Les comptes de la participation des Eperviers à de la CAN 2013 de football, le renoncement de Yahya Jammeh à reconnaître les résultats de l’élection présidentielle en Gambie, la décentralisation au Togo avec en ligne de mire les élections locales et la grève des enseignants font la une des journaux parus ce mardi. En levée de rideau et tout comme »Le Correcteur » hier, »Liberté » se fait l’écho du courrier adressé par l’ANC à la HAAC. Titre de la correspondance : « Jean-Pierre Fabre rappelle à la HAAC ses devoirs et obligations ». Comptes de la participation des Eperviers à la CAN 2013 de football Deux confrères semblent avoir eu accès au rapport provisoire d’audit de la gestion de cette compétition organisée par l’Afrique du Sud. »L’Indépendant Express » parle d’un « scandaleux rapport » et donne à lire « pourquoi et comment l’avion de jetAfrique a driblé Shéyi et ses coéquipiers ». Pour sa part, »La Nouvelle Tribune » révèle à l’aune dudit rapport que « Togo Télécom, Togo Cellulaire, Manuport, Cimtogo, Fortia et Diamond Cement n’ont pas communiqué les fonds collectés. L’hebdomadaire renseigne également que des structures non accréditées ont aussi collecté des fonds ». Renoncement de Yahya Jammey à reconnaître sa défaite Le présidant sortant opère une rebuffade et dit ne pas reconnaître les résultats du scrutin tels que proclamés par les structures habilitées. Il compte même saisir la cour suprême de son pays pour contester le verdict des urnes, précise »Togo-presse ». Dans sa « folie d’éternité au pouvoir, Jammeh revient sur ses pas et reste collé à son sosie Faure », observe »L’Alternative ». En tout cas, alors que « tout le monde est souris chauve » en matière d’alternance, Faure Gnassingbé lui est « chauve-souris » et « s’accroche » au gouvernail, indique »Sika’a ». Ce faisant, Yahya Jammey « part à la reconquête d’un pouvoir perdu », souligne »Golfe Info ». Le moins que l’on puisse dire, c’est que ce rétropédalage a suscité une vague d’indignation et de condamnations. Mais pour »Liberté », il ne faut surtout pas compter sur Faure Gnassingbé pour reprocher à M. Jammeh sa posture actuelle, car « les deux hommes sont de la même école en termes de conception du pouvoir ». A en croire le quotidien privé, « ce sont des insatiables, prêts à tout pour le conserver ». En témoigne leur « refus de signer le protocole visant l’harmonisation à deux des mandats au sein de la CEDEAO », insiste la publication. « Et si Yahya Jammey avait raison » de ne pas céder le pouvoir, écrit »Forum de la Semaine ». Le quotidien semble reprocher au président élu, Adama Barrow ses déclarations de nature à inquiéter le camp de son prédécesseur. C’est parce que le dictateur et son clan se sont sentis menacés qu’ils sont braqués, estime »Vox Populi » qui assure que c’est une « erreur grave » que le président élu a commise. »Forum de la Semaine » pense que la seule manière efficace de résorber cette crise, c’est « l’amnistie générale ». Dialogue politique UE-Togo C’était la 17è session du genre et des sujets d’intérêt commun, à l’instar de la décentralisation, les droits de l’Homme, la sécurité maritime et le commerce étaient au menu des discussions, relève »La Nouvelle Tribune ». Même analyse dans les colonnes de »L’Union pour la Patrie » et »Le Médium ». Au cours de cette rencontre annuelle, le Togo a été encouragé à poursuivre ses efforts, souligne »Togo-presse ». Le son de cloche est différent dans »Liberté ». Selon le tabloïd, l’Union Européenne a plutôt « insisté sur l’organisation des élections locales ». D’après »L’Indépendant Express », le Togo a été carrément « sommé de faire aboutir la décentralisation ». De son côté, »Forum de la Semaine » évoque un « consensus pour la décentralisation et les élections locales ». Dans tous les cas, l’UE insiste non seulement pour la décentralisation mais aussi pour les droits de l’Homme au Togo, mentionne »L’Alternative ». Et l’institution européenne ne serait pas la seule à s’intéresser de près à notre pays. Le bihebdomadaire explique que les Etats-Unis aussi se « préoccupent de la limitation du mandat présidentiel ». Cette préoccupation s’est traduite sous la forme de recommandations formulées à l’endroit du Togo lors du dernier conseil des droits de l’Homme pour l’Evaluation Périodique Universelle (EPU) en novembre dernier. Grève des enseignants Les mouvements de débrayage se multiplient et »Forum de la Semaine » donne à savoir que les enseignants seront à nouveau en « grève de mécontentement » à partir de demain mercredi. Une grève lancée par 4 syndicats d’enseignants à laquelle ne compte pas s’associer la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN). Elle a en effet donné un point de presse vendredi dernier à Lomé pour situer l’opinion sur sa position, rapporte »Togo-Presse » dans sa parution du lundi 12 décembre. Quoi qu’il en soit, le débrayage est suivi de la descente des élèves dans les rues. Mais pendant que le secteur de l’éducation « se meurt », Faure Gnassingbé se trouve en visite d’Etat au kenya. Un voyage fortement décrié par »L’Alternative » qui soutient qu’il s’inscrit « dans la longue liste des virées du chef de l’Etat pour ses affaires personnelles sous couvert de l’Etat ».
Revue de presse du 12 décembre 2016
L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par le revirement de la situation politique en Gambie, l’élection présidentielle au Ghana, la grève des enseignants et les suites de l’atelier national sur la décentralisation. Tout d’abord, »Le Correcteur » qui informe que le chef de file de l’opposition « rappelle la HAAC à ses obligations ». En effet, dans une lettre en date du 9 décembre 2016 signée de Jean-Pierre Fabre, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) donne à savoir que des échanges épistolaires ont eu lieu entre elle et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAA) relativement à un droit de réponse que devrait publier »Togo-Presse ». L’on apprend au travers de cette correspondance que, l’instance de régulation des médias, donnant suite à un courrier dudit parti politique qui l’avait saisi aux fins de faire publier par le quotidien national sa lettre-réponse au HCRRUN, a expliqué aux responsables de l’ANC que leur requête a été transmise au ministère de la Communication, « pour des dispositions à prendre ». La formation politique se dit ne pas être surprise par le « résultat auquel il fallait s’attendre », c’est-à-dire la non publication de son droit de réponse dans »Togo-Presse ». Il n’en fallait pas davantage pour que l’Alliance Nationale pour le Changement conclue à une « fuite de responsabilité » de la Haute Autorité et un « refus d’accomplir sa mission ». Aussi, l’ANC estime-t-elle que la HAAC s’est rendue « complice de la violation de ses droits ». « Votre attitude illustre parfaitement le fonctionnement calamiteux de toutes les institutions de notre pays (…) dont les dirigeants, en raison de leur appartenance politique et des conditions de leur nomination, sont des obligés du système RPT/UNIR, incapables d’assumer et d’exercer leur indépendance à l’égard des pouvoirs publics (…) », écrit-elle. Et d’ajouter : « le caractère inapproprié de votre démarche auprès du ministère de la Communication est patent. Vous devez en tirer toutes les conséquences et user des pouvoirs que vous confère la loi pour imposer à Togo-Presse la publication de réponse à Mme Awa Nana-Daboya. Vous apporterez ainsi la preuve que l’institution que vous présidez, existe et sert à quelque chose ». Revirement de la situation politique en Gambie Ainsi que l’indique »Togomatin », l’alternance politique en Gambie saluée de toute part a « accouché d’un rapide retournement de situation ». Après pourtant avoir appelé et félicité son challenger à l’élection présidentielle pour sa victoire, Yahya Jammey fait volte-face et explique qu’il ne reconnait pas les résultats issus de ce scrutin. Ce changement d’avis « ne doit étonner guère puisque venant du président marabout dont le look n’inspire rien de sérieux », commente »Courrier de la République ». Ce « coup de théâtre » est tout simplement « synonyme d’une plaisanterie de mauvais goût », opine »Le Combat du Peuple ». Ce faisant, de par son attitude, celui qui était supposé être ancien président de la Gambie « plonge son pays dans l’inquiétude », relève »Nouvelle Opinion ». La communauté internationale s’indigne et se réserve le droit de mener un certain nombre d’actions pour ramener Yahya Jammey à la raison. Le moins que l’on puisse dire c’est que ce rejet du verdict des urnes est condamné presque unanimement. Alors, Jammey va-t-il finir par « céder à cette vague de pression ? » se questionne »Togomatin ». Ce « coup de folie » doit rapidement être enraillé par une « réponse appropriée », préconise »Courrier de la République » qui appelle de tous ses vœux une réaction d’ « urgence de la communauté internationale pour sauver la démocratie en Afrique ». Conclusion de l’hebdomadaire : « de gré ou de force, Jammey doit avoir l’absolue certitude qu’il partira ». Grève des enseignants « Face au dilatoire du gouvernement, les enseignants menacent de nouvelles grèves », indique »Liberté ». Malgré cette situation, Faure Gnassingbé reste « insensible » et s’envole pour le Kenya, déplore »Le Correcteur ». « Les enseignants ont le droit de grever mais qu’ils manifestent eux-mêmes », observe »Le Combat du Peuple ». Election présidentielle au Ghana Elle est marquée par la victoire de Nana Akufo-Addo sur le président sortant, John Dramani Mahama. Avec une nouvelle alternance dans ce pays voisin, le Togo devient « de plus en plus isolé et avance vers un jubilé d’or des Gnassingbé », souligne »Le Correcteur ». « Le Togo fait la honte de l’Afrique de l’Ouest », renchérit »Liberté » qui ajoute que les Etats-Unis sont « pour un référendum sur la limitation du mandat et un chronogramme des élections locales », question de « renforcer la démocratie au Togo ». Atelier national sur la décentralisation Au terme de ces assises, les participants ont convenu de l’organisation des élections locales avant la fin de l’année 2018. »Nouvelle Opinion » rassure de la volonté du gouvernement togolais à faire de la décentralisation une réalité. Quant à »Togomatin » il croit savoir qu’un projet de création des communes est déjà élaboré. Ce projet qui doit encore recevoir l’aval de l’Assemblée nationale prévoit 112 communes à raison de 14 pour les régions des Savanes et Centrale, 21 pour la région de la Kara, 32 pour les Plateaux et 30 pour la région maritime. L’Union des Forces de Changement (UFC) se dit prête à se mêler de la bataille de ces élections locales. Elle a organisé samedi un séminaire de restitution de la rencontre de la semaine dernière sur la décentralisation, rapporte »Forum de la Semaine ». »Le Correcteur » lui, révèle qu’un budget est pourtant alloué à l’organisation des élections locales mais rien n’est fait. Le bihebdomadaire avance une enveloppe de 2,5 milliards pour 2016 et 4 milliards pour 2017 avant de s’interroger sur l’utilisation de ses fonds. Sur un tout autre sujet, »Togomatin » ne comprend pas le « mutisme incernable et inacceptable » des chefs d’Etat ainsi que de hautes personnalités politiques et diplomatique africains « espionnés » par les services secrets britanniques. Par ailleurs, les confrères informent de ce que le chef de l’Etat togolais est depuis hier en visite de trois
Revue de presse N° 771 du 09 décembre 2016
Les publications du jour évoquent la décentralisation qui a fait l’objet d’un atelier national de trois jours. Elles commentent l’alternance survenue en Gambie. Aussi, s’intéressent-elles à la grève des enseignants et à la foire Togo 2000. Atelier national sur la décentralisation Il a pris fin hier à Lomé avec des recommandations qui « dénotent de la volonté des acteurs de trouver des solutions pour la mise en œuvre effective de la décentralisation au Togo », informe »Le Dialogue ». En effet, les participants à ses assises ont convenu de l’organisation des élections locales dans 18 mois au plus tard, précise »Forum de la semaine ». Ces conclusions trouveront-elles un écho favorable auprès des tenants du pouvoir ? La question reste posée et »Le Fondement juridique » donne à comprendre que ce délai de 18 mois ne sera respecté que si le pouvoir en place est assuré d’avoir le « contrôle politique sur certaines localités stratégiques ». Autrement dit, l’hebdomadaire pense que les élections locales n’auront lieu au Togo que lorsque les dirigeants du pays auront la certitude que l’organisation de ce scrutin ne va pas leur faire perdre la mainmise sur des pans entiers du territoire national. Par ailleurs, le confrère fait un focus sur le concept de la décentralisation. « Après la proclamation des belles intentions » en organisant l’atelier, « c’est quoi la suite ? » se demande »Liberté ». Alternance en Gambie et répercussion Cette nouvelle donne en Gambie continue d’alimenter le débat au Togo. « Après la Gambie, la probabilité d’une nouvelle alternance au Ghana fait de Faure Gnassingbé une curiosité de l’espace CEDEAO », mentionne »L’Alternative ». »Liberté » renchérit et assure que « l’extraordinaire succès diplomatique qu’on chante pour Faure Gnassingbé est définitivement plombé par l’alternance politique démocratique réussie en Gambie ». »Le Fondement juridique » observe que Faure Gnassingbé est confiné dans une « comparaison anodine » à Yahya Jammey. Pourtant, les deux présidents et bien plus, les deux pays c’est-à-dire la Gambie et le Togo qui paraissent « si proches » sont en réalité « si loin » l’un de l’autre, analyse »L’Eveil de la Nation ». Selon le tabloïd, les deux pays sont si proches d’abord, parce qu’ils partagent le même espace communautaire qu’est la CEDEAO ; ils sont si proches, ensuite, parce que leur constitution ne prévoit pas de limitation de mandat et le mode de scrutin n’est qu’à un seul tour. Ils sont si proches, enfin, parce qu’ils se seraient opposés au protocole de la CEDEAO sur la limitation du nombre de mandat présidentiel. Mais à voir de près, nuance le journal, les deux pays sont loin dans la mesure où Yahya Jammey est arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, contrairement à Faure Gnassingbé. La différence, poursuit l’hebdomadaire, réside également dans le fait que les opposants à l’ex-président gambien sont systématiquement embastillés puis torturés pour la moindre peccadille, alors que ce n’est pas le cas au Togo. Et puis, conclut la publication, la Gambie éprouve bien de difficultés financières, à l’opposé du Togo qui « affiche des performances en ce qui concerne sa croissance ». »Togoréveil » lui, note que Jean-Pierre Fabre « rêve » du scrutin au système à billes qui a fait florès en Gambie. D’après l’hebdomadaire, le chef de file de l’opposition compte même l’introduire comme réforme dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020. »Le Fondement juridique » se prononce sur le sujet et fait observer que seule une bonne organisation adossée à une stratégie gagnante pourra aider l’opposition dans sa quête d’alternance. Il est aussi à souligner que l’union de l’opposition a favorisé cette alternance en Gambie. La CDPA semble en prendre de la graine. A en croire »Le Dialogue », elle se dit « favorable » à l’union de l’opposition togolaise. Grève des enseignants Ce débrayage a fait déverser les élèves dans les rues pour réclamer les cours, écrit »L’Alternative ». Mais tout cela ne semble rencontrer que le silence et l’indifférence de Faure Gnassingbé et du gouvernement, opine »Liberté ». « Et si le gouvernement »sauve » les élèves », plaide »Le Canard Indépendant ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par la presse du jour, il est à signaler que »L’Alternative », »Liberté », »Le Canard Indépendant » et »Forum de la Semaine » révèlent que Faure Gnassingbé est également « espionné » dans l’affaire des écoutes téléphoniques des chefs d’Etat africains par la Grande Bretagne. Dans une veine analogue, »Liberté » indique que Médiapart a fait des « révélations » sur la dernière visite de Manuel Valls au Togo. « C’est hallucinant ce voyage au Togo dirigé par un Faure Gnassingbé aux pratiques plus que contestables », aurait déclaré un ancien diplomate dans des propos rapportés par le quotidien privé. Dans un tout autre registre, »L’Alternative » explique « comment le gouvernement a passé en écriture l’achat de 4 hélicoptères fantômes ». Les confrères ont aussi abordé la foire internationale Togo 2000 qui s’est achevée le week-end dernier. Presqu’à l’unanimité, ils mettent en avant le « bilan positif » de ce rendez-vous annuel. Ils informent également que l’ancien sélectionneur du Togo, Tchanilé Bana est suspendu à vie par la FIFA.
RIARC : Kwasi GYAN-APETENG du Ghana désigné nouveau Président en exercice
Après plus de huit heures de huis-clos, la Conférence des Présidents des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique a désigné M. Kwasi GYAN-APETENG, Président de la National Media Commission (NMC) du Ghana, nouveau Président en exercice du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) pour le biénum 2017-2018. La Conférence des Présidents a, en outre, décidé de confier la vice-présidence du RIARC à M. Peter ESSOKA, Président du Conseil National de la Communication (CNC) du Cameroun. Ces décisions ont été prises au terme d’intenses concertations qui ont permis à la Conférence des Présidents d’adopter les rapports moral et financier de l’exercice 2014-2016 du RIARC. Les échanges ont aussi permis aux présidents d’adopter la feuille de route des activités du RIARC pour le biénum 2017-2018. Ils ont, par ailleurs, examiné d’autres sujets de préoccupation de la vie du réseau, notamment les cotisations et contributions indispensables au fonctionnement, à l’accréditation du RIARC auprès de l’Union Africaine et les stratégies de remobilisation des membres. Selon la tradition, les différentes activités de la feuille de route seront organisées dans les pays qui en auront manifesté l’intérêt. La prochaine CIRCAF aura lieu en 2018 au Cameroun. Mathias AYENA, Rapporteur de la HAAC et Point Focal du RIARC
Revue de presse N° 770 du 08 décembre 2016
A la une des journaux parus ce jeudi : la concertation nationale autour de la décentralisation, le débat relancé par la défaite de Hahya Jammey en Gambie sur l’alternance politique et la grève dans le secteur éducatif. Concertation sur la décentralisation Elle prend fin aujourd’hui à Lomé et « tous les acteurs impliqués dans ce chantier sont consultés pour un processus inclusif », relève »Chronique de la Semaine ». En fait, cette rencontre « a pour objectif de permettre aux participants de mesurer le chemin parcouru par le gouvernement dans le cadre du processus national de décentralisation », précisent »Waraa les Vainqueurs » qui ajoutent qu’il est aussi question que le Togo « s’inspire des expériences des autres pays en la matière et d’échanger sur les différentes options possibles, notamment en terme de transfert de compétences ou de mobilisation des ressources financières pour une décentralisation efficace ». En tout cas, de ces assises, sortira « bientôt une stratégie nationale de mise en œuvre de la décentralisation », mentionnent »Echos du Pays ». »Flambeau des Démocrates » a son opinion sur le sujet. L’hebdomadaire pense que la « marche »obligatoire » » du pays vers cette décentralisation est marquée par « trop d’hésitations ». C’est pourquoi le confrère suggère de ne pas trop tergiverser pour donner suite aux conclusions de la présente concertation. Mieux, il en appelle à l’ « audace » et au sens de « responsabilité » du chef de l’Etat pour qu’il ne tombe pas dans le « piège des mauvais conseillers qui surfent sur des calculs politiciens ». L’atelier de Lomé marque-t-il le point de départ d’une réelle politique de décentralisation ou est-il « une de ces farces du pouvoir ? » se demande »Le Bâtisseur ». »Le Changement » ne va pas par quatre chemins pour noter que c’est « encore un machin pour divertir les Togolais de l’essentiel ». Pour »Le Correcteur », c’est une « nouvelle comédie tropicale » qui se joue. Finalement, il y a « trop de diversion sur la décentralisation » au Togo », constate »Liberté ». Défaite de Yahya Jammey et alternance Bien que disposant de tous les moyens de l’Etat pour s’éterniser au pouvoir, Yahya Jammey a reconnu sa défaite à l’élection présidentielle en Gambie et a même félicité le vainqueur, Adama Barrow. »Le Bâtisseur » lui sait gré et lui dit « merci » en lui tirant son « chapeau ». Ainsi que l’indique »Flambeau des Démocrates », le geste de l’ex-président gambien est tellement salutaire qu’il faut surtout se garder de le poursuivre afin de ne pas braquer et apeurer tous les autres chefs d’Etat africains dont le règne est aussi long que celui de Jammeh voire plus, qui voudraient aussi céder le gouvernail. »Waraa les Vainqueurs » font une autre lecture de ce qui s’est passé en Gambie. La publication estime que l’opposition togolaise devrait tirer les leçons de la recette gagnante de celle gambienne. Aussi, le tabloïd invite-t-il la classe politique opposante à se départir des incantations pour élaborer une stratégie efficiente à même de l’aider à atteindre ses objectifs. Dans une veine similaire, »Chronique de la Semaine » invite l’opposition togolaise à s’inspirer de « l’efficacité de la candidature unique » qui vient de faire florès en Gambie. Pour sa part, »The Guardian » assure que celui qui doit assimiler la « belle leçon » donnée par Yahya Jammey, c’est bien Faure Gnassingbé. Ce « bel exemple » de démocratie doit trouver un écho favorable « dans les pays dictatoriaux comme le Togo ». Dans tous les cas, les Togolais devront une fière chandelle au chef de l’Etat actuel s’il « emboîtait le pas » à l’ancien président gambien, indique »Liberté ». Ce serait tout à son avantage, écrit »Le Perroquet », d’autant plus qu’après le départ de Jammey, Faure Gnassingbé est la « seule brebis galeuse dans l’espace CEDEAO » qui s’oppose à la réforme limitant le nombre de mandat présidentiel. « Jusqu’où ira le »Bébé Gnass » avec sa douce dictature ? » se questionne »Le Rendez-Vous ». Quoi qu’il en soit, « la leçon de démocratie que vient de servir la Gambie doit inspirer tous les peuples africains », opine PAX AFRICANA d’Edem Kodjo. Grève dans le secteur éducatif Les mots d’ordre de débrayage des enseignants se multiplient pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Après quelques jours de répit, les syndicats d’enseignants ont lancé hier une nouvelle grève de mécontentement. Le moins que l’on puisse dire c’est que ces grèves font déverser les élèves dans la rue. Après Dapaong, les élèves ont « envahi » les rues à Lomé, Mango et Sokodé, informe »Liberté ». La situation fait réagir la CDPA qui exhorte le gouvernement à engager des discussions franches avec les enseignants grévistes. « Et si le gouvernement et les grévistes s’entendaient pour éviter le scénario de 2013 ? » s’interroge »Le Changement ». C’est également le dialogue que prônent »Echos du Pays ». Quant à »Le Correcteur », non content de questionner le « silence coupable » de Faure Gnassingbé devant la situation, il donne également la parole à Jean-Pierre Fabre qui déclare qu’ « au lieu de financer à grands frais un sommet et augmenter les dépenses du Cabinet du Président de 33%, l’Etat doit satisfaire les besoins des enseignants ». A en croire »Forum de la Semaine », le ministre des Enseignements Primaire et Secondaire, rencontre les syndicats d’enseignants ce jeudi. Par ailleurs, les confrères se sont également intéressés au CAR et au nouveau parti FDR. En outre, »Togo-Presse » et »Waraa les Vainqueurs » se font l’écho du 3è Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique auquel a pris part le Premier ministre togolais, Komi Sélom Klassou. Les médias en ligne eux, ont prolongé les commentaires sur les leçons à tirer de l’alternance intervenue en Gambie et sur l’envahissement de la rue par les élèves, suite à la grève des enseignants.
Fin de la CIRCAF à Cotonou:Le nouveau Président en exercice du RIARC désigné aujourd’hui
Le séminaire thématique, portant sur le thème « régulation des supports de diffusion numérique et des médias en ligne », au programme de la 8ème Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF), s’est achevé hier à Cotonou. Les échanges ont abouti à l’adoption de propositions d’actions communes sur la régulation à l’ère du numérique. Ces propositions permettront aux présidents des instances d’élaborer la feuille de route pour le biénum 2017-2018 que le nouveau président en exercice du RIARC, à désigner aujourd’hui, mettra en oeuvre durant son mandat. C’est la conférence des présidents au programme des travaux de ce jour qui élira le nouveau président en exercice du RIARC. Ce conclave auquel ne prennent part que les présidents d’instances ou chefs de délégations, va examiner et adopter les rapports moral et financier du président en exercice sortant, M. Abdourahamane OUSMANE, Président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Niger. La clôture de la 8ème CIRCAF interviendra en fin de journée et les participants se sépareront après une soirée de gala au Palais des Congrès de Cotonou. Mathias AYENA, Rapporteur de la HAAC et Point Focal du RIARC
8ème CIRCAF à Cotonou : Les travaux se poursuivent
8ème CIRCAF à Cotonou : Les travaux se poursuivent Les participants à la 8ème Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF) qui se tient depuis hier à Cotonou (Bénin) se sont retrouvé ce matin pour la suite des travaux. Les discussions ont porté sur le rôle des régulateurs dans la promotion des droits des femmes et de la culture des droits de l’homme dans les médias dans un contexte marqué par les conflits et la montée des extrémismes. Les débats dirigés par M. Fodié TOURE, Président de la Haute Autorité de la Communication (HAC) du Mali, ont fait suite à la communication présentée par Mme Amina LEMRINI ELOUAHABI, Présidente de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc. Autre centre d’intérêts de la journée, les participants ont réfléchi sur la synergie d’actions entre régulateurs de contenu et régulateurs de contenant. Il s’agit de la collaboration que les deux régulateurs doivent instaurer dans le cadre de la régulation des médias en ligne. La délégation togolaise, conduite par le Président de la HAAC, M. Pitang TCHALLA, prend une part active aux travaux de Cotonou. Mathias AYENA, Rapporteur de la HAAC, Point Focal du RIARC.
Revue de presse N° 769 du 07 décembre 2016
Trois sujets principaux concentrent l’attention dans les colonnes des journaux parus ce mercredi : la rencontre sur la décentralisation ouverte hier à Lomé, la relance du débat sur l’alternance en Afrique et au Togo suite à la défaite de Yahya Jammet en Gambie puis la grève des enseignants et son corollaire. En levée de rideau, nous signalons que dans sa livraison du jour, »Tingo-Tingo » présente ses excuses au public et à ses lecteurs pour avoir publié dans sa parution précédente une image choquante montrant un corps sans vie gisant dans le sang. Rencontre sur la décentralisation Il s’agira pour les participants à ces assises de trois jours ouvertes hier dans la capitale togolaise de mener la réflexion de sorte à poser les jalons d’une réelle décentralisation, informe »Dounia le Monde ». Les acteurs devront « partager et approfondir dans un esprit inclusif, les grands axes retenus dans la feuille de route de la décentralisation et des élections locales », complète »Le Libéral ». La décentralisation, le Togo en a vraiment besoin, c’est pourquoi des propositions concrètes doivent sortir de cette rencontre, suggère »Le Magnan Libéré ». Il ne faut pas s’en inquiéter outre mesure, puisque, relève »Forum de la Semaine », « les acteurs clés » de cette thématique ont décidé de « mettre le pied à l’étrier ». Au sommet de l’Etat, l’on ne doute guère de la nécessité de décentraliser. Le Ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités locales, Payadowa Boukpessi, reconnaîtra à juste titre, dans des propos rapportés par »Forum de la Semaine », que « les affaires locales sont plus efficacement traitées par les autorités locales que par l’Etat centralisateur ». Seulement, »Tingo Tingo » ne croit pas que de ce conclave sortira du concret. L’hebdomadaire pense que c’est un rendez-vous pour « s’enfariner ». »Le Triangle des Enjeux » renchérit et parle d’atelier de « divertissement et de faux-fuyants ». Et de dénoncer la « mauvaise foi » des dirigeants du pays. Ce sont les suites de la rencontre de Lomé qui intéressent »La Lanterne ». Des recommandations qui finiront dans les tiroirs, le tabloïd n’en veut pas. Par contre, le confrère est pour des propositions qui feront bouger les lignes. Evoquant un autre aspect de la décentralisation, »La Lanterne » observe que pendant que les autorités se disent disposées à concrétiser la décentralisation, elles continuent à nommer les présidents des délégations spéciales, renvoyant aux calendes grecques l’organisation des élections locales. Relance du débat sur l’alternance en Afrique et au Togo Alors que personne ne l’attendait comme président, c’est bien Adama Barrow qui va désormais diriger la Gambie après avoir battu dans les urnes Yahya Jammey. Qui est ce nouvel homme fort ? Son portrait est à lire dans »Focus Infos » qui le présente, entre autres, comme agent de sécurité à Londres dans les années 2000. Eduardo Dos Santos en Angola, François Hollande en France, le temps est au « renoncement volontaire de mandat » souligne »La Dépêche » qui ajoute à la liste Yahya Jammey. Il aurait pu utiliser tous son pouvoir pour refuser de reconnaître sa défaire mais il a été bien sage cette fois-ci relève l’hebdomadaire qui ajoute que, ce faisant, l’ex-président gambien « s’offre une sortie honorable ». En tout cas, c’est un « bon exemple à suivre », indique le journal. « Qui parmi les chefs d’Etat africains sera le prochain Yahya Jammeh ? » s’interroge »La Lanterne ». Sans répondre à cette question, »Liberté » estime qu’avec la défaite de l’ancien président gambien, « beaucoup de dictateurs africains ont du souci à se faire, à commencer par Faure Gnassingbé, dans la mesure où il devient le seul président à s’opposer encore à l’alternance politique ». »Le Triangle des Enjeux » lui assure que c’est carrément « un piège et un signal fort » de Yahya Jammey à Faure Gnassingbé qui est désormais le « seul pestiféré de la sous-région ». A ce titre, conseille la publication, il ne lui reste qu’ « une seule chose à faire : quitter le pouvoir en 2020 ». « La défaite de Yahya Jammey relance la politique émotive au Togo », constate »Dounia le Monde ». « La CDPA y trouve un intérêt pour la dynamique de l’union de l’opposition » écrit »Vérité des Peuples ». Cependant, l’union de l’opposition togolaise semble la chose la plus difficile à réaliser. Pire, les leaders de cette opposition se livrent une guerre des tranchées. Toutes chosent qui offusquent le président du nouveau parti les Forces Démocratiques pour la République. « Le combat »fratricide » entre l’opposition donne le boulevard au pouvoir », regrette-t-il dans »Tingo-Tingo ». La même analyse est faite par »La Lanterne ». Dans le reste de l’actualité, il est à mentionner la grève des enseignants qui a fait sortir les élèves dans la rue dans certaines localités du pays. »Le Triangle des Enjeux » conclut à la « dérive du système éducatif ». »Dounia le Monde » annonce un autre mot d’ordre de débrayage de trois jours à partir de ce mercredi. »Vérité des Peuples » suggère de privilégier le dialogue dans la recherche des solutions à ces grèves.
La HAAC du Togo prend une part active à la 8ème CIRCAF
La HAAC du Togo prend une part active à la 8ème CIRCAF Suite à la cérémonie d’ouverture des travaux de la 8ème CIRCAF à Cotonou, les régulateurs des médias se sont mis au travail et ont échangé et partagé leurs expériences autour de leurs rôles face à l’avènement du numérique. C’était la toile de fond de la communication inugurale. La première session qui a eu pour thème « Défis de la régulation des nouveaux supports de diffusion numérique » a été présidée par M. Pitang TCHALLA, Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Togo. Au cours de cette session, les participants ont suivi la communication introductive présidée par M. René BOURGOIN, Directeur Général de la HACA de Côte d’Ivoire. Les débats ont ensuite tourné autour des expériences en la matière du Togo, Burkina Faso et de la Société chinoise Startimes. Mathias AYENA (Point Focal RIARC)
Revue de presse N° 768 du 06 décembre 2016
Le récent développement de l’actualité africaine et internationale a inspiré les confrères. Ils se réfèrent au changement intervenu au sommet de l’Etat en Gambie, au renoncement de François Hollande et d’Eduardo Dos Santos à briguer un nouveau mandat pour questionner l’alternance au Togo. Analyses et commentaires. Ces deux dernières semaines de l’année 2016 sont à marquer d’une pierre particulière dans le ciel politique international avec l’annonce du retrait de la scène politique française de Nicolas Sarkozy et d’Alain Jupé après leur échec à se positionner comme candidat de la droite dans la perspective de l’élection présidentielle de l’année prochaine. François Hollande ne connait pas meilleur sort, lui aussi tire la leçon de l’impopularité de sa gouvernance et renonce à briguer un second mandat. Sur le continent, José Eduardo Dos Santos a annoncé qu’il ne sera pas candidat à la prochaine élection présidentielle en Angola. Election présidentielle perdue par le président gambien Yahya Jammeh au pouvoir depuis de longues années. Le moins que l’on puisse dire c’est que cette dernière actualité fait couler beaucoup d’encre. »Liberté » fait observer qu’avec le départ de Jammeh, le Togo devient le seul pays à n’avoir pas encore goûté aux délices de l’alternance. Pour le quotidien privé, la CEDEAO doit prendre ses responsabilités et faire rentrer le président togolais « dans les rangs » en remettant au goût du jour son projet de limitation de mandat. Dans tous les cas, après la chute de l’ex-président gambien, « le rêve du pouvoir à vie de Faure Gnassingbé devient davantage hypothéqué », souligne »L’Alternative » qui donne à lire « les leçons » de ce changement survenu en Gambie « pour le pouvoir, l’opposition et la diaspora ». Gerry Taama a aussi son mot à dire sur ce qui s’est passé en Gambie. Le président du NET pense que trois paramètres essentiels ont été réunis pour que l’alternance soit possible. Dans une analyse publiée dans »Forum de la Semaine », il cite « la volonté du régime au pouvoir, une bonne stratégie de l’opposition et une méthode efficace pour rompre avec le vote ethnique, identitaire et sécuritaire ». Sur le sujet, Jean-Pierre Fabre opine dans les colonnes de »Liberté » et salue le rôle déterminant joué par le peuple gambien dans l’avènement de l’alternance dans ce pays. Que ce soit en Gambie, au Togo ou ailleurs, « quand un peuple se lève, aucun obstacle ne peut empêcher sa marche en avant », déclare le chef de file de l’opposition qui s’est, par ailleurs, exprimé sur plusieurs autres sujets, entre autres, les élections locales et la grève des enseignants. Pour »L’Indépendant Express » le Togo ne saura longtemps rester en marge de l’alternance qui finira par arriver tôt ou tard. L’hebdomadaire pense que le changement peut intervenir de trois manières : soit par le biais des facteurs endogènes avec Madame Victoire Dogbé qui tiendrait la corde à l’aune de ses ambitions ; soit par l’entremise de l’armée à la suite d’une mobilisation populaire qui ouvrirait la voie à une transition ou alors soit par le truchement des urnes où, comme en Gambie, les vaincus reconnaîtront leur défaite. Quid de l’opposition dans tout ça? Malheureusement, elle semble divisée et minée par des querelles d’épiciers. Toute chose que ne n’apprécie pas Me Dodji Apévon. A en croire »Forum de la Semaine », le président du nouveau parti politique dénommé Forces Démocratiques pour la République a, dans une sortie démocratique dimanche dernier, « dénoncé les tares » qui minent la classe politique de l’opposition. Dans le reste de l’actualité, les publications du jour s’intéressent à l’atelier national dédié à la décentralisation. Il est marqué par la participation des partenaires au développement, des acteurs de la société civile et ceux politiques parmi lesquels l’ANC. Selon »L’Indépendant Express », l’Alliance Nationale pour le Changement participe au dit atelier pour « déjouer un complot du pouvoir », soupçonné d’organiser un nouveau « marché de dupes ». Les tabloïds se font également l’écho de l’annonce de la candidature de Manuel Valls à la prochaine élection présidentielle en France. Il a démissionné de son poste de Premier ministre qui est occupé depuis ce matin par Bernard Cazeneuve. Quant aux médias en ligne, ils évoquent la rencontre qui s’ouvre ce jour à Lomé sur la décentralisation et la fin de la foire Togo 2000.