Les journaux parus ce jeudi s’intéressent aux réformes politiques pour lesquelles Jean-Pierre Fabre souhaite rencontrer le chef de l’Etat. Ils reviennent également sur le retour de Me Yaovi Agboyibo à la présidence du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). En levée de rideau, nous soulignons que »Le Rendez-Vous » évoque la possible fermeture par la HAAC de LCF. Mais « qui de Faure ou de Pitang Tchalla ferme cette chaîne de télévision ? » se questionne la publication. A en croire le confrère, deux raisons peuvent motiver la volonté de l’actuel président de la HAAC à »réduire au silence » ladite télévision. D’abord, parce qu’elle serait la plus suivie de la capitale, en raison de ses programmes qui sont bien meilleurs à ceux de la TV2 et TLS, deux chaînes appartenant à M. Pitang Tchalla, mentionne l’hebdomadaire. Ensuite, parce que le premier responsable de la HAAC que le journal présente comme un « zélé » ou ayant « la rancœur tenace », entend se servir de sa position actuelle pour « régler des comptes ». Dans le même temps, le tabloïd explique que le président de la HAAC ne saurait « de son propre chef vouloir fermer le groupe Sud Média » dont fait partie la chaîne de télévision LCF. En clair, »Le Rendez-vous » soupçonne qu’une « consigne » aurait été donnée pour régler le sort de ce média que l’on dit appartenir à Pascal Bodjona, aujourd’hui en froid avec le chef de l’Etat. Toujours à propos de la HAAC, »Le Changement » informe que l’affaire de distribution d’argent à des journalistes, dit-on, par le truchement de M. Pitang Tchalla, a créé des remous au sein de la corporation des professionnels des médias. Mais pas seulement. L’hebdomadaire croit savoir que le sujet a fait l’objet d’une « levée de boucliers entre les membres » de la Haute Autorité, au point de déboucher sur « une réunion de crise » au cours de laquelle les membres ont voulu en savoir plus sur l’affaire. « Combien M. Pitang Tchalla a-t-il eu au total pour remettre 400 mille FCFA par journaliste ? » s’interroge le confrère qui souhaite qu’ « à l’avenir le président de l’instance de régulation des médias gère bien les choses sans créer de frustrations et de différends entre confrères ». Réformes constitutionnelles et institutionnelles La nomination des membres de la commission devant plancher sur ces réformes est intervenue en début d’année. Le moins que l’on puisse dire est que la composition de cette structure est récusée par une bonne partie de l’opposition, le chef de file en tête. Non content de demander au président de la République de rapporter la nomination de ces membres et de prendre langue avec l’opposition en vue d’une désignation consensuelle, Jean-Pierre Fabre, rappelle »L’Echiquier », sollicite une audience auprès de Faure Gnassingbé pour évoquer d’autres aspects des réformes. Mais pour »Echos du pays », si la correspondance de M. Fabre au président Faure est à saluer pour ce qu’elle est une « bonne pratique républicaine » qui permet un « rapprochement » entre les deux personnalités, elle n’a, en revanche, « aucune chance de prospérer, car le travail sur les fameuses réformes est déjà confié à un groupe d’intellectuels qui fera d’ailleurs son travail dans une approche plutôt holistique ». »Chronique de la Semaine » écrit : « décidément, Jean-Pierre Fabre veut-il vraiment les réformes ? » « Décidément, l’actuel président de l’ANC ne pourra apprécier aucune action émanent du pouvoir », constatent »Waraa les Vainqueurs ». « Après avoir exigé à cor et à cris les réformes, il devrait être le premier à féliciter le chef de l’Etat pour le courage et la détermination qu’il a eus en nommant les membres de la commission qui ont pour mission de réfléchir et proposer des réformes politiques à faire au Togo », explique l’hebdomadaire. La publication assure que la « gesticulation » du chef de file de l’opposition ne doit pas avoir « de l’incidence » sur le travail de la commission de réflexion. Il est vrai que Jean-Pierre Fabre ne veut rien comprendre pour l’instant mais étant « habitué à partager les conclusions » des différentes structures qu’il boycotte, la commission chargée des réformes doit « l’ignorer et travailler avec ceux qui sont disponibles », insiste le tabloïd. Come-back de Me Yaovi Agboyibo à la tête du CAR « Que nous vaut l’honneur de ce retour ? » s’interroge »L’Echiquier » qui questionne le positionnement stratégique du parti dans le landerneau politique togolais. « Yaovi Agboyibo a-t-il nécessairement besoin de revenir aux affaires pour mettre sa longue expérience politique au service de la jeune génération qui doit prendre le flambeau de la lutte pour l’alternance ? » se demande le confrère. Autre interrogation dans »Waraa les Vainqueurs » : « que peut encore apporter le septuagénaire Agboyibo à son parti, de surcroit au peuple togolais qu’il n’a pas pu faire auparavant ? » Le journal estime que ce choix de l’ancien président de la CNDH de revenir aux affaires « portera un coup fatal au CAR qui ne s’est pas remis du départ de ses membres influents ». D’aucuns prêtent l’intention à l’ancien Premier ministre d’être revenu pour contribuer à diviser davantage l’opposition. C’est également ce que pensent »Echos du Pays » qui indiquent que le retour du »bélier noir » sur la scène politique « à des fins personnelles » augure « des lendemains plus sombres pour l’opposition » togolaise. L’hebdomadaire le présente comme « un adepte de concepts aux contours flous, qui a souvent adopté des positions ambiguës sur des sujet politiques de grande ampleur ». En reprenant les rênes du CAR, »le bélier noir » de Kouvé « se met à dos les principes démocratiques et de l’alternance » à la tête de son parti, souligne »Chronique de la Semaine ». Me Agboyibo revient pour « imprimer »sa méthode » » mentionne »Le Bâtisseur ». En tout cas, « le nouveau CAR d’Agboyibo veut voir le peuple se lever comme les braises de la forge pour faire entendre ses valeurs », écrit »Forum
Revue de presse N° 796 du 18 janvier 2017
Les réformes politiques et le retour de Me Yaovi Agboyibor à la tête du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) font la une des journaux parus ce mercredi. Certains confrères évoquent également l’imminente fermeture de LCF et City Fm par la HAAC ainsi que la présentation des vœux de nouvel an du corps diplomatique accrédité au Togo au chef de l’Etat. En guise de mise en bouche, nous mentionnons l’affaire de distribution d’argent aux journalistes. »Le Triangle des Enjeux » s’intéresse au sujet et fait remarquer que le président de la HAAC est « au centre d’une division monstre ». « Que le chef de l’Etat ait choisi certains journalistes pour leur offrir une somme d’argent en fin d’année pour service rendu, là n’est pas notre préoccupation. Mais là où le bât blesse, c’est lorsque le président de l’institution chargée de veiller au respect du code de déontologie de la presse togolaise prend le devant de la scène pour se donner le vilain rôle de distribuer les 400 mille F aux confrères et faire croire qu’il a encore une quelconque importance à la présidence de la République », écrit l’hebdomadaire. En outre, la publication reproche au premier responsable de la Haute Autorité de n’avoir pas situé l’opinion sur les « vrais bénéficiaires » de la gratification présidentielle. Il n’en fallait pas plus pour que ce tabloïd conclue que cette posture du président de la HAAC a été adoptée à dessein pour « diviser davantage» les professionnels des médias et les amener à « s’entredéchirer afin de parvenir à les dompter individuellement » comme sait le faire le pouvoir. Si tel n’est pas le cas, poursuit le journal, M. Pitang Tchalla a « l’impérieux devoir de produire dans une mise au point les réelles intentions du chef de l’Etat par rapport à ce fameux cadeau et la liste de tous ceux qui ont émargé pour éclairer l’opinion et faite taire la polémique ». Et d’ajouter : « il ne sert à rien de vouloir passer par des moyens lugubres pour croire diviser les journalistes et annihiler les velléités de la presse privée qui n’invente rien, car le contexte et l’air du temps ne se prêtent plus à ces genres de divertissements. Personne ne peut empêcher le journaliste de jouer son rôle. La presse privée ne courbera pas l’échine en dépit de ces méthodes qui consistent à semer le trouble » dans la corporation. Fermeture imminente de LCF et City Fm ? »Le Triangle des Enjeux » se fait l’écho d’un communiqué rendu public le 16 janvier dernier par le Patronat de la Presse Togolaise qui « met en garde la HAAC » contre la fermeture des chaînes de radio et de télévision City Fm et LCF. Ledit communiqué publié également dans les colonnes de »Liberté » et »L’Indépendant Express » souligne, entre autres, que le PPT se réserve le droit d’ester en justice contre la Haute Autorité si celle-ci « venait à mettre cette décision liberticide à exécution ». Dans un autre article, »Le Triangle des Enjeux » explique que cette « fermeture hitlérienne » mue par la volonté du président de la HAAC de « retirer les fréquences au groupe sud média pour ensuite les remettre à New World TV ne répond à aucune norme républicaine si on sait que M. Pitang Tchalla ne se repose sur aucune argumentation sérieuse relative à la démarche infernale dans laquelle il s’inscrit ». Il s’attarde sur la HAAC et donne à savoir que cette institution, « à travers sa présidence demeure le mal qui rongeait la presse privée au Togo en dehors de l’asphyxie financière dans laquelle on l’a plongée ». A preuve, indique le journal, il n’y a qu’à voir « les nombreuses contorsions administratives inhérentes à son fonctionnement, avec son président Pitang Tchalla connu pour sa fidélité à rendre service au clan du pouvoir. Il faut dire que des jours noirs attendent les journaux et les chaînes dont l’odeur aspirée par ce dernier lui donnera envie de faire dans la brimade ». Le confrère croit aussi savoir que la HAAC a « récemment procédé à la modification de sa loi organique afin de s’attribuer les droits de suspension et de fermeture des entreprises de presse contrairement à la procédure judiciaire prévue par la loi modifiée ». Pour »Le Triangle des Enjeux », « le sinistre dessein du président de la HAAC » ou encore sa « démarche honteuse et dévastatrice sont d’une telle gravité qu’ils ne peuvent être justifiés par aucune considération d’urgence ou de manquement aux obligations légales ». Tout en demandant à l’instance de régulation des médias de surseoir à cette suspension, la publication invite les organisations professionnelles de la presse à « se mobiliser pour faire échec à cette stratégie de déstabilisation de la liberté de presse au Togo ». Réformes et alternance Un nouveau regroupement de partis politiques a vu le jour la semaine dernière. Là-dessus, »La Lanterne » s’interroge : « au-delà du CAP 2015, pourquoi encore une nouvelle coalition et à quelle fin ? » Le journal se veut clair : « trop de sel gâte la sauce ». La nouvelle union compte s’attaquer au chantier des réformes. Réformes pour lesquelles une commission de réflexion a été créée. Ses membres ont été nommés en début de cette année mais selon »Le Triangle des Enjeux », c’est « une commission de plus pour amuser la galerie ». De leur côté, »Vérité des Peuples » et »La Dépêche » rappellent que c’est sur cette même question des réformes prévues par l’APG que le chef de file de l’opposition demande à rencontrer le président de la République. Le son de cloche est différent dans »Le Messager ». A l’en croire, les raisons de cette demande d’audience de Jean-Pierre Fabre sont ailleurs. L’ancien lieutenant de Gilchrist Olympio aurait, en effet, peur que la coalition créée récemment lui ravisse la vedette. Et c’est cette appréhension qui motive sa demande afin d’expliquer à Faure Gnassingbé qu’il est « incontournable » lorsqu’on évoque l’opposition togolaise. Gerry Taama lui, « ne
Revue de presse N° 795 du 17 janvier 2017
La brillante prestation des Eperviers du Togo qui jouaient hier contre les Eléphants de Côte-d’Ivoire dans la cadre de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017 domine l’actualité dans les journaux parus ce mardi. La sélection nationale de football du Togo croisait les crampons hier avec les Eléphants de Côte-d’Ivoire pour le compte de la première journée dans le groupe C. Sa prestation est louable et pour l’hebdomadaire »La voix du peuple, « c’est une raison de plus pour espérer la coupe ». « Il n’y a pas de favoris bien sûr. On est sur le même pied d’égalité. Pour l’instant, on a un point, la cote d’ivoire a un point. Donc cela veut dire que tout est jouable pour tout le monde », a déclaré le capitaine des Eperviers du Togo, Emmanuel ADEBAYOR dont les propos ont été recueillis par »L’Union pour la Patrie ». « Entrée en matière maîtrisée pour les Eperviers » avec ce score de parité qui est finalement « bon pour le moral », écrit »Forum de la Semaine ». « Un nul (0-0) héroïque des Eperviers face aux Eléphants », note »Liberté ». Cette bonne sortie de la sélection nationale ne pouvait laisser indifférent le chef de l’Etat. Faure Gnassingbé, à en croire »Forum de la Semaine », s’est réjoui sur son compte twitter du « beau match », de la « bonne résistance des Eperviers » et finalement du « bel esprit d’équipe ». « Je suis Eperviers ! » lance »Le Medium » qui assure que la prestation des poulains du sélectionneur Claude Le Roy « redonne confiance au peuple togolais ». Saluant le rude combat qu’Emmanuel Adébayor et ses coéquipiers ont livré aux Eléphants, la publication explique qu’ils ont su, à travers cette performance, « venger » les martyrs du football togolais. Ce match nul vaut à chaque joueur la somme de 2,5 millions de FCFA, précise »L’Alternative » qui renseigne sur la grille des primes des joueurs et de l’encadrement des Eperviers. Autres sujets Egalement à la une de l’actualité, les journaux évoquent le come-back de Me Yawovi Agboyibo. D’après »La Voix du Peuple », ce retour du ‘Bélier noir’ à la tête du Comité d’Action pour le Renouveau est « une farce à l’alternance ». « Tout est maintenant clair et les Togolais, du moins ceux qui sont intelligents sauront apprécier les raisons profondes de la crise qui a secoué le CAR pendant un an : permettre coûte que coûte à Yaovi Agboyibo de revenir prendre le parti », commente l’hebdomadaire. « Maintenant qu’il est sorti du bois, le président du CAR n’a qu’à sortir pour acter l’alternance », insiste-t-il avant de conclure que cette posture des leaders de l’opposition à s’accrocher à leur fauteuil de président de parti est un paramètre favorable au maintien de Faure Gnassingbé au pouvoir. Dans la même veine, »Le Médium » ironise sur ce retour de l’ancien Premier ministre considéré comme le « messie » et prévient que « le miracle n’aura pas lieu ». Pour le confrère, les militants du CAR auraient été mieux inspirés de choisir de nouvelles personnes pour diriger le parti que de « ressusciter » Me Agboyibo. Avec le »bélier » de Kouvé, c’est « le retour aux méthodes noires », opine »L’Alternative » qui présente le président du parti des »déshérités » comme « un grand manipulateur » et spécialiste des « concepts creux » qui, en réalité, n’apporte rien de nouveau à la lutte pour l’alternance. De son côté, »Liberté » souligne que le Comité d’Action pour le Renouveau a « l’art de faire du neuf avec du vieux ». Le quotidien privé pense que l’avocat président n’a plus rien à apporter aux Togolais. Dans tous les cas, avec le verdict du congrès de samedi dernier, le CAR « reprend la route après 10 mois de panne », relève »Hara Kiri » qui rappelle, cette formation politique va « remettre en selle les deux axes de sa méthode de lutte » à savoir le dialogue avec le pouvoir et le recours à la pression populaire si nécessaire. Par ailleurs, »Hara Kiri » s’intéresse à la nouvelle coalition de partis politiques créée la semaine dernière. « Que devons-nous attendre d’un regroupement SDF » c’est-à-dire sans dénomination fixe ? Cette union entend lutter pour obtenir les réformes. C’est justement pour des discussions autour de cette question que le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre demande à rencontrer le président de la République, mentionne »L’Alternative ». Toujours à propos de réformes, »Liberté » donne à savoir que le Pacte Socialiste pour le Renouveau qui a effectué hier sa rentrée politique a « fustigé » la composition de la commission de réflexion mise sur pied à cet effet. Mais pas seulement. Par la voix de son premier responsable, le prof Wolou Komi, le PSR a estimé que la commission anti-corruption dont les membres ont été récemment nommés « ne sert à rien, dans un système corrompu ». Dans un registre différent, »L’Alternative » revient sur le message de vœux de nouvel an du président de la République et trouve que c’était le « verbiage de l’an », un discours « insipide de rhétorique fort oiseuse » comme si Faure Gnassingbé voulait se « débarrasser » des Togolais qui lui reprochaient de n’avoir pas respecté le rendez-vous annuel avec le peuple, analyse le bihebdomadaire. Aussi, informe-t-il que les cimentiers togolais ont décidé de porter plainte à la commission de la CEDEAO contre Dangote Cement propriété du nigérian Aliko Dangote. Selon le tabloïd, cette plainte est motivée par le fait que ces cimentiers ont vu « leurs chiffres de vente fondre au tiers », à cause de l’introduction clandestine dudit ciment via la frontière du Ghana et sa commercialisation à un prix réduit par « des groupes organisés ». Toute chose qui est défavorable à l’industrie togolaise de production de ciment. En outre, le journal questionne les causes de l’absence du décret d’application du statut particulier de la police nationale. Un texte qui a été adopté par l’Assemblée nationale en juillet 2015. Pour sa part, »Sika’a » revient
Revue de presse N° 794 du 16 janvier 2017
L’actualité dans les journaux parus ce lundi reste dominée par le retour de Me Yaovi Agboyibo à la tête du CAR. C’était un secret de polichinelle. Me Yaovi Agboyibo reprend les rênes du Comité d’Action pour le Renouveau pour les quatre prochaines années. Ainsi en ont décidé les militants du parti des déshérités réunis en congrès samedi dernier. Outre l’ancien Premier ministre, le comité directeur est composé, entre autres, de Yendouba Kolani, Nador Awokou, Akossiwa Yemey, Yesouwe Blandine, tous quatre vice-présidents. Pour sa part, Jean Kissi conserve son poste de Secrétaire général. Mais le bélier de Kouvé reprend le gouvernail « pour quelle politique ? » s’interroge »Le Correcteur ». « Le président fondateur revient pour un travail de redressement et une orientation de la lutte politique comme l’avait souhaité une bonne partie des militants », explique »L’Intégrale ». « Ce retour du bélier noir sur la scène politique nationale s’apparente à une ultime mission de sauvetage des précieux acquis de le lutte pour la démocratie et le déclic de l’aboutissement des réformes politiques, constitutionnelles et électorales », renchérissent »Temps Nouveaux ». Au-delà du come-back d’une personne, c’est surtout celui d’une méthode. Cette méthode pour l’alternance qui a fait flores jadis, « consiste à rencontrer l’adversaire politique pour la recherche de compromis » et à recourir à la pression populaire si besoin est, relève »Nouvelle Opinion ». Bref, « il s’agit d’un nouveau départ avec un homme et sa méthode : celle qui privilégie le dialogue avec comme arbitre la population », confirme »Courrier de la République » qui assure que la recette est bâtie autour du « triptyque gagnant fer, braises et marteau ». Pour l’hebdomadaire, le fer symbolise la « rigidité » en vue de ne pas perdre certains acquis. Les braises se réfèrent au « peuple » qui, déterminé est invincible et le marteau, symbole des « acteurs politiques qui doivent synchroniser leurs actions à celles de la braise pour donner la forme escomptée et voulue au fer ». C’est le cas de le dire, le retour de Me Yaovi Agboyibo aux affaires est anathématisé par certains observateurs du landerneau politique togolais qui ne manquent pas d’évoquer l’âge de l’avocat. A 71 ans, réussira-t-il « à faire plus qu’en 1994 où son parti avait remporté 36 sièges sur 81 aux élections législatives, lui qui est fatigué et très affaibli ? Aura-t-il la force, la vision et la stratégie nécessaires pour y parvenir ? » se questionne »La symphonie ». « On se demande ce que le has been Agboyibo, au soir de sa vie, peut faire pour le Togo et qu’il n’ait pas réussi à faire pendant les longues années qu’il a été aux affaires ? » se demande »Liberté ». Tout cela n’est qu’épiphénomène semble dire »L’Intégrale ». « Ce qui est certain aujourd’hui, c’est que si Me Agboyibo a accepté cette lourde responsabilité, c’est qu’il aurait vraiment pris le temps de se jauger à fond et évaluer ses potentialités », commente-t-il avant de suggérer de laisser l’avenir situer chacun de nous. »Togomatin » lui, donne à avoir un autre son de cloche. A en croire le tabloïd, le retour d’Agboyibo à la tête du CAR repose la problématique du manque de confiance à la jeunesse. « Que ce soit au sein du parti au pouvoir, où l’on fait encore appel aux »vieux » pour diriger des institutions de notre pays, ou dans l’opposition, où l’on retrouve les jeunes qu’à la tête des fédérations des jeunes mais jamais à des postes clés, les jeunes ont encore du chemin à parcourir pour mériter la confiance des dirigeants », analyse le bihebdomadaire. Dans tous les cas, opine »La Symphonie », les Togolais attendent « impatiemment » de voir à l’œuvre la nouvelle équipe dirigeante du CAR sur l’échiquier national où se faire une place au soleil n’est pas la moindre des gageures. Sur un tout autre sujet, »L’Intégrale » rappelle que 6 partis politiques ont décidé de coaliser leurs forces pour faire de l’alternance une réalité. Toute chose qui peut passer par les réformes. Justement, suite au « dilatoire » du pouvoir sur cette question, le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre a à nouveau saisi le président de la République, informe »Le Correcteur ». Pourquoi le président de l’ANC rejette toute initiative de dialogue et cherche toujours à voir Faure Gnassingbé en face ? se questionne »Nouvelle Opinion ». Non content de solliciter une audience auprès du chef de l’Etat, M. Fabre l’enjoint de « rapporter la mise en place de la commission » chargée de réfléchir sur les réformes et recommande de « rechercher avec l’opposition les voies d’un dialogue pour mettre en œuvre l’APG », renseigne »Liberté ». Si les réformes sont mises en œuvre avec, à la clé, la limitation du mandat présidentiel, plusieurs candidats pourront être dans les starting blocks. Comme dauphins potentiels, »Temps Nouveaux » citent l’actuel ministre du Développement à la Base, Mme Victoire Dogbé qui a de l’entregent, le détenteur du portefeuille des Affaires Etrangères, Robert Dussey qui peut aussi compter sur son carnet d’adresse assez fourni et l’ex-ministre de l’Administration territoriale, Pascal Bodjona qui ne serait pas le moins nanti. A propos du nouveau regroupement, »Le Correcteur » pense qu’il faut « solder le passif de l’opposition pour mieux avancer ». Dans un registre différent, »L’Intégrale », s’intéresse à la lutte contre la corruption et la Haute Autorité créée à cet effet. Avec une telle structure, tous ceux qui gardent par devers eux les deniers publics et les prévaricateurs de tous poils doivent commencer par trembler de tous leurs membres, car Faure « Gnassingbé est décidé à en finir avec les pilleurs de la République », indique l’hebdomadaire. Analyse contraire dans les colonnes de »Temps Nouveaux ». Le confrère estime que les « pilleurs de la République » sont au contraire sereins, d’autant plus que les détourneurs en chef ne pourront être inquiétés qu’avec la permission du chef de l’Etat. Ce qui ne risque pas d’arriver de si tôt. Par ailleurs, »La Nouvelle » assure que le Togo a été dirigé d’une main de fer par feu
Revue de presse N° 793 du 13 janvier 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la dernière ligne droite des préparatifs des Eperviers et le congrès du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR). Mais d’abord l’affaire de distribution d’argent aux journalistes qui continue de faire parler d’elle. »Le Rendez-vous » revient là-dessus et accuse le président de la HAAC d’avoir contribué à « semer la zizanie » dans la famille de la presse togolaise en se « substituant au chargé de la communication de la présidence de la République » pour remettre des espèces sonnantes et trébuchantes aux professionnels des médias, tout ceci par pur « zèle ». Pour L’hebdomadaire, les journalistes qui ont bénéficié de cette gratification ne sont pas « les plus grands fautifs » mais le président de la Haute Autorité, M. Pitang TCHALLA pour avoir laissé l’affaire s’ébruiter, « par la faute de son zèle ». « Il doit encore beaucoup apprendre des textes qui régissent l’institution qu’il dirige, à moins qu’il soit totalement aveuglé par ses piètres intérêts », écrit le journal qui ironise sur le fait que les journalistes de TV2 et TLS n’aient pu bénéficier de ce »cadeau » présidentiel pourtant destiné, croit-il savoir, à encourager et récompenser ceux des hommes et femmes des médias qui se sont distingués par leur « professionnalisme ». Le tabloïd donne à savoir que l’actuel président de la HAAC « est arrivé à la tête de l’institution comme un agneau mais il n’a pas pu garder longtemps le masque ». Ce faisant, insiste la publication, ce masque laisse découvrir « sa vraie nature, le zèle, le zèle, encore le zèle ». Elle assure également qu’au lieu de « regretter » son acte qui « reste un scandale et faire amende honorable », il le « revendique » au contraire. »Le Rendez-vous » révèle également que Pitang TCHALLA, « grand donneur de leçons aux médias qui a du mal à respecter les textes élémentaires de son institution, s’époumone à fermer LCF pour dit-t-il des raisons d’actionnariat ». « Quel actionnaire s’est-il plaint auprès de monsieur le président ? » écrit-il avant de préciser que le but de cette manœuvre du président de la HAAC est de « faire plaisir à son bienfaiteur ». »L’Alternative » renchérit sur la fermeture annoncée de LCF et précise qu’elle peut intervenir la semaine prochaine. Ce serait « une dérive de trop », martèle-t-elle. Tout comme »Le Rendez-vous » le bihebdomadaire explique que l’argument évoqué par la Haute Autorité pour « réduire au silence » cette chaîne de télévision est un « prétendu soucis d’actionnariat » alors même que « le dossier ne souffre d’aucune faille ». Le journal explique qu’il ne s’agit ni plus ni moins que d’un « acharnement contre le promoteur » de la chaîne. Et révèle que «le bras armé de cette fermeture et d’autres coups foireux en perspective serait un certain Sallah Sodja, un ancien membre de l’équipe de Philippe Evegno rappelé à la hussarde par la nouvelle équipe pour les basses besognes ». Ce qui offusque davantage le tabloïd, c’est le sentiment de « deux poids deux mesures » de l’instance de régulation des médias. « Pendant que l’on s’acharne sur LCF, (…) New World TV émet sur satellite depuis plus d’un an à travers au moins trois canaux sans avoir déposé le moindre dossier à la HAAC, même pas un papier. Pourquoi son cas ne fait l’objet d’aucune interpellation ? Cette chaine de télévision a-t-elle un statut particulier qui lui permet d’émettre dans pareilles conditions pendant que d’autres qui ont leurs dossiers en règle sont victimes d’un acharnement ostentatoire ? » écrit-il. Le journal de prévenir que « la mise à mort de cette chine laissera sur le carreau plus de 60 employés dans un pays où le chômage des jeunes crève les yeux ». Les Eperviers en route vers le Gabon Ils devraient prendre le départ ce vendredi pour Oyem, à un jour du coup d’envoi de la compétition. Hier le capitaine a reçu des mains du Premier ministre le drapeau togolais « qui engage la sélection vis-à-vis de la nation », rapporte »L’Union pour la Patrie ». A l’occasion, Komi Sélom Klassou a « exprimé aux joueurs l’attachement de tout le peuple togolais à son équipe nationale ». Il l’a du reste « souhaité le meilleur », ajoute le bihebdomadaire. « Par cet acte, les Eperviers sont appelés à défendre vaillamment les couleurs nationales et à hisser haut le drapeau togolais aux yeux du monde entier », commente »Togo-Presse ». La même information est à lire dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » qui rappelle que le Togo fera son entrée dans la compétition lundi prochain contre la Côte-d’Ivoire. Par ailleurs, l’hebdomadaire fait un historique des confrontations entre les Eperviers et les Eléphants. Le parcours des poulains du sélectionneur Claude Le Roy à la prochaine CAN de football dépendra en partie de la forme d’Emmanuel Adébayor, la star du groupe qui a notamment permis à l’équipe nationale du Togo de se qualifier pour la toute première fois à la phase finale de la coupe du monde 2006 en Allemagne. Va-t-il réitérer ses exploits du passé ? se questionne »Le Dialogue ». Toujours en sport, »Vision d’Afrique » et »L’Union pour la Patrie » informent que la Fédération Togolaise de Football et la Brasserie de Lomé ont officialisé hier leur partenariat. A les en croire, il consiste pour la Brasserie à fournir du matériel et des boissons à la FTF alors que cette dernière s’engage à faire la promotion des produits de la BB Lomé à travers les compétitions qu’elle organise ou auxquelles elle prend part. En politique, six partis se sont mis ensemble cette semaine à l’effet de lutter, entre autres, pour l’obtention des réformes. Cette coalition pourra-t-elle « relever ce défi ? » s’interroge »Vision d’Afrique ». Cette fois-ci sera-t-elle la bonne ? se demande »L’Eveil de la Nation » qui rappelle que les initiatives de ce genre ont échoué à cause des querelles de leadership et des intérêts partisans. Alors que l’on se questionnait sur la possibilité pour
Revue de presse N° 792 du 12 janvier 2017
Le message du chef de l’Etat à la nation continue d’intéresser les publications. Les confrères évoquent également la commission mise sur pied pour plancher sur les réformes. Adresse du chef de l’Etat à la nation A la lecture de ce discours, »Waraa les Vainqueurs » notent que Faure Gnassingbé « reste accroché à son mandat social entamé les années antérieures ». Un passage de cette adresse illustre fort bien cette analyse : « l’écho de vos préoccupations exprimées me confirme que la gouvernance doit être encore plus sociale pour être mieux perçue et appréciée par chacun de vous ». La même analyse est à lire dans les colonnes de »Chronique de la Semaine » qui rappelle que le président de la République est « pour une gouvernance sociale mieux perçue et appréciée ». Idem pour »Fraternité » qui parle d’une allocution annonçant « une année 2017 très volontariste essentiellement aux couleurs sociales ». Mais apparemment, tout le monde n’a pas la même compréhension du concept mandat social. « A moins que nous ne comprenions pas la langue de Molière, il semble que sous d’autres cieux, un mandat social sous-entend normalement que les préoccupations quotidiennes de la population sont prises en compte », relève »Carrefour » qui exige que l’appellation mandat social revête « sa vraie connotation ». Il faut ajouter que dans son adresse à la nation, le président est aussi revenu sur des mesures relatives, entre autres, à la décentralisation, la santé, l’éducation et aux infrastructures. »Carrefour » n’y croit pas et explique qu’ « avec l’expérience de 2016, le Togolais est désormais en droit de déduire que la parole de Faure Gnassingbé ne vaut plus rien ». Pour le tabloïd, après sa sortie du 6 janvier dernier, « les Togolais ont l’impression que Faure Gnassingbé se paie leur tête », car « chaque année c’est la même rengaine depuis plus d’une décennie ». Aussi, le confrère assure-t-il que le message de vœux du président « n’a séduit aucun de ses compatriotes et est de nul effet sur leur appréhension de la chose politique ». Autre commentaire du journal : « Il vaut mieux se taire lorsqu’on n’a pas grand-chose à dire et préserver ainsi le peu d’intérêt que l’on suscite ». L’hebdomadaire poursuit, en soulignant que « les problèmes sociaux au lieu qu’on leur trouve solution, et ce n’est pas faute de moyen, Faure Gnassingbé et sa minorité, qui se sont accaparés les richesses du pays, font semblant de les déplacer ». Et de conclure : « le régime de Faure devient une calamité pour les Togolais. Ils n’en veulent plus ! A moins que le gouvernement nous surprenne cette année 2017 ». Qu’à cela ne tienne, le mandat social du chef de l’Etat « est en bonne voie », en témoigne les bonnes performances sur le plan agricole et des infrastructures, insistent »Waraa les Vainqueurs ». Sur le plan économique, »Economie & Développement » décrypte le budget de l’Etat togolais, exercice 2017. Il ressort du décryptage que 46% de cette enveloppe budgétaire sont consacrés au social, 35% au remboursement des dettes, 15% au paiement des salaires et 4% à la création de richesses et emplois. »Carrefour » lui croit savoir que le Togo croule sous le poids de la dette. Le journal tire la sonnette d’alarme sur ce que « tous les indicateurs économiques du pays sont au rouge ». Commission de réflexion sur les réformes Ses membres ont été nommés la semaine dernière mais »Carrefour » se désole de constater qu’ils ne sont pas des universitaires comme l’avait promis le président de la République. « Faure Gnassingbé enfin décidé à passer des discours à l’acte en 2017 ? » s’interrogent »Waraa les Vainqueurs ». De son côté, »Chronique de la Semaine » constate qu’ « au lieu d’applaudir la mise en place de cette commission, l’ANC crie encore au scandale ». Le journal en vient à se demander si « Jean-Pierre Fabre et ses affidés veulent vraiment des réformes ». En tout cas, »Waraa les Vainqueurs » estiment que la désignation des membres de la structure chargée de faire des propositions de réformes est « un pas déterminant » vers leur mise en œuvre. C’est pourquoi l’hebdomadaire invite « toute la classe de l’opposition togolaise à mettre de l’eau dans son vin pour accompagner cette commission dans sa lourde mission ». Les réformes restent dans la ligne de mire de la nouvelle coalition de partis politiques portée sur les fonts baptismaux en début de semaine. Cette union « veut-elle faire ombrage ou éclipser le CAP 2015 ? Est-elle une alternative crédible aux tergiversations du groupe mené par le chef de file de l’opposition ? » se questionnent »Waraa les Vainqueurs ». « Au lieu de joindre leurs voix au CAP 2015 pour se faire une santé politique solide, un regroupement de 6 partis sans nom a été créé pour arnaquer le peuple », alerte »Le Changement ». « Les observateurs restent curieux sur la motivation que vont apporter les membres de ce nouveau groupe », mentionne »Fraternité ». Outre les membres de la commission de réflexion sur les réformes, ceux de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption ont été aussi nommés. Réussira-t-elle cette tâche ? »Liberté » reste « dubitative quant à la capacité de cette structure à faire son travail en toute indépendance et à pouvoir contrôler » ceux qui l’ont créé, car « c’est là-bas même où la corruption et le pillage ont élu domicile ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » rappelle que cela fait 50 ans, « l’équivalent de deux générations que les Gnassingbé sont au pouvoir, un record ». « De père en fils, ils ont transformé le pays en une monarchie. Pourtant, ce n’est pas faute pour les Togolais d’avoir tenté et multiplié les initiatives pour bouter out cette famille ». D’aucuns ont même invité les Togolais à allumer des cierges pour que le pays soit, expliquent-il, libéré des chaînes de la domination. « Les bougies suffiront-elles à faire partir les Gnass ? » se demande le quotidien
Revue de presse N° 791 du 11 janvier 2017
Quatre sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : les suites de l’affaire de distribution d’argent à des journalistes, l’adresse du chef de l’Etat à la nation, les réformes politiques et les Eperviers du Togo qui se préparent à prendre part à la prochaine CAN de football. Suites de l’affaire de distribution d’argent aux journalistes Décider de faire des libéralités à des professionnels médias sur la base d’une liste préétablie « est un acte répréhensible et rien ne permet de le justifier », écrit »L’Indépendant Express », d’autant plus que selon le tabloïd, « il n’est pas possible pour un être humain tout comme un journaliste d’accepter des privilèges et autres cadeaux sans que cela n’impacte la qualité de son travail et l’objectivité à laquelle il devrait être assujetti ». Mais en même temps, l’hebdomadaire pense que « cet argent aurait pu être versé dans une caisse et partagé en subvention occasionnelle à toutes les rédactions que pour une fois, Faure Gnassingbé ferait œuvre dignement utile ». « Au nom de quoi Faure Gnassingbé choisit-il de récompenser certains journalistes et pas d’autres ? Doit-on comprendre par-là que le président de tous les Togolais a une préférence pour certains et une aversion pour d’autres ? » s’interroge »Liberté ». Et de conclure : « Si ce sont tous les médias qui ont eu droit à ce »cadeau », on pourrait l’assimiler à une aide bis de l’Etat à la presse. Mais le sectarisme est source de division ». « Peut-on refuser le cadeau d’un chef d’Etat ? » se demande pour sa part, »La Dépêche » qui répond elle-même à cette interrogation. « Oui et non. Oui, si l’on tient à sa dignité et à son indépendance. Non, pour respect à la personnalité du chef de l’Etat ». Le confrère ne pense pas que dans le cas présent, Faure Gnassingbé en choisissant de faire quelques gratifications à certains journalistes ait eu l’intention de les corrompre. « Si c’était le cas, il ne se prendrait pas seulement avec 400.000 FCFA », écrit-il. Alors, que faire face au tollé suscité par cette affaire ? Il faut tout simplement, « par respect aux lecteurs, demander pardon et promettre de se corriger », opine »La Dépêche ». Quant à »Actu Express », il publie l’image du président de la HAAC à côté de liasses de billets de banque avec un extrait d’articles de la loi organique relative à la HAAC et du code de déontologie qui interdisent un certain nombre de choses liées à l’organisation de l’instance de régulation des médias et à la pratique du métier de journaliste. Discours du chef de l’Etat On l’attendait le 31 décembre 2016 mais c’est le 6 janvier 2017 que le président de la République s’est adressé à ses compatriotes. Faure Gnassingbé a « enfin parlé », sauf que « le peuple est resté sur sa soif », relève »Tingo Tingo » pour ainsi se faire l’écho de l’analyse de certains Togolais qui estiment que « rien d’important » n’est à retenir de ce discours, même pas une « grande annonce ». Analyse similaire dans »L’indépendant Express » qui observe que « plutôt que de satisfaire le peuple togolais », Faure Gnassingbé n’a en réalité que servi « des promesses jamais honorées et des intentions de satisfaction ». Selon »Le Patriote », c’était un discours « défensif et muet sur l’impunité grandissante au Togo ». « De quoi Faure Gnassingbé a-t-il peur ? » se demande Le journal. Le numéro un togolais est « convaincu de l’aboutissement des grands chantiers qui s’inscrivent dans la droite ligne de sa politique », écrit »Vérités des Peuples » qui pense que l’on a assisté à un discours « rassurant ». Le message du chef de l’Etat n’a certes pas « répondu à l’espérance des populations » mais il a tout de même annoncé les grandes lignes de sa politique durant les douze prochains mois, nuance »Tingo Tingo ». »Le Médium » a passé au crible cette adresse du président Faure et met en exergue un morceau choisi. « L’écho de vos préoccupations exprimées me confirme que la gouvernance doit être encore plus sociale pour être mieux perçue et appréciée par chacun de vous », a déclaré le numéro un togolais. Outre le social sur lequel il a mis une emphase, le chef de l’Etat a également fait de la décentralisation, la santé, l’éducation et les infrastructures une priorité tout au long de cette année, souligne »Le messager ». Aussi, a-t-il salué le travail des forces de défense et de sécurité togolaises qui œuvrent au maintien de la paix. Enfin, il a eu un mot de soutien à l’équipe nationale du Togo qui participe à la CAN de football au Gabon à partir du week-end prochain. En tout cas, pour la publication, le discours présidentiel de vendredi dernier était « concis et plein de sens ». Réformes politiques Après la mise sur pied de la commission chargée de réfléchir sur les réformes constitutionnelles et institutionnelles, ses membres ont été nommés la semaine dernière par décret à l’issue du Conseil des ministres. Mais problème, remarque »L’Indépendant Express », les membres en question sont « désavoués » par une frange importante de la population. La publication assure que la composition de cette commission « hypothèque » déjà les « résultats » attendus et « confirme définitivement que le chef de l’Etat togolais reste loin de la réalité des hommes qu’il faut à la place qu’il faut ». »La Dépêche » confirme que la composition de cette structure « pose problème » dans la mesure où elle « n’est pas équilibrée ». Selon le tabloïd, les professeurs Kokoroko et Batchana ne pourront pas faire le contrepoids aux membres « jugés trop proches du pouvoir » à l’instar d’Ayassor, Ihou et Ahoomey-Zunu. Conséquence : « la proposition de réforme qui sera faite dépendra de la volonté du président Faure », puisqu’il n’est pas possible que la présente commission aille à l’encontre des désidératas de ce dernier, explique-t-il. Evoquant toujours la composition de la commission,
Revue de presse N° 790 du 10 janvier 2017
Les journaux parus ce mardi analysent le discours du chef de l’Etat à la Nation. Signalons pour débuter cette revue que »L’Alternative » revient sur ce qu’elle appelle « 4CentMilleGate », l’affaire de distribution d’argent. Le tabloïd rappelle tout d’abord que le président de la HAAC a « juré solennellement de bien et fidèlement remplir ses fonctions en toute indépendance et impartialité », devant la cour suprême. Toute chose qui « ne l’a pas empêché d’être 8 mois plus tard au centre d’un énorme scandale de corruption de journalistes, en distribuant des montants de 400 mille francs comme cadeau de Faure Gnassingbé ». Pourtant, poursuit le journal, la loi organique relative à la HAAC « averti dès son premier article que la HAAC est une institution indépendante vis-à-vis des autorités administratives, de tout pouvoir politique, de tout parti politique, de toute association et de tout groupe de pression ». La publication est formelle : « M. Pitang Tchalla qui est à la tête d’une institution de la République ne devrait jamais se permettre de servir de courroie de transmission pour des enveloppes de corruption passées pudiquement pour des »cadeaux » ». « Il revient aux autres membres de la HAAC de situer l’opinion afin de permettre à cette dernière de savoir à quelle fin M. Pitang a joué le rôle de corrupteur », commente »L’Alternative » qui invite également les organisations de presse à « prendre position dans ce scandale et de rassurer l’opinion qu’au Togo, la presse n’est pas »achetée ou achetable » ». Enfin, le bihebdomadaire suggère au président de la HAAC, « pour son propre honneur de tirer les conséquences de son acte, autrement, on comprendrait désormais pour qui roule l’institution et plus aucun journaliste ni partenaire de la HAAC n’aurait d’égard à son autorité ». Adresse du président de la République à la nation »Togo-Presse » du lundi 9 janvier indique que Faure Gnassingbé y est revenu sur « les différentes actions menées au cours de l’année écoulée sur les plans économique, social et sécuritaire qui font du Togo une nation fidèle à son devoir de solidarité, à son attachement à la paix et au renforcement de l’intégration sous-regional ». Dans sa parution de lundi, »Forum de la Semaine » rapporte que le massage du président de la République place l’année 2017 « sous le signe d’une action publique davantage volontariste et décisive en matière économique, sociale et politique ». »L’Union pour la Patrie » note que c’est un discours « purement social ». En terme d’annonce, écrit le bihebdomadaire, « Faure Gnassingbé a déclaré que son gouvernement prendra en compte, au cours de cette année, les préoccupations légales qu’elles soient politiques, économiques ou sociales de l’ensemble des populations togolaises ». La publication ajoute qu’une emphase particulière a été mise « sur la santé, l’éducation, le processus de décentralisation et la démocratie, le tout dans un esprit d’équité où »la création et le partage de la richesse nationale demeureront le fondement de l’action gouvernementale » », avec pour objectif que « les citoyens ressentent des changements positifs dans leur vie quotidienne ». Pour »L’Alternative », le chef de l’Etat a « parlé pour ne rien dire ». « Dans ses velléités de règne à vie, il a plutôt escamoté les sujets brûlants de l’heure et présenté le Togo comme un pays où tout va pour le mieux », relève le confrère. De son côté, »Liberté » qui a déjà traité du sujet hier revient là-dessus et fait une comparaison du discours de Faure Gnassingbé avec ceux de ses homologues béninois et ivoirien. A l’en croire, alors que l’adresse du numéro 1 togolais brille par une « absence de bilan et d’annonces palpables pour 2017 », celles de Patrice Talon et d’Alassane Ouattara sont caractérisées par l’« état de la nation » aux peuple béninois et ivoirien. En plus, les deux chefs d’Etat ont « pris des engagements forts, précis et chiffrés pour cette année », ajoute le quotidien privé. Sur un tout autre sujet, »Togo-Presse » du lundi 09 janvier rappelle que le président Faure a pris part à l’investiture de Nana Akufo-Addo organisée samedi dernier à Accra. »Liberté » elle, trouve « assez curieux » que le chef de l’Etat togolais se soit « affiché sans gêne aux premières loges des invités à une cérémonie où était célébrée la démocratie » alors que lui-même pose des actes qui ne favorisent pas la démocratie dans son pays. Et de se demander si Faure Gnassingbé était « vraiment à l’aise parmi les bien élus vrai vrai ». Par ailleurs, le journal questionne l’organisation cette année de la cérémonie de présentation de vœux au chef de l’Etat. Dans un registre différent, »Forum de la Semaine » et »Liberté » informent qu’une nouvelle coalition de partis politiques vient de voir le jour à Lomé. Sans dénomination pour l’instant, ledit regroupement est composé de l’Alliance des Démocrates pour le Développement Intégral (ADDI), les Forces Démocratiques pour la République (FDR), le Togo Autrement, les Démocrates, le Mouvement Citoyen pour la Démocratie et le Développement (MCD) et le Parti des Togolais. Les chantiers auxquels compte s’attaquer immédiatement cette coalition sont les réformes et la décentralisation. En outre, certains confrères se sont intéressés au rapport de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE) publié en fin d’année dernière. C’est « un acte pédagogique d’apprentissage et de réformes », souligne »L’œil d’Afrique ». »L’Alternative » observe un « mystère persistant autour des exportations d’or et de phosphates ». Tout à fait autre chose, »L’Alternative » croit savoir que « Shell-Togo est poussée vers la sortie par l’Etat » togolais. Au même moment, « un réseau obscur est sur le point de racheter ses actions ». Au surplus, le tabloïd assure que les infrastructures pour lesquelles le Togo se trouve très endetté et « la peur de l’avenir de l’école au Togo » font partie « des grandes inquiétudes qui causent l’insomnie aux Togolais en 2017 ». La presse du jour évoque aussi la nécessité de mobilisation autour des Eperviers qui prennent à la CAN 2017 au Gabon.
Revue de presse N° 789 du 09 janvier 2017
A la une des journaux parus ce lundi, l’analyse de l’adresse du président de la République à la nation. Mais nous signalons d’abord que les agences de presse »Savoir News » et »Afreepress » ainsi que les sites web »icilome.com » et »togotribune.com » ont relayé la visite de courtoisie effectuée jeudi dernier à la HAAC par la présidente du Conseil Supérieur de la Communication (CSC), Mme Nathalie SOME, en séjour privé à Lomé. Toujours en lien avec les médias, »Le Combat du Peuple » fait savoir à Carlos KETOHOU qu’il est « mal placé pour donner des leçons de probité morale » à la presse togolaise, lui qui « traîne énormément de casseroles ». Une sortie, sans doute, en référence à l’affaire de distribution d’argent présenté comme cadeau du président de la République. Discours du chef de l’Etat Attendu le 31 décembre 2016 pour son traditionnel message, c’est finalement vendredi dernier que Faure Gnassingbé s’est adressé aux Togolais. Et il a formulé à leur endroit ses vœux de santé, paix et prospérité. Mais pas seulement. Ainsi que relève »Courrier de la République » le discours du président de la République a été construit autour de six principaux axes. La paix, la diplomatie, la gouvernance économique, politique ainsi que la santé et l’éducation. En ce qui concerne la paix, elle doit être une quête permanente, a prescrit le numéro un togolais qui a, par ailleurs, rendu hommage aux soldats togolais qui y consacrent leur vie ici ou ailleurs. Le président Faure est également revenu sur le retour de la diplomatie togolaise au-devant de la scène internationale à travers l’organisation du sommet sur la sécurité maritime. Un rendez-vous réussi grâce à la contribution de chaque citoyen togolais, a-t-il reconnu. Il s’est montré réceptif aux « cris légitimes » des populations qui lui parviennent et « les réponses appropriées seront apportées pour poursuivre les œuvres » sociales, écrit l’hebdomadaire. Sur le plan de la gouvernance politique, Faure Gnassingbé donne carte blanche à l’accélération du processus de décentralisation alors que les secteurs de la santé et de l’éducation continueront d’être prioritaires aux yeux du gouvernement. Et puis, pour ce qui est des infrastructures, « la dynamique se poursuivra » et sera même renforcée, ajoute le confrère qui rappelle que le chef de l’Etat a souhaité une bonne campagne aux Eperviers qui participent à la prochaine Coupe d’Afrique des Nations de football. C’est en tout cas, un discours « riche et plein de dynamisme », observe »Nouvelle Opinion » qui en retrace également les grandes lignes. Des lignes presque identiques à celles présentées par »Courrier de la République ». »Le Dialogue », »Togomatin », »Le Combat du Peuple » et »la Montagne » en font autant. « Pas d’annonces fortes pour 2017 », analyse »Liberté » qui signale que c’est la « déception au sein de la population ». Pour »Le Correcteur », c’était un discours « creux et vide » bref, « sans relief qui repeint l’avenir en pointillés du Togo ». Quelquefois, les préoccupations des gouvernants et des gouvernés ne sont pas les mêmes. Aux côtés des axes prioritaires définis par le président de la République, le peuple a des « souhaits » qui lui sont chers signale »Courrier de la République ». Le confrère croit savoir que les Togolais veulent un Faure Gnassingbé plus « ferme » sur certains sujets. Toute chose qui a aura le mérite de « discipliner la galerie ». Ils rêvent aussi d’un président « proche » de ses concitoyens qui peut, par exemple, opérer une descente inopinée dans un marché, question de toucher du doigt les réalités que vivent réellement les populations. Les fils et filles du Togo attendent des comptes rendus des voyages présidentiels afin de suivre de près tout ce qui est entrepris en leurs noms pour faire avancer le pays, poursuit le tabloïd. « Les Togolais ont des fois l’impression que le président attend le pourrissement de certaines situations avant de réagir », écrit le journal. Il serait donc souhaitable que chef de l’Etat togolais ait « le sens de l’anticipation » indique-t-il, tout en l’engageant, en tant que garant de la souveraineté du pays à œuvrer au « respect de la parole donnée ». Congrès du CAR Il est annoncé pour samedi prochain et »Nouvelle Opinion » assure qu’il sera l’occasion pour les congressistes non seulement de « se remobiliser mais surtout d’amener les Togolais à adhérer à la méthode qu’on connait au CAR », une méthode somme toute « gagnante » qui a fit jadis la force du parti des déshérités. En tout cas, il ne s’agira pas du retour d’un homme mais d’un système a produit des fruits, souligne l’hebdomadaire. »Courrier de la République » confirme que le congrès du 14 janvier prochain « ne consacrera pas le retour d’un homme mais la survivance d’une méthode qui a toujours fait ses preuves dans le temps ». Et de préciser que la méthode en question « voudrait que la politique se fasse autrement avec des résultats qui permettent au pays de faire des bonds réalistes par le seul fait du pragmatisme ». Dans tous les cas, note le journal, le retour à cette méthode est « révélateur du renouveau » au sein du Comité d’Action pour le Renouveau. Investiture du président ghanéen Nana Akufo-Addo Elle a eu lieu samedi dernier à Accra, au cours d’une cérémonie « riche en couleurs » et en présence d’une vingtaine de chefs d’Etat, rapporte »Le Dialogue ». Parmi ces chefs d’Etat, Faure Gnassingbé. Le président togolais y a « réitéré sa disponibilité à poursuivre les excellentes relations avec le Ghana », mentionne »Nouvelle Opinion ». Désormais installé au pouvoir, Nana Akufo-Addo doit relever plusieurs défis, rappelle »Togomatin », notamment le relèvement de l’économie du pays, la création d’emploi pour la jeunesse, la baisse d’impôts sur les sociétés et l’annulation des taxes, qui sont en réalité ses promesses électorales. Le moins que l’on puisse dire c’est que le président Akufo-Addo « promet un Ghana qui fait rêver », conclut »Courrier de la République ». « Juste à côté, c’est un contre-exemple parfait de
Revue de presse N° 788 du 06 janvier 2017
Dans sa livraison du jour, »Le Canard Indépendant » revient sur le dernier communiqué de la HAAC relevant, entre autres, les dérives de certains journaux. Après cette dénonciation, « doit-on s’attendre à des sanctions » de la part de l’instance de régulation des médias ? se demande le journal. Cela risque d’être le cas, à bien lire entre les lignes de cette sortie de la Haute Autorité, assure-t-il. »L’Eveil de la Nation », pour sa part, rappelle que le chef de l’Etat a « fixé les grands axes de l’action gouvernementale » mercredi dernier au cours du tout premier Conseil des ministres. L’on retient que la priorité sera donnée aux réformes politiques, économiques et sociales ainsi qu’au domaine des infrastructures. Mais pas seulement, l’autre priorité cette année reste la lutte contre la corruption, ajoute l’hebdomadaire qui renseigne qu’au cours du même Conseil un décret nommant les membres de la Haute Autorité de prévention et de lutte contre la corruption et les infractions assimilées a été pris. Si le confrère salue cette initiative présidentielle, il s’interroge tout de même : « Jusqu’où ira Faure Gnassingbé ? La tâche sera-t-elle aisée pour le numéro 1 togolais ? ». Le journal se dit « dubitatif » dans la mesure où « la quasi-totalité de ceux qui sont trempés jusqu’au cou dans la corruption se trouvent dans l’entourage immédiat » du président de la République. En tout cas, la publication suggère d’éviter « les règlements de compte » et surtout de ne « traquer que les menus fretins ». De son côté, »Le Canard Indépendant », évoque la commission chargée de réfléchir sur les réformes. Aussitôt nommés, les membres de ladite commission sont « aussitôt désapprouvés », relève l’hebdomadaire. Les contestations viennent des rangs des partis politiques. Selon le tabloïd, le CAR dénonce le caractère « unilatéral » de la nomination de ces membres qui, sans aucun doute ne feront que la « volonté du gouvernement ». Le même grief est porté par l’ADDI qui reproche au chef de l’Etat d’avoir procédé à la désignation des membres de cette structure « sans consulter l’opposition ». Le Togo Autrement récuse aussi cette composition. Pour son président Fulbert Atissoh qui s’exprime dans »Forum de la Semaine », la gestion antérieure des affaires de l’Etat par certains membres, à l’instar de Séléagodji Ahoomey-Zunu et Adji Othèt Ayassor ne présage rien de bon par rapport au travail qu’ils pourront effectuer dans leur nouveau rôle. Pour »Liberté », c’est carrément un « »fan club » de Faure Gnassingbé » qui été mis sur pied pour « tailler des réformes sur mesure ». Et c’est le chef de l’Etat qui peut déjà se frotter les mains, car il est « en roue libre vers un septennat » renouvelable. Sur un tout autre sujet, »Liberté » fait observer que le président ghanéen sortant, John Dramani Mahama, vient de construire un hôpital ultramoderne, l’un des plus grands en Afrique de l’Ouest, pendant que les hôpitaux togolais ne sont ni plus ni moins que des « mouroirs ». Dans un registre différent, »Forum de la Semaine » informe que les routes togolaises ont « emporté 501 vies » en 2016. Rien ne sera plus comme avant, explique Yark Damehame qui, selon »Le Canard Indépendant », compte « sévir » cette année en direction des utilisateurs de véhicules et autres engins. Des mesures « plus énergiques » seront également prises, en ce qui concerne la vente du carburant illicite, promet le ministre de la Sécurité. En sport, le comité de mobilisation de fonds pour la participation des Eperviers à la prochaine CAN de football était face à la presse hier, rapportent »Forum de la Semaine » et »L’Eveil de la Nation ». A les en croire, ledit comité table sur une levée de 5 milliards de FCFA. Et pour ce faire, des comptes bancaires, T-money et Flooz seront mis à la disposition des populations. Par ailleurs, aucun don en espèce n’est accepté, a dit Germain Méba, le président de ce comité qui projette d’ailleurs effectuer une tournée de sensibilisation sur l’étendue de territoire national, en commençant lundi prochain par l’intérieur du pays. Pendant ce temps, les Eperviers poursuivent leur préparation au Sénégal. Au Gabon, les joueurs togolais essayeront d’être « les empêcheurs de tourner en rond », dixit le sélectionneur Claude Le Roy dans les colonnes de »L’Union pour la Patrie ». Le Service de Presse/HAAC