L’annonce des élections locales pour fin 2017 au plus tard fait la une des journaux parus ce jeudi. Mais d’abord l’affaire LCF-City Fm avec »Echos du Pays » qui rappellent que les organisations de la société civile seront une nouvelle fois dans les rues de Lomé samedi prochain. Même si le personnel s’est désolidarisé des manifestations publiques au profit des négociations de couloirs, la société civile appuyée par les partis politiques entendent néanmoins battre le pavé, pour défendre « la liberté de presse et des espaces d’expression dans le pays », relève l’hebdomadaire. Ces organisations annoncent la HAAC comme point de chute, Fogan Adégnon s’y oppose, informe »Liberté ». Elles ont annoncé hier lors d’une conférence de presse que le point de chute de leur marche de samedi sera la HAAC, mais ils ont reçu une lettre du président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé qui leur demande d’avoir comme « point de chute retenu de commun accord(…) le carrefour de Lomégan, au lieu de la HAAC », rapporte le quotidien. »Chronique de la Semaine » voit à travers ces sorties des organisations de la société civile une « tentative de récupération », car le personnel de LCF et City FM a « dit non et opte pour la négociation. » De même, après la fermeture de LCF et City FM et l’agression du journaliste Robert Avotor, le confrère se demande si « la presse togolaise est vraiment en danger ». Il est vrai que le journal »Chronique de la Semaine » souhaite ardemment la réouverture des deux chaînes du groupe Sud Média et la traduction des agresseurs du journaliste Robert Avotor devant les tribunaux. « Cependant, l’on ne peut nier que la liberté de la presse est une réalité au Togo », relève le tabloïd. Tout étranger qui met le pied au Togo et qui fait un zapping sur les chaînes de radios ou qui parcourt les colonnes de la presse privée « ne dira jamais que la presse est menacée dans notre pays », poursuit-il Par ailleurs, le quotidien »Liberté » se fait l’écho d’une conférence débat qui a eu pour thème : « La liberté de presse et d’expression à l’épreuve de la HAAC : cas du Togo et du Bénin. ». Organisée par les acteurs de la vie sociopolitique avec le soutien de la section Togo d’Amnesty International et les Universités sociales du Togo, « cette conférence de presse a regroupé une soixantaine de personnes, le samedi 18 février 2017 à la maison de la santé à Lomé », informe le journal. L’autre sujet abordé par les publications du jour reste l’organisation des élections locales. Selon Robert Dussey, elles auront lieu avant la fin de cette année. L’annonce ne manque pas de soulever quelques interrogations. »Le Changement » reprend dans ses colonnes l’intégralité de l’interview où Robert Dussey « rassure qu’il y aura les élections locales d’ici la fin de cette année » « Les élections locales pourront-elles avoir lieu avant fin 2017 ? », se demandent »Waraa Les Vainqueurs ».Le journal en doute « quand on sait que les prochaines législatives auront lieu en 2018, on voit mal le gouvernement s’investir dans les locales en 2017». M. Payadowa Boukpessi avait annoncé les élections pour 2018, rappelle le confrère. Les élections locales d’ici la fin de l’année 2017 selon Robert Dussey : « Fausse alerte ? » s’interroge »Flambeau des Démocrates ». L’annonce faite par le ministre Dussey prend de court toute la classe politique togolaise et crée assez de supputations. « Mais en réalité, le ministre des affaires étrangères a-t-il parlé sous pression au nom d’une diplomatie tendant à soigner l’image du Togo à l’extérieur ? », se demande le confrère. Tout compte fait, certains politiques restent prudents. C’est le cas de la CDPA qui pense que « l’équité n’est pas la chose la mieux partagée au Togo (…) tout porte à croire que ce gouvernement nous amène à des élections surprises ». Tiendra ou tiendra pas ? « On attend de voir ! », s’exclame l’hebdomadaire. Elections locales : « entre mensonges, incohérences et diversions », écrit »Le Perroquet ». Pendant que Payadowa Boukpessi prévoit les élections locales pour 2018, Robert Dussey parle de fin 2017, ce qui amène le confrère à s’interroger : « Dussey met-il le gouvernement dans un embarras ? ». A en croire l’hebdomadaire, l’annonce des locales pour fin 2017 par le ministre Dussey « n’est pas une invention de sa part mais plutôt une décision du gouvernement. » Mais, « pour l’organisation d’une élection d’une telle envergure, il faut inévitablement mettre en œuvre des préalables avec l’épineuse question du fichier électoral. », pense le journal. »Togomatin » également est pessimiste quant à la tenue des élections locales à la fin de l’année 2017 et énumère les raisons pour lesquelles ce « n’est pas envisageable ». Pour le bihebdomadaire, deux raisons peuvent jouer contre l’annonce du ministre Dussey. D’abord, il y a « l’épineuse question de la restructuration de la Commission Electorale Nationale Indépendante, et ensuite les rendez-vous internationaux majeurs que le Togo est amené à abriter cette année ». Le journal suggère donc au chef de la diplomatie togolaise de corriger cette « bourde ». « L’opposition divisée sur les propos du Ministre Robert Dussey », renseigne »Forum de la Semaine ». Pour le leader des Forces Démocratiques pour la République (FDR), Me Dodji Apevon, ces propos (l’annonce des locales pour fin 2017 ), n’ont rien de sérieux, car venant de la « mauvaise personne ». Même son de cloche chez Jerry Taama qui pense que M.Dussey a fait « une telle déclaration parce que se trouvant sur les terres allemandes », rapporte le quotidien privé. Contrairement aux deux premiers qui ne prennent pas cette annonce au sérieux, la CDPA se méfie et croit « qu’il vaut mieux rester sur ses gardes », fait savoir la publication. Tout à fait autre chose, »Le Triangle des enjeux » revient sur l’Accord Politique Global et titre : « La gouvernance du dilatoire au Togo : Entre l’APG et
Revue de presse N° 819 du 22 février 2017
A la une de l’actualité dans les journaux, les voies de faits commis sur le journaliste Robert Avotor. Robert David Avotor, journaliste de »L’Alternative » aura passé un mois de février inoubliable. A peine se remettait-il d’actes de violences subis sur les lieux d’un reportage qu’il a eu dimanche dernier un accident de la circulation. Le confrère a été renversé par une voiture 4×4 déguisée, avec son bord des personnes non identifiées qui ont aussitôt fondu dans la nature. Devant cette situation, la HAAC qui avait rendu public un communiqué le 10 février dernier pour condamner l’acte et interpeller les autorités en charge de la Sécurité est revenue à la charge. Dans un autre communiqué en date du 21 février publié sur son site web, dans »Togo-Presse » et relayé par »Savoirnews.net », »Afreepress.info » et »News.alome.com », entre autres, l’instance de régulation a « remercié le gouvernement togolais à travers le ministre de Sécurité et de la Protection civile pour l’ensemble des dispositions prises pour porter assistance au journaliste ». Mais pas seulement. La Haute Autorité qui souhaite une « prompte guérison » à l’intéressé, « réclame que la lumière soit faite dans les meilleurs délais autour de cet accident ». C’est le cas de le dire, le ministre de la Sécurité a reçu lundi dernier une délégation de journalistes conduite par le président de l’OTM. Il a « promis d’identifier et de punir les coupables de cette agression », rapporte »Le Libéral ». Pour »Liberté », Yark Damehame « a fait du Yark », car ses promesses de punir « »les éléments incontrôlés », c’est dans la bouche que ça se fait ». Attendu que ceux qui ont »violenté » Robert Avotor en plein exercice de sa profession « sont bien connus, a-t-on encore besoin d’une promesse avant de les punir ? » s’interroge le quotidien privé. Ce qui offusque »Le Magnan Libéré », c’est le « refus » du bureau du procureur de la République d’enrôler la plainte de la victime contre ses agresseurs. « En ayant refusé de recevoir la plainte de ce journaliste, le bureau du procureur non seulement bafoue le droit à la liberté d’expression et de presse, mais il dénie tout simplement au citoyen togolais le droit à la protection de l’Etat », écrit l’hebdomadaire. Et de faire le commentaire suivant : « le président de la HAAC, Pitang Tchalla, dans un communiqué avait renvoyé dos à dos le journaliste et les gendarmes. Il a demandé au premier de revoir sa ligne éditoriale tout en considérant les seconds comme les principales victimes de la ligne critique du bihebdomadaire L’Alternative ». Quoi qu’il en soit, l’OTM, le CONAPP et l’UJIT, à travers un communiqué publié dans »Dounia le Monde », »La Dépêche » et »Le Magnan Libéré », « s’insurgent contre cette deuxième agression en l’espace de deux semaines et mettent en garde les auteurs de violences et d’intimidations envers les journalistes ». Aussi, les trois organisations de la presse « interpellent-elles les autorités pour qu’elles garantissent l’intégrité physique des professionnels des médias et préservent la bonne harmonie qui doit régner entre les forces de l’ordre et les journalistes sur le terrain ». L’ACAT-Togo condamne également au travers d’un communiqué dans »Vision d’Afrique » le traitement infligé à Robert Avotor et rappelle aux autorités togolaises qu’il est contraire aux prescriptions nationales et internationales en matière de traitements dégradants ainsi que de liberté de la presse et d’expression. De son côté, »Le Libéral » estime que les »mésaventures » de M. Avotor viennent « rajouter à la confusion » créée par le retrait des fréquences à LCF et City Fm. Le tabloïd se demande si la presse togolaise n’est pas finalement en train de passer « un sale temps ». Justement à propos du retrait des fréquences à ces deux chaînes, »Le Magnan Libéré » assure que le président de la HAAC est « en panne ». La publication observe que « toutes les condamnations pleuvent sur sa tête » suite à la décision de la Haute Autorité que fera, selon elle, « rater » au Togo l’occasion d’obtenir le Millenium Challenge Account. D’aucuns ajoutent même que la mesure de l’institution de régulation consacre un « recul » des libertés relatives aux médias. Pourtant, Pitang Tchalla explique dans une interview accordée à »Forum de la Semaine » et reprise dans »Le Dialogue » qu’ « en matière d’exercice et de garantie de la liberté’ d’expression, le Togo est bien en avance sur la classe ». Pour sa part, »Focus Infos » remarque que le dossier LCF- City Fm « offre malheureusement et une fois encore l’occasion à des professionnels de l’indignation de s’offrir de la publicité à moindre frais, ainsi qu’aux donneurs de leçons de s’en donner sans mesure, à leur sport favori ». Sauf que ce faisant, ils « jettent de l’huile sur le feu et compliquent les discussions de couloir », précise le bimensuel. Les confrères s’intéressent également à l’annonce faite par le ministre des Affaires Etrangères à propos de la tenue des élections locales. Dans une interview accordée à la radio Deutsche Welle, Robert Dussey a déclaré que ce scrutin va se tenir d’ici la fin de cette année. »Le Magnan Libéré » note que cette annonce a créé la « confusion » et bien plus, la « polémique », car les acteurs qui avaient participé à l’atelier organisé par le HCRRUN relativement à ces élections locales avaient recommandé qu’elles se tiennent l’année prochaine. Finalement ce sera en 2017 ou 2018 ? se questionne le journal. Il publie également les réactions des partis politiques suite à la sortie médiatique du chef de la diplomatie togolaise, réactions qui laissent transparaître un scepticisme quant à l’organisation de cette échéance conformément à l’annonce de M. Dussey. En tout cas, « l’opposition risque d’être surprise », souligne »Fraternité » dans la mesure où elle n’est pas encore prête. « A l’analyse de la situation, l’on n’aura pas tort d’affirmer que de l’ANC au CAR, à l’ADDI au NET en passant par le groupe des six, aucune stratégie ne semble être définie pour marquer à la culotte, le
Communiqué de la HAAC relatif à l’accident du journaliste Robert Avotor
Communiqué de la HAAC relatif à l’accident du journaliste Robert AVOTOR
Revue de presse N° 818 du 21 février 2017
Deux sujets principaux concentrent l’attention dans les journaux parus ce mardi : les réformes politiques et l’agression du journaliste Robert Avotor. L’information a été révélée hier par »Liberté ». Robert David Avotor, journaliste au bihebdomadaire »L’Alternative » sorti de sa maison pour effectuer quelques course, a été renversé dimanche soir par une voiture 4×4 balisée dans laquelle se trouvaient des individus qui ont aussitôt pris la fuite. Cette »mésaventure » survient environ deux semaines après les actes de violence qu’il a subis sur les lieux d’un reportage. Ces évènements n’ont pas laissé indifférent le ministre de la Sécurité et de la Protection civile qui a reçu hier une délégation composée du président de l’OTM, des directeurs de publications de »L’Alternative » et de »Le Rendez-vous » ainsi que le journaliste en question. Il ressort de cette entrevue que Yark Damehame a « condamné » ces actes , promis des « sanctions » contre leurs auteurs, renseigne »L’Alternative ». Mais pas seulement. Le ministre en charge de la Sécurité « s’est aussitôt engagé à prendre en charge les frais médicaux de Robert Avotor en demandant expressément à ses collaborateurs de »s’occuper des analyses complémentaires, notamment la radio du crâne et autre pour s’assurer de son état de santé » », rapporte »Le Médium ». Dans la foulée, des organisations de la société civile dont l’ASVITTO, l’ACAT Togo et le CRAPH ont également réagi en dénonçant et condamnant ces agressions. »Actu Express » relève que Robert Avotor est « dans le viseur des barbouzes ». Le journal assure que « l’heure est suffisamment grave » et que l’on devrait « s’inquiéter » non seulement pour le confrère mais aussi « pour la presse togolaise, du moins ceux qui ne partagent pas les mêmes points de vue que le pouvoir et qui sont étiquetés comme proches de l’opposition ». Lorsque »L’Indépendant Express » ajoute à ces cas d’agression « les menaces à l’encontre des journalistes jugés trop critiques vis-à-vis du pouvoir, les tentatives de musèlement des rédactions et la fermeture des médias », il conclut que « tout cela redessine cette image infernale d’une presse togolaise prise dans l’étau des prédateurs de libertés ». »Liberté » elle, s’étonne que devant l’avalanche de réactions pour condamner ces actes, le gouvernement s’est fait remarquer par son « silence plat ». « Mais on est où là ? Dans une jungle ou dans un pays de droit ? Le Togo a-t-il vraiment opté pour la démocratie ? » se demande-t-elle. Conclusion du quotidien privé : « la prédiction d’Eyadema se confirme, le Togo »recule 100 ans en arrière » » sur le plan du « respect des droits élémentaires de l’Homme ». En lien avec les médias, »Actu Express » indique que les manifestations de rue prévues par la société civile les 21, 22 et 23 février « sont annulées au profit d’une grande marche le samedi 25 février pour exiger la réouverture de LCF et City Fm ». Et pour le rendez-vous de samedi, les marcheurs comptent « braver toute interdiction pour chuter à la HAAC en vue de faire entendre raison au président de l’institution de régulation », écrit l’hebdomadaire. A propos du retrait des fréquences aux deux chaînes, »L’Indépendant Express » qui mentionne que le président de la Haute Autorité « peine à convaincre l’opinion du bien-fondé de sa démarche », explique que beaucoup voit en cette initiative « une forme de règlement de compte personnel ou politique ». L’autre fait majeur d’actualité évoqué par les tabloïds est les élections locales au Togo. Elles auront lieu d’ici la fin de l’année 2017, l’annonce a été faite par le ministre des Affaires Etrangères Robert Dussey en visite en Allemagne. C’est au cours d’une interview accordée à la radio Deutsche Welle. Ladite interview est transcrite par »Togobreakingnews.info » et reprise dans les colonnes d »’Actu Express » du jour. Alors, question : cette échéance sera-t-elle respectée ? « Il faut attendre jusqu’au 31 décembre pour juger de la sincérité des propos » du chef de la diplomatie, répond »L’Indépendant Express » qui donne à savoir que certains partis politiques « doutent déjà » de cette annonce. A en croire le journal, la sortie médiatique de M. Dussey « est loin de convaincre l’opposition togolaise qui déjà, parle de faux et traite le gouvernement togolais d »’amuseur de galerie » ». Certains n’hésitent pas à parler de « dilatoire » pour endormir le peuple et le surprendre plus tard. Dans un registre analogue, les réformes constitutionnelles et institutionnelles. La commission de réflexion mise sur pied à cet effet, a rencontré les responsables des formations politiques pour évoquer la question. A en croire »Togomatin », l’OBUTS de Messan Agbéyomé a émis le souhait que la commission de réflexion « fasse faire les réformes dans les meilleurs délais pour clore ce débat qui traine depuis des années ». Quant à l’ANC, son président a « recadré » Awa Nana Daboya, présidente de la Commission qui a, dans une lettre de remerciement espéré continuer par compter sur le soutien de Jean-Pierre. « Je ne soutiens nullement ni votre commission, ni votre démarche » réplique le chef de file de l’opposition dans son courrier réponse dont »Le Médium » se fait l’écho. Toujours à propos de Jean-Pierre Fabre, il déclare dans une interview accordée à »L’Indépendant Express » : « ne combattons pas certaines dérives de la dictature, combattons la dictature… ». La publication de souligner que le leader du parti orange « lance l’assaut final ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) a lancé une nouvelle grève de trois jours à partir de ce mardi pour non satisfaction par rapport aux conclusions du groupe de travail mis en place par le gouvernement togolais. Sur la toile, les confrères évoquent les suites de l’agression du journaliste Robert Avotor. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 817 du 20 février 2017
Les suites du retrait des fréquences à LCF et City Fm sont évoquées dans les journaux parus ce lundi. Vers une issue favorable de la situation de la télévision LCF et de la radio City Fm ? C’est une interrogation de »Canal D ». « Tout porte à croire que oui, puisque face à la presse vendredi dernier le personnel de ses deux chaînes a affirmé privilégier dorénavant la voie du dialogue pour parvenir à une solution à l’amiable dans l’intérêt des 80 personnes employées par le groupe Sud Media, ceci après trois jours de marche », relève l’hebdomadaire. Non content d’avoir entamé les « négociations de couloir » auprès des institutions compétentes, en l’occurrence le Médiateur de la République, ledit personnel en appelle à « l’implication personnelle » du chef de l’Etat en vue de parvenir à une « solution qui préserve les acquis sociaux des employés ». Par ailleurs, ajoute le journal, le personnel du groupe Sud Media a « dénoncé les actions violentes ou propos haineux qui ont cours depuis le début de cette affaire et a condamné les récupérations politiques qui se font sur le dos de cette situation de détresse sociale ». « Le personnel du groupe Sud Media refuse toute récupération politique de leur situation », confirme »Forum de la Semaine ». Cette démarche des politiques de s’associer aux marches, »Le Combat du Peuple » la trouve « dégoûtante ». Une « tentative malsaine de politisation et de récupération par des acteurs politiques en mal de sensation forte d’un évènement relevant du droit », dénonce le journal. La publication se veut claire : ce n’est pas le « rôle » des partis politiques d’emboucher la trompette de dénonciation pour prétendre défendre la liberté de presse. En le faisant, ils « risquent de compliquer les choses au contraire ». Seul le dialogue peut permettre de trouver une solution à ce problème, assure le confrère. Dans tous les cas, le personnel de LCF et City Fm a clairement opté pour les négociations au détriment des manifestations de rue et d’un bras de fer. Cette posture n’est autre qu’un pied de nez des employés des deux chaînes aux organisateurs des manifestations de trois jours, souligne »Liberté » qui parle d’ « ingratitude ». « Quelque part, c’est »Adja-hoho » qui a raison, lorsqu’il conseillait dans ses commentaires d’un de ses films que lorsque tu vois un miséreux, de ne pas tout de suite avoir pitié de lui, mais de t’interroger d’abord sur les causes de sa situation actuelle », commente le quotidien privé. Pour sa part, »Vox Populi » élabore une analyse à cet effet et sous deux angles : l’angle « purement juridique » et celui « juridico-social ». Sur le plan purement juridique, observe la publication, la HAAC est dans son rôle et sa décision portant retrait des fréquences à LCF et City Fm « ne pose pas problème ». Alors, si lutte pour la réouverture des deux stations il doit y avoir, elle doit « privilégier la négociation pour éviter de réveiller les morts ». Sur le plan juridico-social, le recours du groupe Sud Media pour excès de pouvoir de la HAAC peut aboutir, poursuit l’hebdomadaire, car « l’autorité de la chose décidée n’est pas l’équivalente de la chose jugée ». De ce fait, le juge administratif de la Cour Suprême pourrait motiver sa décision comme suit : « Considérant que le groupe Sud Media fonctionne depuis 10 ans au Togo avec la complicité ou le silence de l’administration ; considérant que le groupe Sud Media engage du personnel togolais en majorité ; considérant que le groupe Sud Media fonctionne déjà comme media dans l’intérêt de la nation ; par conséquent, pour l’intérêt public, demande la réouverture du groupe Sud Media ». Le confrère précise que cela se ferait avec une « simple constitution de dossier » ; et pour résoudre le problème de droit de propriété, la décision du juge « pourrait s’accompagner par la nomination d’un administrateur provisoire dans l’intérêt public ». En outre, »Vox Populi » pense que le cas LCF et City Fm, même s’il est une « bombe », c’est plutôt une « bombe efficace qui doit réveiller les consciences ». « Il faut dénoncer tous ceux qui refusent de respecter la loi et qui croient être au-dessus de la loi sur la terre de nos aïeux et ceux qui les confortent dans cette situation en leur accordant indûment des droits et traitements de faveurs », insiste le tabloïd. En attendant de voir ce qu’il en retourne dans cette affaire pendante devant la justice, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication estime avoir pris ses responsabilités dans le respect de ses prérogatives. « Si un organe émet sans l’autorisation de la HAAC, c’est cette dernière qui a compétence à arrêter l’illégalité », réitère son président Pitang Tchalla dans une interview accordée la semaine dernière à »Forum de la Semaine » et reprise ce jour par »Nouvelle Opinion ». Dans le reste de l’actualité, les confrères se sont intéressés aux élections locales. »Liberté » rapporte que le ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey a annoncé depuis l’Allemagne, au cours d’une interview à la radio Deutsche Welle, qu’elles auront lieu d’ici la fin de cette année. Seulement, le journal s’interroge sur le « crédit » qu’il faut accorder à une telle annonce. « Sincérité ou annonce pour embobiner les autorités allemandes ? » se questionne la publication qui se demande « sur quelle base » M. Dussey, qui du reste, ne serait pas « compétent pour parler de cette question » se fonde pour annoncer le scrutin à fin 2017 au plus tard. Cette annonce a « semé le doute dans les esprits parce que certains y voient un coup de pub du ministre Dussey Robert pour émerveiller les officiels allemands qu’une information sérieuse reposant sur des bases consistantes », note »Courrier de la République ». Ce faisant, il a « mis le feu aux fesses du gouvernement » et surtout de son collègue Boukpessi qui avait mentionné une
Revue de presse N° 816 du 17 février 2017
Les suites du retrait des fréquences à LCF et City Fm continuent d’intéresser les journaux. Les publications du jour ne manquent pas d’évoquer le sujet. Pour s’enquérir de la situation des deux chaînes de télévision et de radio, une délégation du Secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Justice et des relations avec les Institutions de la République, chargé des Droits de l’Homme, conduite par la Secrétaire d’Etat Mme Nakpa Polo, a effectué hier une visite à la HAAC. »Togo-Presse » s’en fait l’écho. L’agence de presse »Afreepress » elle, précise que ladite délégation est allée « s’informer de la réalité des faits et recueillir la version » de l’instance de régulation des médias. Les deux confrères d’ajouter qu’à l’occasion, le président de la HAAC a « montré à la Secrétaire d’Etat les preuves que les discussions ont été menées plusieurs fois sur le cas LCF et City Fm en présence de tous les membres ». Pendant ce temps, les manifestations de rue se poursuivaient pour demander la réouverture des deux organes. Elles ont eu lieu mardi, mercredi et jeudi mais à en croire »Togoréveil », elles étaient « les unes plus impopulaires que les autres ». L’Alternative » renseigne que plusieurs acteurs sont intervenus au cours de ces marches. « Si des gens ont des problèmes de personnes, qu’ils aillent régler ça entre eux », a déclaré Pasteur Edoh Komi. « La décision de fermeture de LCF et City Fm est une honte pour le Togo », lance l’artiste du Gospel Tonton CC. « Ils ont fermé X Solaire, ensuite Légende Fm. Si on ne fait rien, ils vont fermer toutes les radios et télévisions », renchérit le député Alphonse Kpogo. Pour le président du parti politique »Le Nid », la mobilisation doit continuer pour éviter d’en arriver à une situation où le pouvoir ne servira que ce qu’il a à dire sur les médias qui lui sont favorables sans possibilité de contradiction. Dans la même veine, le Secrétaire général du SYNJIT demande aux journalistes de « porter le message de l’incongruité et de l’incompétence en matière de cette décision qui a été prise ». Mais pas seulement. Alphonse Ken invite ses confrères à se mobiliser contre la mesure de la HAAC : « Si nous nous taisons aujourd’hui, ne soyez pas étonnés que demain, on trouve des subterfuges pour nous priver de nos emplois, de notre passion de travailler », insiste-t-il avant de reprocher à l’actuel président de la HAAC de n’avoir rien fait à l’origine de cette « incongruité, puisqu’il dit qu’il était là quand le dossier a été composé ». M. Ken en vient à la conclusion suivante : « S’il était là et il n’a pu rien faire, on dirait qu’il est venu à la HAAC pour régler ses comptes ». Dans tous les cas, le point de chute initial pour ces marches était le siège de la Haute Autorité mais les manifestants n’ont pu, durant les trois jours, accéder aux lieux, puisqu’ils ont été « stoppés dans leur élan par un dispositif des forces de l’ordre qui les empêchaient de continuer sur la HAAC », indique »L’Alternative ». Mais visiblement, les marcheurs comptent se prendre autrement la semaine prochaine. Ils « projettent de braver les barrières policières autour de l’institution », annonce le bihebdomadaire qui rapporte les propos du président de la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT). « Le samedi 25 février prochain, nous irons à la HAAC, peu importe ce qui va se passer », soutient Emmanuel Sogadji. Propos similaires tenus toujours dans les colonnes de »L’Alternative » par le président du PPT, Carlos Kétohou. Les mêmes informations ou presque sont à lire dans »Liberté ». A en croire »Togoréveil », les partisans de Pascal Bodjona dont le nom est souvent associé à LCF et City Fm, se frottent déjà les mains en ce que le retrait des fréquences à ces deux stations et son corollaire feront la « publicité nécessaire » à l’ancien ministre de l’Administration territoriale « pour qu’il construise enfin sa »hutte » ». Seulement, prévient l’hebdomadaire, « sur le coup de la fermeture de LCF et City Fm, il n’y a pas une grande publicité à se faire ». Le journal suggère à Pascal Bodjona de « savoir dire »non » à tous ces corbeaux qui lui proposent des plans à la »con » et qui affirment le soutenir sans jamais le diriger vers les vraies solutions, à commencer par la négociation quand on n’est pas en règle ». En attendant, le président de la HAAC, M. Pitang Tchalla, à propos de la décision de la Haute Autorité relative à LCF et City Fm, réitère dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » qui reprend une interview de »Forum de la Semaine » que « La HAAC a pris ses responsabilités dans le respect de ses prérogatives » . De son côté, »Le Canard Indépendant » publie une libre tribune d’un compatriote à propos de l’affaire Groupe sud Media-HAAC. Dans cette analyse, l’auteur démonte point par point, les arguments avancés par les responsables de LCF et City Fm. Et de craindre que lesdits responsables ne perdent la bataille judiciaire qu’ils ont engagée contre l’Etat togolais à travers la HAAC. »L’Alternative » revient sur Pascal Bodjona et révèle qu’après la fermeture des deux chaînes dont il serait propriétaire, des manœuvres sont en cours pour « ressusciter le dossier dit d’escroquerie internationale ». Le tabloïd croit savoir que cette fois-ci, l’affaire ira en procès avec à la clé une condamnation mais l’ex-directeur de cabinet du président de la République n’ira pas en prison. Selon le bihebdomadaire, il s’agit de le condamner afin de « l’écarter de la prochaine course présidentielle pour laquelle il aurait des velléités », puisque Faure Gnassingbé « rêve d’un 4è mandat en 2020 voire plus et ne veut donc prendre aucun risque avec son ancien ami». « Ce nouveau feuilleton politico-judiciaire est une preuve suffisante que Faure Gnassingbé garde un œil ouvert sur son ancien collaborateur, même si certaines rumeurs disent qu’ils ont enterré la hache de guerre », commente
Communiqué de la HAAC relatif à la visite de la Secrétaire d’Etat chargée des Droits de l’Homme
Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), M. Pitang TCHALLA a reçu, le jeudi 16 février 2017 à son siège, la Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Justice et des relations avec les Institutions de la République, chargée des Droits de l’Homme, Mme Nakpa POLO. Au centre des entretiens, les décisions de la HAAC portant retrait de fréquences à la télévision« LA CHAINE DU FUTUR » (LCF) et à la radio « CITY FM ». M. Pitang TCHALLA a montré à la Secrétaire d’Etat, les preuves que les discussions ont été menées plusieurs fois en plénière sur le cas LCF et City Fm en présence de tous les membres. Le Président de la HAAC a, par ailleurs, remercié Mme Nakpa POLO pour sa démarche et réitéré la disponibilité de l’instance de régulation des médias à accompagner le Secrétariat d’Etat auprès du ministre de la Justice et des relations avec les Institutions de la République, chargé des Droits de l’Homme dans sa mission complexe. Fait à Lomé, le 16 février 2017 Le Président de la HAAC Pitang TCHALLA
Revue de presse N° 815 du 16 février 2017
En tête d’affiche de l’actualité traitée dans les journaux parus ce jeudi, les suites du retrait des fréquences de LCF et City FM. Des organisations de la société civile battent le pavé depuis mardi pour réclamer la réouverture de la télévision LCF et de la radio City FM. « Et si on laissait la justice dire le droit ! », s’exclame »Chronique de la Semaine ». Par ailleurs, le confrère se demande si cette voie peut «aboutir à un bon résultat ». Pour l’hebdomadaire, il serait souhaitable que la télévision LCF et la radio City FM retrouvent leurs activités pour le bien de leurs téléspectateurs et auditeurs mais « la voie qui peut conduire à cette solution ne peut être que la voix judicaire. » »Waraa Les Vainqueurs » reprennent dans leurs colonnes une interview que le Président de la HAAC, Pitang TCHALLA a accordé au quotidien »Forum de la semaine ». Le premier responsable de la Haute Autorité « réaffirme que ces deux chaînes n’ont pas reçu d’autorisation de la HAAC et comme tel, existent illégalement ». « La rue maintient la pression pour la réouverture de LCF et City FM », note pour sa part »La Nouvelle Tribune ». Pour le tabloïd, même si la marche n’a pas chuté à la HAAC comme prévu, les organisateurs « comptent poursuivre ce jeudi 16 février les manifestations jusqu’à ce que le Président de la HAAC revienne sur sa décision ». « Flambeau des Démocrates » se fait l’écho du point de vue d’Agbeyome Kodjo sur ce »dossier HAAC-Sud Média ». Pour l’ancien Premier ministre du Togo, « La fermeture de LCF et City FM est une grave entorse faite à la liberté d’expression et à la démocratie en construction dans notre pays ». Le quotidien »Liberté » révèle quant à lui que « le groupe des six partis politiques rejoint le mouvement ce matin ». Le confrère écrit par ailleurs que « hier la délégation des organisations a pu rencontrer Pitang TCHALLA mais ce dernier a refusé de prendre la déclaration ». Ces marches des organisations de la société civile laissent sceptique le quotidien »Forum de la Semaine » qui s’interroge : « Nouvelle journée de manif pour quel résultat ? » Pour le quotidien privé, la tension des responsables de la manifestation a monté d’un cran, « comme la manifesté Nukunu Yao Eklo, président du Ton de la Jeunesse Patriotique (TJP) » (…) « Les responsables de la HAAC veulent qu’on les bouscule un peu. Comme nous voulons aller pacifiquement leur remettre la déclaration et ils refusent de la réceptionner, nous allons changer de stratégie, nous allons passer à la vitesse supérieure. De gré ou de force, ils vont réceptionner notre déclaration », menace M. EKLO »Le Bâtisseur » quant à lui fait une réflexion comparative entre la presse togolaise et ivoirienne. L’hebdomadaire analyse que la liberté de la presse passe « un sale temps » car, pendant qu’au Togo les médias sont « fermés », en Côte d’Ivoire, ce sont les journalistes qui sont « emprisonnés ». Le journal fait ainsi allusion à la fermeture de LCF et City FM au Togo et de l’emprisonnement en Côte d’Ivoire de trois patrons de presse et trois de leurs collaborateurs dimanche dernier. Pour lui, « on baisse la température en cassant le thermomètre » Derrière la fermeture de LCF et City FM, le Perroquet voit « la fermeture programmée de certains médias au Togo ». De jour en jour, la liberté de presse chèrement acquise après d’innombrables luttes est en danger, opine l’hebdomadaire. « Les prédateurs de la presse indépendante et critique, après avoir mis sous éteignoir LCF et City FM ne comptent pas s’arrêter en si bon chemin. Ces derniers, avec à leur tête le tout puissant Pitang TCHALLA, Président de la HAAC après l’épisode du groupe Sud Média, mettent désormais le grappin sur les journaux qui refusent de voir dans la même direction que le prince », fait savoir le confrère. (…) « Sont dans le collimateur, les journaux comme le Perroquet, Liberté, l’Alternative, L’Indépendant Express et bien d’autres », croit-il savoir. Dans le reste de l’actualité, les journaux parus ce jeudi reviennent sur l’élection de Gilbert HOUNGBO à la tête du Fonds International du Développement Agricole. Gilbert HOUNGBO « reçoit les félicitations de Faure Gnassingbé », informe »Le Changement ». D’après Faure Gnassingbé, l’élection de HOUNGBO à la tête du FIDA est une « reconnaissance de ses compétences et qualités », renchérit »Forum de la Semaine » Le quotidien »Liberté » pense que l’accession de HOUNGBO à la tête du FIDA est due entre autres à sa grande expérience : « Plus de 30 ans d’expérience diversifiée dans la sphère politique, le développement international, la diplomatie, et la gestion financière », commente-t-elle. HOUNGBO, devenu sixième président à la tête du FIDA, «c’est une nouvelle qui fait honneur au Togo tout entier », opine »Flambeau des Démocrates ». Tout à fait autre chose, la politique a été traitée dans les colonnes de certains journaux. « Chronique d’un come-back sur la scène politique, Me AGBOYIBO : jusqu’où ?jusqu’à quand ? » se demande »La Nouvelle Tribune ». Me AGBOYIBO, le Bélier Noir a repris les rênes du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) dont il « est véritablement resté le chauffeur » mais pourra-t-il résister à l’épreuve du temps ? Jusqu’où est-il prêt à faire usage de la méthode ?, s’interroge le confrère. En ce qui concerne les réformes politiques, »Le Changement » rapporte le point de vue de Me AGBOYIBO sur le rôle de la commission de réflexion sur ces réformes : « La commission dite de réflexion est viciée à la source pour avoir été créée sans concertation avec l’opposition, violant ainsi les dispositions et l’esprit de l’APG de 2006 ». « Réformes constitutionnelles et institutionnelles, à qui profite le statu quo ? », s’interroge »Flambeau des Démocrates ». « A y voir de près, chaque acteur politique se plait dans son statut. Les opposants, fiers de le rester éternellement et le pouvoir en place, satisfait de garder les rênes du
Revue de presse N° 814 du 15 février 2017
L’actualité dans les journaux reste toujours dominée par les suites du retrait des fréquences à LCF et City Fm. Après la notification de ce retrait des fréquences, plusieurs organisations de la société civile ont appelé à une série de marches de protestation. La première journée était prévue hier, mais les choses ne se sont pas passées comme l’espéraient les marcheurs, relève »Forum de la Semaine ». D’après le quotidien privé, non seulement le point de chute initialement retenu, c’est-à-dire le siège de la HAAC, n’a pas été atteint, mais aussi la déclaration sanctionnant cette première journée n’a pu parvenir aux premiers responsables de l’institution de régulation. A en croire le journal, du carrefour Lomégan où ils se sont arrêtés, les manifestants ont lu leur déclaration qu’ils ont ensuite envoyé déposer à la HAAC mais en vain. Arrivé à l’heure de la pause de midi, le porteur de cette déclaration n’a pu la transmettre. « La déclaration qui est une correspondance qu’on réceptionne pour une institution respectable, au secrétariat, ils ont voulu la réceptionner au portail sous le soleil. Nous leur avons dit que (…) nous n’allons pas transmettre de cette manière une correspondance dont nous avons besoin d’une décharge », explique-t-il avant d’ajouter : « Ils nous disent qu’il est midi et qu’ils sont en pause, alors nous sommes repartis. Et pourtant, la porte de la HAAC était grandement ouverte ». « Les marcheurs n’ont pas atteint la HAAC promise », confirme »Le Libéral » qui précise qu’ils ont été « bloqués » au carrefour Lomégan par les agents de sécurité qui les ont encadrés depuis leur point de départ devant les locaux de la LCF. « Certes, la manifestation s’est déroulée sans heurt ni violence mais il convient d’attirer l’attention des autorités sur le nombre de personnes laissées actuellement sur le carreau, sachant que le groupe sud Media emploie environ 80 personnes », commente l’hebdomadaire qui suggère qu’une « issue favorable » soit trouvée pour dénouer la situation. Selon »Liberté », plusieurs journalistes, responsables d’associations, téléspectateurs et auditeurs étaient également de cette marche au cours de laquelle « des slogans hostiles aux dérives du président de la HAAC ont été scandés ». Quid du contenu de la déclaration lue au terme de la manifestation ? Ladite déclaration souligne que « la décision prise par Pitang Tchalla a été unilatérale, arbitraire et illégale » dans la mesure où elle concerne des faits qui remontent à plus de trois ans. Aussi, les manifestants pensent-ils que la Haute Autorité n’a pas compétence à retirer les fréquences aux médias, mais la justice sur saisine de l’instance de régulation ou par recommandations faites aux autorités compétentes en charge de la gestion des fréquences. En conséquence, les organisations de la Société civile « exigent la réouverture immédiate et sans conditions de LCF et City Fm ». La HAAC qui jusque-là ne s’était prononcée qu’à travers sa décision du 6 février, a répondu cette semaine aux questions de certains journaux sur ce sujet. « Nous sommes dans un état de droit et qui dit Etat de droit, dit exigence. La HAAC a pris ses responsabilités dans le respect de ses prérogatives », explique son président, Pitang Tchalla, dans une interview publiée sur le site web de l’institution et reprise dans les colonnes de »Vision d’Afrique ». Interview au cours de laquelle il a réaffirmé que les deux chaînes n’ont pas d’existence légale, étant attendu qu’elles n’ont déposé aucun dossier d’autorisation préalable auprès de la Haute Autorité. »Le Messager » affiche à sa une un autre morceau choisi de cette entrevue. « Si la HAAC ne prend pas cette initiative, de quel droit sanctionnerait-on les autres violations de cette loi », s’interroge le président. Alors, « les chantages, intimidations et menaces actuels n’y peuvent rien … », indique M. Tchalla dont les propos sont aussi rapportés dans »Le Libéral ». En fait, l’interview publiée par »Le Messager » est une reprise, puisque lundi déjà, »Forum de la Semaine » l’avait déjà fait. En outre, le quotidien privé avait publié en fac-similés le PV de la plénière au cours de laquelle la décision de la HAAC a été prise en présence de tous les membres. Seulement, »Liberté » semble battre en brèche l’authenticité de ce document et parle de « PV tronqués ». « A grand renfort médiatique, on tente de »vendre » cher du faux à l’opinion mais les Togolais ne sont pas dupes et savent discerner le vrai de l’ivraie », écrit le tabloïd. Le journal de s’offusquer lorsqu’il se rend compte que ce sont « les journalistes eux-mêmes qui montent au créneau pour prendre fait et cause pour les prédateurs de la liberté de la presse et faire la promotion de la fermeture des médias ». Sur un autre aspect, »Liberté » publie « le cri d’alarme » d’une togolaise de la diaspora qui animait une émission sur fonds propres sur LCF avant le retrait des fréquences. La publication assure que par cette mesure, « le pouvoir décourage l’investissement au Togo des compatriotes de l’étranger ». Les portails web tels que »Afreepress.info », »Togo-online-co.uk », »Togoactu24.com », »icilomé.com » et »Togotribune.com » se sont également fait l’écho de cette première journée de manifestation visant la réouverture de LCF et City Fm. En lien avec la presse, certains journaux rappellent l’agression du journaliste Robert Avotor de »L’Alternative », alors qu’il était sur les lieux d’un reportage relatif au foncier. L’OTM, l’UJIT et le CONAPP ont, dans un communiqué publié par »La Dépêche », condamné cet acte. Idem pour le PPT. La HAAC n’a pas été du reste. Elle a, à son tour condamné, dans un autre communiqué toujours publié par »La Dépêche », et »La Nouvelle », les violences subies par le confrère et expliqué avoir saisi le ministre de la Sécurité et le Directeur général de la Gendarmerie. Dans sa parution d’hier mardi, »L’Alternative » a consacré un article au communiqué de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication qu’il qualifie d’entrée de « curieux ». Le bihebdomadaire reproche à l’instance de régulation d’avoir mis en doute l’information de l’agression du journaliste en
Revue de presse N° 815 du 14 février 2017
Dans leur livraison du jour, les journaux se sont intéressés à la politique De l’accord Cadre de Lomé au HCRRUN : « les réformes politiques prennent désormais une destination rwandaise », écrit » l’Indépendant Express » L’épineuse question des réformes s’impose dans tous les débats politiques au Togo. « Fera, fera pas ? », se demande le confrère qui opine que le gouvernement togolais s’est toujours retranché dans des tables de négociations, ateliers d’échanges et cadres de discussions. Le « régime Faure Gnassingbé est-il disposé à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles ? », s’interroge le tabloïd. En tout cas, poursuit le journal, la marque rwandaise désormais imprimée par le HCRRUN envoie définitivement le processus dans les « méandres de Sisyphe ». Le Togo ne devrait pas s’inspirer du Rwanda car l’expérience financière par exemple « imposée par ce pays est un fiasco avec l’OTR qui tire aujourd’hui le diable par la queue ». Toujours sur la question des réformes, »Courrier de la République » écrit : « la pilule de Awa Nana ne passe pas, le CAR intraitable ». Le HCRRUN entend commencer la mission à elle confiée ; pour ce faire, elle tente d’avoir l’avis de certains acteurs politiques, histoire de permettre à ces dernières de décliner leur vision de ces réformes à opérer. Pour le CAR de Me Yawovi AGBOYIBO, « tout a été prévu par l’APG et il faut pour tout travail lié aux réformes se référer à l’APG », fait savoir l’hebdomadaire. Pour le CAR, le dialogue entre le pouvoir et l’opposition s’impose avec éventuellement une demande du concours des experts si le besoin se fait sentir. Ainsi, « Le Comité d’Action pour le Renouveau de Me Yawovi Agboyibo reste intraitable », constate le confrère. Me Agboyibo a fait savoir à la délégation de la commission de réflexion sur les réformes que sur la forme, « la mise sur pieds de cette commission ne respecte pas l’esprit et la lettre de l’Accord Politique Globale », renchérie »Echos du Pays ». « L’ADDI déplore le flou qui caractérise la mission de la commission de réflexion sur les réformes », renseigne le quotidien privé »Liberté » Le confrère écrit par ailleurs que « les réformes institutionnelles et constitutionnelles restent et demeurent en 2017 les clés de l’avenir. » « Faure GNASSINGBE et Jean-Pierre FABRE ainsi que leurs partisans respectifs peuvent entrer dans l’histoire à condition de privilégier le Togo notre patrie, sur les égoïsmes injustifiés », pense le quotidien Le quotidien privé »Forum de la semaine » se demande quant à lui si face aux enjeux des prochaines législatives, l’opposition doit « continuer à faire des réformes, un combat politique prioritaire ». Pour le tabloïd, l’initiative prise par Faure Gnassingbé de mettre sur pieds la commission de réflexion sur les réformes se révèle être une « astucieuse manœuvre » qui risque de mettre tout ou une partie de l’opposition en très grande difficulté et à l’allure où vont les choses, « on va tout droit vers une situation de blocage autour de la question de l’APG ». « Dans ces conditions et à un an et demi des prochaines élections législatives, Jean-Pierre Fabre et ses alliés au sein de CAP 2015 pourront-ils et devront-ils continuer à faire de la question des réformes, un combat politique prioritaire ? », s’interroge le quotidien privé. L’opposition aura plus d’intérêt à s’organiser pour gagner les prochaines législatives et prendre le contrôle du gouvernement et de l’Assemblée nationale plutôt que de gaspiller son énergie à lutter pour des réformes qui se feront de toutes les façons selon les désidérata du parti au pouvoir, analyse le confrère. Sur un registre différent, ‘Courrier de la République » s’interroge : ‘Les secrets du 05 février 2005 : Qui a changé le plan initial du général ?’. Le confrère pense détenir « la vérité sur la succession de feu Eyadéma. » Avant la fatidique date du 05 février 2005, les rumeurs les plus folles circulaient sur la santé du Général Eyadéma. « Si Eyadéma se savait condamner, il avait son plan en vue de sa succession », croit savoir le confrère. Le Général aurait instruit le Chef d’Etat-major d’alors de prendre le pouvoir après sa mort, de gérer la transition et d’organiser dans les délais requis les élections et « faire gagner Faure GNASSINGBE. », commente-t-il. Mais que s’est-il passé entre temps ? « Courrier de la République répond : « Dans la précipitation, le plan du vieux sera enterré pour faire place à un autre ubuesque ». Ceux qui ont contrarié le plan préétabli ont opéré un passage en force, défonçant les barrières et les lois du pays. « L’allégeance des généraux dans la nuit du 05 février 2005, la course poursuite pour changer les dispositions à l’Assemblée nationale ont esquinté l’image du pays », écrit le confrère. Tout à fait autre chose, le bi-hebdomadaire »L’Alternative » affiche à sa une : des services 3 G au Togo: « Qui empêche Moov de déployer la fibre optique ? » Après avoir obtenu, suite à une « très longue attente », l’autorisation de déployer le 3 G au Togo, Moov Togo devra désormais « faire avec les caprices de l’Etat togolais. On craint même une remise en cause du cahier de charges signé en début d’année 2016 entre le gouvernement et la société de téléphonie mobile », fait savoir le confrère. « Refuser de permettre à Moov Togo de construire son réseau de fibre optique, c’est refuser le strict minimum en terme de concurrence dans les télécoms au Togo », opine le bi-hebdomadaire. Le journal satirique »Hara Kiri » se demande justement si le directeur général de Togotélécom, Romain TAGBA n’est pas « en train d’empêcher la réalisation du projet d’amélioration des services internet au Togo », projet que veut réaliser Moov-Togo. Le groupe Togotélécom qui est en train d’être restructuré « voudrait empêcher le projet de construction de backbone et amener Moov à louer les nouveaux services chez lui. Le but c’est de la contraindre à ne dépendre que du groupe étatique