération politique ou réelle volonté de trouver une solution à la crise de l’éducation ? » se demande-t-elle. Dans tous les cas, le « bras de fer » que se livrent les enseignants et le gouvernement est « inquiétant », souligne »Focus Infos », d’autant plus que les grèves se succèdent « dans une période de composition de fin de 1er trimestre et cela risque d’être préjudiciable à l’évaluation des élèves ». »Innov Africa » renchérit et signale que l’éducation est « en péril » au Togo. « A cette allure, on risque de former des générations d’élèves avec un niveau qui frise la médiocrité, la faute aux gouvernants qui refusent de prendre des mesures qui s’imposent pour sortir l’éducation de la léthargie », commente l’hebdomadaire. Même inquiétude dans »Echos du Pays » qui suggèrent de tenir compte de l’intérêt des élèves en toutes choses. Contrairement, à »Innov Africa » qui n’attend des efforts que du gouvernement, »Echos du Pays » recommandent aux deux parties d’accorder leurs violons « pour mettre définitivement fin à cette crise pour qu’elle n’ait pas trop d’impact sur la poursuite des activités pédagogiques et que l’année scolaire aille à son terme dans de bonnes conditions ». Crise gambienne Certes, l’heure est à la réflexion pour sortir de cette situation d’impasse politique née du refus de Yahya Jammet de reconnaître les résultats officiels de la dernière élection présidentielle, mais quelle solution adopter pour préserver l’alternance décidée par le peuple gambien ? s’interrogent »Echos du Pays ». Même si la CEDEAO a laissé entendre qu’elle fera respecter la vérité des urnes « par tous les moyens » y compris par la force, le journal préconise la carte de la négociation. Une négociation qui aurait finalement pour but de rassurer le président sortant et ses collaborateurs « qu’aucune poursuite ne sera engagée contre eux après leur départ du pouvoir ». D’après le confrère, seule cette option, fera moins de dégâts, quoiqu’elle « ouvre la voie à l’impunité ». »Focus Infos » lui s’attarde sur la position de l’organisation communautaire de faire respecter les résultats tels que sortis des urnes. Cette position, écrit le bihebdomadaire, « ne doit pas être un simple effet d’annonces ou un vœu pieu ». « Pour l’exemple et la crédibilité de la CEDEAO, elle n’a d’autres choix que d’aller au bout de sa fermeté, en obligeant, quel qu’en sera le prix et peu importe la forme, Yahya Jammet à rendre le pouvoir en janvier (…) », insiste le tabloïd. En attendant, le président élu, Adama Barrow « se conforte » avec le soutien des chefs d’Etat de la sous-région ouest-africaine qui comptent assister à son investiture prévue le 19 janvier prochain, indique »Flambeau des Démocrates ». Reprise des travaux sur le tronçon Lomé-Vogan-Anfoin Les travaux de cette voie, autrefois confiés à CECO Group, ont repris cette fois-ci sous la direction une entreprise chinoise. C’est pour apprécier le niveau d’exécution des travaux de ce chantier et exhorter au respect des délais que le Premier y a fait le déplacement, informent »Togo-Presse » de mercredi et »Echos du pays ». »Waraa les Vainqueurs » reviennent sur la promesse faite devant les députés par Ninsao Gnofam. L’hebdomadaire rappelle que le ministre des Infrastructures et des Transports avait promis que la même route Lomé-Vogan-Anfoin allait être prête avant la fin de l’année 2016. Plus que 10 jours pour la fin de cette année mais les travaux ne sont pas achevés. Pour le journal, le « mensonge » du ministre est ainsi « révélé au grand jour ». Et de conseiller l’ancien banquier de ne surtout pas « annoncer des actions qui ne se feront jamais ». »Liberté » elle, interroge le silence du Chef de l’Etat dans la gestion des travaux de ce tronçon qui vont coûter plus de 50 milliards pour seulement 61 km, gestion dans laquelle sont impliqués Ninsao Gnofam, Adji Otèth Ayassor et CECO Group. « Qu’a mangé »Faure-vi » pour ne pas réagir dans
Revue de presse N°779 du 21 décembre 2016
L’actualité telle que traitée par les journaux parus ce mercredi reste dominée par la grève des enseignants. Les confrères s’intéressent également à la crise gambienne que s’emploie à résoudre la CEDEAO et aux préparatifs de la CAN 2017 de football. Mais d’abord un mot sur les journées portes ouvertes de la presse togolaise qui se sont achevées samedi dernier. Cette 3è édition « a tenu toutes ses promesses », écrit »Vision d’Afrique ». Quant à »La Dépêche », elle rappelle que le ministre de la Communication, Guy Lorenzo, a « promis d’appuyer un projet de construction d’un musée de la presse ». Grève des enseignants Les syndicats d’enseignants « n’abdiquent pas » observe »Le Magnan Libéré ». Ne voyant rien venir dans le sens de la satisfaction de leurs revendications, ils sont repartis en grève depuis hier. Mais pas seulement, l’hebdomadaire renseigne que les grévistes ont décidé d’augmenter le nombre de jours de débrayage qui passe de 3 à 4, pendant qu’ils reçoivent l’appui de la Synergie des Travailleurs du Togo (STT). Visiblement, les enseignants ne sont pas prêts à revenir à de meilleurs sentiments. D’aucuns voient à travers le mot d’ordre de grève débuté hier une réponse aux ministres Bawara et Tchakpélé qui seraient allés plutôt envenimer la situation vendredi dernier sur le plateau de la télévision nationale. « Bawara et Tchakpélé attendent-ils de faire aussi des victimes avant de réagir » se demande »Tingo Tingo ». La publication tire la sonnette d’alarme sur ce que cette grève des enseignants « menace toute la paix sociale au Togo ». »La Dépêche » elle, se désole de constater que les premières autorités du pays ne semblent pas pressées de trouver des solutions à la crise qui sévit au sein de l’éducation. L’hebdomadaire fait remarquer que pendant que « la grogne des enseignants » battait son plein au Togo, le président Faure Gnassingbé était en mode « Safari » au Kenya. Au-delà de la gestion des problèmes inhérents à l’éducation, c’est toute la gouvernance de l’actuel chef d’Etat que le tabloïd pointe du doigt. Le journal pense qu’à cette allure l’on va vers la création d’une « société de classe » au Togo : d’une part, des Togolais majoritaires qui vivent dans l’indigence et de l’autre, une minorité opulente. « Pourquoi ignorer la majorité des travailleurs et des retraités », alors que le traitement salarial des juges, des membres du gouvernement, de la HAAC et des députés est revu à la hausse, se questionne le confrère. 45 élèves pour un enseignant, c’est la moyenne nationale, rapporte »Liberté » qui elle-même, dit tenir ce chiffre de »republicoftogo », qu’elle conteste du reste. Qu’à cela ne tienne, le gouvernement entend améliorer ce chiffre. Et l’on peut situer le recrutement annoncé de 1000 enseignants dans cette perspective. Seulement, cette initiative insuffisamment expliquée donne lieu à diverses interprétations, attendu que certains prêtent l’intention au gouvernement de vouloir procéder au remplacement pur et simple des enseignants qui désertent les salles de classe. « Le gouvernement a-t-il l’intention de licencier les grévistes ? » s’interroge »Tingo Tingo ». Lorsqu’on parcourt les colonnes de »Vérité des Peuples », l’on comprend que l’annonce du recrutement de ces enseignants est, en fait, la matérialisation d’un projet de la Banque Mondiale prévu depuis de longues dates. »Le Magnan libéré » suggère une solution pour en finir avec la grève à répétition. L’hebdomadaire estime que l’organisation des états généraux de l’éducation telle que préconisée, il y a quelques années, par le chef de l’Etat togolais pourrait sauver le système éducatif en grande difficultés aujourd’hui. En attendant, le dialogue doit être la norme, préconisent »Le Dialogue » et »Vision d’Afrique ». Préparatifs de la CAN 2017 de football Alors que les comptes de la CAN 2013 ne sont pas encore faits par le comité mis en place il y a quelques années, le gouvernement a annoncé la semaine dernière la mise sur pied d’autres comités pour gérer la prochaine participation des Eperviers au festin du football continental au Gabon. Le moins que l’on puisse dire, c’est que cette annonce n’est pas accueillie avec cymbales et tambours. Les récriminations ne viennent pas que des sportifs. Les politiques aussi s’en mêlent. « Gerry Taama y voit du cynisme », écrit »Vision d’Afrique ». Le président du NET ne comprend pas « pourquoi Faure Gnassingbé accepte de telles initiatives qui frisent l’escroquerie ». Ce faisant, il « donne une nouvelle chance à la minorité de voler les Togolais », souligne »Tingo Tingo ». En tout cas, la mise en place de ces comités ad hoc par le gouvernement est tout simplement « l’apologie de l’impunité » mentionne »Le Magnan Libéré » qui parle également de « moquerie » envers les Togolais. Au gouvernement, »La Dépêche » ajoute le sélectionneur, Claude Le Roy, sur la liste des indexés. Malheureusement, tous ces agissements « prêtent le flanc à une CAN catastrophique », regrette le journal. Les confrères ont aussi évoqué la crise gambienne que s’efforce à résoudre la CEDEAO. Elle a élaboré, lors de son récent sommet, des recommandations à l’effet de faciliter la transition et la rendre paisible. D’ores et déjà, les présidents des pays membres de l’organisation communautaire ont exprimé leur soutien au président élu, Adama Barrow dont l’investiture est prévue le 19 janvier en présence de tous les chefs d’Etat. Par ailleurs, et sur un tout autre sujet, »Forum de la semaine » informe que les travaux du tronçon Lomé-Vogan Anfoin ont repris. Tant et si bien que le Premier ministre a fait le déplacement pour constater de visu le niveau d’exécution. Et en croire »Liberté », Komi Sélom Klassou s’est montré menaçant envers l’entreprise chinoise à laquelle est désormais affecté le chantier par rapport à d’éventuelles « défaillances ». Le quotidien privé regrette que la même fermeté de ton n’ait pas été constatée, en son temps, avec le groupe CECO, encore moins avec les ministres Ninsao Gnofam et Adji Otèth Ayassor. En outre, le journal révèle que les 36 milliards de F CFA, initialement mobilisés par le Togo « se sont volatilisés » et le pays est allé contracter
Revue de presse N° 778 du 20 décembre 2016
Dans leur livraison du jour, les confrères se sont intéressés aux préparatifs de la prochaine CAN de football, la grève des enseignants et à la crise gambienne. Préparatifs de la CAN 2017 Le gouvernement a indiqué la semaine dernière que des comités vont être créés pour s’occuper de la participation des Eperviers à la prochaine fête continentale du football. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette annonce provoque quelques grincements de dents auprès de certains observateurs qui ne comprennent pas que l’on opte pour la mise sur pied de nouvelles structures, alors même que les comptes de la CAN 2013 ne sont pas encore faits. C’est une « surprise », souligne »L’Indépendant Express » qui met à l’index les autorités gouvernementales pour leur « refus de rendre public le rapport d’audit » de la dite CAN. A la surprise, »L’Equipe sportive » ajoute la « stupéfaction », d’autant plus que « l’expérience de 2013 a pris le visage d’une symphonie inachevée et d’un imbroglio difficile à démêler ». Qu’à cela ne tienne, le confrère indique qu’ « à son corps défendant, le public a pris acte de la décision du gouvernement et espère que cette fois-ci, ces comités auront du respect pour l’opinion en s’astreignant au devoir de transparence et à l’obligation de rendre compte de ce qui aura été fait du denier public ». Toutefois, mentionne le tabloïd, la tâche ne sera pas aisée pour amener les Togolais à faire chorus autour de leurs ambassadeurs en contribuant à la levée de fonds nécessaires pour leur assurer une bonne participation à la phase finale de la prochaine Coupe d’Afrique des Nations : « Avec cet antécédent qui met une bonne partie des contribuables togolais sur les nerfs quand on évoque les Eperviers, l’on est en même de se demander avec quels mots, l’on aura cette fois-ci à convaincre les Togolais à faire des cotisations pour leur sélection nationale », écrit le bimensuel qui conclut à « du mépris au contribuable ». Dans le prolongement de l’actualité relative aux préparatifs de la CAN 2017, »Forum de la Semaine » informe que la liste des Eperviers présélectionnés pour cette compétition est attendue ce mardi. Pendant que le gouvernement annonce la mise sur pieds de ses comités ad hoc pour gérer la participation à la prochaine CAN, certains journaux n’ont pas encore tourné la page de la dernière campagne des Eperviers en Afrique du Sud. »L’Indépendant Express » publie quelques « morceaux choisis » du rapport de la CAN 2013, rapport qui, rappelons-le, n’est pas encore rendu public. « Sur toute la ligne, les malversations sont criardes », relève le journal qui donne à savoir que le rapport en question pue la mauvaise gestion de la subvention de l’Etat et des dons des membres du gouvernement. A en croire le confrère, l’élément caractéristique principal de cette mauvaise gestion est la « contradiction » des chiffres qui diffèrent d’une rubrique à une autre lorsqu’ils ne sont pas dupliqués. »La Nouvelle Tribune » n’est pas en reste. Elle publie également des chiffres et données qui sentent la « magouille ». Grève des enseignants A peine le précédent mouvement de débrayage a-t-il pris fin que certains enseignants repartent en grève à partir de ce mardi et ce, en dépit du fait que les Togolais ont la tête dans le sapin, observe »Forum de la Semaine » qui renseigne que c’est la 6è fois consécutive au cours du premier trimestre que les enseignants entrent en grève. Le quotidien privé prescrit le dialogue aux différentes parties afin que le prochain trimestre soit épargné de cessation de cours. Avec la répétition de la grève, le système éducatif semble en crise. Mais »Forum de la Semaine » assure que malgré la crise, ledit système est « en pleine évolution ». Cette analyse, explique le journal, est faite à l’aune des « données » rendues publiques hier par le ministère des Enseignements Primaire et Secondaire qui traduisent « la volonté des autorités de sortir se secteur des sentiers battus ». Toujours en lien avec l’éducation, »L’Union pour la Patrie » rappelle qu’ « un millier de nouveaux enseignants seront recrutés en janvier prochain pour pallier progressivement le déficit en personnel dans le secondaire ». Crise gambienne A en croire »Liberté », la CEDEAO hésite encore entre l’usage de la force pour déloger Yahya Jammet du pouvoir et un départ de ce dernier avec des garanties. Dans tous les cas, les chefs d’Etat de la CEDEAO seront à la prestation de serment du président élu le 19 janvier prochain. Décision prise à l’issue de leur conférence tenue samedi dernier et à laquelle a également pris part Faure Gnassingbé. Ainsi que le rapporte »Liberté », le chef de l’Etat togolais arborait ce jour un « sourire éclatant » mais le quotidien croit savoir que derrière ce sourire se cachait un « malaise », car le président Faure serait réfractaire à l’alternance défendue en Gambie. Dans un registre différent, »L’Indépendant Express » signale que six Togolais dont Gervais Djondo et Kako Nubukpo font partie de la liste des 100 personnalités qui ont contribué à la transformation de l’Afrique en 2016. Ce classement n’est pas juste, car il aurait pu aussi mentionner le nom de Faure Gnassingbé qui est « tant aux petits soins » de ses compatriotes, ironise »Liberté » Au surplus, le quotidien privé a donné la parole à un défenseur des droits de l’Homme. Alioune Tine, de passage à Lomé, a laissé entendre au cours de son interview qu’il y a des recommandations faites à l’Etat togolais sur les cas Kpatcha Gnassingbé et Pascal Bodjona, dont les droits n’auraient pas été respectés, qui attendent encore leur mise en œuvre. En outre, »Liberté » informe que le bureau national de l’ANC a effectué le week-end écoulé une tournée dans la région des Plateaux. Le but de cette tournée est sensibiliser les fédérations de cette région sur la nécessité de la mise en œuvre des réformes et de la décentralisation, ainsi que l’organisation des élections locales. Quant à »L’œil d’Afrique », il
Revue de presse N° 777 du lundi 19 décembre 2016
A la une des journaux parus ce lundi : la création d’un comité de mobilisation des fonds pour la CAN 2017 de football, la grève des enseignants et la crise gambienne. Création d’un comité de mobilisation des fonds en soutien aux Eperviers L’information a été rendue publique la semaine dernière au travers du compte rendu du Conseil des ministres. Plusieurs comités ad hoc ont été constitués pour superviser la levée de fonds en vue de soutenir l’équipe nationale de football qui prend part à la CAN en janvier prochain au Gabon. Avec l’annonce de la mise sur pied de ces comités, « finies les polémiques autour des comptes de la CAN 2013 ? » se questionne »Togomatin ». Rien n’est moins sûr. En tout cas, il ne faut pas compter sur »Temps Nouveaux » pour faire taire cette « polémique ». Pour l’hebdomadaire, en créant un nouveau comité de mobilisation des fonds pour la prochaine Coupe d’Afrique des Nations, alors même qu’aucun compte n’a été fait aux Togolais sur la gestion de l’argent récolté et affecté à la participation des Eperviers à la même compétition en 2013, l’on permet tout simplement à « l’impunité de prendre des galons ». Le manque de sanctions à l’égard de tous ceux qui se sont rendus coupables de détournement de fonds mobilisés pour cette CAN organisée en Afrique du Sud, « fait douter de la volonté des autorités togolaises à lutter contre la corruption », et de ce fait, encourage la mauvaise utilisation des deniers publics, insiste le confrère. »Le Correcteur » abonde dans le même sens. Il pense que ces comités ont été créés pour « légaliser le gaspillage des ressources de l’Etat ». Pour sa part, »Courrier de la République » semble saluer cette décision du gouvernement de mettre en place de nouvelles structures pour gérer la prochaine participation des Eperviers à la fête africaine du football. Non content de faire observer que « tout a marché lors de la CAN 2013, hormis quelques failles de dernières heures », la publication assure que le président de la République, à travers cette décision prise en Conseil des ministres, « siffle ainsi la fin de plusieurs années de stériles masturbations de ceux-là qui ont voulu forcer la main des premiers responsables en demandant les comptes ». Point n’est besoin de continuer à « regarder dans le rétroviseur », souligne le tabloïd qui estime, en même temps, que le dossier dans lequel le gouvernement aurait dû être plus regardant, est celui de la gestion de la CAN 2010 en Angola marquée par l’attaque du convoi de la délégation togolaise. »Forum de la Semaine » propose une analyse tout en s’interrogeant : la création de ces comités est-elle un remède contre tous les problèmes de gestion des fonds ? Si tel n’est pas le cas, « quelles solutions pour répondre aux exigences d’une administration moderne du football ? » Grève des enseignants Après les trois jours de débrayage qui ont pris fin la semaine dernière, que décideront les syndicats d’enseignants qui ont appelé à la grève ? L’on attend de voir. Mais »Courrier de la République » opère un retour sur la sortie médiatique des ministres Bawara et Tchakpélé sur le plateau de la Télévision nationale mercredi dernier. Le confrère le dit sans ambages : c’était carrément un « dérapage incontrôlé » fait de « mépris, arrogance suffisance voire de provocation ». Le journal regrette qu’au lieu de tenir des propos « courtois », les deux ministres, aient plutôt attisé le feu pour produire un « géant brasier ». Surtout en préconisant « la solution de la honte », celle qui consiste à recruter 1000 enseignants plutôt que de chercher à résoudre durablement la crise née des revendications pour une amélioration des conditions de vie et de travail. Ce qui offusque davantage »Courrier de la République », c’est lorsque le ministre des Enseignements Primaire et Secondaire soutient que ce sont les enseignants grévistes qui demandent aux élèves d’investissent les rues. « Le concours des élèves jamais sollicité », martèle l’hebdomadaire. Et de solliciter l’intervention du chef de l’Etat pour mettre fin à ce qu’il considère comme une « plaisanterie de mauvais goût ». « Le mandat social du président Faure lui interdit le silence face à ce drame qui couve », interpelle le journal. Sur le sujet, »Le Combat du Peuple » s’attarde sur le ministre Bawara qui, selon lui, « ne comprend pas grand-chose aux réalités de notre pays ». Il doit « faire preuve de pédagogie au lieu de jouer au justicier », souligne l’hebdomadaire qui poursuit : « s’il croit qu’il peut mener les syndicats au pas des casernes et imposer sa vision, il se trompe ». Ainsi que l’explique la publication, « le gouvernement a raison d’avoir une position de fermeté à l’égard des grévistes mais c’est l’approche de Bawara qui est viciée ». Le tabloïd explique, en outre, que les syndicats qui lancent les mots d’ordre de débrayage « ne sont pas sérieux, car ils ne pensent qu’à leur intérêt et ne disent pas la vérité sur la réalité de leur situation ». »Liberté » offre à lire une autre analyse. Le quotidien privé s’étonne que le Conseil des ministres n’ait pas abordé cette grève des enseignants. Conclusion du confrère, Faure Gnassingbé et son gouvernement ont choisi « la fuite en avant ». A preuve, ils ont décidé de « snober » le sujet ainsi que « le sort des élèves » et surtout de procéder au recrutement d’autres enseignants pour remplacer les grévistes. Et visiblement, l’on en a pas encore fini avec ces débrayages, puisque »Liberté » informe que les enseignants repartent une nouvelle fois en grève de quatre jours à partir de demain mardi. Au surplus, des gendarmes ont été déployés sur le terrain pour « empêcher » la tenue des assemblées générales à Lomé et à l’intérieur du pays, renseigne encore le quotidien. Même information dans »Le Correcteur » qui déplore également que la TVT, au lieu d’accorder le droit de réponse aux syndicats d’enseignants comme
La HAAC échange avec les responsables des médias officiels
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, à son siège à Lomé, une séance de travail de prise de contact, le vendredi 16 décembre 2016 avec les responsables des médias officiels. Présidée par le premier responsable de l’instance de régulation des médias, Pitang TCHALLA, la rencontre a permis aux honorables membres présents de faire le tour des sujets d’intérêt partagé avec les directeurs, rédacteurs en chef ou chefs des programmes de la Télévision nationale (TVT), Radio Lomé, Radio Kara, des Radios rurales, de Togo-Presse et de l’Agence Togolaise de presse (ATOP). Campant le décor des échanges, le président de la HAAC a rappelé à ces responsables les missions qui sont les leurs et les attentes que les Togolais dans leur diversité placent aux médias de service public dont ils ont la gestion. Parlant d’attentes, M. TCHALLA les a exhortés à être les « porte-voix de chaque Togolais » et surtout à œuvrer de sorte que les fils et filles du Togo se reconnaissent à travers leurs programmes et publications. Ce fut ensuite au tour des autres membres de la HAAC de prendre, tour à tour, la parole pour relever les points saillants des Comités techniques qu’ils président. L’emphase a été mise sur l’accès équitable aux médias publics, l’assainissement du secteur de la publicité médiatique, la Télévision Numérique Terrestre (TNT), la protection de l’enfance, le respect de la dignité de la femme et la Carte de Presse. Dans leurs interventions, les responsables des médias publics ont souligné divers problèmes qui freinent l’essor de leurs organes respectifs. Entre autres, le manque de moyens matériel et surtout financiers consistants. Par ailleurs, ils ont sollicité le concours de la Haute Autorité dans la résolution des problèmes évoqués. La rencontre avec les responsables des médias publics fait suite à une autre, intervenue en début de mandature entre la HAAC et les responsables des organisations professionnelles de la presse.
Revue de presse N° 776 du 16 décembre 2016
Les Journées portes ouvertes de la presse togolaise initiées par le CONAPP, la grève des enseignants, l’édition 2016 du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne puis la crise gambienne meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi. En ouverture de cette revue, nous signalons que »Le Perroquet » et »Carrefour » se font l’écho du courrier que l’ANC a envoyé à la HAAC relativement à la non publication de son droit de réponse par »Togo-Presse ». Mais l’hebdomadaire »Carrefour » ne s’arrête pas à la simple publication de cette la correspondance. Le tabloïd fait observer que les médias privés sont « le souffre-douleur du régime » actuel qui serait, du reste, « aux abois ». Le confrère croit savoir que ces médias sont harcelés et persécutés pour des peccadilles, alors même qu’ils « éveillent les consciences collectives et relaient l’information dont ont besoin les masses populaires dans les coins les plus reculés du pays ». Selon le journal, cet acharnement contre les médias privés, symbolisé par la fermeture de Légende Fm et Radio X-Solaire « pour des raisons fallacieuses » est d’autant plus incompréhensible qu’il contraste avec la mansuétude à l’égard des médias publics qui, pourtant, se laissent aller à des « dérives et violations flagrantes des règles éthiques et de déontologie du métier ». Journées portes ouvertes de la presse togolaise Le lancement a eu lieu hier à Lomé et »Forum de la Semaine », de même que »Le Canard Indépendant » rendent compte dans leur livraison du jour du déroulement de cette 3è édition, initiative, tout comme les deux précédentes, du Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP). »L’Union pour la Patrie » précise que l’édition de cette année est axée sur « le vivre ensemble ». Toute chose que rien se saurait remettre en cause, pas même les divergences d’ordre religieux, dans un contexte marqué par la montée en puissance de l’intégrisme et du terrorisme. C’est donc à juste titre que les organisateurs ont articulé le thème central, non seulement autour des médias, mais aussi et surtout autour de la « laïcité et du dialogue interreligieux au Togo ». Autrement dit, relève »Togo-Presse », il s’agit au cours ces JPO, d’amener la presse à sensibiliser et « informer dans la tolérance et les règles de l’art ». Grève des enseignants Le énième mot d’ordre de débrayage prend fin ce vendredi mais pour autant, a-t-on fini de parler de la grève dans le secteur de l’éducation au Togo ? La question reste posée. En tout cas, ces débrayages réitérés « paralysent » le système éducatif, note »Vérité des Peuples », qui met à l’index la radicalisation des grévistes qui complique ce faisant toute recherche de solutions, malgré la volonté du gouvernement d’aller au dialogue. Sur cette volonté du gouvernement, »Le Canard Indépendant » s’interroge à l’aune de l’intervention du ministre de la Fonction Publique et de son collègue des Enseignements Primaire et Secondaire. Au lieu d’avoir une posture favorable à la décrispation de la situation, ils ont à travers leurs propos mis fin à toutes négociations avec les syndicats qui n’auraient, selon leurs dires, « aucune base légale ou réglementaire ». La même analyse est faite dans »Liberté » qui assure qu’au cours de leur sortie médiatique les deux ministres sus-cités ont plutôt « attisé le feu » et envisagé des « mesures de contournement » des enseignants grévistes. Et le quotidien privé de s’interroger : « où sont l’association des parents d’élèves et la société civile ? » Aux deux structures, »Le Perroquet » ajoute l’UNIR. La publication relève le « silence assourdissant » du parti du Chef de l’Etat, alors que les formations politiques de l’opposition elles, « appellent au dialogue ». L’hebdomadaire souligne que pendant que les élèves descendent dans la rue pour réclamer les cours, les ministres s’illustrent par leur « arrogance » à l’endroit des grévistes pendant que « Faure Gnassingbé priorise les voyages inutiles pour »s’amuser » un peu et prendre de l’air (…) ». « Le gouvernement s’enferme dans un autisme » face aux grèves à répétition, commente »L’Alternative » qui mentionne également les « propos incendiaires » des membres du gouvernement cités plus haut sur le plateau de la Télévision nationale. Alors que le ministre Bawara est resté fidèle à son « langage de mépris » vis-à-vis des enseignants grévistes, le ministre Tchakpélé lui semblait « perdre son latin », écrit le journal. Le bihebdomadaire s’est attardé, stylo rouge en main, sur les interventions du ministre des Enseignements Primaire et Secondaire qui, à l’en croire, a carrément « massacré le français ». Morceaux choisis : « aujourd’hui nous nous posons des questions à savoir que ce cache-t-il réellement devant ces mouvements » ; « Pour beaucoup d’entre ces problèmes, des solutions ont déjà été trouvées, et pour d’autres, ces solutions qui sont en cours de solutionnement » ; « Evidemment, ces perturbations qui engendrent des journées sans cours, perturbent durablement et profondément le déroulement de l’année scolaire ». Pour sa part, »Forum de la Semaine » indique que « malgré la non reconnaissance de la légitimité des syndicats grévistes, la priorité est au dialogue ». Dans tous les cas, lorsque »Carrefour » ajoute à la grève des enseignants, le « débrayage du personnel des hôpitaux, la cherté de la vie, la grogne sociale permanente et le blocage politique », il conclut à « la faillite avérée et totale du pouvoir de Lomé ». Dans un tout registre, les confrères, ont planché sur la crise gambienne avec Yahya Jammey qui campe sur la position de ne pas reconnaître les résultats de l’élection présidentielle qui l’ont pourtant donnés perdant. Une posture que ne digèrent pas pour l’instant la CEDEAO et la communauté internationale. La presse du jour est aussi revenue sur la 17è session du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne.
COMMUNIQUE DE LA HAAC
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Revue de presse N° 775 du 15 décembre 2016
La grève lancée par les enseignants et la crise née après les élections présidentielles en Gambie sont les principaux sujets des journaux parus ce jour. • La grève des enseignants Non satisfaits au sortir des discussions qui ont eu lieu la semaine dernière, les enseignants ont décidé de relancer leur mot d’ordre de grève et ce pour trois (3) jours. Pour expliquer à l’opinion tant nationale qu’internationale de la bonne foi du gouvernement à satisfaire aux doléances de ce corps, les Ministres Gilbert Bawara en charge de la Fonction Publique et celui des Enseignements primaire et secondaire Komi Tchakpélé étaient hier soir sur le plateau de la TVT. Au cours de ce passage sur la télévision nationale, le Ministre Bawara a laissé entendre que « les enseignants en grève n’ont aucune existence légale ». Et »Le Changement » de mentionner que « le ministre Bawara envenime la situation et doit savoir qui si des grévistes sans existence légale arrivent à impacter si négativement sur le déroulement des cours, c’est parce qu’ils sont assez représentatifs et pèsent lourds dans la balance ». « L’enseignement seul n’est pas en crise, c’est tous les secteurs en général » renchérit »Le Bâtisseur ». Pour l’hebdomadaire, le mandat social du Président Faure Gnassingbé rime avec « ses nombreux voyages qui engloutissent les milliards de francs du contribuable qui n’a droit à aucun compte rendu sérieux ». »Forum de la semaine » annonce que « les syndicats des enseignants maintiennent la pression, nouvelle grève de 72 heures depuis hier mercredi ». Après les discussions du 8 décembre dernier qui n’ont abouti à rien, les enseignants ont décidé de corser leur mouvement en appelant cette fois-ci leurs collègues à rester chez eux. « Quatre syndicats hors-la-loi déversent les élèves dans la rues » titre »Chronique de la Semaine ». Le confrère aperçoit mal le fait que les enseignants mettent en contribution les élèves qui descendent dans la rue où pour déloger leurs camarades où pour manifester leur ras-le-bol. Pour rassurer les élèves et les parents, poursuit le journal, « le gouvernement prend les dispositions » pour que les cours reprennent le plus tôt possible. • La crise gambienne »Le Bâtisseur » rappelle que la mission des chefs d’Etat dépêchés par la CEDEAO à Banjul s’est soldée par un échec. Et pour provoquer la communauté internationale le dictateur gambien menace en ces termes : « si la CEDEAO intervient dans le pays de mes ancêtres, la Gambie sera le cimetière de vos soldats ». A en croire »Forum de la Semaine » le président Faure très soucieux des crises qui secouent actuellement certains pays du continent, a pris langue avec son homologue Denis Sassou Nguesso. C’était lors de son retour du voyage qu’il a effectué sur le sol kenyan. »Le Changement » note « Jammeh campe sur ses positions, son parti conteste l’élection en justice ». Le confrère rappelle pour sa part que la juridiction devant laquelle le parti entend contester l’élection n’existe que de nom car n’ayant siégé depuis plus d’un an par manque de juges. Alors devant quels juges prétend-il contester se demande le confrère. • Autres sujets »Liberté » révèle « le rôle joué par Faure Gnassingbé pour sauver son frère et ami Joseph Kabila ». Arrivé en fin de mandat et face aux différentes manifestations l’invitant à libérer le plancher, Kabila a essayé d’organiser avec l’aide de Faure un simulacre de dialogue pour prolonger son bail. Faure a non seulement dépêché Edem Kodjo pour conduire le dialogue mais a pu convaincre Vital Kamerhe opposant de seconde zone à participer aux assises. Pour lutter contre la corruption et assainir les recettes publiques, le gouvernement togolais a décidé de mettre sur pied l’Office Togolais des Recettes (OTR). Plus de deux ans d’activité, l’OTR semble éprouver des difficultés pour relever le défi. Et »Le Rendez-Vous » de mentionner que malgré la création de l’OTR, « la corruption, la prime à l’impunité et les discours qui tranchent avec les actes » sont légions sur la terre de nos aïeux.
Revue de presse N° 774 du 14 décembre 2016
Quatre sujets principaux font la une des publications du jour : la 3è édition des journées portes ouvertes de la presse togolaise, la grève des enseignants, la 7è session du dialogue entre le Togo et l’Union Européenne, puis la situation politique en Gambie. Journées portes ouvertes de la presse togolaise C’est le cas de le dire, la presse togolaise sera sous les feux de la rampe à partir de demain jeudi et ce durant trois jours à Blu Zone, sise à Cacaveli à Lomé. Concrètement, il s’agit pour les professionnels des médias de s’ouvrir au public en lui permettant de mieux comprendre l’organisation et fonctionnement des médias. La possibilité est aussi offerte à quiconque le désire de visiter les rédactions des journaux. Et ce n’est pas tout. Le CONAPP, initiateur de ses Journées en collaboration avec les autres organisations professionnelles de la presse, offre, le temps de ces JPO, une formation en écriture journalistique. Les organisateurs entendent aussi replonger les visiteurs dans la nostalgie des temps anciens à travers l’exposition des vieux matériel et journaux. Le clou de cette initiative sera la nuit des partenaires, nuit au cours de laquelle les opérateurs économiques qui se seraient distingués, soit par leur soutien à la presse ou soit par leurs actions de communication dans les médias. La présente édition sera également meublée par des panels de discussions. »Le Libéral » rappelle que les échanges tourneront autour du thème : « Médias, laïcité, Dialogue interreligieux au Togo ». Une thématique qui colle bien à l’actualité internationale dans un contexte marqué par l’intolérance et surtout la montée en puissance du terrorisme. A en croire »Dounia le Monde », il s’agit non seulement, de discuter sur le « rôle » des hommes et femmes des médias « dans la promotion de la paix » mais aussi de tenter d’apporter « des solutions devant freiner le terrorisme en Afrique et dans le monde ». L’apothéose de l’édition 2016 des Journées portes ouvertes de la presse sera un match de football entre les professionnels des médias et les forces armées togolaises mais les chevaliers de la plume et du micro ne se négligeront pas au cours de ces trois jours d’activités. Ils discuteront de leurs propres problèmes et le président du CONAPP donne déjà le la. Dans les colonnes de »Le Magnan Libéré », Jean-Paul Agboh-Ahouélété explique que « la presse togolaise doit être pensée désormais comme une entreprise ». 7è session du dialogue Togo-UE Elle a eu lieu lundi dernier à Lomé et à l’occasion, plusieurs questions relatives à la décentralisation, la sécurité maritime, le commerce, les droits de l’Homme y ont été discutées, relève »Le Libéral ». Ce sont des « sujets sensibles », observe »Le Dialogue ». L’hebdomadaire souligne que cette rencontre de haut niveau a été « une opportunité pour le renforcement des relations entre l’Union Européenne et le Togo ». Il ajoute qu’elle est « une preuve tangible qui détermine davantage l’UE à soutenir et à accompagner le Togo dans tous les domaines sur la base d’un partenariat franc et constructif ». Commentaire du même tonneau dans »Dounia le Monde » qui rapporte que l’Union Européenne « salue l’approche inclusive des autorités togolaises sur la question de la décentralisation ». »Le Magnan Libéré » lui, indique qu’au cours de la rencontre d’il y a quelques jours, l’UE a « insisté » sur la décentralisation et les élections locales qui sont en fait « au cœur des préoccupations ». Tout comme »Dounia le monde », la publication assure que le partenaire européen a salué et encouragé les efforts du gouvernement togolais en la matière, surtout le récent atelier national sur la décentralisation. Justement, à ce propos, »Le Dialogue » rappelle que les élections locales auront lieu au plus tard en 2018. Grève des enseignants Les discussions qui ont eu lieu la semaine dernière n’ont apparemment pas porté des fruits et les syndicats d’enseignants repartent en grève de mécontentement de trois jours à partir de ce mercredi. Généralement, les mouvements de débrayages coïncident avec la sortie des élèves dans les rues. Et « la tension reste vive surtout dans les établissements de l’intérieur du pays depuis hier », informe »Le Magnan Libéré » qui craint, par ailleurs, l’infiltration des élevées par des badauds mus par une autre volonté. Par contre, la crainte de »Le Libéral », c’est que les compositions du premier trimestre soient « perturbées ». « Le gouvernement est au pied du mur » avec cette situation, mentionne »Freedom Fighter ». Pour »La Lanterne », les autorités gouvernementales sont tout simplement « rattrapées par leur fuite en avant et leur dilatoire ». A en croire le confrère, au lieu de chercher à résoudre les problèmes posés par les enseignants, le gouvernement s’échine à les déplacer, tout en « tournant en bourrique » les syndicats. Avec ces grèves à répétition et les velléités des enseignants à ne plus revenir sur les cours manqués, « le système éducatif togolais est au bord de l’implosion », note »Dounia le Monde ». Le journal en appelle à l’intervention du chef de l’Etat pour résorber une fois pour de bon la crise qui perdure dans le secteur de l’éducation. Le même appel en direction du président de la République est lancé par le Dr William, président du parti Santé du Peuple dans »Forum de la Semaine ». Demande identique formulée par l’ANC d’après »Liberté » qui signale que les élèves de Kodjoviakopé et Nyékonakpoè ont eux aussi investi les rues hier. Au regard de la succession des grèves, le quotidien observe « le mandat social à l’aune de la crise au sein de l’éducation ». Analyse du tabloïd : « Faure Gnassingbé est en mode indifférence alors même que l’avenir des millions d’élève est en péril ». A preuve, pendant que « ça chauffe au pays », il est « en safari au Kenya ». De son côté, »Le Dialogue » rassure que le gouvernement « demeure ouvert » aux pourparlers afin de parvenir à un accord qui satisfasse à toutes les parties, car le pourrissement de la situation n’arrange