La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le mardi 21 mars 2017 à Lomé, un séminaire sur le thème : « Dépénalisation des délits de presse et Responsabilité du Journaliste ». L’objectif principal de ces assises qui ont réunis un parterre de personnalités et des professionnels des médias, est de mener la réflexion sur l’état de la presse togolaise et des acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 et d’en cerner les incidences sur le professionnalisme. La cérémonie d’ouverture de cette rencontre a été présidée par M. Pitang TCHALLA. Dans son discours de circonstance, le Président de la HAAC a d’abord rappelé les réactions qui ont suivi ce bond qualitatif réalisé par le Togo à l’époque avant d’émettre des interrogations : « 13 ans après cette victoire, quel bilan peut-on dresser ? Quelles incidences cette dépénalisation a-t-elle eu sur l’exercice de la profession, sur le respect des règles éthiques et déontologiques ? La presse togolaise a-t-elle gagné en responsabilité, en professionnalisme ? » « Comment a-t-on compris la dépénalisation ? Avons-nous su cerner la responsabilité qui nous incombait dorénavant, en tant que professionnels de la communication ? N’avons-nous pas au niveau de la profession, compris la dépénalisation comme une licence, comme la voie royale ouverte au libertinage, comme un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes, par voie de presse, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, de la vie privée des citoyens ? ». Enfin, le président de l’instance de régulation des médias a expliqué que les résultats des réflexions constitueront l’un des « inputs d’une prochaine relecture de l’ensemble des textes organisant le secteur de la presse et de la communication au Togo, conformément aux recommandations des états généraux de la presse tenus en 2014 à Kpalimé ». Pour sa part, le ministre de la Communication, de la Culture, des sports et de la Formation Civique a insisté sur la « responsabilité » du journaliste dans l’exercice de son métier. Guy Madjé LORENZO a engagé les professionnels des médias à ne pas « remettre en cause les acquis de la liberté de la presse et d’expression chèrement acquises ». Quant au représentant du ministre de la Justice et des Relations avec les Institutions de la République, Isidore AKOHOUEGNON, il a rappelé les dispositions textuelles et les instruments qui consacrent la liberté d’expression et de presse. Aussi, at-il donné les notions définitionnelles de la dépénalisation des délits de presse. Les travaux proprement dits qui ont succédé à la partie protocolaire de ce séminaire ont été marqués par trois communications présentées par MM. Dabré GBANDJABA, ancien Procureur Général de la République, Lucien Mensah DJOSSOU, l’un des doyens de la profession et Kasséré Pierre SABI, membre de la HAAC. Tous ces exposés ont donné lieu à un débat enrichissant au cours duquel les participants ont soulevé plusieurs préoccupations relatives au métier de journaliste. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 837 du 21 mars 2017
Divers sujets à la une des journaux parus ce mardi. La crise qui paralyse le secteur public de l’enseignement reste d’actualité. Après l’annonce par les syndicats des enseignants, de la suspension de la grève à l’issue de l’assemblée générale de samedi dernier, l’on pensait voir le bout du tunnel. Mais « La CSET et le FESEN donnent un moratoire de 4 jours au gouvernement », renseigne »L’ Alternative ». En effet, note le journal, « Les responsables syndicaux sous pression de leurs camarades reviennent » à la charge avec un moratoire de 72 heures adressé hier au gouvernement. « Visiblement, les mesures prises par le gouvernement, habitué aux promesses de Gascon, sont loin de combler les attentes des enseignants qui ont réclamé la reconduction du mouvement. Ils jugent inconséquente la prime d’incitation au métier de l’enseignant qui se trouve être l’un des points fixes de leur mécontentement », commente le tabloïd. Parlant des promesses, »Le Correcteur » pense qu’il est nécessaire de « sortir du piège des manipulations » car celà a été la même méthode et la même stratégie du gouvernement pendant 05 bonnes années. Il faut donc passer à l’essentiel : « régler une fois pour de bon la crise en profondeur et durablement », opine-t-il. Sur le même sujet, »L’Alternative »se fait l’écho d’un communiqué de la Ligue Togolaise des Consommateurs qui « exige la démission du gouvernement » face à la persistance de la crise dans l’enseignement. Pendant que la LCT exige la démission du gouvernement, ce dernier met en place « une cellule AD HOC pour régler les questions de prélèvements ou cotisation », rapporte le Quotidien National »Togo-Presse ». Effet, selon un communiqué du gouvernement publié dans le Quotidien National, « Une cellule Ad Hoc est « créée le lundi 20 mars 2017, par arrêté N°2017-003/PMRT, (…) cette cellule a pour mission de proposer dans les meilleurs délais, les approches de solutions sur les questions des cotisations des enseignants auxiliaires à la Caisse de Retraite du Togo et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ». L’autre sujet qui cristallise l’actualité ces derniers jours est la mise en œuvre du « programme de réparations » par le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN). Le gouvernement a mis à la disposition du HCRRUN deux milliards de francs. Avec cette somme, l’institution dirigée par Awa Nana « enclenche le programme des réparations », fait savoir »L’Union ». Pour ouvrir officiellement cette phase de sa mission, le HCRRUN organise une cérémonie officielle de lancement le 24 mars 2017 à Lomé, une tournée d’information et « des cérémonies de purification sur tout le territoire », ajoute le confrère. Parlant toujours du HCRRUN, »Liberté » s’intéresse au volet « réformes constitutionnelles et institutionnelles » de sa mission. Depuis la mise en place en janvier 2017 de la commission « dite d’intellectuels » pour réfléchir sur la mise en œuvre des réformes, aucune avancée notable sur la question « dont le terrain a été suffisamment déblayé par les myriades de commissions et cadres préalables. Elle participe simplement à perpétuer une tradition légendaire, la lenteur imprimée au processus par le pouvoir. », écrit le quotidien privé. Sur un sujet différent, »Liberté » écrit : « Robert Dussey ou la diplomatie à contre-courant ». Quelques mois après le Sommet de l’Union Africaine sur la sécurité, la sureté maritimes et le développement en Afrique, le Togo s’apprête à accueillir en octobre prochain, le sommet ‘Afrique-Israël’. Pourtant, le contribuable togolais cherche « à l’aide d’une lampe torche » les retombées du précédent sommet, constate »Liberté » qui conclue que Robert Dussey , ministre des Affaires Etrangères mène la diplomatie togolaise sans gouvernail. Le Quotidien trouve par la même occasion que le sommet ‘Afrique-Israël’ est un »sommet surprise » car, « Au regard des réalisations et aides dont l’Afrique en général et le Togo en particulier ont bénéficié de la part des pays arabes, ce projet peut être perçu comme une ingratitude envers ces pays qui se tiennent aux cotés de l’Afrique et dont les réalisations sont palpables, contrairement à l’Etat d’Israël ». Par ailleurs, »Le Correcteur » fait un constat sur la gouvernance au Togo qu’il qualifie de « mauvaise ». Selon le confrère, des travaux d’infrastructures sont « détournés aux domiciles des pontes du pouvoir. » « Au motif qu’il y a un ministre dans un quartier, on trace la route de manière à ce que celle-ci soit faite et donne sur un pavé, sans daigner l’étendre vers les périphéries environnantes. C’est à croire que dans ces quartiers-là, les autres rues ne peuvent souffrir de bitume, encore que ce ne soit pas le cas », se plaint le bi-hebdomadaire. « C’est un pont aux ânes que Faure continue de privilégier les intérêts de cette minorité (…) qui s’accapare la richesse du pays », ajoute-il. Dans le reste de l’actualité, certaines publications commentent l’élection du malgache Ahmad Ahmad à la tête de la Confédération Africaine de Football qui a battu le camerounais Issa Hayatou. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 835 du 17 mars 2017
Les journaux parus ce vendredi évoquent la crise dans le secteur de l’éducation et l’éviction de Issa Hayatou à la tête de la Confédération Africaine de Football. En ouverture, nous soulignons que »Togo-presse » et »Savoir News » se font l’écho du séminaire que la HAAC organise mardi prochain à Lomé sur le thème : « Dépénalisation des délits de presse au Togo et la Responsabilité du journaliste ». Le quotidien national précise que « l’objectif principal de ce rendez-vous est de réfléchir sur l’état de la presse togolaise depuis la dépénalisation des délits de presse et de cerner les incidences sur la profession ». L’agence de presse elle, informe que 170 participants dont les responsables des organisations de la presse, des médias écrits et audiovisuels ainsi que les membres de la Haute Autorité sont attendus à ce séminaire qui sera réédité à Kara. Crise dans le secteur de l’éducation Sur le sujet, »L’Alternative » observe une « indifférence » doublée de « déni des réalités » par rapport à la situation telle qu’elle se présente aujourd’hui sur le terrain. A preuve, relève le bihebdomadaire, alors que les élèves envahissent les rues pour réclamer le retour de leurs professeurs dans les salles de classe, le Conseil des ministres tenu mercredi dernier n’a même pas effleuré le sujet, préférant s’attarder sur la métrologie et les ordres nationaux. Pas un jour sans voir les élèves dans la rue la semaine dernière et en début de la présente, tant et si bien que le »Le Canard Indépendant » se demande si les élèves « ont pris goût à la rue ». Les apprenants sont désormais à la « dangereuse école de la rue et de l’affrontement des forces de l’ordre », mentionne »Liberté ». Le quotidien privé pointe du doigt Faure Gnassingbé et son gouvernement qui « laissent pourrir la situation ». »L’Alternative » à son tour met à l’index le gouvernement qui « joue à la pourriture, avec l’objectif à la fin d’opposer les populations aux enseignants ». Mais à ce « jeu dangereux », prévient le confrère, « le pouvoir risque de se faire prendre dans son propre piège pour la simple raison que les Togolais du sud au nord, savent mieux que quiconque que la clé du déblocage de la situation se trouve dans les mains du pouvoir et non des enseignants ». Pour sa part, »L’Eveil de la Nation » assure que le gouvernement a fait des efforts appréciables pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Raison pour laquelle, tout en comprenant les revendications de ces derniers, la publication les invite à « ne pas jeter le bébé avec l’eau du bain mais de faire en sorte que l’année en cours aboutisse dans de meilleures conditions (…) ». Face aux sacrifices que consentent les dirigeants du pays à l’endroit des enseignants, »Togoréveil » se demande si le gouvernement n’est pas finalement ce « »père » exacerbé par l’entêtement de ses enfants, les enseignants ». De son côté, »Le Canard Indépendant », lorsqu’il ajoute aux difficultés dans le secteur de l’éducation les mouvements d’humeur contre la dernière hausse des prix des produits pétroliers, il conclut à la « nécessité de trouver un dénouement rapide à la crise sociale ». Aussi, la situation sociopolitique du pays préoccupe-t-elle certains partis politiques. Ainsi que le rapporte »Forum de la Semaine », six parmi eux, à savoir le MCD, Togo Autrement, Parti des Togolais, FDR, les Démocrates et l’ADDI ont rencontré hier l’ambassadeur permanent de la CEDEAO au Togo aux fins d’exhorter l’organisation sous-régionale à s’investir dans la recherche des solutions pour sortir le pays de la « crise ». L’autre sujet phare dans la presse du jour reste le départ de Issa Hayatou de la tête de la CAF. Il a été battu par le Malgache Ahmad Ahmad lors de l’élection organisée hier. « Issa Hayatou piteusement délogé par un parfait inconnu après 29 ans de règne sans partage sur la CAF », écrit »Forum de la Semaine ». « Exit l’Empereur Hayatou ! » s’exclame »Liberté ». « La chute d’un autocrate », renchérit »L’Alternative ». »Le Canard Indépendant » parle d’un « désaveu » pour le désormais ex-président. Quant à »L’Eveil de la Nation », il souligne la « nécessité d’auditer la faîtière du football africain ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » révèle avec »La Lettre du Continent » comment Dominique Strauss Khan « fait les affaires avec Faure Gnassingbé ». A en croire le tabloïd, il s’agit d’un contrat passé gré à gré avec la société suisse SICPA introduite à Faure Gnassingbé par l’ancien directeur du FMI pour l’étiquetage des produits manufacturés. Selon le journal, « des solutions à prestations égales » coûteraient en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Cameroun six voire dix fois moins cher que la technologie proposée par SICPA. « Pourquoi alors se tourner vers une solution aussi onéreuse qui entrainerait l’asphyxie des consommateurs togolais ? » s’interroge-t-il. Dans une veine similaire, »Liberté » note que l’audit de Togocellulaire donne à savoir que 71% de marchés ont été passés gré à gré et ceci en violation du code. En outre, le quotidien indique que Amnesty International exhorte le Togo à protéger les droits aux libertés d’association et d’expression. »Forum de la Semaine » lui signale que le rapport final de l’Examen Périodique Universel du Togo a été validé hier par le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU. Et puis, »L’Alternative » et »Liberté » informent que la paix « est de retour » dans la Grande loge maçonnique nationale togolaise. Au surplus, »Togo-Presse » et »L’Union pour la Patrie » renseignent que le répertoire de la littérature s’est agrandi depuis hier avec un nouvel ouvrage commis par le Dr Wiyao Evalo. Ce livre retrace la vie militaire de feu Gnassingbé Eyadema. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 834 du 16 mars 2017
La crise dans le secteur de l’éducation et les mouvements d’humeur engendrés par la hausse des prix des produits pétroliers occupent le haut du pavé de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi. Quel dénouement pour la crise dans l’éducation ? Après la réception vendredi par le Premier ministre du relevé des conclusions du groupe de travail, l’on attend désormais de voir quelle sera la « réaction » du gouvernement, relèvent »Waraa les vainqueurs ». L’hebdomadaire exhorte l’exécutif à faire diligence pour qu’une « solution soit trouvée rapidement à la crise », car le temps qui nous sépare des périodes d’examens et de compositions est relativement court. « Les clés du dénouement de cette crise profonde se trouvent dans les mains de Sélom Klassou », renchérissent »Echos du Pays ». Seulement, »Le Liberal » constate que le sujet relatif à la grève des enseignants et son corollaire n’a même pas été évoqué en Conseil des ministres réunis hier sous l’autorité du président de la République. Qu’à cela ne tienne, lorsqu’il recevait le relevé des conclusions, le chef du gouvernement avait « promis tant de choses en guise de solution, mais pourquoi la grève persiste toujours ? » s’interroge »Le Perroquet » qui ajoute que le ministre de la Fonction Publique et son collègue des Enseignements Primaire et secondaire sont « dos au mur ». Pour sa part, »Le Libéral » note les « efforts » du gouvernement pour améliorer les conditions de vie et de travail des enseignants. Des efforts qui malheureusement « ne satisfont pas les syndicats ». Mais en réalité, « les enseignants sont-ils si lésés ? » se questionne le tabloïd. Il publie par ailleurs le tableau des avantages financiers accordés aux fonctionnaires et aux enseignants. »Chronique de la Semaine » pose la question autrement : « que veulent au juste l’USET, la CSET et la FESEN ? Les enseignants sont-ils les plus malheureux de la République ? » Le confrère répond par la négative et donne à savoir que les avantages annuels d’un enseignant A1 s’élèvent à 708. 000 contre 438 000 pour les autres fonctionnaires. En outre, il invite les enseignants à « mettre de l’eau dans leur vin ». L’une des revendications des syndicats est le versement à titre transitoire des primes d’incitation à la profession d’enseignant. Selon »Le Libéral », « la satisfaction immédiate d’une telle revendication sectorielle s’assimilerait à l’ouverture d’une boîte à pandore dans la mesure où les secteurs de l’administration pourraient également se lancer dans la danse ». C’est le cas de le dire, la grève a fait déverser dans la rue les élèves qui vont déloger leurs camarades pour, disent-ils, réclamer leurs professeurs. Certains parmi eux munis de bâtons se montrent violents, se désolent »Togomatin » et »Le Libéral ». Alors, « l’école est-elle un lieu d’apprentissage ou de violence ? » s’inquiète »Vérité des Peuples ». Les apprenants dans les rues avec quelquefois des actes de vandalisme, « Koffi Yamgnane les soutient et les applaudit », écrit »Forum de la Semaine ». A Dapaong par exemple, la tension est montée et d’aucuns estiment que le pire a été évité de justesse. « Où est passé l’apprenti politicien Noël de Poukn » originaire de cette ville ? se demande »Flambeau des Démocrates » qui suggère de « fermer temporairement les écoles au Togo ». A côté des mouvements d’humeurs dans le secteur de l’éducation, il y a la marche organisée samedi dernier par le CAP 2015 et alliés pour réclamer, entre autres, la baisse des prix des produits pétroliers et la mise en œuvre des réformes. Cette manifestation n’a pas fait « l’effet d’un pet », observe »Le Changement ». »Waraa les Vainqueurs » parlent d’une « petite poignée » de manifestants. Les Togolais ont tout simplement « boudé cette marche qui pue la récupération », remarque »Chronique de la Semaine » qui évoque un « fiasco total » de l’initiative. Nicolas Lawson qui n’a pas pris part à la manifestation rappelle à Jean-Pierre que « la politique ne se fait pas dans la rue », rapporte »Vision d’Afrique ». De son côté, »Liberté » note un « boycott des initiatives contre le régime » et souligne le « grand mystère autour de cette attitude rédhibitoire » des Togolais. Pour »Echos du pays », la « maigre mobilisation des populations relance la question de la méthode politique ». »Vérité des Peuples » recommande de « tirer les leçons de cet échec ». « Jean-Pierre Fabre impuissant face au défi de mobilisation de l’opposition réclame une audience à Faure Gnassingbé », souligne »Forum de la Semaine ». Quant à »Le Bâtisseur », il se demande si « la répression militaire est la solution aux problèmes sociaux ». »Le Perroquet » lui, relève une certaine « insouciance au sommet de l’Etat », car pendant que les crises sociales se multiplient, le pouvoir RPT/UNIR est plus préoccupé par l’organisation des rencontres internationales. Au surplus, »Liberté » annonce la naissance d’un « flambeau citoyen », cet autre mouvement créé pour « provoquer chez les Togolais la volonté de sortir de leur léthargie » pour dénoncer mauvaise gouvernance politique, économique et sociale instaurée par le régime en place. »Le Rendez-vous » propose un dossier sur la gestion de l’or noir au Togo. A l’en croire, dans cette activité, l’Etat est en même temps « juge et partie ». Aussi, explique-t-il que « des mélanges toxiques dangereux mais non interdits » se font en eaux profondes sur la côte togolaise et se « déplacent à la pompe ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 833 du 15 mars 2017
L’actualité dans les publications du jour tourne autour des revendications sociales et des réformes politiques. S’agissant des revendications dans le secteur de l’éducation, »Le Dialogue » assure que le Premier ministre a réitéré vendredi dernier l’engagement du gouvernement à rechercher des solutions idoines pour résorber la crise qui y sévit depuis un temps. Sélom Klassou a rappelé un certain nombre d’actions menées pour mettre les enseignants dans de meilleures conditions de vie et de travail ; à l’instar de l’amélioration de la grille salariale, l’octroi de certaines primes, l’intégration de 12. 747 enseignants et bientôt l’adoption du statut particulier des enseignants. Au vu de ce qui précède, »La Dépêche » observe que « le chef de l’Etat et son gouvernement font face aux revendications et donc le durcissement du mouvement de grève ne s’explique pas ». Pour sa part, »Le Messager » pense que l’intégration des enseignants est un signe « d’apaisement » et explique que la « seule alternative » à cette crise dans l’éducation au Togo est la recherche d’une « solution globale ». Les enseignants ont « refusé le marché de dupe » en appelant à une nouvelle grève, signale »Actu Express ». »Le Patriote » s’interroge sur le silence des parents d’élèves et des élus du peuple. « Il serait absurde et suicidaire qu’ils continuent de se tenir en marge de cette crise », opine l’hebdomadaire qui les suggère « d’entrer rapidement dans la danse » pour jouer les médiateurs. Non content d’informer que certains établissements privés, craignant les scènes de violence, ont « fermé provisoirement leurs portes », »Le Magnan Libéré » estime que les états généraux de l’éducation auraient pu faire du bien à ce secteur. Ce rendez-vous annoncé il y a quelques années par le chef de l’Etat est-il « devenu caduc » ? s’interroge le confrère. »Le Triangle des Enjeux » renseigne que le Major Kouloum qu’il présente comme « l’Hitler » de la région des Plateaux a proféré des menaces contre les enseignants grévistes de cette région. « Cette sortie vient compléter ses dérives dans la prise d’otages, les questions de la gestion de la transhumance et plusieurs autres crimes et délits commis dans les Plateaux convertis en son royaume », indique le journal. Aux revendications des enseignants, s’ajoutent ceux des Togolais qui demandent aux dirigeants du pays de reconsidérer la dernière mesure portant hausse des prix des produits pétroliers. Samedi dernier, politiques et acteurs de la société civile se sont donnés rendez-vous dans la rue pour réitérer cette demande et rappeler la nécessité d’opérer les réformes. Cette sortie est « ratée » au vu de la faible affluence, note »Le Magnan Libéré » qui relève les « limites des marches et des récupérations politiques » dans lesquelles le chef de file de l’opposition et ses alliés se sont souvent complus. « Fabre et ses acolytes n’inspirent plus confiance », renchérit »Le Dialogue ». La publication constate également que la manifestation de samedi était « sans envergure », marquée par une « piètre mobilisation ». Et pour ne rien arranger, c’est Nicolas Lawson que d’aucuns présentent comme le nouvel allié de Jean-Pierre Fabre qui ramène son partenaire à la raison. « La politique ne se fait pas dans la rue », lui rappelle le président du PRR dans des propos rapportés par »Le Messager ». L’autre sortie qui n’a sans doute pas plu au président de l’ANC, celle de Gerry Taama au soir de la marche du week-end dernier. Le premier responsable du NET, a remarqué que les populations n’ont pas répondu massivement à l’appel des politiciens à prendre part à la manifestation. M. Taama exhorte ses pairs de l’opposition à « tirer les leçons » de cet échec, et à séparer le social du politique. De ce fait, il recommande de laisser la société civile et les syndicats s’occuper de la crise sociale. A en croire »Le Messager », ces vérités du président du Nouvel Engagement Togolais « ont fait mal à Fabre et compagnie » qui l’ont traité de tous les noms d’oiseaux. Contrairement à Gerry Taama, le professeur Aimé Gogué de l’ADDI appelle à une « synergie d’actions » entre les partis politiques, la société civile et les syndicats pour « sauver le tissu social », indique »Le Patriote ». Qu’à cela ne tienne, « la succession des crises sociales devient inquiétante, car la révolte sociale est pire qu’une révolte politique », analyse »Le Magnan Libéré ». Faure Gnassingbé est « vivement sollicité » et doit s’adresser au peuple, mentionne »Le Patriote ». « Faure Gnassingbé ou la fin d’un règne sans fin ? » se questionne »Le Triangle des Enjeux ». Commentaire de l’hebdomadaire : « le pays va très mal au point que les avisés ne doutent pas du tout de son implosion si Faure et ses alcooliques continuent de le gérer de la même manière ». Dans un registre différent, »Le Dialogue » rappelle que la commission chargée de réfléchir sur les réformes a rencontré les ambassadeurs accrédités au Togo. Bien entendu, la question des réformes politiques était au menu des échanges. Sur le sujet, »Le Magnan Libéré » évoque le « soutien collectif » du groupe des cinq. Tout à fait autre chose, »La Nouvelle » croit connaitre « la raison principale » de l’arrestation de Kpatcha Gnassingbé. Selon le mensuel, l’ancien ministre de la défense est victime de sa « popularité » par rapport à son frère Faure Gnassingbé. « Vu que Kpatcha est très aimé et apprécié par bon nombre de personnes et même dans l’armée, il fallait absolument monter une affaire afin de le neutraliser pour qu’il n’ait pas d’ambition présidentielle et ne se présente pas à l’élection de 2010 », écrit le journal. Et de d’ajouter que « tout autant que Kpatcha, Faure mériterait aussi de payer pour le coup d’Etat constitutionnel opéré le 5 février 2005, en complicité avec des officiers supérieurs poltrons de l’armée togolaise (…) ». »La Nouvelle » en vient à la conclusion selon laquelle Faure Gnassingbé doit accorder la grâce à son demi-frère et ses coaccusés pour la réconciliation de leur famille. De
Revue de presse N° 832 du 14 mars 2017
La crise qui secoue le secteur de l’éducation domine l’actualité dans les publications de ce mardi. Cela fait plusieurs années que les enseignants remettent sur le tapis des revendications pour l’amélioration de leurs conditions de vie et de travail. Face à cette récurrence, « le gouvernement est déterminé à solutionner une fois de bon la crise », informe »Nouvelle Opinion ». L’hebdomadaire qui se fait l’écho de l’allocution délivrée vendredi dernier par le Premier ministre rapporte que « le gouvernement est à pied d’œuvre pour étudier dans un délai record la question du statut particulier des enseignants. » Monsieur Sélom Klassou n’a pas manqué « d’inviter tous à œuvrer pour un climat de confiance et de sérénité », mentionne le confrère. Malgré les promesses du Premier ministre, « les enseignants toujours en grève et les élèves toujours dans les rues », note »Forum de la Semaine ». Les enseignants réunis au sein des différents syndicats semblent n’avoir accordé aucun crédit à la promesse du chef du gouvernement car, « l’Union des Syndicats de l’Education du Togo, (USET), la Fédération des Syndicats de l’Education Nationale ( FESEN) et la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET), déçues par les conclusions du groupe de travail, ont encore appelé à plusieurs jours de grève au cours de la semaine qui a débuté hier. », informe le quotidien privé. Pourtant, la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET) avait dit « bravo au gouvernement », renseigne encore »Forum de la Semaine ». Toutefois, son coordinateur Yaovi ATCHOU-ATCHA avait déclaré qu’ « une chose est de prendre le rapport mais une autre est de passer à la concrétisation des recommandations contenues dans ledit document. » Dans la même veine, »L’Alternative » constate le « durcissement de la grève » avec des enseignants « à bout de patience ». Le bihebdomadaire explique que les grèves à répétition depuis le début de l’année étaient menées par la coordination des Syndicats de l’Enseignement au Togo (CSET). Les deux autres l’USET et la FESEN qui viennent d’entrer en grève, prenaient part au cadre de concertation instauré par le gouvernement mais « vu que les garanties données ne sont pas respectées, (…) il est clair que la FESEN mette sa menace à exécution. Pendant que le gouvernement s’époumone à trouver une solution, les enseignants sont « terrorisés par le ‘Suzerain’ Major KOULOU », fait savoir »L’Indépendant express ». A en croire le journal, « Le vieux lion s’est réveillé de son sommeil pour intimider, injurier et menacer les enseignants grévistes au cours d’une réunion des ressortissants du nord à Atakpamé ». Après avoir qualifié les enseignants « d’incompétents », Il a déclaré que « les grévistes seront renvoyés de la Fonction Publique dans un délai de deux semaines », ajoute ‘L’Indépendant express ». Parlant toujours de menaces, »Liberté » rapporte que « des militaires font irruption dans les salles de classes au Lycée d’Adidogomé et bastonnent les élèves ». Qui a donné l’ordre à ces hommes en treillis d’agir jusqu’au sein d’un établissement scolaire ? se demande le tabloïd. »L’Alternative » publie une chronique qui trouve que « l’éducation au Togo est tournée en une grande réalité comme la guerre ». Et d’ajouter que « la déconstruction de l’école est la pire aventure de la dynastie Gnassingbé ». Le journal satirique »Sika’a », de son côté, affiche en première page, une caricature d’une salle de classe qui a pour professeur un représentant de la Cour Constitutionnelle et dans laquelle les acteurs politiques et membres du gouvernement sont des élèves et dont le titre est : « nos écoles sont trop zéro, c’est pourquoi le Togo ne marche pas ». Pour sa part, »L’Union pour la Patrie » souhaite « que tout l’intérêt soit porté à cette noble profession d’enseignant ! Eux qui n’ont pas la même force qui a du peser pour que d’autres Togolais soient récemment revalorisés ». Dans la foulée des grèves à répétition des enseignants qui paralysent les activités scolaires, le ministère des Enseignements Primaire et Secondaire et la Direction Régionale de l’Education « sont mis en cause dans la délivrance des carnets de reçu pour le payement de l’écolage au niveau du secondaire du secteur des enseignements publics », constate »L’Alternative ». Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur la marche organisée par le CAP 2015 samedi dernier. Pour protester contre la récente hausse des prix des produits pétroliers entraînant une manifestation qui a occasionné la mort d’un manifestant et plusieurs blessés, CAP 2015 a organisé une marche samedi dernier à travers les artères de la ville de Lomé. »Nouvelle Opinion » remarque qu’il y a eu une « piètre mobilisation » pour cette marche. Au regard de cette énième sortie de Fabre et comparses, écrit le journal, « il faut faire remarquer que le CAP 2015 tente de faire une certaine récupération politique au lendemain des manifestations spontanées des conducteurs de taxi-moto qui protestaient contre la hausse des prix des produits pétroliers » Concernant la faible mobilisation, »Le Médium » révèle que peu de partisans étaient au rendez de la marche : « Depuis la fin des élections 2015, CAP 2015 a perdu toute crédibilité et peine à mobiliser les populations pour ses marches ». Pour »L’Indépendant Express », L’un des temps forts de cette marche est le message adressé à l’armée lorsque la foule des manifestants est arrivée devant l’entrée de l’Etat-Major Général des FAT : « (…) si on vous envoie nous tuer, vous détruisez le pays, si on vous envoie nous bastonner, vous détruisez le pays, et quand vous détruisez le pays, vous vous détruisez vous-même… ». Pour le confère, l’armée est sous pression. « A-t-elle le dernier mot ? », s’interroge-t-il. De son côté, »Liberté » note une « déconfiture totale » sur le plan social. « Le mandat social de Faure Gnassingbé, une escroquerie intellectuelle », selon le quotidien privé. Par ailleurs, »Forum de la Semaine » revient sur l’entretien entre le chef de l’Etat, Faure GNASSINGBE et M. Gilbert HOUNGBO élu récemment à la tête du Fonds International de Développement
Revue de presse N° 831 du 13 mars 2017
Les journaux parus ce lundi évoquent les revendications sociales et politiques : revendications de l’amélioration des conditions de travail et de vie des enseignants, appels à reconsidérer la mesure consacrant la hausse des prix des produits pétroliers, réclamation de la mise en œuvre des réformes par les politiques… En levée de rideau à cette revue, nous soulignons que »icilome.com » s’intéresse au communiqué rendu public vendredi dernier par la HAAC. Le site web rapporte que ce communiqué de l’instance de régulation invite les Directeurs de Publication et les promoteurs des médias écrits à se mettre en rapport avec le Président du Comité Technique Presse Ecrite de la Haute Autorité, au plus tard le vendredi 25 mars 2017 « pour les formalités d’actualisation de la liste des journaux officiellement déclarés ». L’agence de presse »Afreepress.info » a fait l’exercice de soustraction entre les 464 journaux enregistrés à la HAAC de 1998 au 28 février 2017 et les 130 environ qui ont régulièrement ou périodiquement paru au cours de ces cinq dernières années et relève que « 330 publications sont menacées de disparition ». »Grogne » sociale Le sujet qui cristallise l’actualité dans les publications ces dernières semaines reste les revendications des enseignants. En vue de mener la réflexion à l’effet de trouver des pistes de solutions pouvant juguler la crise qui sévit dans le secteur de l’éducation, le gouvernement a mis sur pied un cadre, dénommé Groupe de travail. Fruit des activités de ce Groupe, le relevé des conclusions a été remis vendredi dernier au Premier ministre. Alors, « va-t-on vers un dénouement de la crise qui secoue le monde éducatif ? » s’interroge »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé renseigne que Komi Sélom Klassou « promet étudier avec beaucoup d’intérêt et dans un délai record, la question de statut particulier des enseignants ». Pour autant, les « efforts » du gouvernement togolais « n’ébranlent pas la dynamique » des enseignants grévistes qui appellent à des manifestations cette semaine constate »La Symphonie ». « Une nouvelle semaine de grève et de paralysie dès ce lundi », confirme »Liberté » qui parle de « menace sérieuse sur les examens de fin d’année ». « Visiblement, le bout du tunnel n’est pas encore très proche », observe »La Symphonie ». »La Voix du Peuple » en déduit que « l’école togolaise est sans avenir » et pointe du doigt les dirigeants du pays qui ne sont pas prêts à se sacrifier pour la jeunesse. »Courrier de la République » demande aux gouvernants d’éviter d’aggraver la crise. « Si certains décideurs ne veulent pas être dans le box des accusés demain pour répondre de leurs actes devant le tribunal de l’histoire, c’est maintenant ou jamais qu’ils doivent faire leur introspection et leur rémission », écrit-il. Tout autant, le confrère conseille aux syndicats grévistes de ne pas chercher à avoir tout au même moment et de ne pas perdre de vue que « trop de grèves tuent la grève ». »La Symphonie » coupe aussi la poire en plusieurs parts. « Chaque acteur enseignant, gouvernant, parent d’élève…, a le devoir de jouer son rôle avec responsabilité devant le tribunal de l’histoire », mentionne-t-elle. Quoi qu’il en soit samedi dernier « les populations ont dénoncé le chaos et appelé Faure Gnassingbé à ses responsabilités », indique »Liberté ». Par ailleurs, la famille d’Alabi Nadjinoudjine, tué lors des manifestations qui ont suivi la hausse des prix des produits pétroliers serait « réduite au silence du fait des pressions du pouvoir ». Toujours en rapport avec l’éducation, »Le Combat du Peuple » note un « effectif pléthorique des salles de classes ». Il interpelle les acteurs de ce secteur qui doivent « jouer leur partition ». Pendant que les enseignants sont en grève et les élèves dans la rue, devant les « urgences de l’heure », le pouvoir opte pour la préparation des sommets prévus cette année à Lomé, remarque »Le Correcteur ». Et le bihebdomadaire de déplorer que le gouvernement est prompt à évoquer le manque de moyens face aux revendications des enseignants mais « ne lésine pas sur les moyens lorsqu’il s’agit de trouver des ressources financières pour organiser des rencontres futiles qui n’apportent rien aux citoyens togolais ». « Vers la fin du cycle Gnassingbé ? » se questionne »Le Correcteur » qui croit savoir que les derniers mouvements sociaux seraient liés à une « guerre des clans autour de Faure Gnassingbé, avec en arrière-plan sa succession ». Pour l’instant, Faure Gnassingbé tient le gouvernail et est attendu sur le terrain des réformes. Outre les prix des produits pétroliers qu’il faut revoir à la baisse, c’est ce que sont allés réclamer samedi dernier partis politiques et organisations de la société civile. C’était une « mobilisation moyenne », renseigne »Le Correcteur ». Le tabloïd voit là le « paradoxe d’un peuple indifférent à ses souffrances ». « La marche a fait flop… » relève pour sa part »La Symphonie » qui se fait l’écho des déclarations de Gerry Taama du NET. « Les populations n’ont pas suivi le mot de mobilisation des politiciens. Il faut en tirer les leçons », explique le président du Nouvel Engament Togolais. Ce « désintérêt » du peuple est « préjudiciable et interpelle les consciences », renchérit »Courrier de la République ». Il faut « repenser autrement la méthode de lutte », ajoute le journal. « A propos de l’efficacité de cette manifestation, il faut dire que le doute est permis, d’autant plus que la preuve est désormais faite que le chef de file de l’opposition est en perte de vitesse et se comporte comme un naufragé qui s’accroche à tout ce qui lui tombe sous la main », commente »Le Combat du Peuple ». Sur la question des réformes, »Le Combat du Peuple » jette la lumière sur les ratés de l’opposition togolaise qui oscille entre « amnésie et contradictions », avec en première ligne Jean-Pierre Fabre que l’hebdomadaire présente comme « à la croisée des chemins et qui se cherche à travers la récupération des faits sociaux ». A l’en croire, le leader de
Communiqué relatif à l’actualisation de la liste des journaux déclarés
Communiqué relatif à l’actualisation de la liste des journaux déclarés
Revue de presse N° 830 du 10 mars 2017
A la une de l’actualité traitée dans les journaux parus ce vendredi, la »grogne » sociale entretenue par la descente dans les rues des élèves pour réclamer les cours et les protestations nées de la dernière hausse des prix des produits pétroliers. En ouverture de cette revue, nous évoquons l’affaire LCF-City Fm qui est passée mardi dernier devant la Chambre administrative de la Cour Suprême. La Chambre a déclaré irrecevable le recours du requérant pour défaut de qualité et d’intérêt à agir. »Le Canard Indépendant » s’intéresse au sujet et relève que « Cette décision étant sans appel, le sort du groupe Sud Média est définitivement scellé, renvoyant au chômage au moins 80 employés ». Pour sa part, »L’Alternative » se fait l’écho de la ligne de défense de l’avocat du groupe Sud Média, Me Abi Tchessa qui soutient que la Chambre administrative de la Cour Suprême a préféré s’attarder sur un aspect secondaire alors que seul le « contentieux administratif » importe. « En usant des gymnastiques dont elle seule a le secret pour rejeter la requête du groupe Sud Média, les juges de la Chambre administrative ont juste esquivé le débat de fond dont il ne s’en sortiraient pas », écrit le bihebdomadaire. Et ce n’est pas tout. Le tabloïd publie en fac similé « une sommation interpellative de l’ancien président de la HAAC, Philipe EVEGNO qui reconnaît l’existence légale de LCF et City Fm ». Le journal assure que « ce document à lui seul suffisait à mettre en difficulté la HAAC de Pitang Tchalla et à clouer le bec à tous les agitateurs qui s’époumonaient à démontrer parfois contre le bon sens que LCF et City Fm étaient des chaînes illégales ». A la question de savoir si le groupe Sud Média était en règle vis-à-vis des dispositions requises de la HAAC, dès son installation, M. EVEGNO répond, selon le contenu de la sommation interpellative : « Bien sûr !!! Il s’était agi d’un appel d’offres lancé auquel le promoteur a soumissionné, dont le coût de soumission était à 20 millions FCFA. Comme d’habitude, après avoir gagné l’appel d’offres, un dossier a été envoyé à l’ART&P qui, par courrier N° 630/ART&P/DG/DT/07 a assigné au groupe Sud Média la bande de fréquence 470 MHZ-862 MHZ avec une large bande 8 MHZ, puis la HAAC a assigné ladite fréquence audit groupe ». L’ancien président de la Haute Autorité estime que l’on ne peut parler aujourd’hui d’un « défaut de base légale à l’existence de ces deux médias ». Et pour cause, « le groupe Sud Média depuis sa création bénéficie de l’aide de l’Etat à la presse ». Philipe EVEGNO ajoute : « A supposer que le groupe exerce dans l’illégalité, pourquoi alors l’Etat lui octroie cette subvention ? La LCF est diffusée sur toute l’étendue du territoire depuis sa création, l’ART&P aurait dû déceler l’illégalité depuis lors ». Et d’insister : « si à ce jour, la nouvelle équipe de la HAAC par extraordinaire ne retrouve plus le dossier du groupe Sud Média, elle a la possibilité de s’adresser à l’ART&P à qui une copie du dossier est toujours adressée pour assignation de fréquences. Mieux, la HAAC peut administrativement demander au groupe Sud Média de lui faire parvenir copie de son dossier ». »Grogne » sociale »Vérité des Peuples » observe que le « bras de fer continue » entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement. Alors, « quelle solution pour une sortie définitive de crise ? » s’interroge l’hebdomadaire. De son côté, »Forum de la Semaine » constate que « les élèves sont dans les rues à Lomé comme partout ailleurs sur toute l’entendue du territoire ». Mais pas seulement. Les enseignants « durcissent le ton et annoncent une grève de 5 jours » à partir de lundi prochain, informe »Le Canard Indépendant » qui questionne le « silence étonnant » des associations des parents d’élèves. Cette crise dans le secteur de l’éducation va perdurer « jusqu’à quand ? » se demande »L’Alternative ». A cela, il faut ajouter les protestations engendrées par la hausse des prix des produits pétroliers. La presse du jour rappelle que des manifestations sont prévues ce samedi pour demander au gouvernement de retirer sa mesure d’augmentation. »L’Alternative » révèle que les Togolais sont en réalité « victimes d’une guerre des clans » dont le contrôle échapperait à Faure Gnassingbé au sein du « système RPT-UNIR ». Le confrère croit savoir que « l’objectif » poursuivi par certains est « la paralysie totale du pays ». »Liberté » qui désigne le présent mandat présidentiel par le vocable « mandat de désespérance sociale », donne à savoir que « pendant que la maison Togo brûle, Faure Gnassingbé continue de flâner » à travers ses voyages. Quant à »L’Eveil de la Nation », il suggère de « remettre les pendules à l’heure et de rassurer les Togolais ». Et cela passe par un « réajustement » de l’équipe gouvernementale. En outre, certains confrères évoquent le départ de Henri Gaperi à la tête de l’OTR. Son successeur Kodjo Adédzé « aura-t-il les coudées franches pour réussir sa mission ? », se questionne »L’Eveil de la Nation ». Par ailleurs, »Togo-Presse », »Togoréveil », »Togomatin » et »Vérité des Peuples » renseignent que le chef de l’Etat togolais a séjourné du 8 au 9 mars à Oyo en République du Congo. C’était à l’occasion du lancement du fonds bleu sur le bassin du Congo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 829 du 09 mars 2017
Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce jeudi : la décision de la Chambre administrative de la Cour Suprême dans l’affaire LCF-City Fm, la crise dans le secteur de l’éducation et le changement intervenu à la tête de l’Office Togolais des Recettes (OTR). Affaire LCF-City Fm La chaîne de télévision LCF et la radio City Fm « resteront fermées », c’est ce qui ressort de la décision rendue mardi dernier par la Chambre administrative de la Cour Suprême, rappelle »La Nouvelle Tribune ». La Chambre administrative a déclaré « irrecevable » le recours formulé par le groupe Sud Média pour « défaut de qualité et d’intérêt à agir ». Un verdict qui ne satisfait pas la partie requérante dont les propos sont rapportés dans l’hebdomadaire. « La Cour s’est enlisée dans des considérations de mots et de phrases. C’est facile de rester sur les pistes comme ça et brouiller les vraies pistes », a réagi l’avocat du groupe Sud Média, Me Abi Tchessa. Pour sa part, le Directeur général, Luc Abaki estime que « l’argumentation développée par la Chambre administrative de la Cour est un scandale ». Il se dit « triste du fait que le Togo puisse reculer autant ». »Liberté » revient sur le motif de l’irrecevabilité du recours et ironise: « Si madame Bodj n’a pas qualité pour saisir la Cour, est-ce son chéri coco »bondowé » qui doit le faire ? Ou bien leur fils ainé ? » En tout cas, le confrère demande à la Cour suprême de situer l’opinion, car « certains pensent que c’est le premier agent recruté dans la boite qui en a qualité, d’autres racontent que ce sont les auditeurs et téléspectateurs. Chez d’autres encore, ce sont les gos vierges de la boite, ou bien les voisins d’en face du siège ». « A moins d’un revirement spectaculaire de situation, l’on doit concéder à la thèse d’une »fermeture définitive » », observe »Flambeau des Démocrates ». « Cette décision jugée alambiquée par les requérants démontre une fois encore que le Togo est malade de ses institutions, qui sont à l’image du pays » commente »Le Perroquet » qui ajoute : « cette nouvelle décision qui entérine la bévue de Pitang Tchalla qui ferme des médias alors qu’il n’a pas le droit, met au chômage plus de 80 personnes ». « Ce qui est gênant dans cette issue, c’est de savoir que la Cour Suprême ne reproche donc rien à la HAAC, ou plutôt à son tout-puissant président qui a outrepassé ses prérogatives, abusé de son pouvoir pour retirer les fréquences aux deux chaines ; des actions qui relevaient normalement des compétences de la justice (…) », écrit »Liberté ». Après avoir relevé que « la justice togolaise est restée fidèle à sa légendaire triste réputation, celle de servir à régler des comptes politiques » dans ce dossier LCF-City Fm, le quotidien privé se demande si les responsables du groupe Sud Média vont saisir la Cour de justice de la CEDEAO. »Le Correcteur » lui, renseigne que l’audience de mardi dernier à la Cour Suprême « qui normalement est déclarée publique, a connu certaines particularités », à l’instar de « la militarisation de la zone et la saisie des téléphones portables auprès de plusieurs personnes suspectées d’enregistrer les débats ». Ces « particularités liberticides doivent faire réfléchir les Togolais sur le fonctionnement de la justice », insiste le bihebdomadaire. En outre, »Le Correcteur » pense que Faure Gnassingbé a battu le « triste record du bâillonnement de la presse ». « En trois mandats, trois radios et une télévision ont été mises »à mort » », souligne la publication qui cite City Fm, Légende Fm, X-Solaire et LCF. Dans un registre voisin, »La Nouvelle Tribune » informe que le passage à la Télévision Numérique Terrestre (TNT) « reste un lointain objectif » pour les huit pays membres de l’UEMOA, dans la mesure où aucun de ces pays membres n’a encore opéré ce passage. Crise dans le secteur de l’éducation »Echos du Pays » notent que la grève se poursuit, malgré les multiples tentatives pour trouver une issue aux mouvements de débrayage. Si la crise perdure, l’actuel ministre de la Fonction Publique en est pour quelque chose, opine »Le Perroquet ». A en croire l’hebdomadaire, Gilbert Bawara est un « fin provocateur qui attise la haine et la colère des Togolais contre le pouvoir RPT/UNIR ». « Gilbert Bawara est un ministre va-t-en guerre qui empoisonne le secteur de l’éducation », confirme »Le Changement ». Il est « accusé de prédation de la liberté syndicale à Siou », indique »Le Correcteur ». De son côté, »Le Patriote » pense que « de la crise à la confusion, la fin n’est pas pour demain ». Aussi, le journal informe-t-il que « la CSET dénonce des institutions et menaces à l’endroit des enseignants ». D’une revendication sociale à une autre, les populations demandent également au gouvernement de revenir sur sa dernière mesure d’augmentation des prix des produits pétroliers. Le CAP 2015 annonce dans ce sens une grande marche suivie de meeting samedi prochain, mentionne »Le Changement ». Là-dessus, »Echos du Pays » assurent que ce regroupement de partis politiques veut tout simplement « profiter de la grogne sociale pour rebondir ». Il n’y a pas que le CAP 2015. Les autres « forces démocratiques » entendent aussi s’impliquer, précise »Le Correcteur ». C’est le cas par exemple des universités sociales du Togo (UST) qui « se mobilisent pour des actions communes concertées futures », renseigne »Forum de la Semaine ». Les UST « exigent le retrait de la mesure » consacrant la hausse des prix des produits pétroliers et « appellent à un dialogue social », complète »Liberté ». Finalement, « ça grogne partout », observe »Flambeau des Démocrates ». Le Togo est devenu une « république en vrac », signale »Le Correcteur ». A cette grogne sociale, »Le Perroquet » ajoute « la mauvaise gouvernance, le refus des réformes et l’atteinte à la liberté d’expression » pour conclure que « le peuple ne veut plus de Faure Gnassingbé ». Sur un tout