Le 6 février 2017, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a pris une décision portant retrait des fréquences à LCF et à City FM. Cette décision qui est diversement appréciée a motivé certains organes de presse à adresser une demande d’interview au Président de l’instance de régulation, question de cerner les contours de ce que d’aucuns qualifient d »’affaire LCF-City Fm ». Nous vous proposons la transcription de ces échanges. Bonne lecture ! Question : Vous venez de prendre une décision difficile en retirant les fréquences à la télévision LCF et à la radio City Fm qui émettent depuis une dizaine d’années. Pour certains, c’est un acte courageux qui vient mettre fin à une situation d’illégalité dans laquelle se trouvent les deux médias et pour d’autres, c’est un acte complètement illégal. Monsieur le Président, qu’est-ce qui justifie cette décision aussi lourde de conséquences qui continue de faire couler beaucoup d’encre et de salive avec des condamnations venant du monde de la presse et de la société civile, tant sur le plan national qu’international. Pitang Tchalla : Courage ? Ce n’est pas une une question de courage. C’est une question de régulation. L’article 130, 3ème alinéa de la constitution stipule que « la HAAC est compétente pour donner l’autorisation d’installation de nouvelles chaînes de télévision et de radios privées ». Alors si un organe émet sans autorisation de la HAAC, c’est cette dernière qui a compétence à arrêter l’illégalité. Je réaffirme que ces deux chaines n’ont pas reçu d’autorisation de la HAAC et comme tel, existaient illégalement. L’article 24 de la loi organique spécifie que la HAAC est compétente pour accorder les autorisations d’installation et d’exploitation des chaines de radios et de télévisions. Dans le cas d’espèce, il est manifeste que les chaînes dont vous parlez ne sont pas en règle vis-à-vis de la Haute Autorité. Nous sommes dans un Etat de droit et qui dit Etat de droit dit exigences. La HAAC prend donc ses responsabilités dans le respect de ses prérogatives. Parfois le remède fait plus mal que la maladie. On nous a brandi une décision d’un prédécesseur mais il n’y a aucun dossier qui justifie cette démarche. Peut-on aujourd’hui sous prétextes qu’on a déposé des dossiers prétendre que la situation est normalisée ? Nous disons non et disons qu’il faut initier un nouveau dossier. Si la HAAC ne prend pas cette initiative, de quel droit sanctionnerait-on les autres violations de cette loi. Certains n’hésitent pas à parler avec légèreté de la décision de la HAAC comme une entrave à la liberté d’expression, oubliant volontairement que près d’une dizaine de télévisions privées diffusent librement au Togo, alors qu’il n’y a que quelques mois que la Côte d’ivoire a accepté l’ouverture de son espace audiovisuel par un cahier de charges très contraignant autorisant moins de cinq projets de télévisions privées. Donc en matière d’exercice et de garantie de la liberté d’expression, le Togo est bien en avance sur la classe. Le code de la presse et le paysage médiatique national en font foi. Q : On signale par ailleurs que plusieurs dossiers auraient disparus à la HAAC… P.T : Plusieurs dossiers, dit-on, auraient disparu ? Faux. En 2012, il était question de renouvellement de convention obligatoire pour les médias audiovisuels. C’est à cette occasion que la HAAC s’est rendue compte qu’elle ne peut pas renouveler, car il n’y a pas de dossier. On a argué en son temps que le Président de la République en est le propriétaire et on ne pouvait pas aller lui demander les dossiers. Qu’à cela ne tienne. Selon la loi, le chef de l’Etat ne peut pas avoir une chaine. Je confirme qu’elle est illégale. Et comme il n’y a aucun dossier, il n’y a pas de traçabilité. Cette argumentation signifierait qu’il y a eu violation de la réglementation en ce qui concerne les propriétaires. Et nous disons donc que c’est un nouveau dossier qu’il faut reprendre tout simplement. Q : D’aucuns soutiennent que les deux organes avaient participé à l’appel d’offres de 2007. Les responsables de LCF ont même exhibé une quittance d’achat du dossier d’appel d’offres… P.T: C’est faux, puisque nous avons la liste des médias qui y avaient participé. On va jusqu’à faire l’amalgame, toujours dans le souci de tromper son monde que groupe sud media, media sud, LCF, radio sud etc. c’est la même chose. Je ne suis pas un spécialiste de la question mais tous ces médias ne figurent pas sur la liste pour l’attribution des fréquences en 2007. Q : Comment justifier donc les documents que les responsables de LCF et City Fm brandissent ? P.T : Je ne vais pas douter de leur authenticité. Mais nous à la HAAC nous sommes formels, il n’y a aucun dossier. Q : Nous avons appris de sources proches du dossier qu’en 2015, les responsables du groupe Sud Medias ont déposé un dossier qui serait au point et qu’ils auraient payé les frais y afférents. P.T : Je peux vous dire qu’avant même qu’une demande de dossier ne soit acceptée pour étude, il y a le payement de « cent mille francs pour frais de dépôt de dossier de demande d’autorisation d’installation et d’exploitation de télévision », frais payés le 22 mai 2015. Cela veut dire que les deux médias existaient illégalement depuis 2007. Il n’y a aucun dossier relatif à la création de ces deux chaines. Ça veut dire que c’est un nouveau processus qui doit démarrer, ce que monsieur Abaki n’accepte pas. Q : Monsieur le Président, l’institution que vous présidez a été un tout petit peu secouée par cette décision. Un des membres a contesté la décision et va plus loin en saisissant la Cour Suprême… P.T : Les divergences au sein de la mandature sont normales et à l’honneur de ceux qui ont fait confiance à cette équipe en tenant compte du pluralisme d’opinions. Mais après les débats parfois houleux, une décision est prise et elle engage toute la mandature. Généralement, en tant que président, je privilégie le consensus.
Revue de presse N° 814 du 13 février 2017
Le retrait des fréquences à LCF et City Fm continue d’être en tête d’affiche de l’actualité traitée dans les journaux. Pour »La Symphonie », « la décision du président de la HAAC de fermer les deux chaînes a provoqué en ce début d’année tranquille un séisme de magnitude 12 sur l’échiquier de la presse nationale et internationale ». De son côté, »Togoactualité.com » informe que le CAP 2015 a rejoint la vague de contestations. Pour le regroupement de partis politiques, cette décision de la Haute Autorité « participe d’une campagne orchestrée par les nostalgiques du monolithisme dans le seul but de réduire la liberté d’expression acquise de haute lutte par le peuple togolais et porter atteinte à la pluralité des opinions, ainsi qu’à la diversité au sein du paysage médiatique togolais ». En outre, le CAP 2015 « interpelle le président et trous membres de la HAAC afin que soit rapportée cette décision pour permettre à la Chaîne du Futur et à City Fm de reprendre leur travail ». Depuis le 6 février dernier, LCF et City Fm ont cessé d’émettre « bien que la décision de la HAAC soit nulle et de nul effet, étant donné qu’au regard de la loi, l’institution de régulation n’a pas compétence à ordonner la fermeture d’une radio ou d’une télé », commente »La Symphonie ». Non content de rappeler que cette mesure de retrait de fréquences a été accompagnée de réactions de condamnation aussi bien au Togo que sur le plan international, le confrère croit savoir que « même Jésus-Christ a dû condamner à coup sûr cette décision » qui envoie au chômage 70 employés. Aussi, la publication pense-t-elle que ces réactions de condamnation « dénotent du caractère impopulaire du sort réservé au groupe Sud Media ». »Forum de la Semaine » s’est également intéressé au sujet et a mené une enquête sur ce qu’il considère comme le « guêpier HAAC-Sud Media ». Un dossier qui comporte, selon le quotidien, des « failles juridiques » et marqué par un « abus de pouvoir ainsi que des passe-droits ». « Un compromis pour la réouverture des deux organes est-il encore possible ? » se questionne le tabloïd qui donne la parole au président de la Haute Autorité. Interrogé donc par »Forum de la Semaine », Pitang Tchalla ne s’est pas étendu outre mesure sur cette affaire qui est encore pendante devant la Cour Suprême saisie par les responsables de LCF et City Fm. « Nous disons qu’il faut initier un nouveau dossier. Si la HAAC ne prend pas cette initiative de sanction, de quel droit sanctionnerait-on les autres violations de la loi sur les autorisations d’installation et d’exploitation des médias audiovisuels ? » se demande tout de même le président de l’instance de régulation qui réitère que LCF et City Fm n’ont pas participé à l’appel d’offre et donc ne disposent pas de dossiers à la Haute Autorité. En ce qui concerne les »divergences » au sein du collège des membres dans le cas d’espèce, le président Tchalla explique que « la procédure a été appliquée » aux plénières en présence des neuf membres qui ont « tous participé aux débats et personne n’a boycotté la décision finale ». Et comme telle, la décision « engage toute la mandature », ajoute-t-il. Par ailleurs, le confrère publie en fac-similé les « éléments de preuves » qui montrent d’une part, que l’affaire LCF-City Fm a été débattue en plénière en présence de tous les membres et d’autre part, que LCF et City Fm ne figurent pas sur la liste des participants à l’appel d’offre en 2007. Pour sa part, »Liberté » s’attarde sur la « conséquence majeure de la décision de Pitang Tchalla ». Selon le journal, « avec les démarches manifestement illégales et controversées » du président de la HAAC, l’éligibilité du Togo au programme Compact du MCC « s’apparente au mythe de Sisyphe ». En clair, avec cette donne, le « rêve » de ce programme « s’éloigne », assure le quotidien qui explique que « cette déduction est d’autant plus désolante que des sources proches des organisations de presse, certaines d’entre elles auraient entrepris des démarches auprès du coordonnateur du MCC-MCA afin que celui-ci décourage Pitang Tchalla dans son entreprise funeste ». « M. Baba l’aurait effectivement rencontré, mais apparemment, l’homme serait demeuré droit dans ses bottes », poursuit-il. »Liberté » soutient également que « déterminé à en finir avec LCF et City Fm, Pitang Tchalla a pré-signé SA décision de fermer les deux organes avant de partir assister à la cérémonie anniversaire de feu Gnassingbé Eyadema ». »Le Combat du Peuple » lui, se veut formel : « ce que la HAAC a fait est légal ». L’hebdomadaire pense qu’il faut arrêter les « controverses, polémiques, amalgames et surenchères inutiles ». Pour lui, il n’y a qu’un seul nœud à cette affaire, à savoir qui est le vrai propriétaire de LCF et City Fm, puisque, révèle le journal, le nom de Pascal Bodjona qui est associé à ces deux médias, même s’il était à l’époque chargé de « piloter le projet » de leur création n’en est pas le propriétaire. Là-dessus, »27avril.com » rapporte que l’administrateur du groupe Sud Media a déclaré la semaine dernière au cours d’une émission radiophonique que la vraie propriétaire des deux stations est Zaïna Bodjona, la femme de l’ex-ministre de l’Administration territoriale. « Et alors ? » s’interroge le portail web. Tout en déplorant les tentatives de récupération de ce retrait des fréquences « à des fins politiciennes », »Le Combat du Peuple » interpelle Philippe Evegno, président de la HAAC d’alors et les responsables de l’ART&P au moment de l’implantation de LCF et City Fm. Ils doivent s’exprimer pour situer l’opinion, souligne la publication. Mais pas seulement eux. Pascal Bodjona doit aussi prendre la parole. S’il continue de garder le silence dans ce dossier, il peut être considéré comme un « USURPATEUR », insiste le tabloïd. Quant à ceux qui menacent et accusent l’actuel président de la HAAC de faire entrave à la liberté de la
COMMUNIQUE DE LA HAAC RELATIF A L’AGRESSION D’UN JOURNALISTE
COMMUNIQUE
Revue de presse N° 813 du 10 février 2017
La semaine s’achève comme elle a commencé, avec à la une de l’actualité le retrait des fréquences à LCF et à City Fm. »Le Patriote » observe que « la patate chaude » filée aux différentes mandatures a finalement « trouvé un croqueur, un courageux » nommé Pitang Tchalla qui a signé la décision de retrait des fréquences radioélectriques des deux chaînes auxquelles la HAAC reproche de n’être pas en règle vis-à-vis de la réglementation en vigueur. Sauf qu’en prenant cette décision, le président de la Haute Autorité « se met dans une situation de forfaiture totale qui met à mal le monde médiatique togolais », commente le tabloïd. Cependant, ajoute l’hebdomadaire, la décision « inopportune » de l’instance de régulation a le mérite de contribuer à « crever l’abcès des pratiques tordues » dans l’administration togolaise. Le confrère se demande si Pascal Bodjona, dont le nom est associé à LCF et à City Fm n’est pas « victime des pratiques » qu’il a lui-même participer à faire prospérer lorsqu’il était aux affaires. »Le Canard Indépendant » qui se fait un large écho du point de presse du personnel du Groupe Sud Media, note que les hommes et femmes qui y travaillaient sont en « pleine psychose », ne sachant plus « à quel saint se vouer ». »Togomatin » lui, essaie de couper la poire en deux et assure que « si LCF et City Fm sont nés dans un péché originel comme l’infèrent certains, c’est que la HAAC a également besoin d’aller se laver de certains péchés passés, au Jourdain ». Pour sa part, »Togoréveil » répartit les torts entre Pascal Bodjona promoteur des deux médias, coupable de « l’impardonnable négligence » de n’avoir pas accompli toutes les formalités nécessaires à l’implantation des deux stations et la HAAC qui a mis du temps à décider de ne pas « laisser prospérer une entreprise qui n’est pas en règle ». Mais le confrère se veut clair, le fait pour un média évoluant dans « l’illégalité » de couvrir, entre autres, les activités de la présidence, de la HAAC et même de bénéficier de l’aide de l’Etat à la presse « ne peut s’assimiler à une autorisation ». »L’Eveil de la Nation » s’intéresse également au sujet et fait remarquer que les deux organes émettent depuis 2007 mais c’est 10 ans après que la HAAC dirigée par Pitang Tchalla constate l’irrégularité dans l’acquisition des fréquences par le groupe Sud media. « Que fait-on des principes des droits acquis et de la continuité de l’Etat ?» s’interroge la publication qui évoque également les conséquences de la décision de la Haute Autorité. Le tabloïd signale qu’elle aura des « incidences graves » sur le classement annuel de Reporter sans Frontières sans oublier le processus de Millénium Challenge Account dans lequel le Togo est engagé. A cela il faut ajouter « la mauvaise publicité que cela fera d’abord au président de la HAAC Pitang Tchalla qui est celui par qui la dépénalisation des délits de la presse a vu le jour et ensuite au chef de l’Etat qui a toujours pris de la hauteur par rapport au travail de la presse dans son ensemble ». Le journal d’exhorter l’institution de régulation à reconsidérer sa décision. En attendant, »L’Eveil de la Nation » constate qu’une « avalanche de condamnations et d’interpellations » a été enregistrée suite à la mesure de la HAAC. Organisations de la presse sur le plan national, la Fédération Internationale des Journalistes, l’Union internationale de la Presse Francophone, Reporter sans Frontières, les partis politiques et les organisations de la Société civile ont réagi, qui pour dénoncer « l’arbitraire » de la Haute Autorité, qui pour l’inviter à revenir sur sa décision. A propos de cette dernière catégorie d’acteurs, c’est-à-dire la société civile, une douzaine d’associations annonce 6 jours de marche, écrit »L’Alternative » qui publie aussi la réaction des organisations de presse et de la CDPA. En ce qui concerne cette marche, elle aura pour point de chute la HAAC et aura lieu les 14, 15 et 16 février d’une part et les 21, 22 et 23 février d’autre part. »L’Alternative » rappelle également que le membre de la HAAC, Zeus Aziadouvo a envoyé une correspondance à la Cour Suprême du Togo à propos de la situation de LCF et City Fm. Tout comme François Akila Boko, Koffi Kounté et Francis Pedro Amuzun, le bihebdomadaire présente le président du Comité technique Presse Ecrite comme un homme ayant fait preuve de « courage républicain », car « quand on refuse, on dit non ». Pour le journal, cet acte « rassure que tout n’est pas perdu dans ce pays où finalement, beaucoup ne jurent désormais que par leur ventre » et démontre qu’ « on peut être à la HAAC mais ne pas se soumettre à tous les diktats ». « Face aux bourreaux du peuple, ils doivent pouvoir compter sur la mobilisation populaire derrière eux », insiste-il. Dans leurs colonnes, les confrères ont aussi abordé les réformes politiques avec la commission de réflexion créée à cet effet qui a rencontré les responsables de l’ANC arcboutés sur l’APG. Par ailleurs, »L’Alternative » révèle comment le sous-lieutenant Salaka et ses hommes ont « torturé » mardi dernier son reporter Robert Avotor qui réalisait un reportage sur un litige foncier à Akato-Viépé. Pendant que l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) « dénonce une agression »inacceptable » », le bihebdomadaire lui-même compte réserver « des suites judiciaires » à l’affaire et exiger des sanctions à l’encontre des gendarmes fautifs. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 812 du 09 février 2017
Le retrait des fréquences à LCF et City Fm continue d’occuper le haut du pavé de l’actualité dans les journaux. Le personnel de ces deux chaînes avait convié hier la presse togolaise et internationale à un point de presse à l’effet de se prononcer sur ce qu’il considère comme une fermeture injuste. Ainsi que le rapporte L »’Agence Société Civile Média », les hommes et femmes de ces médias qui ont cessé d’émettre depuis lundi ont « exprimé leur consternation, indignation et angoisse » suite à la décision de la HAAC. « Comment une institution étatique de cette trempe peut tenir l’argument selon lequel les dossiers du Groupe Sud Media n’ont pas été retrouvés dans ses archives alors même que ces dossiers ont été déposés à maintes reprises par l’administration du Groupe Sud Media ? qu’est-ce qui explique cet empressement du président de la HAAC à retirer les fréquences aux deux médias aux point de violer le règlement intérieur de l’institution qu’il préside et les dispositions légales en la matière ? » s’est interrogé ce personnel dans une déclaration, avant d’en appeler au chef de l’Etat et aux représentations diplomatiques « afin d’œuvrer pour la réouverture de LCF et City FM ». La même information est à lire dans »Liberté » qui précise également que les employés des deux stations demandent à l’instance de régulation « qui n’avait déjà pas trop bonne presse auprès de l’ensemble des médias » de reconsidérer sa décision. « Faure Gnassingbé aime-t-il vraiment les Togolais ? » se demande le quotidien privé qui observe que ce « scande HAAC-LCF-City Fm est une bien mauvaise publicité » pour le chef de l’Etat, surtout au regard de la « levée de boucliers » contre la décision de la Haute Autorité. Suite à cette « fermeture terroriste » de LCF et de City Fm, « la souffrance et la misère de plus de 70 employés désormais sur la conscience de Pitang Tchalla et de Soja Sallah », écrit »Le Perroquet ». Pour l’hebdomadaire, le président de la HAAC a violé le serment qu’il a prêté devant la Cour Suprême. « (…) à travers ses actes attentatoires à la liberté de la presse et d’expression, il démontre qu’il est à la solde d’un groupe invisible dont l’objectif est de fermer advienne que pourra les chaînes du groupe Sud Media ». Au surplus, »Le Perroquet » soutient que la décision de la HAAC est « illégale », car elle n’a aucune compétence pour fermer ces deux organes selon la loi. La publication signale que Pitang Tchalla n’a pas agi seul mais en « duo dévastateur » avec Sallah Sodja Kangni, un « retraité parachuté dans des conditions obscures à la HAAC » et « cheville ouvrière de la fermeture ». Nicolas Lawson qui s’exprime sur le sujet dans les colonnes de »Le Bâtisseur » est convaincu que l’affaire LCF-City Fm est un « règlement de compte entre Faure Gnassingbé et Pascal Bodjona ». LCF et City Fm fermés, le personnel « livré au chômage, la HAAC est sous pression », relèvent »Echos du Pays » qui rappellent que l’OTM, le CONAPP et l’UJIT ont « interpellé » la Haute Autorité. Il y a également eu d’autres réactions, à l’instar de celles d’Amnesty International et des organisations de la Société civile. Mais seulement. La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) « exige que cette décision soit annulée sans délai ». Par ailleurs, elle « appelle le président de la HAAC à privilégier le dialogue déjà entamé, afin de permettre le bon développement des médias dans le pays, déclare Anthony Bellanger, Secrétaire général de la FIJ ». Pour sa part, l’Union internationale de la Presse Francophone (UPF) « s’indigne de cette décision qui n’est autre chose que le restriction de l’espace de liberté ». En outre, elle « interpelle les membres de la Haute Autorité afin que soit rapportée cette décision et que soit permis à ces deux médias de reprendre leur travail ». Aussi, l’UPF exhorte-t-elle les uns et les autres à « régler le problème posé d’ordre administratif, à l’origine de cette interdiction d’émettre, par les voies de la concertation et de la sagesse ». « Les prédateurs sont de retour », titre »The Guardian » qui assure que les raisons de « l’acharnement » contre les deux organes résident dans le fait que l’on veut « réduire au silence des médias qui appartiennent à un ancien membre du clan du pouvoir devenu un opposant » de sorte à éviter qu’ils ne lui servent « d’outils de propagande en cas d’ambitions politiques ». Toujours d’après l’hebdomadaire, l’autre raison du retrait des fréquences à LCF, une télévision qui « sert la vraie information dans l’impartialité » est qu’il faut éviter que l’opinion ne « découvre certaines vérités ». »The Guardian » explique également que « Pitang Tchalla, le prédateur, n’est que l’exécutant zélé d’un vaste plan de réduction des médias gênants au silence et de la restriction de la liberté de presse ». La publication d’appeler « tous les journalistes et leurs soutiens à se lever comme un seul homme pour mettre en déroute cette décision inique d’une autre époque et totalement arbitraire, afin d’éviter que l’image du Togo ne soit encore une fois écornée ». « La HAAC est-elle devenue un couloir de la mort pour les médias ? » se demande »Flambeau des Démocrates ». Tout en déplorant que ce retrait des fréquences jette plus de 70 employés au chômage, l’hebdomadaire note que « cette décision »pitanguée »qui envoie au purgatoire de Légende Fm et X-Solaire est si cruelle qu’il est difficile d’envisager l’espoir de voir LCF et City Fm s’ouvrir sur le futur ». Malheureusement, elle « fera dégringoler le Togo dans le prochain classement de Reporter sans Frontières », regrette le journal qui mentionne que la presse est vraiment « en danger » au Togo. De l’avis de »Liberté », « derrière cette fermeture des deux médias, mise sous le registre d’une certaine régulation, ou application stricte des dispositions réglementaires, se cache une envie de faire mal à Pascal
Revue de presse N° 811 du 8 février 2017
Dans leur livraison du jour, les publications commentent le retrait des fréquences à LCF et City Fm. Le personnel des deux organes veut se faire entendre. Non pas au travers de leurs médias employeurs qui a cessé d’émettre depuis lundi dernier. Mais à l’occasion d’un point de presse auquel il a convié la presse togolaise et internationale ce mercredi. Selon l »’Agence Société Civile Média », cette rencontre « vise à informer l’opinion sur les actions à mener face à la décision de retrait de fréquence prise par la HAAC ». Depuis la notification de ce retrait des fréquences, l’on enregistre une « pluie de condamnation et d’indignation », relève »Forum de la Semaine ». L’OTM, le CONAPP, l’UJIT, le SYNJIT, l’URATEL, au titre des organisations de presse, et l’ANC, le Parti des Togolais, la CDPA pour ce qui est des formations politiques. Mais pas seulement. Après Amnesty International et le Mouvement Martin Luther King, en ce qui concerne la Société civile, une douzaine d’autres organisations de cette même Société était face à la presse hier pour « s’indigner » de la décision de la Haute Autorité. Ce collectif composé, entre autres, de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), l’Association des Victimes de la Torture au Togo (ASVITTO) et du Mouvement Nubuéké invite le monde des médias à observer des « journées sans informations », rapporte »echowebafrique ». Préoccupées par la « fermeture unilatérale et d’une façon précambrienne » des deux stations, ces organisations non seulement, la « dénoncent » et la « condamnent », mais aussi « appellent les populations, les journalistes, les forces vives de la nation, y compris les forces de défense et de sécurité, à une marche pacifique ». Ladite marche qui se fera en deux temps, d’abord les 14, 15 et 16 février et ensuite les 21, 22 et 23 février partira du siège de LCF pour chuter à celui de la HAAC. La décision de retrait des fréquences « divise les membres de la HAAC » pendant que les organisations de presse la « condamnent », mentionne »Le Libéral ». Cette condamnation est « unanime » aussi bien dans les rangs des associations de la presse que celles de défense des Droits de l’Homme, précise »Dounia le Monde ». Le communiqué conjoint de l’OTM, du CONAPP et de l’UJIT est également publié dans les colonnes de »Le Messager ». « Quelle station sera la prochaine cible à se trouver dans le viseur de Pitang Tchalla ? » s’interroge »La Lanterne ». Avec le retrait des fréquences à LCF et à City Fm, c’est « le pire qui a été commis », note »La Dépêche ». Pourtant, depuis sa prise de fonction, l’actuelle mandature a fait « un sans-faute, privilégiant la pédagogie aux sanctions ». Toute chose qui a été « saluée » par les professionnels des médias. Et « l’on s’attendait que la HAAC évolue dans cette voie mais hélas », commente l’hebdomadaire qui estime que le président de l’instance de régulation a été « poussé à la faute ». Il regrette que ce soit Pitang Tchalla qui « venait de se réconcilier avec son créateur qui accepte d’assumer ce que d’autres ont eu le courage de refuser ». Pour sa part, »Liberté » explique que la décision relative à LCF et City Fm porte à deux « le nombre de forfaitures dont s’est rendu coupable le tout puissant président » de la Haute Autorité, après « la pratique de corruption avérée et d’achat de conscience de certains journalistes » à laquelle il s’est livré à son domicile. Ce qui offusque le quotidien privé c’est que ce soient à seulement LCF et City Fm que la HAAC a retiré les fréquences sur la dizaine d’organes qui n’étaient pas en règle vis-à-vis de l’institution de régulation. Le confrère parle de la politique du « deux poids deux mesures » et en vient à la conclusion selon laquelle « Pitang Tchalla a des comptes personnels à régler avec le fondateur de LCF et City Fm dont visiblement la tête ne plaît pas dans le sérail ». Cette « décision unilatérale de Pitang Tchalla a conduit un autre membre de la HAAC à saisir la Cour Suprême », rappelle »Le Magnan Libéré ». « Que cache tout ça ? » se questionne le tabloïd. De son côté, tout en expliquant que l’installation des deux médias n’a pas été faite à la régulière »Focus Infos » pense que dès lors qu’ils ont existé pendant près de dix ans et contribué à la diversité et au pluralisme médiatique, « sans aucun problème, aucune urgence n’imposait que le couperet de la HAAC tombe aussi rapidement », en dépit des tentatives de médiation. Ce faisant, cette mesure « est annonciatrice d’une période de tensions entre la Haute Autorité et les professionnels des médias, à l’heure où justement, plusieurs questions cruciales se posent à la corporation qui nécessiteraient une synergie d’actions et d’initiatives mais dans un climat de sérénité ». Dans tous les cas, »Focus Infos » est convaincu que « le coût du retrait des fréquences sera cher payé pour des gains aléatoires ». « Le Togo va devoir s’attendre à être épinglé sur le plan international comme prédateur de la presse, le pays devra aussi se résoudre à perdre probablement des points dans le classement annuel de Reporter sans Frontières, tout comme auprès des différents mécanismes d’évaluation de la situation de la liberté de presse dans le monde. Et sans doute dans le processus pourtant bien engagé du Millénium Challenge Account », fait observer le bimensuel qui suggère à la HAAC de revenir sur sa décision tout en permettant aux deux chaînes de « régulariser leur dossier ». »Fraternité » remarque que la notification du retrait des fréquences à LCF et à City Fm est intervenue un 6 février. Le chiffre 6 qui se répète donc, après la date de naissance de Faure Gnassingbé le 6 juin 1966, la libération de Pascal Bodjona le 6 février 2016 et l’adresse à la Nation du Chef de l’Etat le 6 janvier dernier. Commentaire
Revue de presse N° 810 du 07 février 2017
L’actualité telle que traitée par les journaux parus ce mardi reste dominée par le retrait des fréquences radioélectriques à LCF et City Fm. « La HAAC passe à l’action » et notifie le retrait des fréquences de LCF et City Fm au groupe Sud Media, informe »Forum de la Semaine ». « ça se corse! », constate « Le Médium » qui se fait l’écho des courriers de notification de la décision de la HAAC aux médias concernés et de Zeus Aziadouvo à la Cour Suprême. « Contre vents et marées », Pitang Tchalla a pris « sa décision », celle de fermer LCF et City Fm, relève »L’Indépendant Express » qui note que ce ne sont pourtant pas les initiatives pour éviter d’en arriver là qui ont manqué. « Ni les appels du PPT, ni les démarches du CONAPP pour éviter l’exécution du projet, ni les cris de détresse de l’URATEL ou du SYNJIT, ni les appels des organisations de la Société civile, ni les dénonciations des partis d’opposition » n’ont réussi à infléchir la position du président de la HAAC, « seul contre tous », écrit l’hebdomadaire. Pour la publication, le courrier de la HAAC portant notification du retrait des fréquences aux deux organes « vient ainsi sonner le glas de la liberté de presse chèrement acquise depuis des années au prix de sang par le peuple togolais ». Selon les confrères, le moins que l’on puisse dire, c’est que cette décision de retrait de fréquences ne fait pas l’unanimité au sein de l’instance de régulation. « Cette décision de procéder au retrait des fréquences aurait été prise par Pitang Tchalla sans concertation avec les autres membres de la HAAC », indique »Liberté ». Toute chose, ajoute le quotidien privé, qui est « contraire aux textes régissant le fonctionnement de ladite institution ». C’est donc « pour éviter que la force ne prime sur le droit » qu’un membre de la HAAC saisit la Cour Suprême, « désavouant » ainsi Pitang Tchalla, écrit le journal. Pitang Tchalla « ferme » LCF et City Fm, Zeus Aziadouvo saisit la Cour Suprême, renchérit »L’Alternative » qui présente l’ancien membre de la HAAC et aujourd’hui Conseiller du président de cette institution « recruté à l’insu des autres membres », Sodja Sallah comme « l’intrus, ou le retraité mercenaire en mission barbouze » pour les « basses besognes » de Pitang Tchalla. A l’en croire, le président de la Haute Autorité et son Conseiller « forment un tandem obscur, un axe qui menacent dangereusement la liberté de presse » au Togo. Se faisant, ce tandem devient non seulement « l’ennemi de la liberté de presse au Togo » mais aussi « un danger pour la stabilité de l’institution », mentionne le bihebdomadaire. L’actuel membre de la Haute Autorité et par ailleurs, président du Comité technique Presse Ecrite, Zeus Aziadouvo a envoyé une correspondance à la Cour Suprême pour expliquer « les contours » de cette fermeture. « Aucune décision n’a été prise en plénière par l’institution de régulation » allant dans le sens de la fermeture et « contrairement aux informations qui circulent, les dossiers déposés par les responsables de LCF et City Fm en 2012 et 2015 sont à la HAAC et ont été étudiés », renseigne le courrier. Aussi, dans sa missive, M. Aziadouvo relève-t-il que la posture actuelle de la HAAC « ne concorde pas avec son rôle qui est de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse ». Dans la même veine, »Togobreakingnews », un media en ligne, note que si la « fermeture » des deux organes est l’œuvre du président de la HAAC, un membre de cette institution « ne s’associe pas à cette entreprise et bat en brèche tous les arguments avancés par Pitang Tchalla pour soutenir la forfaiture ». « Zeus Komi Aziadouvo, membre de la HAAC fait dissidence. Il déculotte Pitang Tchalla (…) voilà un exemple d’intégrité », commentent »27avril.com » et »Togotribune.com ». »Icilomé.com », »Togotopnews » et »Savoirnews.com » se sont aussi intéressés au sujet. »Ebene-radio.com » elle, parle de « crise ». Crise « avec en toile de fond la fermeture » des deux médias sus-évoqués. Le portail web fait observer que « tous les membres de la HAAC n’ont pas la même définition de la mission que leur a confié la constitution ». C’est ainsi qu’il y a la Haute Autorité, poursuit-il, ceux qui veulent fermer LCF et City Fm et ceux qui s’y opposent. »L’Agence Société Civile Média » renseigne que les deux stations ont décidé de faire appel, après avoir reçu hier après-midi une correspondance de la Haute Autorité. En attendant, elles ont décidé de suspendre leurs programmes. « Mais jusque quand ? » se questionne le média en ligne qui se demande si LCF et City Fm ne vont pas « subir le même sort que X-Solaire et Légende Fm ». Les épithètes ne manquent pas non plus. D’aucuns parlent de diktat, d’autres de règlement de compte. Pour le Professeur Cyr Adomayakpor, intervenant ce matin sur Taxi Fm, la fermeture de LCF et de City Fm est un « assassinat social ». Le retrait des fréquences aux deux organes acté, les réactions se succèdent. « Les professionnels de la presse dénoncent une mesure inique », signale »Afreepress ». Dans un communiqué conjoint, l’Observatoire Togolais des Médias (OTM), le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) « condamnent » cette décision de la HAAC qui, selon eux, « réduit l’espace de liberté et porte atteinte à la pluralité ainsi qu’à la diversité du paysage médiatique togolais ». Les trois organisations « dénoncent une mesure qui ne prend pas en compte non plus, la situation de plusieurs dizaines de confrères qui se retrouvent ainsi au chômage ». En outre, l’OTM, le CONAPP et l’UJIT « interpellent la HAAC pour que cette décision soit rapportée sans délai, afin que de vraies négociations s’ouvrent avec la LCF et City Fm en vue de la régularisation de leur situation ». Pour sa part, Amnesty International,
Revue de presse N° 809 du 06 février 2017
A la une des journaux parus ce lundi : le 12è anniversaire de la disparition de Gnassingbé Eyadema et la menace de retrait des fréquences aux médias audiovisuels non en règle avec la HAAC. »L’affaire » LCF-City Fm continue de faire couler beaucoup d’encre sur la toile et dans les journaux. »Togoactualité.com » reprend un article de »L’Alternative » dans sa parution de vendredi dernier pour faire observer de « l’arbitraire dans la régulation des médias » au Togo avec la Haute Autorité qui est « décidée à fermer » les deux organes. Cette fermeture éventuelle de LCF et City Fm a fait réagir une association de presse et une organisation de défense des droits de l’Homme. »Togoactu24.com » se fait l’écho du communiqué du Patronat de la Presse Togolaise (PPT). Dans ledit communiqué, le PPT dénonce un « acharnement malsain » de la HAAC contre les deux chaînes et appelle l’institution de régulation des médias à la « retenue ». « Aucune organisation professionnelle ne doit s’ériger en donneur de leçons dans la mesure où la création de LCF a été possible grâce aux passe-droits dont l’ancien Directeur de Cabinet du président de la République a usés pour parvenir à ses fins », commente »Le Combat du Peuple ». Pour l’hebdomadaire qui est convaincu de « la politisation de ce dossier à des fins politiciennes », il faut éviter de « jouer à la victimisation pour espérer conquérir l’opinion et avoir raison ». Pour sa part, la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE) demande au président de la Haute Autorité de « reconsidérer sa position en mettant fin aux violences psychologiques qu’elle fait subir aux responsables du groupe Sud Média ». Par ailleurs, la LTDE invite le président de la République à « s’impliquer davantage afin de préserver l’harmonie et la confiance entre le peuple et les institutions de l’Etat ». La Convention Démocratique des Peuples Africains (CDPA) s’est également prononcée. Elle « invite la presse à se serrer les coudes face aux menaces de fermeture des médias », écrit »Le Correcteur ». Le même communiqué est publié dans les colonnes de »Liberté » qui mentionne que la diaspora aussi « met en garde la HAAC » à propos de son projet de fermeture des deux stations. Dans son communiqué, la CDPA dit ne pas « comprendre cet excès de zèle de la HAAC » et prévient que la fermeture de LCF et City Fm serait « une atteinte grave à la liberté d’expression ». En outre, le parti dirigé par Brigitte Adjamagbo demande à la Haute Autorité d’ « éviter d’être la fossoyeuse d’emploi au Togo », étant attendu que si elle est actée, la fermeture des deux organes mettra en chômage plusieurs dizaines d’employés. »Togomatin » observe que la situation de la presse togolaise va en s’aggravant. Le bihebdomadaire explique les médias « faisaient déjà face à la rareté de la publicité et parfois au fléchissement des recettes publicitaires, à la faiblesse de l’aide de l’Etat, risquent de se voir asphyxier encore et voir leur moral saper ». La conférence de presse organisée jeudi dernier n’a pas été exclusivement consacrée aux médias non en règle vis-à-vis de la HAAC. Entre autres sujet, la publicité. Là-dessus, »Togotopnews.com » indique que l’instance de régulation « passe de la sensibilisation à des mesures répressives », surtout en ce qui concerne la publicité sans autorisation. »Le Correcteur » lui, précise que le sujet relatif à la Carte de presse était également au menu de cette conférence de presse. D’un point de vue beaucoup plus global, »La Montagne » publie le compte-rendu qu’a proposé »Togo-Presse » de cette rencontre avec la presse tenue au siège de la HAAC et rapporte que la Haute Autorité « invite les médias au respect scrupuleux du Code de la Presse et de la Communication ». L’autre sujet phare commenté par les publications du jour reste l’anniversaire du décès de Gnassingbé Eyadema. « Il y a douze ans la catastrophe nationale », se souvient »Forum de la Semaine ». 5 février 2005-5 février 2017, 12 ans que le père de la Nation a été rappelé à Dieu. Pour ce 12è anniversaire, une messe a été dite en sa mémoire à Pya, en présence de Faure Gnassingbé, des présidents d’institutions, des membres du gouvernement, et de la famille relève »Nouvelle Opinion ». »Togo-Presse » précise que l’ancien président du Nigéria, le Général Yacoubou Gowon, était également présent. Il a demandé de « prier » pour Faure Gnassingbé et a souhaité le meilleur pour le peuple togolais. « De Pya à Paris, c’était la même émotion », renseigne »Togomatin » qui informe qu’ « une foule nombreuse composée de Togolais et d’amis du Togo ont aussi assisté à l’hommage » dans la capitale française. De son côté, »Le Correcteur » assure que le Togo est une « République à deux visages ». Pendant que « la mort de Eyadema est commémorée avec faste dans la Kozah, aucune cérémonie n’est observée » pour ce qui est du père de l’indépendance. « A quand la commémoration officielle de l’assassinat de Sylvanus Olympio ? » s’interroge le bihebdomadaire. »La Montagne » elle, présente l’illustre disparu comme la « mémoire du continent » africain. Non content de dresser son portrait, le confrère revisite la gouvernance de ce Général devenu politicien « avec le RPT, parti Etat » ; opère un retour sur la période « du tumulte des années 90 » au décès de l’homme de 13 janvier et fait un point sur son « héritage ». Pour »Liberté », douze ans après son décès, Eyadema n’est pas « vraiment » mort, car « fondamentalement rien n’a changé ». Certes, les « méthodes sont soft mais elles sont autant pernicieuses avec le fils », écrit le quotidien privé qui fait remarquer, entre autres, que l’actuel chef de l’Etat a fait plus de deux mandats et rechigne à opérer les réformes. Et d’ajouter: « tout ce que Faure Gnassingbé a réussi à faire c’est d’avoir goudronné quelques routes ». Dans un tout autre registre, »Liberté » note que l’installation depuis 2009 de
Revue de presse N° 808 du 03 février 2017
Les journaux parus ce vendredi se font l’écho de la conférence de presse organisée hier par la Haute Autorité de l’audiovisuel et de la Communication. Quatre sujets principaux ont été abordés au cours de cette rencontre avec les médias. Entre autres, la publicité et les affiches ainsi que le point sur la situation des journaux. Mais pas seulement. « Code de déontologie et de l’éthique, cahiers de charge, normes administratives, carte de presse, la HAAC exige le respect de tout », écrit »L’Union pour la patrie ». Parlant de la situation administrative des chaînes de radios et télévisions, le cas de LCF et City Fm a été évoqué. Il en ressort que les deux médias, tout comme d’autres, ne sont pas en règle vis-à-vis de la Haute Autorité qui leur a donné un dernier délai de rigueur pour se conformer à ses prescriptions. Délai qui expire dans quelques jours. Là-dessus, »Forum de la Semaine » note que « l’épée de la HAAC plane toujours sur la tête de LCF et de City Fm ». »L’Alternative » qui pense que « le président de la Haute Autorité, Pitang Tchalla n’a pas donné l’opportunité à certains membres de la mandature actuelle qui ont eu connaissance du dossier LCF et City Fm de s’exprimer véritablement », parle d’ « arbitraire dans la régulation des médias au Togo » et souligne que la HAAC est « décidée à fermer » les deux organes. Pour le bihebdomadaire, « le feuilleton HAAC-Groupe Sud Média est rentré dans son dernier chapitre et il est difficile de prévoir un dénouement heureux. Tant la menace est visiblement à son plus haut niveau ». Question : que compte faire le groupe sud média auxquels appartiennent les deux organes ? Le journal explique qu’il a interrogé M. Abaki qui a déclaré ne pas « disposer de force pour contraindre la HAAC » mais qui serait en train d’ « envisager un recours en justice ». Ce faisant, ce sont plus de 70 journalistes qui seront sans boulot, précise la publication. Analyse, similaire dans »Liberté » qui assure que l’instance de régulation « acte la fermeture » des deux médias, malgré les explications du directeur général de LCF et City Fm, Luc Abaki qui soutient mordicus qu’il dispose de documents qui attestent que LCF a une existence légale. Pour appuyer ses écrits, le quotidien privé rapporte un extrait des propos du président de la HAAC, Pitang Tchalla : « la HAAC ne dispose d’aucun dossier LCF. Et face à cette situation, la loi est claire. Les textes sont là. Ou on les applique ou on ne les applique pas. Et nous sommes déterminés à commencer à les appliquer ». Dans tous les cas, les médias qui ne sont pas en règle avec l’institution de régulation ont jusqu’au 5 février prochain pour se conformer aux textes en vigueur mentionne »Forum de la Semaine ». Mais selon »L’Alternative », « une inquiétude demeure, car rien ne laisse envisager que les dossiers ne »disparaîtront » plus à la HAAC comme les précédents ». « Et c’est à ce niveau que la bonne foi de cette institution est engagée », insiste le tabloïd. Les commentaires autour de la situation de LCF et City Fm ont été prolongés sur la toile. L’agence de presse »Savoirs News » ne s’embarrasse pas de commentaires. Elle se contente de proposer un compte-rendu de la conférence de presse. »Togo-online.co.uk » pour sa part, croit savoir que c’est au « pantin de Pitang Tchalla que Faure Gnassingbé a confié le plan macabre » de la fermeture des deux organes. Plus loin, le site web accuse le président de la HAAC d’avoir « détourné l’argent du contribuable au profit de la TV2 ». De son côté, »Togotopnews » s’intéresse à un pan de cette rencontre et relève que l’on s’achemine « vers la présentation obligatoire de la carte de presse sur les lieux de manifestation ». Quant à »Afreepress », il signale que « la HAAC est aux trousses de cinq médias ». Certains confrères ont abordé l’affaire des 400 mille francs qui s’est invitée à cette conférence de presse. « J’ai dit à ceux qui ont voulu m’interroger que j’ai assumé ce rôle en toute conscience », écrit »Liberté » pour rapporter la réponse du président de la HAAC sur le sujet. Même extrait dans »Forum de la Semaine » En sport, les confrères informent que la finale de la CAN de football opposera dimanche prochain les Pharaons d’Egypte, tombeurs aux tirs au but des Etalons du Burkina Faso aux Lions Indomptables du Cameroun qui ont défait les Black Stars du Ghana hier par 2 buts à 0. La veille, la petite finale mettra donc aux prises les deux recalés de la demi-finale. Dans un registre différent, les publications du jour évoquent le décès d’Etienne Tshisekedi. »L’Eveil de la Nation » renseigne que le gouvernement compte organiser des funérailles officielles de cet illustre opposant congolais. »La Lanterne » observe que cet homme politique a passé l’arme à gauche sans avoir pu conquérir le pouvoir en République Démocratique du Congo. « Le même sort est-il réservé aux opposants togolais qui peinent à s’unir ? » s’interroge le journal. Le Service de Presse/HAAC
Professionnalisation de la presse togolaise : la HAAC veut passer aux actes
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le jeudi 02 février 2017, une conférence de presse, à son siège à Lomé. Quatre sujets principaux ont meublé cette rencontre avec les médias, à savoir la situation administrative des chaînes de radios et de télévisions, le point de la situation des journaux, la carte de presse et la publicité. La conférence de presse a débuté par une allocution du Président de la Haute Autorité, M. Pitang TCHALLA qui a d’abord, rappelé l’engagement de la présente mandature à privilégier le dialogue, l’écoute, la tolérance, bref la pédagogie et la persuasion afin de permettre à chacun de « prendre ses responsabilités ». Le président de l’instance de régulation des médias a, ensuite, déploré les violations des principes de base par des journalistes, car en l’espace de six (06) mois, « pas moins d’une cinquantaine d’interpellations ont été enregistrées(…) ». Il a également expliqué qu’un certain « désordre » s’est installé dans le respect des cahiers des charges des radios et télévisions, dans le respect de la périodicité des titres de la presse écrite, dans l’utilisation de la carte de presse et dans le respect des dispositions relatives à la publicité dans les médias écrits et audiovisuels. Toute chose qui nécessite un réajustement de cap afin de « restaurer l’ordre et la discipline » dans le secteur de la communication. « Nous devons nous engager à passer à la vitesse supérieure, c’est-à-dire à passer aux actes afin de préserver notre secteur des dérives suicidaires, imposer la déontologie et les règles de notre métier, dans l’intérêt du vivre ensemble national » a-t-il déclaré. Cette rencontre avec les professionnels des médias, était « une cérémonie cathartique » au cours de laquelle la HAAC et la presse ont échangé, à l’effet de « repartir de bon pied vers des sommets plus nobles de la presse togolaise ». La situation administrative des radios et télévisions a été dressée par l’honorable membre de la HAAC, Mathias AYENA, président du comité Radio. Celui-ci a relevé l’importance d’une autorisation d’exploitation d’une chaîne de radio et de télévision avant de faire un bref historique du processus de renouvellement des autorisations. Il a précisé qu’à ce jour, certaines radios et télévision ne sont pas en règle, malgré plusieurs rappels de la Haute Autorité. Le cas de la télévision « La Chaine du Futur » (LCF) et de la radio City FM a été évoqué. Selon M. AYENA, ces deux médias n’ont obtenu aucune autorisation préalable depuis 2007 avant de commencer à émettre, en violation de l’article 43 de la Loi Organique relative à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. Elles ont, tout comme les autres médias retardataires, jusqu’au 05 février 2017 pour régulariser leur situation. Les journaux ont aussi fait l’objet de discussions au cours de la conférence de presse. Selon le président du comité Presse écrite, M. Zeus AZIADOUVO, même si plus de quatre cent (400) titres sont enregistrés à la HAAC, seuls cent soixante-trois (163) ont paru, plus ou moins régulièrement, au cours de ces cinq dernières années. Il a souligné qu’il y a des journaux qui ont obtenu des autorisations mais n’ont jamais paru et qu’actuellement, près de vingt (20) demandes sont en instance à la Haute Autorité. En outre, il a insisté sur le dépôt légal et déploré le fait que des journaux ne se plient pas à cette obligation, violant ainsi la loi en vigueur. Aussi, at-il évoqué les dispositions qui sont en train d’être prises au sein de l’institution pour faciliter l’archivage des publications. L’Honorable Badjibassa BABAKA, président du comité Multimédias et Délivrance de la Carte de Presse a, quant à lui, d’abord rappelé les dispositions relatives à la délivrance de ce document professionnel. Il l’ a, ensuite, défini, rappelé son importance, présenté les différents types de carte de presse et précisé les conditions à remplir pour en obtenir. Il a enfin, convié tous les professionnels des médias à s’octroyer ce précieux sésame. Pour sa part, l’Honorable membre Komlan AGBEKA a fait un topo de la situation dans le secteur de la Publicité et des Affiches. Au constat, la plupart des publicités et affiches ne respectent pas la réglementation et se passent bien souvent du visa de la Haute Autorité. Il a, par ailleurs, évoqué les initiatives en cours pour remédier à cet état de fait. Un débat franc, sincère et vif a clos la conférence de presse à laquelle ont pris part le collège des membres de la HAAC, les responsables des organisations professionnelles de presse et un parterre de journalistes. Le Service de Presse/HAAC