Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent au remaniement technique du gouvernement et aux nominations intervenus vendredi dernier. Le Conseil des ministres du vendredi 31 mars a consacré plusieurs nominations dont entre autres, celles d’Attigbé Ihou au ministère de l’Industrie et du Tourisme et d’Ingrid Awadé à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). En ce qui concerne M. Ihou, il devient le 24è ministre du gouvernement Klassou dévoilé le 28 juin 2015 précise »Libération ». « Doit-on s’attendre à d’autres nominations ou des changements de membres du gouvernement dans les jours à venir ?» s’interroge l’hebdomadaire. Pour ce qui est de Mme Awadé, elle est la bonne personne au bon endroit, attendu qu’elle a fait « ses preuves » ailleurs, notamment à l’ex-direction des impôts et à la DOSI relève »La Renaissance ». »Libération » confirme et assure qu’ « il y a des raisons d’espérer », car la nouvelle DG est une « femme battante et actrice du développement ». De son côté, »Liberté » s’intéresse à l’ex-Directeur Général de la CNSS. Le quotidien privé croit savoir que plusieurs tentatives de le faire partir de son poste se sont soldées par un échec, car Koffi Kadanga Walla refusait de libérer le plancher, « tenant ainsi tête » au président de la République qui l’avait auparavant remercié pour services rendus à feu Gnassingbé Eyadema en le permettant de diriger la Caisse pendant plusieurs années. Lorsque »L’Alternative » analyse les nouvelles nominations, elle constate qu’il n’y a rien de nouveau sous le soleil. Pour le bihebdomadaire, c’est un « recyclage de vieux acteurs d’un système en pleine déconfiture et à bout de souffle ». Dans le reste de l’actualité, ce mardi est jour de rentrée parlementaire pour élus du peuple après plusieurs mois de vacances. A en, croire »L’Alternative » qui cite »republicoftogo.com », une fois de retour au travail, les députés devront examiner plusieurs textes dont celui relatif à la création des communes. Seulement, le bihebdomadaire estime que l’on avance « vers un nouveau coup de force » à l’hémicycle dans la mesure où à ce jour, « il est impossible de savoir de combien de communes le pouvoir s’apprête à doter le Togo et les critères sur la base desquels elles seront créées ». « Et pourtant, dans quelques jours ou semaines, cela sera voté à l’Assemblée comme loi de la République, et donc va engager les Togolais, surtout obliger des populations à de nouvelles cohabitations », ajoute le confrère. Et d’inviter les autres partis politiques, la société civile et les partenaires du Togo à « s’organiser pour réclamer un minimum d’ouverture et de transparence dans le processus ». »L’Union pour la Patrie » et »L’Indépendant Express » eux, se font l’écho de la deuxième édition du « Printemps de la coopération germano-togolaise qui se tient du 3 au 5 avril à Lomé. C’est un forum économique et de développement axé sur la promotion et la facilitation des échanges entre le Togo et l’Allemagne. En outre, »L’Indépendant » s’intéresse aux réformes constitutionnelles et institutionnelles et observe un « contraste » dans leur mise en œuvre. L’hebdomadaire fait remarquer qu’en février 2005, le pouvoir a en 24 heures seulement, pu opérer les réformes nécessaires pour permettre à Faure Gnassingbé de devenir président de la République mais n’affiche pas le même empressement et la même volonté de faire pareil pour les réformes prescrites par l’Accord Politique Global. Sur un tout autre sujet, »Actu Express » rappelle que le programme de réparation en vue de la réconciliation est lancé. Le démarrage de cette phase est acté « sans que le visage des victimes soit connu », note »La Renaissance ». Il ne s’agit que d’une réconciliation « de pacotille », mentionne »L’Alternative » qui pointe du doigt la présidente du HCRRUN qui, selon elle, « enfume la République ». Par ailleurs, »Forum de la Semaine » et »Liberté » informent que le président ghanéen Nana Akufo-Addo souhaite une gestion concertée et efficace des frontières entre son pays et le Togo. Au surplus, »Liberté » rappelle que la semaine dernière, plusieurs noms bien connus se sont succédés à Lomé, à l’instar de Tony Blair, Louis Michel et Andrea Piccardi. Le tabloïd se demande alors ce que « cache le ballet de ces personnalités étrangères au Togo ». Quant à »L’Alternative », elle renseigne que la « restriction de la liberté d’expression rapproche désormais Tel-Aviv de Lomé ». A en croire le journal, Benjamin Netanyahou et son gouvernement « ont pris le contrôle » de l’audiovisuel public en Israël. Toute chose qui « les fait rejoindre le Togo où les médias officiels sont aux ordres du pouvoir ». Et puis, »L’Union pour la Patrie » signale que le processus de fusion entre la BTCI et l’UTB est enclenché en vue de mieux participer à l’économie nationale. En sport, les confrères évoquent le choix de l’équipementier des Eperviers qui se heurte « au mercantilisme, à la cupidité et à l’égoïsme » de certains acteurs. Ils regrettent la violence qui tend à prendre le pas sur le spectacle sur les terrains du championnat national de football. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 845 du 3 avril 2017
Les journaux parus ce lundi évoquent le remaniement technique du gouvernement intervenu vendredi dernier. Mais d’abord, le séminaire organisé par la HAAC à Kara sur « la dépénalisation des délits de presse au Togo et la responsabilité du journaliste ». »Le Combat du peuple » s’en fait l’écho et rapporte qu’ « il s’est agi d’une école de journalisme où les tenants et les aboutissants de l’exercice de la profession ont été développés ». L’hebdomadaire de « féliciter » l’instance de régulation pour son initiative. Les assises de Kara, »Nouvelle Opinion » en fait un compte-rendu, tout comme de la visite mardi dernier de l’ambassadeur de Chine à la HAAC. Remaniement technique du gouvernement Cette retouche de l’équipe gouvernementale se résume à la nomination de Attigbé Ihou pour s’occuper de l’Industrie et du Tourisme. Seulement, ce choix « ne répondrait pas à l’aspiration de bon nombre d’observateurs », souligne »Vision d’Afrique », car le tourisme est un secteur clé du développement et « un jeune dynamique ambitieux ferait mieux l’affaire qu’un retraité comme M. Ihou ». Pour l’hebdomadaire, il ne s’agit ni plus ni moins que d’une « récompense » à l’ancien Directeur général de l’Union Togolaise de Banque (UTB) pour son « militantisme ». Il faut rappeler que la nomination de Attigbé Ihou a été rendue publique vendredi dernier au terme de la réunion du Conseil des ministres tenue le même jour. Le Conseil a planché également sur d’autres nominations : entre autres, celles de Ingrid Awadé à la tête de la Caisse Nationale de la Sécurité Sociale (CNSS) et de Katanga Mazalo comme DG de l’ANADEB. Si »Vision d’Afrique » ne se prononce pas sur la promotion de Mme Katanga Mazalo, la publication assure que Ingrid Awadé va « remettre les pendules » à l’heure dans sa nouvelle structure. « Tout compte fait, ces nominations sont salutaires au regard des expériences que ces hommes et femmes ont acquises », commente »Nouvelle Opinion ». Pour »Courrier de la République », non seulement, la montagne a « accouché d’une souris », mais Faure Gnassingbé a pris tout le monde de court en faisant prospérer l’idée selon laquelle avec lui « on ne change pas une équipe qui perd ». Le confrère croit savoir que « le très curieux remaniement opéré vendredi tient à trois indicateurs : rétribuer quelqu’un qui n’en tenait plus de passer son temps à la maison. En deuxième position, le président n’en a cure des appels de son peuple qui voudrait une autre copie que celle qui lui est présentée. Enfin, sous Faure c’est la quantité à la qualité avec la ferme résolution de maintenir le statu quo ». »Le Correcteur » y va de son analyse. Le bihebdomadaire pense que ces nominations « controversées sont des indicateurs de l’usure du pouvoir ». « Tout se passe entre un groupe d’amis, une minorité qui se partage les richesses du pays », ajoute-t-il. « On ne change pas une équipe qui pille », renchérit »Liberté ». Le confrère estime que Ingrid Awadé arrive à la CNSS pour « déloger Koffi Walla et pérenniser le règne du pillage ». Le son de cloche est tout autre dans les colonnes de »Le Combat du Peuple ». Selon le tabloïd, la nomination de Mme Ingrid Awadé à la tête de la CNSS n’est pas l’information. La nouvelle c’est le départ de M. Walla considéré comme un « dinosaure indéboulonnable ». L’hebdomadaire suggère à la nouvelle patronne ne pas « se complaire » à son nouveau poste. Ingrid Awadé, « la puissante femme des situations difficiles arrive en sapeur-pompier » et relèvera « avec brio » le nouveau défi qui se dresse devant elle, écrit »Forum de la Semaine ». Sur un tout autre sujet, Jean-Pierre Fabre continue de faire l’objet des critiques de la part de ses « adversaires ». Au lieu d’en tenir compte pour éventuellement se corriger, il « rejette » ces critiques et « exige d’être reçu par le chef de l’Etat qui ne répond pas », indique »Forum de la Semaine ». Fabre « réitère son vœu de rencontrer Faure Gnassingbé », confirme »Togomatin ». »Le Correcteur » fait remarquer que plusieurs leaders de l’opposition togolaise sont allés à la rencontre de la diaspora togolaise en Europe. Le dernier à se soumettre à cet exercice est le chef de file de l’opposition. Tant et si bien que »Le Correcteur » se demande si la diaspora est un « pilier pour l’alternance » au Togo. Pour sa part, »Fraternité » estime qu’au lieu d’aller de temps à autre rencontrer cette diaspora, Jean-Pierre Fabre doit plutôt se battre pour son droit de vote. « Fabre fait peur » en raison de sa posture qui a des relents de « dictature » signale »Courrier de la République ». Dans un registre différent, »Liberté » renseigne que « plusieurs chefs d’Etat renoncent à la présidence à vie » avant de s’interroger : « quid de Faure Gnassingbé ?» Le Service de Presse/HAAC
Relecture des textes régissant la presse et la Communication au Togo: La HAAC engage la réflexion avec les professionnels des médias de l’intérieur du pays
Nécessité de la relecture des textes régissant la presse et la Communication au Togo La HAAC engage la réflexion avec les professionnels des médias de l’intérieur du pays Après Lomé, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé, le vendredi 31 mars 2017 à Kara, à l’intention des professionnels des médias des régions Centrale, de la Kara et des Savanes, un séminaire sur la « dépénalisation des délits de presse au Togo et la responsabilité du journaliste ». Tout comme dans la capitale, la rencontre de Kara visait à lancer la réflexion sur l’état de la presse togolaise depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 à nos jours ; à souligner à grand trait la responsabilité des professionnels des médias et surtout à analyser les incidences de cette dépénalisation sur l’exercice même de la profession de journaliste dans notre pays. La cérémonie d’ouverture de ces assises a été présidée par le Président de la HAAC, Monsieur Pitang TCHALLA. Dans son discours d’ouverture, il s’est abondamment interrogé : « 13 ans après la dépénalisation, quel bilan peut-on dresser ? La presse togolaise a-t-elle gagné plus de notoriété, a-t-elle gagné en responsabilité, en professionnalisme ? comment-a-ton compris la dépénalisation ? Quelle attitude avons-nous adoptée depuis 2004, face à cette nouvelle donne en tant que journaliste ? Avons-nous pu cerner la responsabilité qui nous incombait dorénavant, en tant que professionnels de la Communication ? N’avons-nous pas, au niveau de la profession, compris la dépénalisation comme une licence, comme la voie royale ouverte au libertinage, comme un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes, par voie de presse, surtout lorsqu’il s’agit de personnalités publiques, de la vie privée des citoyens ? » En outre, le président de la Haute Autorité a ajouté que les conclusions et recommandations qui découleront de la rencontre de Kara « constitueront des éléments d’une prochaine relecture de l’ensemble des textes organisant le secteur de la presse et de la communication au Togo, conformément aux recommandations des états généraux de la presse de 2014 à Kpalimé ». Pour sa part, après avoir souhaité la cordiale et chaleureuse bienvenue à Kara a Président, aux membres de la HAAC et aux participants, le Préfet de la Kozah, Monsieur Badibawou BAKALI les a engagés à « entretenir le flambeau de la liberté d’expression qui est une réalité immuable et observable par tous au Togo et à œuvrer au renforcement du tissu social, à l’unité nationale et à la préservation de la sécurité partout dans le pays, dans la dynamique du renforcement durable de la politique de réconciliation du gouvernement ». En ce qui concerne les travaux proprement dits, ils ont été meublés par trois (03) communications présentées par l’ancien Procureur général de la République, Dabré GBADJAMBA, le Directeur de Publication de l’hebdomadaire »Le Combat du Peuple », Lucien Mensah DJOSSOU et l’honorable membre de la HAAC, Monsieur Kasséré Pierre SABI. Avec pour modérateur l’honorable Mathias AYENA, rapporteur de la Haute Autorité, ces communications ont tour à tour évoqué les dispositions textuelles qui consacrent la dépénalisation des délits de presse au Togo, la responsabilité qui devrait être celle du journaliste dans le contexte d’un code dépénalisé et les différentes implications de cette dépénalisation sur le comportement professionnel des hommes et femmes des médias. Dans son mot de clôture, le Président de la HAAC a rassuré les professionnels des médias de la partie septentrionale du pays que la relecture des textes qui régissent la presse et la communication ne se fera pas sans les principaux concernés. Aussi, a-t-il expliqué aux participants au séminaire de Kara que la mandature actuelle de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication reste attachée à la liberté d’expression et à la protection des acteurs des médias. Le Service de presse / HAAC
Revue de presse N° 844 du 31 mars 2017
Dans leur livraison du jour, les publications ont diversement traité l’actualité. »Togoreveil » informe que l’Ambassadeur de Chine au Togo, Yuxi Liu, a été reçu par la Président de la HAAC le mardi 28 mars 2017. « Le Président de la HAAC a réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à l’institution de régulation des médias ». Pour sa part, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU a « salué l’excellence des relations qui ont toujours existé entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’Ambassade de Chine et la HAAC de l’autre. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir se renforcer davantage ces liens de partenariat », rapporte l’hebdomadaire. En politique, »Liberté » fait une comparaison entre le pouvoir de Faure Gnassingbé du Togo et celui de Alassane Ouattara de la Côte d’Ivoire. « Comme Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, et si Faure Gnassingbé ouvrait aussi le débat sur sa succession en 2020 ? », s’interroge le quotidien privé. A l’en croire, le Président ivoirien Alassane Ouattara, élu en 2010 et réélu en 2015, ne se représentera pas à sa propre succession en 2020. « Il l’a affirmé et réitéré à plusieurs reprises. Le 04 janvier 2017, à l’occasion de la présentation des vœux de nouvel an, il est revenu sur la question face aux diplomates accrédités en Côte d’Ivoire. » Au Togo, l’élection présidentiel aura lieu en 2020 ; « Faure Gnassingbé va-t-il briguer un 4ème mandat ? », se demande le confrère qui propose ceci : « Il suffit de mettre en œuvre les réformes et faire comme son frère et ami ADO, c’est-à- dire annoncer son retrait en 2020 et chercher un successeur. Du moins, il ouvrirait le débat sur sa succession. » »L’Alternative » s’intéresse pour sa part à deux femmes du gouvernement : « Victoire Tomegah-Dogbé et Cina Lawson, deux styles, plusieurs projets…des échecs ! » s’exclame le tabloïd. Autour de Faure Gnassingbé, il y a plusieurs femmes mais deux se distinguent : Cina Lawson et Victoire Tomegah-Dogbé. Cette dernière «gère un ministère dit du Développement à la base qui est une fusion de plusieurs portefeuilles ministériels, un département aussi long que l’intitulé de son nom», écrit le bi-hebdomadaire. A part ce poste, « Faure Gnassingbé lui confie aussi la Direction du cabinet de la Présidence. Elle ne se contente pas de ces responsabilités, elle multiplie à n’en point finir les projets, programmes, agences ; elle brasse des dizaines de milliards. », commente encore le journal. Pour ce qui est de Cina Lawson, le confrère écrit que « même étant plus discrète », elle « n’est pas plus efficace non plus ». Selon lui, « Cina Lawson semble aujourd’hui jouer un rôle plus décoratif qu’autre chose ».récemment encore, poursuit-il , « elle se moquera de l’intelligence des togolais en déclarant sur Twitter que les besoins en termes d’internet ont changé au Togo et qu’il fallait juste garantir internet pouvant permettre aux togolais de faire whasapp par exemple. ». Le journal pense que cette déclaration est « surréaliste venant, de quelqu’une qui était annoncée comme l’experte bardée de diplômes et de connaissances pour sortir les togolais de l’obscurité numérique. » Sur un sujet différent, »Togoreveil » fait savoir que le Togo et le Programme des Nations Unis pour le Développement renforcent leur coopération. Les projets ont été passés « en revue par le gouvernement et Helène Clarrk », administrateur du PNUD, observe le journal. En effet, plusieurs membres du gouvernement avec à leur tête le Premier ministre Komi Sélom Klassou ont tenu mercredi dernier, une séance de travail avec l’Administrateur du Programme des Nations Unis pour le Développement Mme Helen Clark, accompagnée de proches collaborateurs. « Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de la visite officielle de Mme Clark au Togo pour renforcer la coopération entre le PNUD et le Togo », commente le confrère. Dans le reste de l’actualité, certaines publications reviennent sur le lancement par la HCRRUN, du programme de la première phase de réparation et d’indemnisation des victimes des crises sociopolitiques au Togo. D’autres renseignent que Laurent Sadoux, journaliste sur Radio France Internationale (RFI) est décédé hier à l’âge de 51 ans. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 843 du 30 mars 2017
Divers sujets à la une des publications de ce jeudi. Le programme de réparations des victimes des troubles sociopolitiques entre 1958 et 2005 accroche toujours l’attention de certains confrères. « Apaiser les cœurs meurtris pour le vivre ensemble », écrit »Le Bâtisseur ». Le confrère reprend dans ses colonnes, une partie du discours prononcé par le Premier ministre KLASSOU lors de la cérémonie de lancement du programme. « Il sera question de laver le sang qui a indument coulé sur la terre de nos aïeux(…) ; seul le pardon peut nous permettre de nous réconcilier», déclare le Chef du gouvernement. »L’Impartial » se fait l’écho de l’intervention de la Présidente du Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN), Madame Awa Nana qui déclare que : « le HCRRUN émet le vœux que les victimes trouvent dans les réparations qu’elles recevront la foi, la force et les motifs nécessaires pour reprendre leurs places dans la communauté nationale et apporter leur part à l’émergence d’un pays apaisé et en reconstruction. » Justice transitionnelle au Togo : « C’est parti », s’exclame pour sa part »Flambeau des démocrates ». Le tabloïd donne à lire que « la première phase de ce processus est consacrée aux troubles sociopolitiques suite au décès le 05 février 2005, du Président Eyadéma et celles postélectorales du 24 avril 2005. » « Et pour la réussite de cet important volet de sa mission que constitue la réparation, le HCRRUN souhaite pouvoir mener et terminer la première série d’activités sus indiquées avec les deux milliards de F CFA alloués par le gouvernement », commente »Chronique de la Semaine ». L’autre sujet qui attise les passions ces derniers jours est celui lié à la requête émanant de l’opposition qui a « trouvé grâce » aux yeux de la Cour Constitutionnelle. « La Cour Constitutionnelle du Togo en symbiose avec l’ANC ? », s’interroge »Le Changement » qui trouve de tout de même que c’est « trop beau pour être vrai ! ». Réagissant lundi dernier sur une radio de la place, le député de l’ANC Ouro Akpo Tchagnao s’est félicité de la décision avant de confier que « pour une première fois, la Cour Constitutionnelle a fait preuve d’une bonne foi en disant le droit au nom de la République et au nom du peuple togolais», rapporte le confrère. En donnant raison à la requête des députés de l’ANC contre le président de la commission des lois, »Chronique de la Semaine » trouve que « L’impartialité » de la Cour Constitutionnelle est « révélée au grand jour ». Par ailleurs, »Flambeau des Démocrates » revient sur le récent voyage de Jean-Pierre Fabre en Europe et s’interroge : « Descente aux enfers de CAP 2015, la diaspora peut-elle sauver Fabre et compagnie ? ». Le journal se demande encore quel type de soutien Jean-Pierre Fabre sollicite de la part « d’une diaspora sans droit de vote ». En effet, poursuit-il, « il est difficile de se prononcer sur le type de soutien que requiert l’ANC, un parti politique supposé apporter des solutions aux problèmes politiques. La diaspora togolaise, elle-même divisée à l’image de la classe politique de l’opposition ne peut être aux commandes d’une lutte pour l’alternance dans laquelle elle n’a aucune responsabilité ». Sur la même ligne, »L’Impartial » écrit : « Alternance politique au Togo : Jean-Pierre Fabre met à contribution la diaspora ». Le journal propose le film du déroulement des rencontres entre le chef de file de l’opposition et les togolais vivants en France. Sur un registre différent, »Forum de la Semaine » et »Togomatin »renseignent que l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair est à Lomé et a été reçu par le Président de la République Faure Gnassingbé. A en croire les deux tabloïds, la visite de Tony Blair se situe dans le cadre de l’adhésion prochaine du Togo au Commonwealth. Dans le reste de l’actualité, »Liberté » fait savoir que l’Association Togolaise des Consommateurs (ATC) « dénonce un contrat gré à gré de plusieurs milliards de F CFA avec le SICPA » Le gouvernement togolais a signé un contrat de plusieurs milliards avec la société suisse SIPCA, leader mondial de fourniture d’encre infalsifiable et spécialisé aussi dans l’installation et l’exploitation d’un système de suivi sécurisé et de traçabilité des produits de consommation comme les boissons alcoolisées, les eaux gazeuses et le tabac. L’ATC à travers un communiqué « dénonce ce qui s’apparenterait à un gré à gré de plusieurs milliards de F CFA et lance un appel pressant au gouvernement de revoir les termes du contrat. », rapporte le quotidien privé. Au surplus, »Le Perroquet » fait une analyse de la gouvernance politique au Togo et titre : « Et si pour une première fois, Faure Gnassingbé respectait la constitution et le peuple togolais ? ». « Le président de la République qui, chaque cinq années se présente devant le peuple pour le renouvellement au nom de son mandat est tenu annuellement de dire au peuple selon la constitution, comment va la nation.(…) depuis avril 2005 ou il a été élu, le Président de la République , Faure GNASSINGBE (…) n’a jamais pris sur lui de présenter l’état de la Nation devant les députés », commente le journal. Toujours en politique, »Le Bâtisseur » publie dans ses colonnes, une lettre ouverte du Parti Social Démocrate du Togo (PSDT), adressée au Chef de l’Etat Faure Gnassingbé : « grande désolation des populations, régénérescence d’actes ignobles…mouvements de protestations populaires, les grèves multiples des enseignants et des syndicats, les sorties multiples et fréquentes des élèves (…), c’est en ces termes que le Parti Social Démocrate du Togo (PSDT) a interpelé Faure Gnassingbé sur l’état de déliquescence du Togo », note l’hebdomadaire. Et puis, »Le Rendez-vous » fait un dossier sur la chefferie traditionnelle. L’hebdomadaire offre à lire que « la chefferie traditionnelle n’est pas encore sortie de l’auberge au Togo. Devenue un simple outil au service des hommes politiques, s’il existe un pan de l’organisation sociale qui a perdu de sa valeur et son originalité, c’est bien la chefferie
Revue de presse N° 842 du 29 mars 2017
Le lancement du processus de réparations des dommages et préjudices subis par les victimes des violences politiques de 1958 à 2005 cristallise l’actualité ce mercredi. Mais comme mise en bouche, le quotidien national »Togo-Presse » et »Liberté » informent que le Président de la HAAC a reçu hier, Yuxi LIU, Ambassadeur de Chine au Togo. A en croire les deux journaux, le principal centre d’intérêt de cette rencontre est la coopération entre la Chine et le Togo. « La visite a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités et s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias. », soulignent-ils. Le Haut-Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) a lancé le vendredi 24 mars 2017, la première phase de réparations des victimes des violences à caractère politique de 1958 à 2005. « La première phase des réparations annoncée par le HCRRUN prend en compte les évènements de 2005 subdivisés en deux sous évènements à savoir les troubles sociopolitiques suite au décès du président Gnassingbé Eyadéma le 05 février 2005 et les troubles sociopolitiques suite à l’élection présidentiel du 24 avril 2005 », écrit »La Dépêche ». Pour ces réparations, Le nombre de victimes recensées est de 7057 « mais la première phase d’indemnisation ne couvrira que 2475 victimes. Le reste, soit 4582 victimes sera indemnisé lors de la prochaine tranche », fait savoir »Le Libéral ». »Le Messager » pour sa part propose « les importantes questions à connaitre à tout prix » pour éclairer la lanterne des uns et des autres sur cette première phase des réparations. Entre autres questions : « Qui peut être bénéficiaire du programme de réparation du HCRRUN ?/, Qui sont les victimes que le HCRRUN va réparer ? /Comment sont-elles identifiées ?(…) » »Le Dialogue » de son côté informe que le cout total des réparations évalué par la CVJR s’élève à 35 milliards de F CFA. « Faure Gnassingbé jette les bases d’une réconciliation nationale », annonce »Vérité des Peuples ». Selon les recommandations de la CVJR sur les différentes violences et exactions qui ont émaillé les troubles sociopolitiques et économiques du Togo depuis les indépendances jusqu’en 2005, « l’impératif pressant était d’apaiser les cœurs et de panser les blessures pour une réconciliation réussie et une pacification des acteurs politiques d’une part et leurs militants d’autre part », fait savoir le journal. Le confrère renseigne avoir mené une enquête au sein de la population qui n’est pas passée du dos de la cuillère pour lui poser le cas des bourreaux qui jusqu’aujourd’hui ne sont pas inquiétés pour les accusations portées sur leur personne et pire encore, aucun d’eux n’a jamais reconnu les faits et demander un pardon sincère aux victimes. « Dans ce cas, comment une réconciliation peut être bénéfique pour notre chère pays ? », s’interroge t-il ? Ce refus « d’acte de contrition » est « un caillou dans la chaussure du HCRRUN », renchérit »Le Patriote ». Les indemnisations permettront certes aux victimes qui en bénéficieront de reprendre une nouvelle vie mais « Mme Awa Nana et son équipe réussiront-elles à amener les togolais au grand pardon ? », se demande l’hebdomadaire. Dans le reste de l’actualité, certaines publications se sont intéressées à la politique. « Confiance retrouvée entre l’ANC et la Cour Constitutionnelle », observe »Le Libéral » Les députés ANC à l’Assemblée Nationale viennent d’obtenir gain de cause devant la Cour Constitutionnelle suite à une requête introduite en février dernier. L’institution dirigée par Aboudou ASOUMA a donné suite favorable à la requête de cette formation politique d’abord en la déclarant recevable à agir et ensuite, en exigeant que la commission des lois adopte son rapport sur la proposition de loi qu’elle a introduite, et le dépose sur le bureau de l’Assemblée Nationale. « Quelle mouche a pu piquer les députés de l’ANC à prendre l’initiative d’introduire une requête devant la Cour Constitutionnelle ? » se demande »Le Libéral ». « L’ANC fait-elle désormais confiance à la Cour dirigée par ASSOUMA ? Et qu’est ce qui explique cette confiance soudainement retrouvée ? », s’interroge encore le journal. Sur le même sujet, le quotidien »Liberté » écrit : Décision de la Cour Constitutionnelle en faveur de l’ANC : « Le piège d’une euphorie ! » Il est vrai que la Cour Constitutionnelle a donné une suite favorable à la requête de l’ANC mais « y a-t-il des raisons de pavoiser ? se demande-t-le quotidien privé. « Non », répond-il car selon lui, « en politique, trompe qui peut ». Par ailleurs, certains confrères se font l’écho du voyage de Jean-Pierre Fabre à Paris. « Les propos discourtois de Jean-Pierre Fabre, l’eau sur le plumage du canard », titre »Le Dialogue ». A en croire le journal, lors de la conférence donnée par le chef de file de l’opposition à Paris en France, ce dernier aurait déclaré : «Le Togo est un pays atypique ». Cette phrase seule a suffi pour agacer le confrère qui pense que Jean-Pierre Fabre « a franchi le rubicond car ces propos ne doivent pas provenir de celui qui aspire à devenir président de la République et traiter ce même pays d’atypique ». Ceci amène l’hebdomadaire à se demander si Fabre est réellement un politicien : « Sur quelles orientations fonde-t-il sa politique si ce n’est pas les critiques acerbes sans aucune proposition ? », s’interroge encore le tabloïd. « Le chef de file de l’opposition critique mais ne propose rien », renchérit »Vérité des Peuples ». Sur un sujet parenté, »Le Libéral » écrit : « Paradoxe, des leaders de l’opposition à la conquête de la diaspora sans droit de vote : Quel types de soutien cherchent-ils ? » Selon le confrère, « les tournées européennes de l’ANC reposent beaucoup plus sur des mobiles financiers que toutes autres considérations. Il en est de même pour Kafui ADJAMAGBO parti à la conquête de la diaspora togolaise aux USA afin de trouver des moyens et redonner du souffle à son agonisant parti qu’est la CDPA ». Emarge également
Renforcement du partenariat HAAC-Chine L’Ambassadeur Yuxi LIU reçu par le Président de la HAAC
Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Monsieur Pitang TCHALLA a eu, ce jour, mardi 28 mars 2017 au siège de l’institution à Lomé, des échanges avec l’Ambassadeur de Chine au Togo, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU. Avec pour principal centre d’intérêt la coopération entre la Chine et le Togo, la visite qui a débuté par un entretien en tête-à-tête entre les deux personnalités s’est poursuivie avec une rencontre élargie aux membres de l’instance de régulations des médias. A cette occasion, le Président de la HAAC a réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à l’institution de régulation des médias. « La rencontre d’aujourd’hui vise à dynamiser notre partenariat dans l’intérêt de la réussite de notre mission », a dit Monsieur Pitang TCHALLA avant d’ajouter qu’elle « traduit l’intérêt sans cesse renouvelé que les peuples togolais et chinois attachent au renforcement de ces véritables liens d’amitié et de coopération sud-sud ». Pour sa part, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU a salué l’excellence des relations qui ont toujours existé entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’Ambassade de chine et la HAAC de l’autre. Il a, par ailleurs, émis le vœu de voir se renforcer davantage ces liens de partenariat. En outre, Son Excellence Monsieur Yuxi LIU a félicité la HAAC pour son rôle dans la sauvegarde et le renforcement de la liberté d’expression et de presse au Togo. L’Ambassadeur de Chine au Togo a achevé sa visite à la HAAC par une visite de la Division Monitoring, notamment le service audiovisuel où il a reçu des explications sur le fonctionnement. Le Service de presse / HAAC
Revue de presse N° 841 du 27 mars 2017
Les publications du jour évoquent le lancement officiel de la phase de réparation des dommages et préjudices subis par les victimes des violences politiques de 1958 à 2005. Mais d’abord, le séminaire sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste organisé par la HAAC mardi dernier à Lomé. »Waraa les Vainqueurs » proposent un compte-rendu de ces assises. Vers une relecture du code de la presse ? se questionne »Nouvelle Opinion » qui note que la rencontre du 21 mars a le mérite d’avoir « lancé le débat ». A travers ce séminaire, « Pitang veut accentuer la responsabilité professionnelle des journalistes », écrit »La Symphonie ». « La HAAC veut entamer une opération de salubrité publique dans la presse », renchérit »L’Eveil de la Nation ». »Le Combat du Peuple » s’intéresse également au sujet et assure que le rendez-vous de mardi au cours duquel les professionnels des médias ont été conviés à la « réflexion » et à « l’autocritique » 13 ans après la dépénalisation des délits de presse, a été « très riche d’enseignements parce qu’il a permis d’éclairer la nouvelle génération de journalistes sur les tenants et les aboutissants du métier ». Certes, depuis 2004 les journalistes n’ont pas connu la prison pour des infractions commises par voie de presse mais plusieurs professionnels des médias ont subis des « agressions » dans l’exercice de leur métier, opine »Le Correcteur ». Le bihebdomadaire cite les exemples de Noel Tadegnon, Justin Anani, Fredo Atipou, Tony Sodji et Robert Avotor. Bonéro Lawson a même « connu un séjour carcéral », fait-il remarquer. HCRRUN : démarrage de la phase de réparation La réconciliation sur les rails au Togo, le processus de réparation est « en marche », observe »La Voix du Peuple ». En effet, ce programme de réparation des victimes a été lancé vendredi dernier à Lomé par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, mentionne »Togo-Presse ». « Les Togolais qui se sont regardés pendant longtemps en chiens de faïence sauront définitivement accepter cette phase engagée par le HCRRUN afin que main dans la main la nation togolaise renaisse de ses cendres et amorce un nouveau départ vers le développement », écrit »L’Eveil de la Nation ». Mais pour que la réconciliation soit effective, le citoyen doit « se sentir considéré et respecté en tant que tel », précise »Fraternité » qui se demande si l’enveloppe allouée au HCRRUN pourra suffire à indemniser les 7057 victimes identifiées. Ce fond initial s’avère insuffisant pour prendre en compte toutes les personnes concernées, répondent »Waraa les Vainqueurs ». Seules 2475 seront « couvertes » par le processus dans cette première partie, indique »La Symphonie ». Le tabloïd renseigne que les opérations d’indemnisation se dérouleront dans trois villes du Togo à savoir Lomé pour les victimes de la région Maritime et des Plateaux Est; Atakpamé pour les victimes de Plateaux Ouest ; et Kara pour celles des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. »La Symphonie » d’ajouter que les réparations dont on parle sont aussi bien « individuelles que collectives, directes que indirectes, matérielles que d’ordre pécuniaire et scolaire ». Pour sa part, »Forum de la Semaine » donne à lire tout sur le programme de réparation, le mode opératoire et les conditions à remplir. De son côté, »Togomatin » offre les clés d’une meilleure compréhension de la justice transitionnelle et des réparations. Quant à »Liberté », elle donne la parole au Prof Aimé Gogué. Ce dernier « regrette le black-out sur les présumés auteurs ». Le lancement de la présente phase « dénote de la volonté politique manifeste du chef de l’Etat et de tout le gouvernement d’apporter un apaisement aux cœurs meurtris par les périodes douloureuses », commente »Nouvel Opinion ». Toutefois, souligne »Le Combat du Peuple », Faure Gnassingbé « doit prendre ses précautions en veillant personnellement à ce que le processus poursuive son cours avec diligence pour calmer les cœurs meurtris parce que le vrai enjeu, c’est la non répétition du phénomène des violences politiques dans notre pays ». »Liberté » rappelle que le début de l’étape cruciale de la réparation intervient au moment où un meeting du Parti National Panafricain de Tikpi Atchadam pourtant autorisé par le maire a été empêché à Kara. Lorsque le confrère ajoute à cet état de fait les « affres » dont aurait été soumis Pascal Bojona la semaine dernière lorsqu’il se rendait à son village natal, il se demande : « que dit Awa Nana aux milices de Kara ». « C’est dommage pour l’image du pays », se désole »Le Correcteur » qui met à l’index « l’intransigeance de Faure Gnassingbé à en découdre avec la démocratie ». Dans un registre différent, les confrères informent de ce que la Cour Constitutionnelle a « donné raison » à l’ANC qui y avait introduit un recours dénonçant le dysfonctionnement du bureau de l’Assemblée nationale et le blocage de l’examen de la proposition de loi introduite par ses députés. En outre, »Le Correcteur » signale qu’en séjour en Europe, Jean-Pierre Fabre a prononcé hier un « poignant discours » à la diaspora togolaise à Paris sur la lutte pour l’alternance au Togo. Morceau choisi à la une de »Liberté » : « L’alternance démocratique est désormais un impératif républicain et patriotique ». Au surplus, »Le Correcteur » constate que pendant que cinq ministres ont été « emportés » par les scandales en cinq ans sous François Hollande en France, au Togo, « les révélations troublantes sont plutôt un outil de promotion des gaffeurs ». Et puis, toujours »Le Correcteur » explique que l’équipe nationale de football du Togo pourtant sous contrat avec l’équipementier Macron s’est tournée vers Puma. En colère, Macron s’apprêterait à porter plainte contre notre pays. Le journal dénonce les « magouilles, l’amateurisme et le cynisme » du président de la FTF et son groupe. Toutes choses qui « exposent le Togo à de lourdes amendes », insiste-t-il. Sur la toile, les médias en ligne commentent le lancement de la phase de réparation des victimes des violences politiques de 1958 à 2005. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 839 du 23 mars 2017
Tout comme hier, les journaux parus ce jeudi évoquent les assises organisées mardi dernier par la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse. Aussi, s’intéressent-ils à la crise dans le secteur de l’éducation. Rencontre sur la dépénalisation des délits de presse Il ressort des échanges qui ont eu lieu dans la salle des conférences de la Sazof que les professionnels des médias n’ont pas eu la compréhension idoine du concept de la dépénalisation des délits de presse. En plus, les textes qui régissent le monde de la communication doivent être revus, question de prendre en compte les médias en ligne. Tant et si bien que »Togomatin » se demande si l’on ne va pas vers un « nouveau » code de la presse et de la Communication. »Togo-online.co.uk » a une autre lecture du séminaire d’il y a deux jours. Le site web croit savoir que le thème de cette rencontre est une « façon détournée d’empêcher les participants de voir le côté invisible de l’iceberg ». Les commentaires vont bon train, informe »Le Changement ». A en croire le confrère, certains voient à travers l’initiative de la Haute Autorité « des manœuvres en vue de museler le 4è pouvoir dans la perspective des consultations populaires en vue. Mais le président de la HAAC rassure du contraire, donc plus de peur que de mal », poursuit le journal. En tout cas, »Chronique de la Semaine » note que la HAAC a lancé le « débat » sur le projet de relecture de ce code pour ainsi coller à une recommandation des états généraux de la presse tenus il y a quelques années . »Vision d’Afrique » confirme et explique que l’instance de régulation a « invité à la réflexion » les acteurs de la grande famille des communicateurs afin que la dépénalisation ne soit pas comprise comme l’a souligné le président de la HAAC à l’ouverture du séminaire, comme « la voie royale ouverte au libertinage, un feu vert, un laisser-aller sur l’autoroute des violations de toutes sortes ». 13 après la dépénalisation des délits de presse, les professionnels des médias et la HAAC « dressent le bilan », écrit »The Guardian » qui propose à ses lecteurs le déroulé de la rencontre de mardi. Pour sa part, »Flambeau des Démocrates » souligne que les préoccupations des participants dans le débat « généralement houleux mais enrichissant » qui a suivi les communications, ont essentiellement porté sur « les réelles motivations de le tenue de ce séminaire qui, à tout point de vue ressemble au calme qui annonce la tempête, l’indépendance des institutions comme la HAAC et la justice, la pérennité de la dépénalisation, la nécessité de la révision à la hausse de l’aide publique à la presse ainsi que la responsabilité sociale du journaliste ». Si »Echos du Pays » ne voient pas d’un mauvais œil cette relecture des textes, ils demandent cependant au gouvernement de trouver la « bonne approche » pour le faire. Pour la publication, autant les gouvernants devraient éviter de « durcir le ton » à l’égard des journalistes, autant ces derniers devraient exercer leur métier avec responsabilité. Crise dans le secteur de l’éducation Pour y ramener la sérénité, le gouvernement a, pour entre autres actions, doublé la prime d’incitation à la fonction d’enseignant. Cela fait dire à » Echos du Pays » que le gouvernement « opte pour des mesures d’apaisement ». « Le gouvernement rassure » renchérit »Vision d’Afrique ». Les deux journaux s’interrogent toutefois si c’est la fin des mouvements d’humeur et leur corollaire dans l’éducation. Rien n’est moins sûr et »Flambeau des Démocrates » signale que « l’année scolaire se cherche une couleur ». Et d’ajouter que la CSET et la FESEN sont « en repli stratégique ». « L’année… blanche est si loin et si proche », observe »Liberté », car « le respect du nouveau calendrier réajusté annoncé est loin d’être garanti ». Quant à »The Guardian », il dénonce le « rôle funeste » joué par le président de l’Association des Parents d’Elèves, un rôle qui aurait contribué à durcir la position des enseignants. Dans le reste de l’actualité, les tabloïds renseignent que le HCRRUN « entre en action » demain vendredi en ce qui concerne le processus de réparation et d’indemnisation des victimes de violence entre 1958 et 2005. « Réconciliation à sens unique ? » se questionne »Liberté ». Pour »Togomatin », il faut avant tout « considérer l’esprit et le symbolisme » de cette réconciliation. Et puis, »Liberté » donne à savoir que « des gendarmes cagoulés et armés ont bloqué hier soir à Kara pendant près d’une heure d’horloge » le convoi de Pascal Bodjona qui se rendait dans son village à l’occasion du 6è anniversaire du décès de son père. Le quotidien privé rapporte que ces gendarmes « auraient signifié avoir reçu des instructions fermes et qu’ils seraient prêts à faire usage de leurs armes si le convoi forçait le passage ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 838 du 22 mars 2017
Les journaux parus ce mercredi se font l’écho du séminaire organisé hier par la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste. Les confrères s’intéressent également à la crise dans le secteur de l’éducation et aux mesures prises par le gouvernement pour satisfaire les enseignants grévistes. Séminaire sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste Initiées par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, ces assises ont pour objectif principal de réfléchir sur la situation de la presse togolaise et les acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation et de cerner les incidences sur le professionnalisme. « La HAAC sensibilise les Directeurs des médias sur la dépénalisation des délits de presse », écrit »La Dépêche » qui met en relief les interrogations émises par le président de la HAAC dans son discours d’ouverture : « treize ans après, quel bilan peut-on dresser ? Quelle incidence cette dépénalisation a-t-elle sur la profession, sur l’exercice de la profession, sur le respect des règles éthiques et déontologiques ? » « Comment a-t-on compris la dépénalisation ? » s’est également interrogé M. Pitang Tchalla dans un autre morceau choisi et publié par »Le Messager ». L’hebdomadaire informe que l’on avance « vers une relecture des textes régissant le métier de journaliste au Togo ». « Projet de relecture du code de la presse et de la communication, la HAAC lance le débat », mentionne »Le Libéral ». Le confrère publie l’intégralité du discours prononcé par le président de l’instance de régulation des médias à l’ouverture de la rencontre. « La HAAC décidée à mettre de l’ordre dans le désordre de la presse », souligne le site web »Afreepress.info ». « La dépénalisation ne peut être la porte ouverte à tous les excès », renchérit »Republicoftogo.com ». « 13 ans après la dépénalisation, baliser le terrain pour un nouveau regard sur l’exercice du métier », indique »Savoir News ». »Vérité des Peuples » s’intéresse au sujet et relève que la HAAC « appelle les médias à plus de responsabilité ». »Le Magnan Libéré » et »La Lanterne » proposent également le compte rendu de cette rencontre tenue dans la salle des conférences de la Sazof. Crise dans le secteur l’éducation »Vérité des Peuples » observe que le gouvernement et les syndicats sont « sur le chemin d’une solution définitive ». En fait, après avoir doublé la prime d’incitation à la fonction d’enseignant, le gouvernement a créé une cellule ad hoc pour statuer sur les cotisations et prélèvements sur salaire, rappelle »Le Messager ». A cela, l’on peut ajouter le statut particulier des enseignants qui est en cours de préparation. »Le Libéral » pense qu’après la satisfaction des revendications, il faut faire une « course » pour sauver l’année en cours. A cet effet, le gouvernement annonce le « réajustement » de l’année scolaire, renseigne »Le Magnan Libéré ». Pour l’instant, la situation semble calme après plusieurs semaines de grève mais c’est une « accalmie précaire », note »Focus Infos ». Si le gouvernement a affiché la volonté de « calmer le jeu » avec les mesures « encourageantes » annoncées, l’on note en face, une « réaction mitigée » des syndicats, en l’occurrence la CSET et la FESEN, signale »La Dépêche ». »La Lanterne » ajoute que les deux syndicats donnent quelques jours au gouvernement pour annuler les précomptes. Et de conclure que la CSET et la FESEN « en font de trop et aggravent une situation qui tend déjà vers la pourriture ». Alors, que faire pour éviter que la situation ne s’enlise définitivement ? »Forum de la Semaine » donne la parole à Gerry Taama. Le président du NET propose « l’organisation des assises nationales de l’éducation ». Il faut résoudre le problème d’effectif des enseignants, d’infrastructures scolaires et développer les centres de formation préparant à la profession d’enseignant, complète »Le Libéral ». Dans un tout autre registre, »Liberté » estime que l’armée togolaise « fait l’objet d’une attention particulière » de la part du chef de l’Etat. Selon le quotidien privé, Faure Gnassingbé est « aux petits soins des corps habillés alors que les autres secteurs »civils » sont abandonnés ». En outre, le tabloïd informe que de nouvelles arrestations ont eu lieu hier à WACEM. La publication croit savoir que les employés interpellés sont accusés de vol de carburant. Le Service de Presse/HAAC