Les journaux parus ce mercredi évoquent le verdict rendu hier par la Chambre administrative de la Cour Suprême dans l’affaire LCF-City, autant qu’ils s’intéressent aux perturbations constatées dans le secteur de l’éducation. Affaire LCF-City Fm »Le Messager » informe qu’elle est passée hier devant la Chambre administrative de la Cour Suprême. La décision de ladite Cour « n’a pas été favorable » à la partie requérante dont le recours a été « jugé irrecevable pour défaut de qualité et d’intérêt à agir », précise la publication. La Chambre administrative de la Cour Suprême a, en fait, expliqué qu’ « il y a une différence entre le groupe Sud Média représenté par son DG Luc Abaki et le groupe Sud Média Sarl U représenté par Pierrette Nasr épouse Bodjona », rapporte »Tingo Tingo ». L’hebdomadaire ajoute que « cet argument a été balayé du revers de la main par Me Abi Tchessa, conseil du groupe Sud Media qui a fait observer que la chaîne de télévision créée sous le nom TV TG2 est devenue TV2 sans que cela ne pose aucun problème jusqu’à présent ». »Liberté » elle, constate une « fin malheureuse » de ce dossier, dans la mesure où le rejet par la Cour Suprême du recours du requérant « consacre le retrait des fréquences ». Le quotidien privé donne la parole à l’avocat du groupe Sud Média qui peste : « la Cour Suprême n’a pas examiné le recours. Elle a préféré s’enliser dans des considérations de mots et de phrases pour en tirer des conséquences sur le plan juridique, alors que là n’est pas la question. Lorsqu’on dit qu’une personne n’a pas qualité et intérêt à agir, cela veut dire que la décision ne lui porte aucun préjudice, autrement dit, LCF et City Fm n’ont pas de propriétaires. C’est ce que semble nous dire la Chambre administrative avec des considérations qui n’ont rien à avoir avec le dossier ». Luc Abaki y va de sa dénonciation : « la Cour Suprême a voulu dévier le débat de façon très lâche. A la limite, j’ai l’impression que nous avons atteint le summum, sinon le comble de l’indécence et de l’immoralité au Togo. On retire des fréquences qui sont notifiées au représentant légal de LCF et City Fm qui sont chapeautés par le groupe Sud Média à qui l’on a assigné des chèques de l’aide de l’Etat à la presse comme tel. Aujourd’hui, la Cour Suprême nous dit que nous n’avons pas qualité et intérêt à ester auprès d’elle. Il aurait fallu qu’elle nous dise alors qui serait qualifié et aurait intérêt à ester auprès d’elle ». A la question de savoir quel est le sort réservé aux employés du groupe Sud Média, M. Abaki répond qu’ « il appartient à celui-là qui a décidé de façon arbitraire et immorale du retrait des fréquences de nous dire le sort qu’il réserve à ces employés ». « Dommage le match n’aura pas lieu », se désole »La Lanterne ». Là-dessus, »Le Libéral » note que « les chances de réouverture de LCF et City Fm s’amenuisent », attendu que « le bras de fer qui oppose le groupe Sud Média à la HAAC reste toujours dans l’impasse et est loin de trouver un dénouement heureux pour ces dizaines d’agents qui attendent impatiemment de retrouver leur travail ». Toujours en lien avec la HAAC, »Le Messager » évoque l’affaire d’autorisation d’installation et d’exploitation de sociétés de distribution de bouquets de programmes audiovisuels en mode numérique terrestre. L’hebdomadaire souligne que contrairement à certaines informations qui tentent de faire croire l’inverse, « il n’y a jamais eu d’attributaire » dans ce dossier et ceci pour deux raisons principales. D’abord, parce que « le nombre minimal requis de trois offres validées n’a pas été atteint en vue d’une adjudication transparente et concurrentielle ». Ensuite, « la nomination de nouveaux membres de la Haute Autorité obligeait le reliquat de la HAAC d’alors qui a lancé l’appel d’offres à mettre le dossier en stand-by ». Et le confrère de s’interroger : « Pourquoi c’est seule la société STARTIMES Media Togo qui dépose un recours, alors qu’elles sont en fait deux sociétés qui sont dans le cas ? A-t-elle plus le droit que l’autre société qui visiblement a compris l’intérêt que comportait cette décision d’annulation de la HAAC ? » « C’est sur quelle base STARTIMES Media Togo fait son recours, alors qu’il n’y a jamais eu de délibération jusqu’à ce qu’on ne parle d’attribution pour qu’elle se voit en attributaire ? ». Commentaire du tabloïd : « Pour l’instant, l’annulation de ce dossier qui donnerait de la migraine à la société qui a fait recours à la Chambre administrative de la Cour Suprême n’est pas encore un crime. Puisque, annuler ne veut aucunement dire abandonner. La polémique créée autour d’un tel dossier n’a pas raison d’être en réalité, sauf si l’on a d’autres visées ». Perturbation dans le secteur de l’éducation La semaine dernière, le Groupe de travail a fait le point de ses activités. En vue de permettre au gouvernement de réfléchir sur une partie des revendications des syndicats, le Groupe a demandé une trêve de deux semaines dans l’observation des mouvements de débrayage. Seulement, cette trêve « n’a pas empêché le maintien de la grève des enseignants », avec des conséquences lourdes, mentionne »Le Messager ». « On n’est pas sorti de l’auberge », remarque »Le Libéral ». « Et si la FESEN et la CSET qui ont appelé à la grève cette semaine mettaient de l’eau dans leur vin et accordaient le bénéfice du doute au gouvernement ? » se questionne »La Lanterne ». « Pendant que le gouvernement nargue les enseignants, les élèves battent le pavé », indique »Tingo Tingo ». L’hebdomadaire pointe du doigt les propos »peu courtois » du ministre de la Fonction publique qui a fait une sortie médiatique lundi dernier. Pourquoi les collègues de Gilbert Bawara ne tiennent pas les mêmes propos que lui ? « Voudrait-on nous faire savoir que c’est le ministre Bawara seul
Revue de presse N° 827 du 07 mars 2017
Dans leurs livraisons du jour, les publications s’intéressent à l’affaire HAAC-Groupe Sud Média et aux perturbations dans le secteur de l’éducation. En ouverture nous évoquons le 60ème anniversaire de l’indépendance du Ghana. Le quotidien national Togo-Presse informe que « Le Président Faure GNASSINGNE a assisté à la célébration » • Affaire HAAC-Groupe Sud Média Hier lundi, ça faisait un mois que la télévision LCF et la radio City FM ont vu leurs fréquences retirées par la HAAC. Ces deux médias ont saisi la chambre administrative de la Cour Suprême. « Le dossier en audience ce mardi 7 mars à la cour Suprême », informe »Liberté ». « Tous les regards des employés des deux chaines, des fidèles auditeurs et téléspectateurs, des adeptes et défenseurs de la liberté de presse et de l’opinion en général seront tournés vers le siège de la Cour Suprême », écrit le journal qui s’interroge : « Quelle en sera l’issue ? » A l’en croire, « cette affaire est un cas d’arbitraire qui crève les yeux ». Le confrère espère que le droit guidera « vraiment les juges de la Cour Suprême » et qu’ils ne devraient « éprouver aucune peine à le dire. » Mais en attendant, poursuit le quotidien, les agents des deux médias sont « officiellement en congés techniques ». La Cour Suprême « va-t-elle donner tort à la HAAC, ou plutôt à son président et sauver les emplois des quatre-vingts employés ? », se demande le tabloïd. « C’est une épreuve de vérité des membres de la chambre administrative, parmi lesquels se trouvent des femmes qui porteront la lourde responsabilité de la mise au chômage de près de 80 employés de ces chaines fermées par la HAAC », renchérit »L’Indépendant Express ». Les magistrats feront-ils honneur à leur serment en disant le droit en toute liberté, ou se contenteront-ils de se plier aux désirs du pouvoir ? » s’interroge le journal. • Perturbations dans le secteur de l’éducation La crise qui secoue le secteur de l’éducation est loin de finir. Les enseignants sont en grève depuis hier ; à Lomé comme dans plusieurs villes du Togo, les salles de cours sont désertées par les enseignants. « Elèves, maitres des rues », ironise »l’Alternative » « Les élèves du public sont sortis de leurs établissements pour aller déloger d’autres qui continuaient eux, à suivre les cours. », observe le confrère. « C ‘est la déferlante kaki dans les rues, comme c’est devenu d’ailleurs une tradition depuis le début de l’année scolaire », ajoute le bi-hebdomadaire. Et ce n’est pas tout, le tabloïd se fait aussi l’écho d’une intervention du ministre Bawara qui disant sur une radio hier : « J’ai l’impression qu’il y a un certain nombre de gens qui n’ont plus leurs places dans l’enseignement ». Cette menace vient de quelqu’un qui, en étant ministre en charge de la Fonction Publique, « est accusé d’avoir monté ses frères de village pour chasser des classes, des enseignants du lycée de Siou qu’ils ont d’abord tenté vainement d’intimider », révèle encore »L’Alternative » Le journal précise que ce sont « six enseignants » qui sont interdits d’accès à leurs salles de classe au lycée de Siou pour avoir suivi « les mouvements de grèves lancés par la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) » Le quotidien »Liberté » qualifie cette attitude d’ «abus de pouvoir » et trouve que « le malaise au sein du système éducatif va grandissant ». Pour le confrère, « ces manifestations semblent réjouir certaines personnes qui y voient une détermination des élèves à obtenir une éducation de qualité. On constate malheureusement que la spirale des grèves, des manifestations des élèves et de l’inaction des gouvernants se poursuit ». »L’Indépendant Epress » fait quant à lui une analyse de la situation politique, économique et sociale du Togo et pense que le pays est « en mode pilotage automatique » A en croire le journal, « le navire chavire dangereusement, le capitaine semble incapable d’éviter la catastrophe. C’est l’image du Togo depuis le début de cette année 2017. Tous les secteurs sont infectés par le virus de la contestation, de la grogne, de l’angoisse et de la révolte. Les dirigeants dans une indifférence désinvolte sont comme enkystés dans une résistance bactérienne à les faire céder le plancher ». Sur un registre différent, »Liberté » publie dans ses colonnes une interview que lui a accordée Godwin Tété, « un des pères fondateurs de l’Alliance Nationale Pour le Changement (ANC) » qui a déclaré entre autre que : « Il y a déjà des radios comme X Solaire et Légende qui ont été fermées et des journaux qui ont été plus ou moins jugulés. C’est grave. C’est l’atteinte à un droit fondamental du peuple qu’est le droit à l’information. Normalement, c’est tout le pays qui devrait se soulever pour dire non! » Dans le reste de l’actualité, certaines publications sont revenues sur les réformes politiques et sur la hausse des prix des produits pétroliers. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 826 du 06 mars 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent quatre sujets principaux : les manifestations nées de la hausse des prix des produits pétroliers, les perturbations dans le secteur de l’éducation, les élections locales et le changement intervenu à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Mais avant, l »’affaire » LCF-City Fm. »Gapola.net » informe que c’est demain que la Cour Suprême se prononcera sur le recours introduit par le groupe Sud Media pour abus de pouvoir de la HAAC, suite au retrait des fréquences à ces deux stations. Par ailleurs, »Icilomé.com » renseigne que le personnel des deux chaînes est interdit d’accès au locaux de leur employeur. Hausse des prix des produits pétroliers Après avoir fait observer que la dernière hausse est « impopulaire », »Courrir de la République » relève que « l’épanouissement du peuple reste le dernier souci des gouvernants » togolais. « Au Togo, les gouvernants font ce qu’ils veulent, quand ils le veulent et exactement comme ils le veulent. Sinon, comment un gouvernement peut-il décider de la hausse des prix des produits pétroliers sans au préalable préparer la population à cette nouvelle ? » écrit »La Voix du Peuple ». « Vous servez quel peuple ? Au secours mon pays va mal ! Faure doit balayer sa maison », martèle l’hebdomadaire qui conclut : « le Togolais est fatigué de la désinvolture avec laquelle on le traite ». Pour »Courrier de la République », « le pouvoir s’essouffle petit à petit et est sur le point de s’écrouler bientôt ». Le journal pense que « le peuple doit se mobiliser comme un seul homme pour accompagner le pouvoir moribond à sa dernière demeure ». Pas seulement le peuple mais aussi l’opposition qui doit pouvoir « profiter » de ces moments d’incertitudes. « Opposition togolaise, prends tes responsabilités et use de ton intelligence, en ces heures de doute du pouvoir, pour démontrer que tu n’es pas ce que l’on croit », encourage le confrère. Et d’ajouter que s’il était Faure Gnassingbé, il s’opposerait aux hausses « farfelues » des prix des produits pétroliers pour ne pas « éprouver ses compatriotes déjà malmenés par le cours de la vie ». Il faut relever que le gouvernement togolais n’a pas brillé par une communication assez élaborée sur la question. Et selon »Le Combat du Peuple », le Premier ministre Komi Sélom Klassou a « une lourde responsabilité » dans ce « déficit de communication ». De son côté, Gilchrist Olympio appelle, dans les colonnes de »La Voix du Peuple », « au calme et à la retenue » en ce qui concerne les manifestations consécutives à cette augmentation des prix. Tentatives de sortie de crise dans le secteur de l’éducation Le groupe de travail mis sur pied par le gouvernement était face à la presse vendredi dernier pour présenter le contenu du relevé des conclusions après plusieurs rencontres. Il demande aux enseignants, entre autres, d’observer une trêve de deux semaines pour permettre au gouvernement de donner une suite à la demande de revalorisation de la prime de la fonction enseignante. Ce relevé de conclusions fera-t-il l’unanimité dans la famille syndicale des enseignants ? « L’adhésion totale des autres syndicats n’est pas garantie », répond »La Voix du Peuple ». Là-dessus, »Liberté » et »Forum de la Semaine » informent que la CSET et la FESEN « rejettent la trêve et entrent en grève dès ce matin ». D’aucuns estiment déjà que la mission de ce groupe de réflexion s’est soldée par un échec. Finalement, « quelles pistes pour une sortie de crise ? » s’interroge »Nouvelle Opinion ». La solution c’est le dialogue avec les vrais acteurs de la crise, indique »Courrier de la République ». »La Voix du Peuple » suggère de « convoquer les états généraux de l’éducation pour diagnostiquer et soigner le mal une fois de bon ». Il faut « rétablir la confiance entre les acteurs pour désamorcer cette crise », souligne »Lettre de la Kozah ». Et ce n’est pas tout. « Les enseignants doivent adopter des comportements qui sont de nature à éviter la radicalisation ». Aussi, poursuit le confrère, « les émissaires du gouvernement doivent-ils revoir leur discours pour éviter que la situation ne s’enlise ». Justement, parlant de la nécessité de ramollir le discours gouvernemental, »Courrier de la République » note que les propos du ministre Gilbert Bawara sont très souvent « provocateurs » et ne favorisent pas un climat de sérénité et d’apaisement pour un dialogue fructueux. L’autre chose qui risque « d’embraser le front social, ce sont les précomptes anarchiques et disproportionnés sur les salaires des enseignants », complète »Le Correcteur » qui s’interroge : « Vous avez dit mandat social ? » Le tabloïd se demande « à qui profite au juste le pourrissement de la situation orchestré par le pouvoir ». A sa suite »Le Correcteur » questionne le « silence » de Faure Gnassingbé face à la « déflagration sociale ». Changement à la tête de l’OTR Henri Gapéri s’en va et c’est Kodjo Adédzé qui lui succède. Ce dernier va devoir relever de nouveaux défis, mentionne »Lettre de la Kozah ». Il « promet prendre la mesure de la mission et de relever le défi qui s’impose », renchérit »Nouvelle Opinion ». Si »Le Combat du Peuple » s’attarde sur les « insuffisances » du Rwandais, »Courrier de la République » assure que c’est un « grand mensonge » que d’expliquer que M. Gapéri a réussi sa mission à la tête de l’Office Togolais des Recettes. « Tout le monde sait que Gapéri a échoué dans sa mission ; il a contribué, de par son inflexibilité, à rendre exsangue notre économie avec des approches expérimentales qui ont conduit au pire », insiste l’hebdomadaire. »Golfe Info » remarque que l’ex-commissaire général est « devenu le souffre-douleur de tous, comme s’il était à lui seul, la source de tous les maux dont souffrait le pays ». Pourtant, nuance la publication, « ce dernier n’était qu’un exécutant, un parfait commis, au service d’un pouvoir, comptable de ses actes, de ses décisions, de ses représentants devant la
Revue de presse N° 825 du 03 mars 2017
La hausse des prix des produits pétroliers et les manifestations qui ont accompagné cette augmentation font la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi. Après les évènements de mardi, c’est un « calme précaire » qui règne à Lomé, observe »Togomatin ». C’est le cas de le dire, la dernière hausse n’a pas laissé indifférent. Dix partis politiques sont montés au créneau pour se faire entendre. L’ANC, le CAR, le NET, les FDR, le Parti des Togolais, la CDPA, l’OBUTS, la CPP, le Parti des Démocrates et l’UFC ont « interpellé » le gouvernement sur cette mesure, informe »Forum de la Semaine » qui précise que la « majorité » de ces formations politiques a « condamné la répression sanglante » des manifestations d’il y a quelques jours. La précision, c’est »L’Alternative » qui l’apporte. Si l’OBUTS et le PSR condamnent la répression « aveugle », le CAR lui, « déplore les graves évènements » survenus mardi. Le Parti des Togolais et l’ASVITTO pour leur part « dénoncent l’usage excessif de la force par les corps habillés ». L’ANC aussi dénonce l’augmentation « injustifiée » des prix des produits pétroliers. Et ce n’est pas tout. Des organisations syndicales, des organisations de consommateurs, des droits de l’Homme et de la société civile regroupées au sein des Universités sociales du Togo (UST) « s’indignent de cette augmentation dans un contexte de paupérisation accrue ». La LTDH, la STT, le SYNJOP et la Ligue des Consommateurs du Togo, entre autres, demandent « le report de l’arrêté interministériel portant augmentation des prix des produits pétroliers ». Tout en se « réservant le droit, le cas échéant, d’appeler à la mobilisation pour obtenir l’annulation de cette mesure impopulaire », ces organisations demandent également « l’ouverture d’un dialogue social sincère avec tous les acteurs concernés ». Aussi, la diaspora togolaise soutient-elle les revendications des populations et « appelle les militaires à la conscience républicaine et à la retenue ». De son côté, Amnesty International « exige » une enquête indépendante. Ainsi que le constate »Liberté », les dirigeants du pays ont « imposé la loi martiale » dans la capitale depuis mardi, puisqu’ « il y a plus d’hommes en tenue que de population ». Tout ce qui s’est passé ces derniers jours n’est que le « signe d’une exaspération et d’un malaise profond », écrit »Le Canard Indépendant ». Pour »L’Alternative », c’est carrément le « chaos social », au regard de l’actualité de ces dernières semaines, à l’instar des mouvements d’humeur dans le secteur de l’éducation et les manifestations de mardi. Et de déplorer le silence du chef de l’Etat togolais qui, selon »Liberté », « ne donne pas l’impression d’être là pour les Togolais qui lui remontent des doléances ». « Ailleurs, les crises n’ont pas atteint le niveau du Togo avant que le chef de l’exécutif ne prenne ses responsabilités », commente le bihebdomadaire. »Liberté » observe « l’insensibilité du pouvoir Faure Gnassingbé à la souffrance des Togolais ». Une posture finalement « érigée en mode de gouvernance ». « Pourtant, c’est le mandat social », déplore le quotidien privé qui ajoute : « Satisfaire les besoins sociaux des populations, c’était une promesse de campagne de Faure Gnassingbé. Aujourd’hui, soit deux ans après sa réélection contestée, cette mesure annoncée peine à se concrétiser. Les Togolais figurent toujours parmi les peuples les moins heureux sur la terre ». Et le journal de se répandre en questionnements : « de quel mandat social Faure Gnassingbé parle-t-il alors ? Pourquoi paraît-il si compliqué pour l’écrasante majorité de la population togolaise de manger à sa faim, d’avoir accès à l’eau potable, d’avoir les moyens de satisfaire ses besoins fondamentaux, de se soigner convenablement ? Un mandat social mené sur fond de précarisation ambiante de la vie de nos compatriotes, Monsieur le Président, vous y croyez vous-même ? » En ce qui concerne la grève des enseignants, »Forum de la Semaine » et »Liberté » renseignent que les écoles de la région des Savanes sont fermées. Par ailleurs, certains confrères sont revenus sur la nomination de Kodjo Adédzé à la tête de l’OTR en remplacement de Henri Gapéri et la sortie médiatique de Gilchrist Olympio mercredi dernier. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC relatif à l’audition des Directeurs de Publication des journaux L’Alternative et Le Rendez-vous
Communiqué de la HAAC relatif à l’audition des Directeurs de Publication des journaux L’Alternative et Le Rendez-vous (2)
Revue de presse N° 825 du 02 mars 2017
La hausse des prix des produits pétroliers et les manifestations qui découlent de cette augmentation ainsi que la passation de charges entre Henri Gapéri et son successeur meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi. Hausse des prix des produits pétroliers et son corollaire Pour »Le Changement », cette mesure gouvernementale « ressemble à s’y méprendre à un gangstérisme d’Etat ». C’est une augmentation « de trop », commente »Flambeau des Démocrates » qui constate que finalement, le mandat social de Faure Gnassingbé est… « si dur, si éprouvant ». « Vive le mandat social », ironise »Le Bâtisseur ». Dans tous les cas, les Togolais ont du mal à digérer cette nouvelle augmentation et l’ont exprimé dans la rue. Et lorsque »Echos du Pays » font une analyse de la situation, ils s’interrogent sur « les réelles motivations qui justifieraient cette nouvelle hausse après celle de janvier dernier ». Au demeurant, l’hebdomadaire engage le gouvernement à « se sentir sérieusement interpellé à reconsidérer sa décision afin d’apporter une réponse aux cris de détresse des populations ». Mais le gouvernement semble ne pas être pressé à accéder aux « doléances » des manifestants qui veulent voir les prix des produits pétroliers baisser. Il reste « inflexible, droit dans ses bottes et n’entend être contraint à une révision des prix », relèvent »Waraa les Vainqueurs ». Amnesty International s’est invitée dans le débat. L’ONG a élevé une « vive protestation » suite au décès d’un manifestant. « Il est inadmissible que l’armée soit encore déployée au Togo pour réprimer les manifestations », écrit-elle dans une réaction rapportée dans »La Nouvelle Tribune ». En outre, Amnesty International demande l’ouverture d’ « une enquête indépendante et impartiale pour identifier les auteurs», complète »Liberté ». Cette requête semble avoir été entendue. Le ministre de la Sécurité et de la Protection civile annonce justement l’ouverture d’une enquête, renseigne »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, les manifestations contre la hausse des prix des produits pétroliers sont un « sérieux avertissement pour le gouvernement », souligne »Le Patriote ». « C’est un signe annonciateur de ce qui guette et pourrait arriver à tout moment dans notre pays (…) », insiste le confrère qui invite les dirigeants à « se réveiller de leur sommeil ». Analyse similaire dans »The Guardian ». Jean-Pierre Fabre lui, prend la parole. « Il arrivera un moment où le peuple togolais va se lever pour faire partir le système en place », déclare-t-il dans les colonnes de »Liberté ». En attendant, le CAR « s’en indigne et demande au gouvernement de retirer sa décision » d’augmenter les prix, mentionne »Forum de la Semaine ». L’ANC et le Parti des Togolais « dénoncent » également cette augmentation « injustifiée » des prix des produits pétroliers. Départ d’Henri Gapéri de l’OTR La presse du jour informe que le Rwandais est allé faire ses »au revoir » au président de la République. »Waraa les Vainqueurs » précisent que l’ex-commissaire général a été « chaleureusement » reçu par Faure Gnassingbé. Le changement intervenu à la tête de l’OTR se résume en cette phrase : « déshabiller Gapéri pour habiller Adédzé et cela ne change rien, car la crucifixion des opérateurs économiques qui fuient le Togo demeure le vrai problème », indique »Le Changement ». Si aucune raison n’a été avancée officiellement pour motiver la décision de remplacer Gapéri, »Waraa les Vainqueurs » expliquent que « le gouvernement reprocherait au Rwandais de s’offrir des missions qu’il n’arrivait pas à justifier ». Et ce n’est pas tout. «Il est aussi reproché à l’homme le recrutement des consultants étrangers dont la compétence n’est pas avérée », poursuit le tabloïd. Et de conclure qu’après Henri Gapéri, l’OTR « doit toujours être cette institution de mobilisation des recettes qui se soucie aussi de la prospérité des entreprises ». Dans la veine des défis que va devoir relever le nouveau commissaire par intérim, »Echos du Pays » estiment que Kodjo Adédzé devra « poursuivre les grands chantiers fiscaux entamés par son prédécesseur et continuer à renforcer les performances de la structure qu’il a désormais la lourde responsabilité de gérer ». Pour sa part, »Actu Express » remarque que Kodjo Adédzé hérite d’une « patate chaude ». Si »Flambeau des Démocrates » note également que c’est d’une patate chaude que le nouveau patron de l’OTR a hérité, le confrère pense que ce dernier « doit pouvoir redorer le blason de cette institution qui a fait fuir les opérateurs économiques ». Et pour ce faire, « la manière de conduire les réformes opérées depuis la création de l’Office sera très déterminante dans le nouveau rôle confié à Kodjo Adédzé ». L’un des procès fait à l’Office sous la présidence de Gapéri est de »harceler » les entreprises pour le paiement de l’impôt. Mais « trop d’impôts tue l’impôt », observe »Golfe Info ». Même après son remplacement, »Vision d’Afrique » ne décolère pas. « Qu’a apporté concrètement Gapéri qu’un togolais ne pouvait faire ? » se demande le journal qui assure qu’il est « nécessaire d’éclairer l’opinion sur le coût de son passage au Togo ». De son côté, »Chronique de la Semaine » confirme que l’ex-Commissaire général quitte l’OTR mais pas avec des milliards comme l’a annoncé la rumeur. C’est la « fin d’un monstre », écrit »The Gardian ». Il révèle que Faure Gnassingbé et Paul Kagamé « se seraient entendus sur le sort à réserver à Gapéri ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » informe que Gilchrist Olympio était face à la presse hier. Le président de l’UFC a évoqué sa vision et ses actions pour le développement du Togo. Il a également abordé le retrait des fréquences à LCF et City Fm. M. Olympio pense que « la voie du compromis serait la meilleure », rapportent les médias en ligne. Les tabloïds se sont aussi intéressés aux élections locales et à la grève à répétition dans le secteur éducatif. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 824 du 1er mars 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : la passation des charges entre l’ex et le nouveau commissaire général de l’OTR ainsi que l’augmentation des prix des produits pétroliers et son corollaire. En ouverture, nous évoquons l »’affaire » LCF-City Fm. Et c’est »Le Triangle des Enjeux » qui en parle.L’hebdomadaire s’interroge si, en prenant la décision portant retrait des fréquences aux deux chaînes, le président de la HAAC n’a pas voulu « faire d’une pierre deux coups ». C’est-à-dire « rendre service à son maître Faure Gnassingbé et éliminer par la même occasion un concurrent commercial ». La publication assure que « le diktat de la HAAC à l’encontre des deux medias audiovisuels semble indiquer que la récente nomination de Pitang Tchalla correspond à une mission de service commandé ». Et d’insister : « La présence de Pitang Tchalla à la tête de cette institution qu’il semble en train de transformer en obscure »officine » du pouvoir n’augure rien de bon en matière de transparence, d’éthique et de déontologie, sinon pour porter des coups à la liberté de la presse ». Non content de rappeler que plusieurs professionnels des medias ont connu des »mésaventures » dans l’exercice de leur métier, »Le Triangle des Enjeux » appelle à « s’opposer avec force et détermination à la nouvelle forfaiture du pouvoir et à prendre toutes formes d’initiatives appropriées pour la réouverture, sans préalables ni conditions, de tous les medias togolais au-delà même du cas de la Chaîne du Futur (LCF) et Radio City Fm ». Toujours en rapport avec la HAAC, »Togo-Presse » et »Afreepress.info » se font l’écho d’un communiqué de l’instance de régulation relatif à l’audition de trois journalistes suite à des plaintes d’attaques entre professionnels des médias. La Haute Autorité a, à cet effet demandé aux intéressés de cesser d’utiliser les médias et les réseaux sociaux pour « proférer des menaces les uns contre les autres ». Par ailleurs, la HAAC les a appelés au respect de la règle de la confraternité. Revue à la hausse des prix des produits pétroliers Depuis hier le gouvernement fait appliquer de nouveaux prix sur les produits pétroliers mais cette mesure passe mal auprès des Togolais. Conséquence, les populations « en colère » ont « bloqué » les routes et brûlé un bus Sotral à Lomé avec malheureusement à la clé un mort, relève »Dounia le Monde ». Pour »La Dépêche », cette décision de revoir à la hausse les prix est « une erreur, une injustice de trop, d’autant plus que la quasi-totalité des foyers vivent en dessous du seuil de pauvreté ». « On ne peut pas au moment où les gens ont des difficultés à joindre les deux bouts et tirent le diable par la queue, se permettre ces genres de »blagues » », renchérit »Le Magnan Libéré » qui peste : « ce n’est pas parce qu’il y a des gens qui ne savent pas comment on achète du carburant parce que habitués aux bons d’essence, qu’on doit se croire tout permis. Deux augmentations en un seul mois, non c’en est trop ! » Si »Le Messager » comprend le mécontentement des manifestants, il estime qu’ « il est inconcevable qu’ils s’en prennent à des biens publics et privés ou qu’ils empêchent d’autres citoyens de circuler librement ». »Vérité des Peuples » a jeté un regard sur les prix pratiqués ailleurs et se rend compte que « même dans certains pays producteurs de pétrole comme le Cameroun et la Côte d’Ivoire les prix sont encore à la hausse qu’au Togo ». « Les autorités n’ont fait qu’appliquer la vérité des prix au regard des fluctuations sur le plan international », écrit l’hebdomadaire qui suggère au gouvernement de communiquer davantage sur les mobiles de cette nouvelle augmentation. C’est à cet exercice que le gouvernement s’est collé hier au travers de son communiqué lu au cours du journal télévisé du soir. Il explique cette nouvelle augmentation par « la hausse du prix du baril et la hausse du coût du dollar », rapporte »Le Libéral ». Les dirigeants du pays, tout en déplorant la perte en vie humain, les blessés et les dégâts matériels, condamnent les manifestations et appellent au calme. Cet appel sera-t-il attendu ? se questionne le confrère. « Une résistance serait lancée à compter d’aujourd’hui 1er mars pour obliger le gouvernement à revenir sur sa décision », renseigne »Le Triangle des Enjeux ». « Lomé est sous haute tension » informe de son côté, »Fraternité ». Quoi qu’il en soit, il faut jouer à l’apaisement, recommande »Le Dialogue » qui appelle, en outre, le gouvernement à « rassurer la population pour que le pire ne vienne exacerber la situation déjà très tendue ». »Economie & Développement » s’intéresse également au sujet et se demande « comment les ménages vont s’en sortir » quand les prix augmentent et quand le budget familial est « affecté ». Lorsque »Libération » ajoute les protestations nées de l’augmentation des prix des produits pétroliers à la « crise » dans le secteur de l’éducation, elle conclut que le gouvernement togolais est « acculé de toutes parts ». Pour sa part, »Liberté » constate que « le chemin de croix continue pour les consommateurs togolais » et questionne « la socialité » du mandat de Faure Gnassingbé. Le mécontentement des enseignants, l »’affaire » LCF-City Fm et comme si cela ne suffisait pas, l’augmentation des prix des produits pétroliers, note le quotidien privé. « Pourtant Faure Gnassingbé a promis des jours meilleurs aux Togolais à travers son 3è mandat placé sous le sceau du social. Une politique sociale curieusement dénuée du souci de bien-être des populations. Aujourd’hui, la misère est telle que peu de Togolais trouvent les moyens de s’offrir un repas quotidien », commente le tabloïd. Passation de charges à la tête de l’OTR Elle est intervenue hier entre Henri Gapéri et son successeur Kodjo Adédzé. « Flambeau désormais à la main, le nouveau patron de l’Office Togolais des Recettes promet de suivre les traces de son devancier », mentionne »Le Dialogue ». « Desserrer l’étau fiscal et rassurer
Revue de presse N° 823 du 28 février 2017
Les journaux parus ce mardi commentent le départ d’Henri Gaperi de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Ils évoquent également la hausse des prix des produits pétroliers. Mais d’abord »l’affaire » LCF-City Fm. Une marche a été organisée samedi dernier pour demander la réouverture des deux chaînes. Seulement, les manifestants ont été « réprimés par les forces de l’ordre », rappelle »L’Alternative ». »Sika’a » s’intéresse également au sujet et explique que dans ce dossier, la HAAC n’a fait que « profiter des failles » de LCF et City Fm qui ont commencé par émettre sans qu’ils n’aient besoin de respecter toute la procédure nécessaire, du fait que Pascal Bodjona et Faure Gnassingbé étaient à l’époque « de bons amis ». Mais le magazine satirique se demande si la Haute Autorité s’est « juste contentée de faire son travail de régulation ». Pour »Sika’a », étant donné que c’est la HAAC et l’ART&P qui ont « créé, nourri et fait grandir un »monstre » sans papiers d’identité, il aurait été mieux pour la HAAC, au lieu de frapper dur, de penser à une sorte de justice transitionnelle où on pardonne au lieu de punir. Sinon, si on veut suivre la loi et l’appliquer dans sa rigueur, beaucoup seraient condamnés ». Départ d’Henri Gapéri Lorsque les Togolais ont appris la fin de parcours « prématurée » de cet « aventurier » à la tête de l’OTR, ils ont « sablé le champagne », relève »La Lanterne ». L’hebdomadaire croit savoir qu’il est reproché au Rwandais « des prises de décisions sans concertations avec les autorités togolaises ». Et ce n’est pas tout. Henri Gapéri, ajoute le confrère, faisait bénéficier « certaines largesses à ses compatriotes » au sein de l’office, bien que ces derniers ne disposent pas de compétences requises. Gapéri déchargé de ses fonctions, Faure Gnassingbé doit également « écarter » de son entourage « celui qui a proposé ce sodomiseur de l’économie nationale », insiste la publication qui renseigne, par ailleurs, que l’ex-Commissaire général va être entendu dans les prochains jours sur sa gestion. »L’Indépendant Express » lui, rappelle qu’il avait, à travers plusieurs publications dédiées à l’OTR et à son patron d’alors, « prédit la catastrophe ». « Maintenant que le vin est tiré, il faut le boire jusqu’à la lie », écrit le journal. Et d’ajouter : « Aujourd’hui, il faut tout refaire, après le constat d’échec du chef de l’Etat, après la catastrophe. Pour le nouveau commissaire, c’est la réforme des réformes ». L’OTR/Henri Gapéri, c’est une « escroquerie d’Etat », souligne »L’Alternative » qui assure que le Rwandais a encaissé en trois ans un salaire de plus d’un milliard. Le bihebdomadaire pense que la décision de mettre fin aux responsabilités de M. Gapéri est un « arrangement entre petits copains qui ont saigné l’économie du pays pendant trois ans et le gouvernement doit des explications aux contribuables togolais ». En tout cas, la décision de remplacer Gapéri est applaudie par »Liberté » qui fait un « big up » à Faure Gnassingbé. « On est même tenté de lui faire bisou là-bas, mais on s’en retient. Nous n’avons plus de cousine libre, sinon on allait lui donner cadeau », écrit-elle. Dans un registre différent, les confrères évoquent les élections locales. Même si l’annonce de Robert Dussey a créé le débat sur la période de la tenue de cette consultation, d’aucuns estiment qu’il est nécessaire que l’opposition togolaise commence à se préparer pour ce scrutin. « Malheureusement, elle a préféré encore s’illustrer dans des diversions pour amuser la galerie », laissant de côté l’essentiel, se désole »La Lanterne ». Toujours sur la question relative aux élections locales, »Liberté » donne à savoir que « pendant que le pouvoir promet le scrutin en 2018 ou 2017, il tente en sourdine de débaucher des opposants pour renouveler les délégations spéciales ». Le quotidien privé qui cite l’exemple des militants de l’ANC en vient à la conclusion suivante : « cette manœuvre est suffisamment révélatrice du réel état d’esprit du régime en place par rapport à la problématique des élections locales. Il ne veut pas tout simplement les organiser, ou du moins veut les retarder le plus longtemps possible ». Il ajoute qu’avec ce nouveau développement, « ce sont les partenaires en développement qui doivent se sentir floués, notamment les autorités allemandes visiblement couillonnées ». La même information de débauchage de militants de l’opposition est à lire dans les colonnes de »L’Alternative ». Parlant de l’opposition, elle souffre d’une « maladie incurable » nommée « division » alors même qu’elle se dit « »messie » pour les Togolais », observe »La Lanterne ». Tant et si bien que lorsqu’il y a annonce de rapprochement entre des formations politiques à l’effet de nouer une alliance, cela laisse dubitatif. A propos d’une probable jonction entre le CAP 2015 et le groupe des six partis politiques récemment créé, »Forum de la Semaine » se demande si c’est « un vrai tournant décisif pour l’opposition » ou tout simplement « une nouvelle illusion politicienne ». Les mouvements de grève des enseignants s’invitent une nouvelle fois dans l’actualité. Les élèves sont à nouveau descendus dans la rue à Dapaong pour réclamer les cours, mentionnent les publications du jour. Mais, les grévistes n’ont pas le droit d’intimider ceux de leurs collègues qui choisissent d’aller dispenser les cours, expliquent les autorités. « Des instructions sont données… un enseignant qui est en grève n’a pas le droit de se rendre dans l’établissement scolaire. Il ne doit pas se trouver devant les élèves pour dire qu’il ne va pas faire cours », avertit Gilbert Bawara dont les propos sont rapportés dans »Forum de la Semaine ». Et après la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) et la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale (FESEN), les professeurs de Sports annoncent une grève de 72 heures, indique »Liberté ». En outre, »La Lanterne » révèle l’imminence d’un remaniement du gouvernement. A l’en croire, « des ministres seront éjectés pour insuffisance de résultats ». Tout à fait autre chose, la presse du jour se fait l’écho
Revue de presse N° 822 du 27 février 2017
Le remplacement de Kanyesiime Henri Gapéri à la tête de l’OTR par Kodjo Adédzé fait la une des journaux parus ce lundi. En guise de mise en bouche à cette revue, nous évoquons le retrait des fréquences à LCF et à City Fm. Pour demander la réouverture de ces deux chaînes, des organisations de la société civile appuyées par des partis politiques ont organisé une marche samedi dernier. Cette « manifestation pacifique a été réprimée par les forces de l’ordre », signale »Liberté » qui rapporte les propos du Directeur général du groupe Sud Media. Selon Luc Abaki, l’on ne peut demander à LCF et City d’initier un nouveau dossier pour obtenir les fréquences. Cependant, il est « disposé à compléter le dossier qui est à la HAAC » si l’instance de régulation des médias « en fait la demande ». La tournure de la marche du 25 février est « l’expression que le gouvernement ou mieux la HAAC n’entend pas reconsidérer sa position sur le retrait de fréquences », analyse »Courrier de la République » qui ajoute : « malgré cette brutalité, les OSC entendent mettre l’œuvre sur le métier ». De son côté, le site web »Togo-online.co.uk » se fait l’écho d’un communiqué de l’ANC qui dénonce et condamne « les tentatives de liquidation des libertés publiques au Togo ». Par ailleurs, le parti de Jean-Pierre Fabre « rappelle à la HAAC sa mission de protection des journalistes et des médias ». Sur le sujet, »Le Combat du Peuple » pense que « la politisation de ce dossier met en péril la finalité poursuivie », c’est-à-dire la reprise des émissions des deux stations. En optant pour les marches, les organisateurs ont « abandonné la proie pour l’ombre », insiste le confrère. Et d’expliquer que la révélation de l’identité des propriétaires de LCF et City Fm sera un pas décisif dans la résolution de cette affaire. Départ d’Henry Gapéri de l’OTR C’est en Conseil des ministres tenu samedi dernier que l’opinion a été informée du changement intervenu à la tête de l’Office Togolais des Recettes. Si le communiqué sanctionnant ce Conseil des ministres et le décret de nomination sont « muets sur les motifs de l’éjection du Canadien d’origine rwandaise, personne n’attendait de si tôt le départ de Henri Gapéri, malgré les bruits précurseurs de ces derniers jours », relève »La Symphonie ». Contrairement au communiqué rendu public à l’issue de ce Conseil, »Forum de la Semaine » révèle que Gapéri est « viré pour népotisme ». »Togomatin » parle de « surprise » ou encore de « coup de tonnerre ». « Enfin la fin du calvaire des Togolais », se réjouit »Le Combat du Peuple » dans la mesure où « le Rwandais est perçu comme un imposteur qui nourrit un sentiment de mépris et de haine envers les Togolais ». Pour »Liberté », « après l’échec et les malversations, un audit s’impose pour situer les responsabilités ». »La Symphonie » renseigne que cette décision est « favorablement accueillie » par les Togolais. Idem pour »Temps Nouveaux ». Dans la même veine, »Courrier de la République » souligne que « le soulagement est manifeste dans tous les milieux », car « il fallait limiter les dégâts en prenant une mesure forte ». Il le fallait tant, les opérateurs économiques ont quitté le Port autonome de Lomé et les entreprises ont mis la clé sous le paillasson pour des raisons liées au paiement des taxes et impôts, quand l’OTR lui-même faisait développer « des formes sophistiquées de corruption », expliquent les confrères. « Après avoir mis l’économie togolaise sens dessous, sens dessus le tout puissant Commissaire général quitte le Togo la queue entre les pattes, mais non sans s’être constitué un bon trésor de guerre », signale »Courrier de la République ». »La Voix du Peuple » renchérit et donne à savoir que M. Gapéri « a pris soin de partir avec une enveloppe colossale, sans compter les 23 milliards de malversation suspectés ». « Annoncé comme un génie, Gapéri s’est révélé finalement un piètre manager, un danger pour l’économie nationale », commente »La Symphonie ». Henri Gapéri parti, c’est le Togo qui « prend en main » la gestion de l’OTR avec la nomination de Kodjo Adédzé, précédemment Commissaire des douanes et des droits indirects, note »Nouvelle Opinion » qui publie dans son intégralité le communiqué sanctionnant le communiqué des ministres de samedi dernier. D’après »La Symphonie », le nouveau patron de l’Office Togolais des Recettes est bien connu pour sa compétence, sa rigueur ainsi que ses hautes qualités morales et l’on attend de lui qu’il « réforme le fonctionnement » de la structure qu’il est désormais appelé à diriger. « Gapéri, Adédzé et les autres, c’est blanc bonnet, bonnet blanc », opine pour sa part »Courrier de la République ». « Que peut-on attendre des mauviettes qui ont cautionné pendant deux bonnes années cette lente descente aux enfers ? » se questionne le tabloïd. Le journal soutient qu’il ne doit « plus jamais » avoir d’autres cas Gapéri sur la terre de nos aïeux, car « le Togo n’est pas une ONG et encore moins une institution internationale qui peut être patronnée par des étrangers ». Quoi qu’il en soit, le nouveau Commissaire général « doit se retrousser les manches pour atteindre l’élargissement de l’assiette fiscale et la levée progressive de la trop grande pression sur les grandes entreprises », mentionne »Togoréveil ». La publication complète qu’il revient à M. Adédzé de « prouver au chef de l’Etat qu’on n’a pas besoin d’aller loin pour chercher un dirigeant compétent ». En politique, »La Symphonie » offre à lire l’interview du ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey qui annonce la tenue des élections locales d’ici la fin de cette année. Là-dessus, »Temps Nouveaux » assurent que le chef de la diplomatie togolaise a « baratiné la communauté internationale », car cette consultation électorale ne peut avoir lieu cette année. Dans un tout autre registre, »Togoréveil » informe que le président du comité de mobilisation des fonds pour la dernière CAN de football a fait les compte en
Revue de presse N° 821 du 24 février 2017
L’annulation de l’appel d’offres des sociétés de distribution de bouquets audiovisuels fait la une de certains journaux parus ce vendredi. Ce dossier, c’est « l’autre scandale qui éclabousse le président de la HAAC devant la Cour suprême », souligne »L’Alternative » qui rappelle d’abord les faits. « Le 13 avril 2016, un appel d’offres a été lancé pour l’autorisation d’installation et d’exploitation de sociétés de distribution de bouquets de programmes audiovisuels en mode numérique terrestre à Lomé et à l’intérieur du pays. L’appel d’offres a été clôturé le 20 mai 2016. La commission, après étude des offres, a attribué le marché à la société Startimes Media-Togo dirigée par monsieur ADANBOUNOU A. kovi. Ce dernier, conformément aux exigences de l’appel d’offres, a commencé ses installations pour démarrer ses activités quand le président de la HAAC, par une simple décision du 8 août N° 049/HAAC/2016, annule l’appel d’offres. Scandalisé par cette décision surréaliste, même sans aucun fondement, le gérant de la société Startimes Media-Togo dépose un recours auprès de la Chambre Administrative de la Cour suprême (…) », écrit le bihebdomadaire. Le journal croit savoir que « la décision d’annulation de ce marché par le président de la HAAC, trois mois après son arrivée à la tête de l’institution, quoique arbitraire, est motivée par d’autres raisons que les pseudo irrégularités qu’il pointe du doigt ». »L’Alternative » donne à savoir que « dans son courrier de transmission, la HAAC précise que sa structure était dans une période d’intérim après le décès du précédent président, ce qui n’est point avéré du fait que les textes de la HAAC ne prévoient aucunement d’intérim après le décès de son président, mais une continuité assurée automatiquement par le Vice-président. La HAAC a également expliqué que « la procédure était complexe sans en apporter la moindre preuve et a également mis en avant l’intérêt général sans en donner la moindre explication démontrant l’effet négatif contre un quelconque intérêt général ». A l’en croire, « l’actuel président de la HAAC, promoteur de deux chaînes (TV2 et TLS) avant son arrivée à la tête de l’institution, s’était associé avec deux autres promoteurs de télévision pour créer une société qui a postulé à l’appel d’offres. Seulement, leur dossier est arrivé hors délai et a été rejeté ». Le confrère en vient à la conclusion que « les motivations réelles de l’annulation de ce marché sont d’ordre personnel plutôt qu’un quelconque soucis de transparence ou de l’intérêt général ». L’objectif poursuivi, ajoute le tabloïd, est de « remettre tout à plat afin de permettre à la société dont le dossier est rejeté de revenir dans le jeu, et pourquoi pas de se voir attribuer le marché ». Et d’insister : « Nous sommes en face d’un conflit d’intérêt grave qui doit interpeller non seulement la Chambre Administrative de la Cour suprême, mais aussi la Haute Autorité de lutte contre la Corruption ». Aussi, le bihebdomadaire révèle-t-il que « la HAAC, depuis bientôt trois mandatures, est devenue un repaire de corruption, de dessous de tables, de passe-droits, d’abus de pouvoir ». « Que fait-on des ristournes en plusieurs millions que la société Media Plus verse à la HAAC chaque année ? » se questionne la publication. »Le Rendez-vous » qui publie les mêmes informations ou presque que »L’Alternative » note que la Haute Autorité a « »braqué » un appel d’offres sur des motifs fades ». Le tabloïd renseigne que « dans certains milieux, il revient que monsieur Pitang avance même que c’est le chef de l’Etat qui lui a demandé d’annuler cet appel d’offres ». Toutefois, le confrère précise : « tout comme on n’a pas eu la documentation sollicitée, nous n’avons non plus eu la chance d’infirmer ou de confirmer toutes ces informations». Par ailleurs, l’hebdomadaire assure que la mandature actuelle de la HAAC est celle « des scandales ». Mais pas seulement. Le journal pense que « jamais la HAAC n’a connu un président qui regarde les journalistes d’en haut avec tant de mépris. Un président qui peut dire ce qu’il veut à un journaliste ». Les publications du jour se sont également intéressées aux réformes politiques avec le CAP 2015 et le groupe des six partis politiques qui sont entrés en concertation à cet effet. L’autre sujet à la une de l’actualité est l’organisation des élections locales. Le ministre des Affaires Etrangères, Robert Dussey annonce leur tenue d’ici à la fin de cette année. Sa sortie cristallise les commentaires. Là-dessus, »Vérité des Peuples » pense que le chef de la diplomatie est en réalité une « cible d’attaques stériles ». Et puis, la presse du jour évoque le débrayage des enseignants. Ils repartent en grève et souhaitent rencontrer le chef de l’Etat, écrit »Le Patriote ». Le Service de Presse/HAAC