Les journaux parus ce jeudi reviennent sur le 28è sommet de l’Union Africaine. Ils évoquent également la hausse des prix des produits pétroliers et les échanges aigres-doux supposés ou réels entre le HCRRUN et le chef de file de l’opposition nés d’une affaire de calendriers. Mais d’abord les appréhensions de fermeture de LCF et City Fm. Et c’est »Le Rendez-vous » qui en parle. L’hebdomadaire croit savoir que les deux chaînes de télévision et de radio sont « toujours dans l’œil du cyclone », menacées de fermeture par la HAAC. Le tabloïd de se demander si la conférence de presse organisée ce jour par la Haute Autorité n’est pas pour « préparer l’opinion à la fermeture de ces médias ». Ce qui étonne le confrère, c’est la « disparition » du dossier de LCF des archives de l’instance de régulation des médias. Pour le confrère, ce n’est certes pas « la faute à monsieur Pitang Tchalla », si le dossier de Sud Média auquel appartiennent ces deux chaines, a disparu. Cependant, le journal soutient, publication des documents à l’appui, que la traçabilité de l’existence de ce dossier ne souffre d’aucune insuffisance. Au cas où ces traces se révélaient insuffisantes, »Le rendez-Vous » pense que le président d’alors de la Haute Autorité, monsieur Philippe Evegno constitue en lui-même une archive qu’on peut interroger, de même que les responsables de l’ART&P et de toutes les structures et responsables qui ont connu du dossier. 28è sommet de l’Union Africaine Il s’est achevé mardi dernier et »Echos du Pays » proposent à ses lecteurs « ce qu’il faut retenir de cette session aux multiples enjeux ». Cette conférence a été marquée par le positionnement du Tchad et du Maroc « au-devant de la scène », relèvent »Waraa les Vainqueurs ». Justement, note »Chronique de la Semaine », c’est le Tchadien Moussa Faki Mahamat qui a été élu président de la Commission de l’Union en remplacement de la sud-africaine Nkosazana Dlamini Zuma, pendant que le royaume chérifien opérait son retour au sein de l’organisation africaine. Plusieurs chefs d’Etat dont Faure Gnassingbé ont pris part aux travaux de ce sommet, rappelle »Le Changement ». La « »jeunesse » était au cœur des travaux », complète »Flambeau des Démocrates ». »Liberté » s’attarde sur l’élection de monsieur Moussa Faki mahamat à la tête de la Commission de l’UA et estime qu’il s’agit là d’une « défaite au goût amer » de la diplomatie sénégalaise qui a mené une offensive pour convaincre les dirigeants africains de porter leur choix sur le professeur Abdoulaye Bathily. Déçu, le Sénégal « pointe une trahison de la CEDEAO », rapporte »Togomatin ». Le son de cloche est tout autre dans les colonnes de »Le Perroquet » qui parle d’une « gifle » administrée à Faure Gnassingbé par Idriss Deby. Ceci, parce que le candidat du Tchad a réussi à tirer les marrons du feu alors que la ministre kényane des Affaires Etrangères à laquelle le Togo a promis sa voix n’a pu être élue. »Le Correcteur » lui, aborde le choix d’Alpha Kondé pour occuper la présidence tournante de l’Union Africaine et constate que « la diplomatie de bric et broc de Faure Gnassingbé a encore été épinglée ». Il fait observer que malgré les efforts déployés pour « soigner l’image de son régime à l’extérieur personne ne regarde Faure Gnassingbé » pour lui confier la présidence de l’UA ou de la CEDEAO. Toujours à propos de Faure Gnassingbé, »Le Perroquet » suggère qu’il en prenne de la graine sur la survenue de l’alternance en Gambie pour « se préparer psychologiquement à renoncer à un quatrième mandat ». Cela n’en prend pas le chemin, souligne »Le Correcteur » qui signale que c’est justement la quête du quatrième mandat qui aurait motivé la visite la semaine dernière du chef de l’Etat togolais aux militaires du camp de Témédja. Il serait allé « tâter le pouls de l’armée qui demeure le soutien inconditionnel de son pouvoir », relève le bihebdomadaire. Et à l’aune des déclarations du président de la République à Témédja, »Le Perroquet » pense que c’est une manière de « perpétuer la gouvernance des bottes ». Hausse des prix des produits pétroliers Elle est intervenue la semaine dernière et la vague de protestation soulevée a amené la ministre du Commerce à faire une sortie médiatique. Seulement, Mme Bernadette Legzim Balouki « s’est expliqué sans convaincre », écrit »Le Changement ». Pendant ce temps, l’Association Togolaise des Consommateurs « dénonce une hausse »démesurée » », mentionne »Chronique de la Semaine ». Malheureusement, « l’action des associations des consommateurs phagocytées par le pouvoir s’est résumée aux communiqués », déplore »Le Changement ». Echanges aigres-doux entre le HCRRUN et l’ANC ? Ainsi que l’indique »Togo-matin », tout est parti d’une histoire de carte de vœux accompagnée de calendrier que le HCRRUN a envoyée au chef de file de l’opposition. Les calendriers ont été renvoyés au destinateur avec une correspondance pas tendre signée du vice-président de l’ANC. Le HCRRUN n’a pas tardé à réagir en expliquant que le colis était destiné au chef de file de l’opposition et non à l’ANC. « Awa Nana et Jean-Pierre Fabre sont-ils obligés de se donner en spectacle de »querelle des femmes de ménages » ? » se questionne »Le Bâtisseur ». « Le Togo a besoin de mieux comme débat », renchérissent »Echos du Pays ». De son côté, »Liberté » donne à savoir que la présidente du HCRRUN est souvent « inspirée » contre le leader de l’opposition mais « aphone » lorsqu’il s’agit de Faure Gnassingbé. Dans un tout autre registre, »Carrefour » remarque que la présidence de la République « se taille la part du lion » dans le budget de l’Etat, exercice 2017. Quant à »Flambeau des Démocrates », lorsqu’il met bout à bout, entre autres, « la mauvaise gestion des chantiers d’infrastructures routières, l’usage abusif des véhicules de l’Etat et l’arrogance », il taxe sans ambages de « voyou de la République » le ministre des transports et des Infrastructure Ninsao Gnofam. »Le Perroquet » lui, démontre « comment après Sam Bikassam, Romain Tagba et Cina Lawson
Revue de presse N° 806 du 1er février 2017
Dans leur livraison du jour, les confrères s’intéressent au 28è sommet de l’Union Africaine. Le clap de fin de la 28è session ordinaire de l’Union Africaine a été donné hier à Addis-Abeba en Ethiopie. Cette réunion a été marquée par l’élection du Tchadien Mahamat Moussa Faki à la tête de la Commission de cette Union en remplacement de Nkosazana Dlamini Zuma. Le nouveau président de la Commission n’a pas eu le temps de gamberger. A peine est-il élu qu’il a décliné les points saillants de son mandat. Celui-ci accorde une place de choix aux « questions d’énergie, de la lutte contre la pauvreté, le chômage, l’immigration et le terrorisme », renseigne »Le Libéral ». L’autre temps fort de ce sommet reste le retour du Maroc, après de longues années passées hors de l’organisation africaine. Ce come-back ainsi que les autres sujets à l’ordre du jour ont fait l’objet de consensus, relève »Le Messager ». « A Addis-Abeba, la division que certains ont clamé, n’était pas vraiment au rendez-vous », écrit-il. Mais pas tant que ça. A en croire »Tingo Tingo », l’unanimisme n’a pas été dégagé lorsqu’il s’est agi d’aborder la réintégration du Maroc. L’hebdomadaire donne à savoir qu’au départ, certains pays comme le Mozambique, la Namibie, l’Angola ou encore le Lesotho n’ont pas montré un empressement à accueillir de nouveau le Maroc à l’UA. Mais ils ont été rapidement mis en minorité par les autres états qui défendent l’admission du royaume chérifien, avec en tête l’Ethiopie, la Côte-d’Ivoire, le Sénégal, l’Egypte et le Tchad. In fine, la réintégration du Maroc a été « soutenue par 42 Etats membres de l’Union dont le Togo », mentionne »Le Dialogue ». Ce retour approuvé, Mohamed VI n’a pu contenir sa joie. « Il est beau le jour où l’on rentre chez soi ! » a-t-il lancé à la tribune dans des propos rapportés par »Vision d’Afrique ». Dans son discours, le roi du Maroc qui a fait savoir à ses pairs qu’ils l’ont manqué, a déroulé la vision de son pays. Vision panafricaine « largement partagée », ajoute la publication. »Le Triangle des Enjeux » relève les absents à cette rencontre. Entre autres, les présidents camerounais Paul Biya, ivoirien Alassane Ouatara, congolais Joseph Kabila, malien Ibrahim Boubacar Keita et béninois Patrice Talon. Faure Gnassingbé, par contre était présent. « Toujours présent », précise le journal qui se demande si le président togolais n’est pas finalement un « pigeon voyageur ». »Liberté » revient sur l’élection à la présidence de l’Union Africaine et de la CEDEAO et observe que le président de la République togolaise est « maintenu à distance, malgré son »brouhaha » diplomatique ». Selon le quotidien, « plusieurs chefs d’Etat venus au pouvoir après lui se sont vu aisément désigner à la tête de ces instances ». « A quand le tour de notre Faure Gnassingbé ? » s’interroge le confrère. Qu’à cela tienne, »Le Messager » et »Togo-Presse » précisent qu’en marge des travaux du sommet, Faure Gnassingbé a conféré avec plusieurs personnalités. Notamment, le Commissaire de l’Union Européenne à la Coopération et au Développement, ainsi que les représentants du Luxembourg, de la Chine et du Venezuela. Avant de s’envoler pour Addis-Abeba, le chef de l’Etat togolais était dans la partie septentrionale du pays. Il en a profité pour aller constater de visu l’évolution des travaux de construction de la route Kara-Sarakawa-Kanté, rappellent »Actu Express », »Le Patriote », » Le Dialogue », »La Dépêche », »Dounia le Monde », »Vision d’Afrique » et »Le Messager ». La crise dans le secteur de l’éducation est également abordée dans les journaux parus ce mercredi. »Dounia le Monde » constate que les enseignants dont les mouvements syndicaux sont membres de la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo sont en grève de quatre jours et ceux depuis hier, insatisfaits de leurs conditions de vie et de travail. Pourtant, leurs revendications sont en train d’être examinées par le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement, note l’hebdomadaire. Seulement, cette initiative ne fait ni chaud ni froid à »Tingo Tingo » qui met en relief le « dilatoire » des autorités togolaises. « Cette fois-ci le gouvernement a trouvé un adversaire de taille », souligne-t-il. Mais du côté du gouvernement, on explique que des mesures sont prises depuis plusieurs années pour répondre aux besoins des enseignants. Si l’on en croit par exemple le ministre de la Fonction Publique, dont l’interview est reprise dans »Le Messager » et »Vision d’Afrique », la quasi-totalité des enseignants auxiliaires ont bénéficié des actes de nomination. »Liberté » évoque un tout autre sujet, précisément le retour triomphal du 2 février après l’attentat de Sarakawa. A quelques heures du 43è anniversaire de cette date, le journal assure qu’au fil du temps, les Togolais se sont rendus compte qu’ils ont pendant longtemps été « abreuvés d’une histoire tronquée dont le but est de faire passer feu Gnassingbé Eyadema, une personne ordinaire pour un être envoyé grâce à la divine providence ». « Année après année, le mythe du miraculé de Sarakawa ne tient plus que par les célébrations officielles et les témoignages fabriqués de toutes pièces », insiste la publication. Par ailleurs, le tabloïd souligne que le Togo est seul pays de l’espace CEDEAO « à ne pas connaitre l’alternance démocratique, le seul à ne pas avoir une limitation du mandat présidentiel, le seul à ne pas avoir une élection à deux tours (…). Vive la monarchie », écrit-il. »Actu Express » note que Faure Gnassingbé « fait la sourde oreille » par rapport à la demande d’audience de Jean-Pierre Fabre qui a un nouvel allié, en la personne de Nicolas Lawson. De Fabre, »Le Libéral en parle également et informe que des calendriers offerts au chef de fil de l’opposition par le HCRRUN ont été remballés à leur destinateur. Une réaction jugée « excessive » et inopportune et qui laisse croire que le président de l’ANC cherchait une occasion pour « en découdre avec » l’institution dirigée par Awa Nana, indique l’hebdomadaire. En outre, »La dépêche » s’attarde sur l’ethnie en politique et estime que les « torts sont partagés
Revue de presse N° 805 du 31 janvier 2017
Les récentes descentes sur le terrain du président de la République sont commentées dans les journaux parus ce mardi. »L’Union pour la Patrie » rappelle que le chef de l’Etat a visité le chantier de construction de la route Kara-Sarakawa-Kanté, en marge de la cérémonie commémorative de l’attentat de Sarakawa le 24 janvier dernier. La visite a permis à Faure Gnassingbé de toucher du doigt les difficultés liées à ce projet et de recueillir éventuellement ses instructions, explique le service de communication de l’entreprise adjudicataire. Les Travaux sur cette voie sont confiés au groupe EBOMAF. Son patron, Mahamadou Bonkoungou a exprimé « sa joie et sa satisfaction » à l’issue de cette visite du président de la République, ajoute »Hara Kiri ». Outre ces chantiers dans le nord du pays, le numéro un togolais s’est également rendu sur le terrain dans la préfecture de l’Est-Mono où il a donné le coup d’envoi des travaux de construction d’un marché à Elavagnon et d’un pont à Alinmondji. Faure Gnassingbé en a profité pour faire une halte au camp militaire de Témédja. »L’Indépendant Express » y voit un « signal fort de la fébrilité du système militaire » du président Faure qui veut s’assurer le soutien des Forces Armées Togolaises, étant attendu que « l’ombre » de son frère Kpatcha Gnassingbé « plane » encore sur son pouvoir. Dans son intervention jeudi dernier, le président a déclaré : « je vous connais et je sais que vous ne me décevrez pas ». Suffisant pour susciter chez »Liberté » l’analyse suivante : « Il y a des personnes très chères auxquelles on peut faire cette déclaration. Les pauvres »civils » n’en font pas partie. »Faurevi » ne les connaît même pas ». Et le confrère de conclure que « ceux qui doutaient de son amour pour eux, savent désormais ce qu’il en est ». Du chef de l’Etat togolais, il en est encore question dans les colonnes de »L’Indépendant Express ». L’hebdomadaire donne la parole à Brigitte Adjamagbo du CAP 2015 et de la CDPA qui s’exprime sur la situation politique du pays. « C’est sûr que, nous ne laisserons pas Faure Gnassingbé avoir un 4è mandat » explique-t-elle. En clair, elle ne jure que par l’alternance, au regard des « difficultés sociales et économiques auxquelles sont confrontées les populations ». Mais comment y parvenir ? La question reste posée. En attendant, »Afrik News » pointe les « erreurs » de l’opposition qui ont retardé cette alternance. D’après le mensuel, elles vont de la multiplicité des regroupements politiques à l’inefficacité des actions menées en passant par le boycott des consultations électorales. Adressant également au pouvoir en place sa part de reproche, le confrère plaide finalement pour l’émergence d’ « une nouvelle race d’hommes politiques capables du dépassement de soi, renoncement personnel et animé d’un esprit de sacrifice total dans la recherche de l’unique intérêt commun ». Toujours en politique, le Secrétaire national du Comité d’Action pour le Renouveau, Jean Kissi fait remarquer que Me Dodji Apévon, qui a pourtant quitté le parti pour créer sa propre formation et bien d’autres fondateurs des Forces Démocratiques pour la République, demeurent des militants du CAR, dans la mesure où ils n’ont pas présenté leur démission du parti des déshérités. Là-dessus, »Liberté » rappelle que ce n’est pas la première fois que cela se produit. « C’est dans ce même pays que les gens ont migré en masse le parti des »patapato » du Togo (RPT) vers l’autre parti qui châtie sévèrement les Togolais pour un oui ou un non, »pUNIR sans avoir au préalable démissionné de leur ancien mouvement »kpolitique » », commente-t-elle. Sur la crise qui a secoué cette formation, »Liberté » indique aujourd’hui, à l’aune des déclarations de Me Yaovi Agboyibo que la faute qui a coûté son départ à Me Dodji Apévon est son rapprochement des leaders du CAP 2015. Pour sa part, le président du Front Patriotique pour la Démocratie, Djimon Oré révèle qu’il fait, depuis un temps, l’objet de menaces de la part des personnes non identifiées et qu’il l’a même échappé belle. « S’ils m’avaient retrouvé, on dirait que Djimon Oré a été assassiné dans sa maison par des inconnus », confie-t-il dans »Hara Kiri ». Les confrères évoquent également la revue à la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. L’Association Togolaise des Consommateurs dénonce une augmentation « disproportionnée », mentionne »Le Médium ». »Sika’a » ironise et observe que cette hausse a été décrétée pour soutenir la participation des Eperviers à la CAN de football. La ministre du Commerce l’explique par les fluctuations intervenues sur le prix du baril à l’international, précise »Hara Kiri ». Quant à la parution d’hier de »Togomatin », elle révèle que le prix du baril du pétrole brut pourrait connaitre une hausse cette année par rapport à 2016. Ce qui augure d’autres augmentations des prix des produits pétroliers. Tout à fait autre chose, »Liberté » fait une étude comparative des budgets 2009 et 2017. Il en ressort selon le journal que l’enveloppe affectée à la présidence de la République a augmenté en huit ans de 166% contre 159% pour celle allouée à l’Education et seulement 14% pour la santé et la protection sociale. De son côté, »Afrik News » revient sur la situation en Gambie et rappelle que Yahya Jammeh a quitté enfin le pouvoir après avoir obtenu l’assurance d’une « amnistie totale ». De la Gambie, l’envoyé spécial de »L’Alternative » en revient et rapporte qu’« un nouveau jour s’est levé » là-bas, alors qu’a débuté « la traque des »sécurocrates » et tortionnaires ». Comme leçon à tirer de la fin de règne des anciennes autorités de Banjul, le bihebdomadaire assure que les premiers dirigeants arrivent le plus souvent à se mettre à l’abri à l’extérieur du pays en compagnie de leurs familles et quelques proches, laissant derrière eux et sans protection « les zélés, activistes et autres criminels ». La publication ramène le sujet au cas togolais et suggère aux autorités actuelles et à leurs collaborateurs de chercher à mettre en œuvre les réformes et de « se préparer
Revue de presse N° 804 du 30 janvier 2017
L’actualité dans les journaux parus ce lundi est dominée par l’ouverture ce lundi du 28è sommet des chefs d’Etat de l’Union Africaine à Addis-Abeba en Ethiopie. Le chef de l’Etat togolais a eu la semaine dernière un agenda chargé sur le terrain. »Courrier de la République » rappelle que Faure Gnassingbé a procédé au lancement des travaux de construction d’un pont à Alinmondji et d’un marché moderne à Elavagnon, deux localités situées dans la préfecture de l’Est-Mono. Long de 120 mètres, le pont est « d’une importance capitale » en ce que, non seulement il permettra un « conséquent gain de temps », mais aussi et surtout contribuera à « changer le cours de vie des populations », précise l’hebdomadaire. Pour ce qui est du marché, en plus d’être électrifié, il sera construit sur une superficie de 6,3 hectares avec 8 hangars de 60 places chacun, des unités administratives et sanitaires, un forage, ainsi que des allées aménagées, ajoute-t-il. Là-dessus, »Lettre de la Kozah » assure que les deux infrastructures sont « stratégiques pour les populations, car le pont devra faciliter la mobilité des personnes et des biens d’une part, et le marché pour exercer les activités commerciales dans de meilleures conditions, de l’autre». Le nord du pays a également connu la présence du président de la République qui est allé constater l’évolution des travaux de construction des infrastructures routières conduits par le groupe EBOMAF, en l’occurrence ceux qui sont exécutés sur la voie Kara-Sarakawa-Kanté, relèvent »La Symphonie » et »Courrier de la République ». Le numéro un togolais en est reparti avec un goût de « satisfaction », rapporte »Nouvelle Opinion ». Bien avant, Faure Gnassingbé a inauguré une usine de transformation de soja et d’arachides en huile à Sokodé, renseigne »Lettre de la Kozah ». Au regard de tout ce qui précède, »Le Combat du Peuple » souligne que le chef de l’Etat est au contact avec ses compatriotes pour toucher du doigt les réalités du terrain. Commentaire du tabloïd : « qu’on ne vienne pas nous dire demain que Faure néglige le peuple qui l’a élu ». En marge du coup d’envoi des travaux qu’il a donné, le président de la République a rendu visite aux militaires du camp de Témédja. Cette visite, »Liberté » la considère comme « curieuse » et se demande ce qui « fait courir Faure Gnassingbé ». « Est-il réellement allé parler encore de la vielle réforme de fameuse refondation de l’armée ? Avait-il d’autres motivations cachées ? » se questionne le quotidien. A l’en croire, « beaucoup d’observateurs voient derrière cette visite une opération de renouvellement de fidélité, au vu de la situation dans la sous-région ouest-africaine après la chute de Yahya Jammeh en Gambie ». En tout cas, le journal lit à travers cette escale au camp de Témédja une manière d’ « anticiper » la situation gambienne « en se barricadant derrière les Forces Armées afin de conserver le pouvoir éternellement ». Et le président Faure n’en a pas fini avec les déplacements. Il est attendu ce lundi au 28è sommet de l’Union Africaine. A en croire »Courrier de la République », c’est un rendez-vous « décisif » qui attend 4 mille participants de haut niveau dont 37 chefs d’Etat et de gouvernement en plus de 49 ministres des Affaires Etrangères. En prélude à ces assises, les ministres des Affaires Etrangères du conseil exécutif de cette Union ont peaufiné le week-end dernier le programme concocté pour cette rencontre. L’ordre du jour sera consacré au retour du Maroc au sein de l’organisation, indique »Nouvelle Opinion ». Mais pas seulement. Les participants plancheront également sur l’élection du nouveau président de la Commission de l’UA, mentionnent »La Symphonie » et »Forum de la Semaine ». »La Symphonie » précise que pour cette élection, le choix du Togo est porté sur la Kényane Amina Mohamed, actuelle ministre des Affaires Etrangères. Sur un tout autre sujet, »La Symphonie » note que le groupe de travail installé il y a quelques semaines par le Premier ministre Komi Sélom Klassou « s’active pour juguler la crise » dans le secteur de l’éducation. Seulement, à peine ledit groupe a-t-il démarré ses travaux que la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo dit ne pas être « satisfaite » du chronogramme du groupe de réflexion. Conséquence, la CSET maintient sa grève du 31 janvier au 3 février, signale »Liberté ». Pour sa part, »Nouvelle Opinion » reprend une interview du ministre de la Fonction publique accordée à »Afreepress ». Gilbert Bawara affirme : « nous avons compris que la question des primes est liée à la question du statut particulier ». Autre morceau choisi dans »Forum de la Semaine » : « A ce jour, c’est pratiquement la totalité des enseignants auxiliaires qui ont bénéficié des actes de nomination ». Par ailleurs, »Liberté » donne à savoir qu’il y a « mauvaise gestion au sommet de l’Etat ». A preuve, écrit-elle, « des anciens premiers ministres et ministres sont recyclés à la présidence de la République » avec des salaires assez élevés. Le confrère révèle également que « le »président annexe » Edem Kodjo a coûté plus de 420 millions de FCFA à l’Etat depuis 2006 ». En outre, »Forum de la Semaine » questionne « les enjeux et problématique » des réformes au Togo. « De nouveaux textes pour les législatives de 2018 et la présidentielle de 2020 pour quel impératif ? » s’interroge le quotidien privé. De son côté, »Nouvelle Opinion » voit une « union impossible au sein de l’opposition togolaise ». Ceci, à l’aune de la multiplication des regroupements politiques et des querelles de leadership adossées à des intérêts partisans. Et puis, à propos de la récente hausse des prix des produits pétroliers, la ministre du Commerce explique dans les colonnes de »Forum de la Semaine » qu’elle est consécutive à l’augmentation des frais d’importation et du prix du baril. Malgré cette hausse, le Togo est le pays dans l’espace UEMOA où les produits pétroliers coûtent moins chers, indique-t-elle. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 803 du 27 janvier 2017
A la une de l’actualité, la revue à la hausse des prix des produits pétroliers. D’abord, le Togo qui veut être éligible au Millenium Challenge Account. Des efforts sont déployés dans ce sens mais il devrait avant tout valider le Threshold. Cela tombe bien, car notre pays est en train de faire de « grands pas » à cet effet, assure »L’Union pour la Patrie ». Outre le Threshold, le Togo doit consentir des efforts supplémentaires en ce qui concerne le programme Compact, ajoute »L’Alternative ». L’équipe chargée de la formulation du Millenium Challenge Corporation qui a séjourné sur le territoire togolais pendant deux semaines a rencontré les autorités au terme de sa mission et a, à l’occasion, salué toutes les actions entreprises dans le cadre de ce programme, rapportent les confrères. A en croire »L’Alternative », l’un des critères pour être bénéficiaire du Millenium Challenge Account est la lutte effective contre la corruption. Le journal pense que c’est pour avoir les 30 milliards américains auxquels donne droit la validation du MCA que le pouvoir de Faure Gnassingbé a pris des mesures en droite ligne avec cette lutte, notamment en mettant sur pied une Haute Autorité chargée de s’occuper de tous les cas de corruption. Seulement, le bihebdomadaire qualifie cette action gouvernementale de « fausse alerte contre la corruption » et explique que c’est une manière de « faire l’âne pour avoir du foin », car « les gros coupables d’actes de corruption et qui sont d’ailleurs impénitents et souvent multirécidivistes, continuent d’être promus pendant que l’on s’occupe de « quelques faits mineurs d’audit ou de poursuites judiciaires ». Toujours en rapport avec la corruption, »Liberté » note que le Togo occupe le 116è rang mondial et 23è sur le plan continental du classement 2016 de Transparancy International sur l’indice de corruption faisant de lui l’un des pays où sévit ce fléau. L’autre fait d’actualité dans les publications du jour est l’augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe à compter de ce vendredi. »Forum de la Semaine » et »Le Canard Indépendant » informent que l’essence sans plomb et le gas-oil connaissent une augmentation de 43 FCFA, alors que le pétrole lampant subit une hausse de 39 FCFA. Par contre, les prix du gaz butane restent inchangés. Là-dessus, »L’Alternative » souligne que « quand il s’agit de prendre des mesures impopulaires pour saigner les populations, le gouvernement est prompt à réagir. Mais lorsque le besoin se fait sentir de répondre aux besoins du peuple, les dirigeants togolais évoquent des arguties pour se dédouaner et maintenir la population dans le dénuement ». En tout cas, la Ligue des Consommateurs du Togo n’a pas attendu longtemps avant de réagir face à cette augmentation. Ainsi que le rapporte »Liberté », elle « s’indigne contre la décision du gouvernement qui n’a jamais pratiqué la vérité des prix et se cache derrière de fallacieuses subventions pour arnaquer les consommateurs ». Aussi, demande-t-elle au gouvernement de « revenir sur sa décision » et appelle les Togolais à une « mobilisation contre cette mesure impopulaire et machiavélique ». Par ailleurs, les tabloïds évoquent le sommet Afrique-Israël et mentionnent qu’il aura lieu du 16 au 20 octobre prochain. En sport, les Eperviers éliminés de la CAN 2017 de football, il faut « crever l’abcès » et passer à autre chose, suggère »L’Alternative ». »Forum de la Semaine » lui, recommande de « poursuivre la dynamique de reconstruction pour hisser le Togo au rang des grandes nations africaines de football ». Dans la même veine, le capitaine Emmanuel Adébayor, malgré la déception, appelle à se tourner carrément vers les préparatifs de la CAN 2019. Sur un sujet différent, Nicolas Lawson veut appuyer Jean-Pierre Fabre dans la lutte pour la mise en œuvre des réformes. Cette offre du président du Parti pour la Rédemption et le Renouveau est contenue dans une missive que ce dernier a adressée au chef de file de l’opposition. Mais »Togoréveil » donne à savoir que la préoccupation du président de l’ANC est ailleurs : rencontrer Faure Gnassingbé à qui lui-même a adressé une correspondance pour une audience. « Dans l’attente d’une suite favorable de cette entrevue avec le chef de l’Etat, Fabre fait attendre Nicolas », observe l’hebdomadaire. Selon le confrère, ce soutien de M. Lawson dont l’objectif en se rapprochant de M. Fabre est de l’accompagner à l’audience, est « mal accueilli » par l’entourage de leader de l’opposition à cause du caractère « imprévisible » du président du PRR qui ne s’est pas, dans un passé plus ou moins récent, embarrassé des règles de courtoisie pour dénoncer le « radicalisme » de son nouvel ami. Le tandem Nicolas Lawson-Jean-Pierre Fabre en gestation : et si c’était un « attelage mal assorti ? » se demande »L’Eveil de la Nation ». D’après la publication, l’on peut « largement trouver à redire » sur cette tentative de rapprochement, surtout lorsqu’on « scrute le passé » des deux hommes politiques qui se « voueraient une haine viscérale ». Le confrère rappelle que la propension du premier responsable du PRR à mettre à l’index le « populisme » de son homologue lui a valu un début de lynchage au sortir d’une émission il y a quelque temps. Dire donc que les mêmes personnes se retrouvent ensemble aujourd’hui pour réclamer les réformes laisse perplexe le journal. D’autres acteurs politiques de l’opposition se sont retrouvés pour « solliciter l’intervention des représentations diplomatiques » en vue de l’accomplissement des réformes et de la décentralisation, croit savoir »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé signale que l’ADDI du Prof. Aimé Gogué, les FDR de Me Dodji Apévon, Les Démocrates de Nicodème Habia, Le Togo Autrement de Fulbert Sassou Attisso, le MCD de Tchassona Traoré et le Parti des Togolais d’Alberto Olympio ont demandé aux ambassadeurs de France, d’Allemagne, des Etats-Unis et de l’Union Européenne d’intervenir et de « renforcer leur engagement aux côtés du peuple togolais pour l’aboutissement » des deux préoccupations majeures précitées. Au surplus, la presse du jour rapporte que la société ANTASER chargée d’aider l’Etat togolais à
Revue de presse N° 802 du 26 janvier 2017
Quatre sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi : l’élimination du Togo de la Coupe d’Afrique des Nations de football, l’organisation en octobre prochain à Lomé du sommet Afrique-Israël, la crise dans l’éducation au Togo et le retour annoncé du président gambien Adama Barrow à Banjul. Elimination du Togo de la CAN 2017 Sortis de la compétition après un match nul et deux défaites, les Eperviers ont regagné Lomé hier soir. « Il faut tirer les leçons et situer les responsabilités ». Notre pays ne doit plus se contenter de places honorifiques au nom de l’inacceptable principe selon lequel l’essentiel est de participer, surtout après avoir dépensé plus de 5 milliards de nos francs », opine »Focus Infos ». C’est une « élimination logique », vu la petite forme de nos ambassadeurs du foot et les « ratés technico-tactiques » du sélectionneur, écrit »Le Patriote ». »Le Correcteur » ne va pas par quatre chemins pour imputer la responsabilité de cet échec à Claude Le Roy. « Honnêtement et sincèrement, qu’est-ce qu’il a apporté comme touche à cette équipe depuis son arrivée ? » se demande le bihebdomadaire qui assure que le comportement du technicien français pourtant si chèrement payé ressemble à du « sabotage ». Finalement, il est venu apporter « la poisse » aux Eperviers, insiste le confrère. Malgré « la méforme de certains joueurs et les choix hasardeux de l’entraineur, l’équipe nationale du Togo est tombée les armes à la main », commentent »Waraa les Vainqueurs ». »Le Changement » parle de « débâcle » et refuse que la CAN soit « un champ d’expérimentation » comme l’a transformé le sélectionneur. Justement, parlant de Claude Le Roy, »L’Equipe Sportive » le présente comme le « sorcier exorcisé ». « Que du gâchis ! » s’exclame le bimensuel. Ce fut un « naufrage collectif », renchérit »Le Bâtisseur ». Le Togo éliminé, la compétition se poursuit tout de même avec le début des quarts de finales samedi prochain. Cette étape offre des affiches qui se situent « entre retrouvailles et chocs », relève »Flambeau des Démocrates ». En effet, le Burkina Faso sera opposé à la Tunisie et le Sénégal croisera le Cameroun. Le lendemain, le Ghana jouera contre la République Démocratique du Congo, alors que l’Egypte sera au duel avec le Maroc. Au regard de ce qui précède, »L’Equipe Sportive » observe que des « surprises » ont eu lieu lors du premier tour. « Les fameux »petits poucets » ont bousculé la hiérarchie classique », confirme »Le Bâtisseur ». Des constats tout autant justes dans la mesure où la Côte-d’Ivoire, tenante du titre, l’Algérie, l’une des équipes favorites pour atteindre au moins les demi-finales et le Mali, entre autres, ont quitté prématurément le tournoi continental. L’élimination du Togo actée, « fini l’évasion » et retour aux problèmes laissés en sursis, à l’instar des questions politiques et la décentralisation, indique »Liberté ». Crise dans l’éducation »Liberté » pense également que l’autre problème qu’attend les Togolais après la parenthèse de la CAN reste les mouvements d’humeur des enseignants qui revendiquent une amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Pour mettre un terme à ces mouvements, le gouvernement, à travers le Premier ministre a installé la semaine dernière un nouveau cadre. « Encore une commission déguisée en groupe de travail sur le secteur de l’éducation », dénonce »Le Changement » qui demande à Sélom Klassou de « cesser de divertir l’opinion de l’essentiel ». En tout cas, le Groupe de Travail en question a démarré ses activités hier et Atsu Atchaa, porte-parole de la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) déclare dans »Forum de la Semaine » que les enseignants seront « attentifs aux débats au sein de ce cadre de discussions ». Avec le début des travaux de cette structure, s’achemine-t-on « vers la résolution définitive de la crise dans l’éducation ? » s’interrogent »Echos du Pays ». L’hebdomadaire se demande si cette crise ne va pas impacter les résultats scolaires. A la vérité, les élèves seront les « grands perdants », opine-t-ils. Lorsque »Le Correcteur » ajoute aux grèves à répétition, les programmes scolaires « désuets », les élèves « démunis » et bien d’autres maux qui minent le système éducatif national, il met sans ambages à l’index le régime de Faure Gnassingbé. « Jusqu’où ira-t-on dans ce pays où des richesses colossales de la nation sont injectées dans les parties de plaisir d’une minorité opulente ? » se questionne la publication. Sommet Afrique-Israël « Le Togo est décidé à devenir le carrefour des évènements internationaux », mentionne »Le Patriote » qui rappelle, comme la quasi-totalité des journaux, que le sommet Afrique-Israël se tiendra du 16 au 20 octobre prochain à Lomé. A cette occasion, les dirigeants israéliens et africains vont plancher sur des questions de sécurité et de développement, complète »Togomatin ». Ce sont des milliards qui vont encore être dépensés, alors que le peuple togolais « meurt de faim », dénonce »Le Correcteur ». Pour sa part, »Liberté » égraine les urgences qui attendent d’être réglées, telles les réformes, la décentralisation et les revendications des enseignants avant de regretter que face à tout cela « la seule préoccupation » du chef de l’Etat togolais soit de « rehausser son image sur le plan international aux fins d’assouvir les fantasmes du pouvoir éternel ». Sur un tout autre sujet, »Waraa les Vainqueurs » informent que Faure Gnassingbé est « annoncé » ce jeudi à Elavagnon dans la préfecture de l’Est-Mono pour lancer les travaux de construction d’un pont de 120 mètres à Alinmondji sur le fleuve Mono et de réhabilitation de sa piste d’accès longue de 11 kilomètres. L’ouvrage permettra aux populations de ladite localité de « rallier facilement la route nationale N°1 avec une réduction considérable du temps de parcours et du coût de transport », précise l’hebdomadaire. La même information est à lire dans »Echos du pays » et »Forum de la Semaine ». »Chronique de la Semaine » elle, rappelle que le chef de l’Etat avait inauguré samedi dernier une usine de transformation du soja et d’arachide
Revue de presse N° 801 du 25 janvier 2017
Les journaux parus ce mercredi commentent l’élimination prématurée des Eperviers du Togo de la Coupe d’Afrique des Nations Gabon 2017. Ils s’intéressent également au futur sommet Afrique-Israël que Lomé va abriter en octobre prochain et au départ du pouvoir de l’ex président gambien Yaya JAMMEY. En levée de rideau, le quotidien national »Togo-Presse » se fait l’écho du 43ème anniversaire de l’attentat de Sarakawa. Le quotidien informe qu’une cérémonie commémorative a eu lieu hier mardi 24 janvier 2017 sur le lieu du drame dans le canton de Sarakawa (Préfecture de la Kozah) en présence du Président Faure GNASSINGBE. Pendant ce temps, une gerbe de fleur a été « déposée à la place des martyrs de Lomé par la Ministre Gilbert BAWARA ». Elimination prématurée des Eperviers de la Coupe d’Afrique des Nations de football Les Eperviers du Togo ont signé la fin hier de leur parcours à la 31ème Coupe d’Afrique des Nations. Ils ont perdu leur troisième match contre la République Démocratique du Congo sur un score de trois (03) buts à un (01). Les publications du jour qui s’intéressent au sujet se demandent ce « qui n’a pas marché ». »Le Libéral » pense pourtant « qu’au regard de meilleures conditions dans lesquelles la sélection a été mise (…) l’espoir était permis ». Il se demande aussi si »le sorcier blanc » est « réellement l’homme qu’il faut pour relever le football togolais de ses méandres » car, pour le confrère, « divers choix plus ou moins approximatifs ont conduit à ce cuisant échec ». « Les Eperviers ont déçu » renchérit »La Dépêche ». L’hebdomadaire pense que même si la poule du Togo était à priori la plus relevée sur le papier, les adversaires des Eperviers n’ont pas produit un football impressionnant. « Ce qui devrait leur permettre d’écrire une belle partie de l’histoire du football togolais…Hélas », se désole le confrère. « Résultats d’amateurisme ou ironie du sort ? » se questionne »Vision d’Afrique ». La publication fait constater que les critères comme « la mauvaise gestion du football togolais, l’absence de championnat jusqu’en 2016, des joueurs cadres de l’équipe nationale qui sont sans club », ont influé énormément sur cette mauvaise prestation. Selon elle, « le travail à l’à peu près a pris le dessus sur le professionnalisme », pourtant, nuance le tabloïd, avec l’arrivée d’un nouveau président à la tête de la Fédération Togolaise de Football (FTF), en la personne du Col Guy AKPOVI qui a insufflé du tonus au football, « d’aucuns espéraient une meilleure prestation de l’équipe togolaise ». Pour »Tingo Tingo », le retour des Eperviers du Togo est « précipité » et la seule leçon à tirer de la participation de la sélection nationale à la Coupe d’Afrique Gabon 2017 est « l’insuffisance de la préparation ». L’hebdomadaire pense que le séjour de Dakar n’a pas produit ses fruits et pointe du doigt la défense qui n’était pas « vraiment en forme » et l’attaque qui n’était pas non plus pointue comme cela devrait l’être. « Encore des milliards gâchés », regrette »Fraternité ». Départ du pouvoir de l’ex-président gambien Yaya JAMMEY Avec le changement intervenu en Gambie, le Togo de Faure Gnassingbé « demeure la seule curiosité en Afrique de l’Ouest puisque son colistier vient d’être déchu », observe »Le Triangle des Enjeux » qui se demande si cette donne est « une honte ou une joie ». Le journal estime que le Togo ne peut plus faire « l’exception » dans l’espace communautaire en ce qui concerne la limitation du mandat présidentiel. « Cela s’impose avec une telle acuité que Faure Gnassingbé se doit d’engager dans les plus brefs délais, les réformes politiques et électorales qui devront doter le pays des dispositions claires qui l’empêcheront de briguer un mandat de plus », commente l’hebdomadaire qui précise que l’actuel président de la République n’a pas d’autres choix que d’aller dans ce sens. « 50 ans de règne du père et du fils sur une République. C’en est de trop et cela frise un vrai scandale ! » martèle-t-il. Le journal assure que « c’est la voie du salut tracée à Faure Gnassingbé s’il ne souhaite pas vivre une situation plus dramatique que celle que vient de subir le guérisseur de la Gambie ». Il faut souligner que la CEADEO a, d’une manière ou d’une autre, su trouver solution à la crise post-électorale en Gambie. Toute chose qui a permis à Yaya Jammey de quitter le pouvoir suite à plusieurs négociations et après avoir obtenu des garanties. »Liberté » se demande justement si on doit « donner des garanties à Faure GNASSINGBE et à la minorité pilleuse afin qu’ils quittent le pouvoir ». Le quotidien privé, dans son analyse, fait une comparaison entre les régimes togolais et gambien. Pour lui, si Yaya Jammey s’est accroché « au fauteuil, en multipliant les décisions et actes osés …», c’est parce qu’il craignait pour ses nombreux crimes commis durant 22 ans de dictature. Et d’ajouter : « de la Gambie au Togo, de Yaya Jammey à Faure GNASSINGBE, le lien est vite fait ». « Les 12 ans égrainés par le fils au Togo ont tout autant été mouvementés en termes de crimes politiques et économiques », opine le journal qui rappelle que «Faure GNASSINGBE a marché dans une mare de sang pour parvenir au pouvoir en avril 2005 …». Eu égard à tout cela, poursuit le tabloïd, les tenants du régime ont des raisons de craindre que « leur passé ne les rattrape lorsqu’ils ne seront plus aux affaires et il va sans dire que seules les garanties à leur donner pourront les convaincre de lâcher le pouvoir auquel ils s’accrochent par peur du lendemain ». »Vision d’Afrique », pour sa part, cherche à savoir « à qui le tour » après le déboulonnement de Yaya Jammey par la CEDEAO. Pour le confrère, la crise en Gambie a permis à la CEDEAO de redorer son blason et de prouver aux yeux du monde entier qu’il faut rompre avec les
Revue de presse N° 780 du 24 janvier 2017
Les journaux parus ce mardi commentent le départ de Yahya Jammey du pouvoir en Gambie. Ils évoquent également le match du Togo contre la République Démocratique du Congo en Coupe d’Afrique des Nations de football. Après plusieurs semaines d’incertitudes, la situation se décante peu à peu en Gambie. Si le président élu, Adama Barrow se trouve encore au Sénégal en attendant que les conditions sécuritaires soient réunies avant de regagner Banjul, son prédécesseur lui est parti en exil en Guinée Equatoriale. Les publications du jour qui s’intéressent au sujet, questionnent le prochain pays après la Gambie à être »dans la ligne de mire » de la CEDEAO et de la communauté internationale. »L’Alternative » explique que la Gambie et le Togo étaient jusque-là les deux pays à s’opposer à certains principes clés de la démocratie, à l’instar de la limitation du mandat présidentiel, d’un scrutin à deux tours, et à ne pas connaitre l’alternance. Yahya Jammet parti, « il ne reste que le Togo sur lequel les projecteurs seront plus jamais braqués», note le bihebdomadaire. Précisément, sur Faure Gnassingbé qui « n’est pas prêt de quitter le Palais de la Marina et qui multiplie les manœuvres pour garder le pouvoir le plus longtemps possible ». Aussi, croit-il savoir que « les choses risquent de se compliquer pour lui les mois à venir sur le plan diplomatique régional et bien au-delà ». « Le Togo guetté par le syndrome gambien de Yahya Jammeh », renchérit »L’Indépendant Express ». Le tabloïd fonde son analyse sur la longévité au pouvoir de feu Gnassingbé Eyadema caractérisée par certains «évènements douloureux », la « fraude » lors des consultations électorales, « la succession de père en fils dans un bain de sang », l’absence des réformes majeurs et la « confusion maintenue par Faure Gnassingbé sur un probable quatrième mandat ». « Tous ces éléments atypiques font croire à l’opinion nationale et internationale que le prochain dépoussiérage démocratique sera le Togo », conclut le confrère. Toutefois, le journal dit ne pas savoir pour l’instant « à quelle période et dans quelles conditions », notre pays sera contraint à vivre la situation gambienne. En tout cas, »L’Alternative » invite le chef de l’Etat togolais à « tirer les leçons des évènements intervenus en Gambie avant que le monde ne s’effondre sur lui, car l’aspiration des peuples à la démocratie est universelle et nul ne saurait, quelle que soit sa force, s’opposer éternellement cette volonté ». Les leçons, »Togomatin » en tire lui aussi. Et la principale, d’après le bihebdomadaire, c’est « l’échec » de la CEDEAO à régler cette crise que seuls deux présidents, guinéen Alpha Condé et mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz ont pu dénouer. Le confrère pointe du doigt la « résolution non démocratique de la crise », dans ce sens que l’organisation sous-régionale a délibérément choisi de balayer d’un revers de la main la requête de M. Jammeh de décompte des voix. Conclusion : le règlement de la crise gambienne « pose avec une acuité particulière, le problème de la capacité de la CEDEAO dans la prévention et la résolution des conflits dans l’espace ouest-africain ». »Liberté » elle, revient sur l’information et la contre-information de la participation de soldats togolais à l’opération militaire qui s’apprêtait à intervenir en Gambie pour faire partir Yahya Jammeh. Le journal indique que l’information avait été donnée par le porte-parole de l’armée sénégalaise avant qu’une source au sein des FAT ne la démente sous couvert d’anonymat. « Quel crédit peut-on accorder à un démenti sous couvert d’anonymat » se demande le tabloïd qui observe que c’est bien un « drôle de démenti ». Dans un registre différent, »L’Indépendant Express » fait observer que la scène politique togolaise continue d’être animée par des »vétérans » qui rechignent à faire confiance aux jeunes. L’hebdomadaire illustre ses écrits par le retour de Me Yaovi Agboyibo à la présidence du CAR. A l’en croire, cette posture des »vieux » leaders de l’opposition qui font tout pour s’éterniser à la tête de leurs formations est rédhibitoire à l’alternance tant recherchée. Le constat est tout autant valable pour le parti au pouvoir qui « rappelle constamment des dinosaures fatigués pour sauver des situations », précise la publication. De Me Agboyibo, il en est également question dans »Forum de la Semaine » qui reprend une dépêche de l’agence de presse »Savoir News » pour ainsi rapporter la position de l’ancien Premier ministre sur la création de la commission de réflexion sur les réformes. « Cette initiative n’est pas du tout conforme aux prescriptions de l’APG », opine-t-il. Pour sa part, »L’Alternative » à travers sa chronique politique exhorte implicitement à une « levée de boucliers » contre cette commission qualifiée de « fantoche » mise sur pied pour des réformes « biaisées ». L’autre sujet abondamment commenté par la presse du jour reste le troisième match de poule du Togo à la CAN de football. Après un match nul et une défaite, les Eperviers jouent ce soir contre les Léopards de la République Démocratique du Congo avec l’obligation de l’emporter pour accéder au tour suivant, souligne »Togomatin ». Alors, « rachat ou enfer ? » s’interroge »Forum de la Semaine ». Ils doivent « vaincre ou mourir ! » s’exclame »L’Alternative » pour reprendre un pan de l’hymne national du Togo. Le premier élément galvaniseur pour ne pas mourir est « l’appel de Faure Gnassingbé à la mobilisation de tous » autour de l’équipe nationale, relève »L’Union pour la Patrie » qui assure que les poulains du sélectionneur Claude Le Roy vont « mouiller le maillot ». Emmanuel Adébayor se trouve dans la même logique. Le capitaine « promet le miracle contre la RDC », mentionne »L’Indépendant Express ». Après la deuxième rencontre du Togo face au Maroc soldée par la défaite 3-1, des supporters furieux contre Agassa Kossi ont eu la mauvaise idée de tenter de mettre à sac le domicile du portier des Eperviers et de menacer les membres de sa famille. « Ce qui est arrivé à Kossi Agassa l’a beaucoup perturbé et a abîmé moralement toute
Revue de presse 799 du 23 janvier 2017
A la une des journaux parus ce lundi, le dénouement de la crise gambienne avec le départ de Yahya Jammeh. Happy end de la crise gambienne, peut-t-on dire. En effet, après s’être rétracté et avoir introduit un recours pour un nouveau décompte des voix et menaçant de ne pas quitter le pouvoir, malgré plusieurs missions de médiation, l’ancien président Gambien a finalement libéré le plancher samedi dernier. Ce départ est intervenu après 48h d’ « ultime médiation incertaine et tendue » menée par les présidents mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz et guinéen Alpha Condé, précise »Golfe Info » qui donne à lire le fil des évènements marquant les derniers instants de M. Jammeh sur le territoire gambien avant son départ en exil en Guinée Equatoriale. »Le Combat du Peuple » ne cache pas son soulagement de voir partir celui qui a dirigé la Gambie pendant 22 ans. « Ouf, le satrape Yahya Jammey a courbé l’échine », lâche l’hebdomadaire. Jean-Baptiste Placca, chroniqueur à RFI parle lui de « délivrance » dans sa chronique publiée dans »Liberté » et »Le Correcteur ». C’est le cas de le dire, l’ex-président gambien avait pourtant concédé sa défaite et avait même félicité son adversaire aujourd’hui président, Adama Barrow avant de se rebiffer. Certains analystes ont expliqué cette posture par des déclarations qualifiées de »maladroites » du président élu à l’endroit de Yahya Jammeh qu’il a menacé de poursuites. La CEDEAO a pris au sérieux l’affaire et a négocié un accord qui rassure le président sortant, lequel a donc accepté de céder le gouvernail. »Courrier de la République » s’intéresse à cet accord et en ressort les grandes lignes. A en croire l’hebdomadaire, le document élaboré par l’organisation communautaire accorde à M. Jammeh le statut d’ancien président avec les avantages y afférents et garantit sa sécurité personnelle ainsi que la protection de sa famille, ses collaborateurs et de ses biens. De même, celui-ci est libre de revenir en Gambie dès qu’il le souhaite. Cependant, la CEDEAO, ajoute le confrère, explique que les garanties de sécurité ne doivent pas être interprétées comme une « amnistie » pour l’ancien président qui peut éventuellement être la cible de plaintes. « Vive Yahya Jammeh », lance »La Voix du Peuple » qui présente le président sortant comme un « démocrate patriote ». Et le journal de s’en prendre à la CEDEAO lui reprochant notamment d’avoir fait fi de la réclamation du principal challenger d’Adama Barrow et surtout envisagé l’option militaire pour résoudre la crise. Rappelant que, entre autres, Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 34 ans au pouvoir, José Eduardo dos Santos, 32 ans, Robert Mugabé, 31 ans à la tête du Zimbabwé, Paul Biya 29 ans de magistère exercent les plus hautes charges dans leurs pays respectifs depuis longtemps, le tabloïd interroge les dirigeants africains : « Pourquoi n’avez-vous pas bombardé ces pays et chassé ces tyrans du pouvoir pour imposer la démocratie que vous voulez imposer à la Gambie ? Pourquoi le Nigéria ne veut-il pas concentrer son arsenal de guerre pour ramener les 165 filles de Tchibok et neutraliser Boko Haram qui a déjà fait plus de 5000 morts en 2014 ? » « Chers présidents et traites africains, pourquoi donc briser un pays cité en exemple pour sa qualité de gestion, un pays qui a su mettre son peuple au travail pour un avenir meilleur ? » insiste la publication qui fait observer que la communauté africaine est « manipulée » par les pays occidentaux. « Quel sera l’avenir de l’ex-président sur le sol équato-guinéen ? » se demande »Nouvelle Opinion ». »Liberté » offre à écouter un autre son de cloche. Selon le quotidien privé, le cas de Yahaya Jammeh réglé, le « cap » devrait être mis « sur Faure Gnassingbé et le Togo seul pays qui ne connait pas l’alternance et qui est une poche de résistance à la démocratie » dans l’espace CEDEAO. Par ailleurs, le journal mentionne qu’il y a « confusion autour de la participation du Togo à l’opération militaire en Gambie » qui a été mise en place pour intervenir au cas où Jammet restait inflexible. Analyse similaire dans »Le Correcteur ». »La Voix du Peuple » évoque les télécommunications et précisément la téléphonie mobile. L’hebdomadaire note que le Burkina-Faso et le Niger, « deux pays pauvres ont des coûts téléphoniques meilleurs » que ceux du Togo. La « révolution n’est pas pour demain » dans ce secteur, renchérit »Golfe Info ». La réponse « je ne vois pas le rapport » de Faure Gnassingbé à un journaliste français qui tentait de faire un lien entre le départ de François Hollande du pouvoir au bout de 5 ans et la gestion des affaires de l’Etat par la famille Gnassingbé depuis 50 ans, »Le Combat du peuple » en parle dans ses colonnes. Le journal explique que cette réplique est la preuve que le chef de l’Etat est « incollable ». Le tabloïd croit savoir que la réponse du président de la République « inattendue a déstabilisé le journaliste intervieweur en mal de sensation forte qui pose des questions stupides ». Autre commentaire : « nous pensons qu’il est temps qu’une certaine presse de caniveau cesse d’établir un lien de causalité entre le régime Eyadema et celui de Faure ». En outre, »Liberté », signale une « descente aux enfers » pour le directeur général de CECO-BTP, Constantin Amouzou. D’après elle, 800 employés de cette entreprise ont été « licenciés la semaine dernière pour »motif économique » ». Sur un tout autre sujet, »Togo-Presse » et »Nouvelle Opinion » informent de ce que le chef de l’Etat a inauguré samedi dernier une unité de transformation de Soja et d’arachide dans la région centrale. Le président Faure en a profité pour assister à la fête traditionnelle des natifs du Tchaoudjo. »Le Correcteur » et »Liberté » rapportent que le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) dénonce « l’ethnie dans la politique au Togo ». « Préférer l’ethnie en politique peut conduire à la médiocrité », soutient le premier responsable du parti, le Prof. Wolou Komi. En sport, la presse du
Revue de presse N° 798 du 20 janvier 2017
En marge du sommet France-Afrique organisé au Mali, un journaliste français a approché le président de la République du Togo pour l’interviewer. A la question de savoir quel message il a pour François Hollande qui s’apprête à quitter le pouvoir après un mandat de cinq ans alors que la famille Gnassingbé dirige le Togo depuis 50 ans, Faure Gnassingbé a indiqué au journaliste en question qu’il ne « voit pas le rapport » entre le départ du président Français et la longévité au pouvoir. Depuis, l’affaire fait grand bruit dans les réseaux sociaux. Pour »Togoréveil » ces genres de questions posent une fois de plus le problème de « l’impertinence de certains petits journalistes qui sont à leur première couverture médiatique de grandes rencontres internationales et qui veulent se faire un nom ». « Ce petit journaliste français dont personne ne connait le nom par ici, est-il certain de pouvoir poser la même question à Angela Merkel, adulée par une bonne partie des Allemands et qui veut se positionner cette année pour un quatrième mandat de quatre ans ? » écrit le journal. Le buzz créé par cette interview « démontre la soif des Togolais à l’alternance et l’impopularité du régime sans cesse croissante », mentionne »L’Alternative ». »Liberté » opine sur le sujet et fait remarquer qu’ « à force de toujours chercher à fuir les médias au Togo, on finit par tomber sur des journalistes plus teigneux ». Et d’ajouter non sans une pointe d’humour : « désormais, il clair que ce n’est pas la faute à »Faure-vi » si tous les rapports (incendies, braquage de l’aéroport, tuerie des jeunes filles, HCRRUN etc.) ne sont pas suivis d’effet ; il ne les voit pas… » C’est une promesse du chef de l’Etat togolais : « rendre plus facile la vie quotidienne des populations pour augmenter la consommation et lutter contre la cherté de la vie ». A en croire »L’Union pour la Patrie », le budget 2017 colle très bien à cette vision présidentielle. La loi des finances de cette année a prévu la baisse de la fiscalité de huit points sur les produits de base de l’alimentation comme les pâtes et les huiles alimentaires, le sucre, la farine de céréale, le lait manufacturé et certains produits céréaliers, relève l’hebdomadaire. La publication ajoute que dans le secteur agricole, « ces allègements fiscaux » ont été également appliqués aux aliments pour le bétail et la volaille ainsi qu’au matériel agricole. Idem pour le secteur de l’éducation où les taxes sur les tissus kaki sont réduites et pour le secteur privé dont le taux d’impôts sur les sociétés est abaissé de 1%. L’autre cap fixé par Faure Gnassingbé reste la décentralisation et surtout la lutte contre la corruption. Le 2è Conseil des ministres de l’année a planché dessus, rappelle »Togoréveil » qui assure que l’heure des « actes » a sonné. Selon le confrère, les plus hautes autorités du pays exigent l’audit général des structures de gestion des ressources financières de toute l’administration togolaise. Sur ce point, tous ceux qui se seraient rendus coupables de malversations seront poursuivis et devront rendre gorge. En ce qui concerne la décentralisation, il a été décidé la création, l’organisation et le fonctionnement du Conseil National de suivi dédié à cette thématique. »L’Alternative » revient sur la lutte contre la corruption et révèle que c’est justement « le critère qui a fait recaler le Togo » au programme Compact du Millenium Challenge Account. Toute chose qui, d’après le bihebdomadaire, justifie la mise sur pied « dans la précipitation » de la commission de lutte contre la corruption. « Va-t-elle servir à quelque chose ? Pas évident lorsqu’on sait que les auteurs de la grande corruption qui mettent à mal le pays se trouvent au sommet même de l’Etat », commente le tabloïd. En économie, »L’Union pour la Patrie » informe que le Fonds Monétaire International (FMI) et le Togo ont signé mercredi dernier un « accord de financement de 137 milliards de FCFA à un taux concessionnel de 0% excluant toute commission ». Cet engagement a une durée de dix ans avec un moratoire de cinq ans et sera exécuté en sept tranches, précise le bihebdomadaire qui ajoute que « la première tranche interviendra après approbation en avril prochain du conseil d’administration du FMI ». Le Togo « projette de ramener son taux d’endettement à 52, 8% en 2021 » renseigne le journal. »Le Canard Indépendant » précise que le montant servira à « la gestion de la dette publique » du Togo. »Liberté » qui s’intéresse au sujet parle de 119 millions de FCFA mais souligne que cet accord préalable entre le Togo et cette institution de Bretton Woods « est loin d’être du pain béni », dans la mesure où les finances du pays ne pourront plus être « gérées comme avant, selon les humeurs des uns et des autres ». En un mot comme en mille, le quotidien privé, explique qu’avec ce deal, il sera désormais question de la « reddition des comptes » dans l’économie togolaise. Avec le nouveau programme Togo-FMI, va-t-on « vers la lucidité dans les dépenses publiques ? » s’interroge »L’Alternative » qui signale que « »les réformes clés » » et des « »efforts constants et résolus sont attendus du Togo » ». Par ailleurs, les publications du jour rappellent que Jean-Pierre Fabre demande une nouvelle fois à rencontrer le chef de l’Etat pour échanger avec lui sur la question des réformes. Cela « rime à la plaisanterie », indique » Togoréveil ». Pour le confrère, l’initiative du chef de file de l’opposition est une « perte de temps » dans la mesure où la commission de réflexion doit se mettre au travail et faire des propositions de réformes qui conviennent au pays. Cette requête du président de l’ANC est « inopportune », renchérit »Le Canard Indépendant » qui mentionne qu’il sera « difficile » qu’elle aboutisse. »La Lanterne » elle, s’attarde sur l’opposition togolaise dans son ensemble et observe qu’elle est « minée par la division, l’envie et la félonie à