Les journaux parus ce mardi reviennent sur le 5è anniversaire de la création de l’UNIR. Vendredi dernier, l’Union pour la République soufflait sur la 5è bougie de son existence. Le bilan, à en croire ses militants et sympathisants, est positif. »Nouvelle Opinion » confirme et fait observer qu’en si peu de temps, cette formation politique a engrangé deux « victoires électorales majeures » : les législatives en 2013 et la présidentielle en 2015. Cependant, tout n’est pas rose, nuance »L’Humanité », car le parti doit aller à un congrès « pour faire l’état des lieux, se remettre en cause, apporter des idées nouvelles pour donner un nouveau souffle, mettre en place des structures et choisir des gens capables de diriger ses structures en toute responsabilité et ayant à l’esprit l’atteinte des objectifs du parti». »La Nouvelle » va au-delà du 14 avril 2012. Le mensuel remonte à 1967 mais toujours le 14 avril pour rappeler que c’est à cette date que Gnassingbé Eyadema est arrivé au pouvoir. Et depuis, les Togolais ont porté leur « croix » pendant 50 ans. Le journal averti d’ailleurs que « le bout du tunnel » reste encore « éloigné pour le peuple ». Tout à fait autre chose, la lutte contre la commercialisation du carburant de contrebande a enregistré de nouvelles victimes. Ainsi que le rapporte »Liberté », deux policiers ont trouvé la mort et trois autres personnes grièvement blessées le week-end dernier à Lomé au cours d’une opération de traque. C’est un commerce qui « expose tout le monde », relève »Le Médium » qui démontre la « nécessité de faire capituler les trafiquant » de ce carburant. Ce qui offusque davantage le tabloïd, c’est le plaisir que certains éprouvent à la survenue d’accident au cours des opérations contre cette activité illicite. Le journal assimile cette posture à de « l’incivisme » développé par certains « »esprits nains » » qu’il faut résorber. »Nouvelle Opinion » elle, suggère de repenser cette traque des vendeurs de carburant illicite afin de « limiter les dégâts » matériels et surtout humains qu’elle engendre. Pour l’hebdomadaire, cela doit par passer la réduction des prix des produits pétroliers à la pompe, l’identification des fournisseurs de ce produit à l’effet d’ « étouffer le mal à la source » et la résolution du problème de chômage qui pousse nombre de Togolais à s’adonner à cette activité. Sur un tout autre sujet, »Golfe Info », »Le Changement » et »Le Médium » renseignent que les membres de la Haute Autorité de Prévention et de Lutte contre la Corruption ont déclaré leur patrimoine jeudi dernier devant la Cour Suprême. »Liberté » note que cette exigence de la loi n’est pas respectée par les dirigeants du pays eux-mêmes, manquant ainsi du coup de donner la preuve par l’exemple de leur attachement aux prescriptions des textes de la République. Mais pas seulement. Le quotidien privé n’attend pas grand-chose de cette institution dans un pays où « l’impunité a fait son lit ». En outre, »Innov’Africa » évoque l’émergence de notre pays et présente Ingrid Awadé comme l’un des artisans de la construction du Togo de demain. Par ailleurs, »La Nouvelle » qui publie in extenso le discours prononcé par le président de la HAAC à l’ouverture du séminaire de Lomé sur la dépénalisation des délits de presse, revient sur le retrait des fréquences à LCF et City Fm. Le confrère assure que Philippe Evegno, président de la Haute Autorité à la création de ces deux chaînes a fait preuve d’un « manque de courage » pour se prononcer à temps dans ce dossier. Dans un registre différent, le mensuel interpelle Faure Gnassingbé sur le comportement de certains « miliciens » qui règnent en maîtres à Kara et qui empêchent les politiques de mener des activités dans cette ville. Aussi, »La Nouvelle » recommande-t-elle à l’armée togolaise d’être « neutre et républicaine ». Elle signale que l’actuel ministre des Affaires Etrangères « expose dangereusement » le Togo tout en « arrondissant ses fins de mois ». Au surplus, »Le Changement » s’intéresse au mouvement d’humeur de la population à Lama-Tessi. « Revendication territoriale ou crise de chefferie traditionnelle ? » s’interroge le confrère. La publication souligne que « l’exercice de vérité s’impose aux protagonistes ». En sport, la presse du jour informe que la 26è édition du tour cycliste du Togo s’est achevée dimanche dernier avec le sacre de l’Ivoirien Issiaka Cissé. Au terme de cette compétition, notre pays occupe la 25è place. Un classement qui ne l’honore pas et qui doit pousser davantage au travail pour sortir la petite reine des sentiers battus. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 854 du 14 avril 2017
Trois sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce vendredi : le cinquième anniversaire de la création de l’UNIR, la querelle au sein de l’opposition togolaise à propos de la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et les difficultés qu’éprouve la chefferie traditionnelle dans certaines localités du pays. En levée de rideau, »Flambeau des Démocrates », informe que la HAAC est « sortie de son mutisme » en mettant en garde les pasteurs qui s’attaquent par médias interposés. « Cette sortie est à saluer même si on peut reprocher à cette institution de n’avoir pas agi plus tôt et d’avoir laissé pourrir la situation », commente le tabloïd. « Voilà des hommes d’église qui devraient, d’après leur attitude permettre que nos âmes soient rachetées » mais qui se tapent dessus et appliquent la loi du talion, déplore »Le Canard Indépendant ». « Quel est le modèle que nous offrent ces pasteurs ? Quelles leçons de vie ? La HAAC doit leur poser la question », poursuit le journal. Anniversaire de l’UNIR Créé le 14 avril 2012 sur les cendres du Rassemblement du Peuple Togolais, l’Union pour la République a aujourd’hui 5 ans. »Togoréveil » informe qu’en prélude à la célébration de cet anniversaire, une réunion des responsables et militants du parti s’est tenue mercredi dernier à Atakpamé. Le journal rapporte que « les prochains grands évènements du pays » ont été passés en revue au cours de cette rencontre, notamment les échéances électorales de 2018 pour lesquelles l’UNIR se prépare déjà. 14 avril, jour anniversaire de l’UNIR, mais pas seulement. Cette date est un « double triste anniversaire », relève »Liberté » qui donne à savoir qu’au-delà de la 5è bougie du parti présentiel, la date d’aujourd’hui coïncide avec les 50 ans de gouvernance de la famille Gnassingbé. 50 ans de déni de « l’état de droit, de la démocratie et de l’alternance », regrette le confrère « mais la »Gnassingbécratie » est loin d’être à son terme », s’inquiète-t-il. Et pour cause. Le quotidien privé croit savoir que « Faure Gnassingbé manœuvre pour se donner les moyens de prolonger de deux septennats son bail sur le pouvoir ». 50 ans des Gnassingbé plus 5 ans d’UNIR, c’est un « véritable gâchis », renchérit »L’Alternative » qui note que « du père au fils, le fond de la gouvernance du pays est resté le même ». Commentaire du bihebdomadaire : « cet anniversaire sinistre devrait interpeller chacun à s’engager davantage pour un changement profond dans ce pays », sinon prévient-il, « le choc d’impact, après la descente aux abîmes, n’épargnera personne ». Querelle au sein de l’opposition La pomme de discorde ? La composition du Conseil National de suivi de la Décentralisation (CNSD). Le moins que l’on puisse dire c’est que cette composition « fait polémique », souligne »Le Canard Indépendant ». En fait, le CAR est monté au créneau pour dénoncer la répartition des places au sein de ce Conseil. Et ce n’est pas tout. Le Comité d’Action pour le Renouveau accuse l’ANC d’avoir été de mèche avec l’UNIR au détriment de toute l’opposition, indique »Flambeau des Démocrates ». Pour »L’Eveil de la Nation », l’ANC et le CAR qui s’affrontent au sujet de la représentation au sein du CNSD, cela s’apparente à « deux chiens qui se battent pour un os ». Il n’y a pas que le CAR qui s’insurge contre la composition du CNSD, le NET s’y est également mis en faisant observer que cette composition porte en elle-même « les germes de l’inefficacité du Conseil », signale »Le Changement ». Non content de « contester la représentativité » du chef de file de l’opposition, le président du NET, Gerry Taama « propose une commission parlementaire présidée par un député de l’opposition », renseigne »Togoréveil ». Problème de chefferie traditionnelle C’est la localité de Lama-Tessi dans la préfecture de Tchaoudjo qui est sous les feux de la rampe avec les populations qui s’opposent à la désignation d’un chef Kabyè à la tête de la communauté Tèm. Sur le sujet, »L’Eveil de la Nation » est convaincu que ce problème peut être réglé avec un peu de bon sens et de sagesse. »Le Canard Indépendant » explique que deux solutions possibles s’offrent dans la résolution de ce problème. Le ministre de l’Administration territoriale peut « mettre en place un conseil coutumier comme le prévoit la loi et appliquer le choix par voie héréditaire ou alors procéder à l’organisation de l’élection pour la désignation du nouveau chef de canton de Lama-Tessi », suggère l’hebdomadaire. Après le Tchaoudjo, c’est autour de la préfecture de la Binah « d’enregistrer une manifestation contre la tentative de certaines autorités du pays d’imposer un chef canton contre l’avis des populations ». D’après le quotidien, ces populations pointent du doigt l’actuel Directeur de Cabinet de la Primature. Dans un tout autre registre, »L’Alternative » révèle que les partenaires au développement « souhaitent le départ » de Cina Lawson pour insuffisance de résultats dans son département. « Faure Gnassingbé va-t-il enfin se décider ? » se questionne le confrère. Le service de presse/HAAC
Revue de presse N° 853 du 13 avril 2017
Les journaux parus ce jeudi s’intéressent à la bisbille entre les leaders de l’opposition pendant que l’UNIR se prépare pour les prochaines échéances électorales. Aussi, les confrères évoquent-ils la chefferie traditionnelle au Togo. Les responsables de l’opposition togolaise continuent de se tirer la bourre. Le sujet qui les oppose cette fois-ci est la composition du CNSD, une structure chargée du suivi de la décentralisation. En effet, les autres formations politiques, principalement le CAR, reprochent à l’ANC et surtout à son président, par ailleurs chef de file de l’opposition d’user systématiquement de ce statut pour s’accaparer toute chose qui revient à l’opposition dans son ensemble. « La scène ressemble aux querelles des chiens autour d’un morceau d’os », relève »Libération ». Décidément, l’opposition togolaise est « incorrigible », observent »Echos du Pays » qui notent également qu’elle ne « tire jamais les leçons du passé par rapport aux conséquences néfastes qui découlent » de sa désunion. « L’opposition trouve opportun de creuser sa propre tombe », renchérit »Togomatin » qui précise le signe particulier de cette dernière : égoïsme, « invectives contre elle-même et autodestruction ». Alors que ailleurs, l’opposition serre les rangs pour venir à bout du pouvoir, au Togo, elle préfère s’étriper pour des places dans des commissions, commentent »Waraa les Vainqueurs ». « Tout porte à croire que l’opposition n’a pas encore le programme d’alternance dans son agenda » conclut l’hebdomadaire. Parlant justement de l’alternance, »Togo Nyigba » fait remarquer que l’opposition togolaise n’a toujours pas trouvé le bon filon pour y parvenir, la faute peut-être à un « manque d’identité, au radicalisme et aux stratégies obsolètes ». Jean-Pierre Fabre ne voit pas les choses de la même manière. Dans l’entretien exclusif qu’il a accordé à »Le Correcteur », le président de l’ANC appelle à la mobilisation des forces démocratiques pour imposer les réformes. Il martèle que « la situation actuelle peut-être celle qui précède l’explosion ». Pendant ce temps, les cadres de l’UNIR sillonnent les préfectures à la rencontre des populations à l’effet de leur parler de la citoyenneté, du militantisme et surtout de la politique du chef de l’Etat, renseigne »Libération ». L’UNIR qui soufflera demain sur la 5è bougie de son existence. Alors, « quel bilan pour ce parti présidentiel ? » se questionnent »Waraa les Vainqueurs ». Sans y répondre, le confrère assure que l’Union pour la République a tout simplement « le vent en poupe », aidée par des partis de l’opposition déserteurs du terrain au profit des querelles de clocher, même si, reconnait le confrère, l’UNIR n’a jusque-là pas encore organisé son congrès. »Le Correcteur » répond et résume le bilan de l’UNIR en « deux joutes électorales contestées et une gestion chaotique du pays ». Pour ce jubilé de bois, l’on « sautera du champagne pour la misère des Togolais », déplore le bihebdomadaire. Il demande à Faure Gnassingbé de revoir sa gestion du pays, car « le cas du Togo fait débat et suscite curiosité ». Mais à travers les propos de Georges Aïdam rapportés dans les colonnes de »Togo Nygba », il est à retenir que « les résultats sont satisfaisants » en cinq ans de vie du parti. Et cinq années d’existence, ça se fête. Les militants de la formation à la couleur bleue l’ont compris et « s’activent ardemment », si l’on en croit au journal, pour donner à cette fête prévue à Atakpamé, lieu de naissance de l’UNIR, un « éclat » particulier qui risque d’être davantage rehaussé avec la présence annoncée de Faure Gnassingbé dans la ville aux collines. L’autre sujet phare traité dans les publications du jour est la chefferie traditionnelle. Certains confrères ont signalé le mécontentement des Tèm qui n’acceptent pas qu’un chef Kabyè soit « imposé » à la tête de leur communauté. Le ministre de l’Administration territoriale aurait même rencontré les parties concernées pour calmer la situation. Il aurait, à cet effet, proposé une chefferie rotative. « Curieuse et choquante proposition » relève »Liberté » qui ajoute qu’une « grande marche de protestation » est prévue ce jeudi à Sokodé. C’est une manière pour le pouvoir de « se servir des ethnies pour semer les graines de la division », explique »Le Correcteur ». Jusque-là on n’avait jamais assisté à une marche d’une communauté pour « dénoncer l’hégémonie » d’une autre, mentionne »Le Rendez-vous ». Lorsque le Rubicon est franchi pour en arriver à la « grogne communautaire », le « régime cinquantenaire » du Togo entame là un « délicat virage » à l’issue incertaine, insiste l’hebdomadaire. C’est une « véritable bombe à retardement » qu’il faut « à tout prix éviter », de peur qu’elle ne débouche sur un « conflit interethnique » dans la préfecture de Tchaoudjo, prescrit »Le Patriote ». Dans un tout autre registre, »La Nouvelle Tribune » informe que Adji Otèth Ayassor est nommé Directeur général par intérim de la Société africaine des biocarburants et des énergies renouvelables. »Le Correcteur » dénonce un recours systématique de Faure Gnassingbé aux « has been » au détriment des jeunes. Pour sa part, »Liberté » voit en cette nomination une consécration de l’impunité au Togo. Le tabloïd estime qu’une information judiciaire aurait dû être ouverte concernant l’ancien ministre des Finances et sur les soupçons de détournement de deniers publics révélés par la presse entre temps. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 852 du 12 avril 2017
Tout comme hier, les journaux parus ce mercredi s’intéressent à l’opposition togolaise qui »s’entredéchire » pour une question de représentativité au sein du Conseil National de Suivi de la Décentralisation. Les confrères relaient également le communiqué rendu public lundi dernier par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication à propos des invectives auxquelles de livrent certains hommes d’églises. Communiqué de la HAAC »Dounia le Monde » qui ne s’embarrasse pas de commentaires rappelle que la HAAC, au travers de ce communiqué publié dans »Togo-Presse » d’aujourd’hui, a mis le holà à ces attaques par média interposé auxquelles se livrent certains pasteurs. « La HAAC protège-t-elle Adjaho et sa TV Zion ? » se demande »Le Magnan Libéré ». Evoquant une « erreur professionnelle » de l’instance de régulation, l’hebdomadaire reproche à cette dernière de n’avoir pas « pris son temps pour écouter tous les protagonistes avant de rendre public son communiqué ». Pour sa part, »Liberté » parle de « couperet sur les »vrais-faux » prophètes » et décrit comment ces hommes d’église s’affrontent aussi bien sur les réseaux sociaux que dans les médias classiques. « Heureusement que la »HAAChe » a pris la mesure de la situation en remettant à leur place tout ce monde », commente le quotidien privé. Guéguerre au sein de l’opposition. C’est »Dounia le Monde » qui dresse le constat : « l’opposition togolaise est toujours à l’étape de l’autodestruction ». La nouvelle pomme de discorde est la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD). « Il a juste fallu qu’on leur jette quelques places au CNSD comme un morceau de viande que, comme des chiens, ils commencent par s’entredéchirer », regrette »Le Magnan Libéré ». Il faut rappeler qu’à propos de ce dernier feuilleton, tout a commencé par les récriminations du CAR contre l’ANC accusée d’avoir été de mèche avec le pouvoir dans la répartition des places au sein du Conseil. Ce faisant, le Comité d’Action pour le Renouveau et l’Alliance Nationale pour le Changement sont des « partis traitres au service du pouvoir », dégaine »Tingo-Tingo ». L’on en était là lorsque Gerry Taama a opiné sur le sujet. « Donc comme ça, le plus bavard des »zopposants » de la place va mettre sa bouche dans tout quoi ? » écrit »Liberté ». C’est sur cette « drôle d’opposition qui dédouane Faure Gnassingbé et qui critique à tout va Jean-Pierre Fabre, cette opposition opportuniste et alimentaire que le peuple togolais compte pour se libérer de la férule gnassingbéenne ? » se questionne le confrère. »Tingo Tingo » embraye là-dessus. « Les Togolais amoureux du renouveau démocratique ne méritent pas ces »opposaillons » qui écument la scène politique, ces mauvais opposants, ces opposants de piètre valeur, de faux opposants, des opposants pauvres et incapables de faire face au principal » adversaire », mentionne le journal. Pendant que l’opposition se livre à des joutes verbales, le parti UNIR se retrousse les manches, observe »Le Libéral » qui renseigne que les cadres de l’Union pour la République sillonnent les localités pour rencontrer les populations à la base dans la perspective des prochaines consultations électorales. Dans la même veine, »Dounia le Monde » informe que la Coordination UNIR de Tchamba a formé les points focaux de cette préfecture sur le militantisme. « Les députés élus dans les lacs-Bas-Mono sont-ils inutiles ? » s’interroge de son côté, »Tingo-Tingo ». Tout à fait autre chose, la chefferie traditionnelle. La presse révèle depuis quelques jours le mouvement d’humeur des Tèm qui s’opposent à l’intronisation d’un chef Kabyè à Lama-Tessi dans la préfecture de Tchaoudjo. Pour éviter que la situation ne s’embrase, une délégation d’environ 12 chefs canton a été reçue hier au ministère de l’Administration territoriale. Au cours de cette « réunion de crise, la chefferie rotative proposée par le ministre Payadowa Boukpessi a été rejetée » et les populations manifestent ce mercredi, indique »Liberté ». »Le Magnan Libéré » recommande de gérer ce problème « avec tact ». La publication d’ajouter que ce qui se passe actuellement à Lama-Tessi n’est qu’une « goutte d’eau dans la mer ». A la chefferie, »La Dépêche » ajoute le foncier et prévient que ce sont deux dossiers qui « menacent d’embraser le Togo ». Le service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 851 du 11 avril 2017
A la une des journaux parus ce mardi : la nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et le processus de réconciliation au Togo. En ouverture de cette revue, nous signalons que le site d’informations »icilome.com » se fait l’écho du communiqué rendu public hier par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. « La HAAC met en garde des »pasteurs égarés » », titre le portail web. La nomination des membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD) donne du grain à moudre. Ainsi que le relève »La Lanterne », elle met déjà « le feu aux poudres » dans les rangs de l’opposition togolaise. L’hebdomadaire se désole de ce que cette nomination vient y « réveiller les démons » de la division, pendant que les députés UNIR mobilisent leurs troupes sur le terrain en vue d’une victoire aux prochaines consultations électorales. Et malheureusement, il y aura les mêmes qui viendront crier à la fraude, alors qu’ils ont passé le temps à « s’entredéchirer », commente le confrère. Pourtant, l’objectif ultime de la lutte que mène l’opposition est de parvenir à l’alternance. Mais pour y arriver, les méthodes diffèrent. D’aucuns pensent qu’il faut un soulèvement populaire, d’autres appellent de leurs vœux une révolution de palais alors que d’autres encore préfèrent s’en remettre à la providence. Mais à côté, il y a aussi ceux qui croient à la vertu des urnes. Parmi ces derniers, Jean-Pierre Fabre. Selon »L’Indépendant Express », lors de son dernier séjour en France où il a rencontré la diaspora togolaise, le chef de file de l’opposition a réaffirmé sa foi en ce que « les urnes togolaises finiront inéluctablement par accoucher de leur vérité, celle de l’alternance et du changement, celle de la démocratie et du développement ». Seulement, cette arme pour concrétiser le changement semble ne pas être exactement la même pour un autre opposant, Alberto Olympio en l’occurrence, note la publication. Cet informaticien dont la candidature à l’élection présidentielle de 2015 n’avait pas prospéré pense dans les colonnes de »L’Indépendant Express » qu’ « il n’y aura jamais d’alternance pacifique dans notre pays tant que les questions du fichier et de la transparence électorale ne seront pas réglées ». Et d’ajouter que « ceux qui prétendent que ces questions sont secondaires, non seulement flouent le peuple mais surtout exposent le pays à des risques de violence ». En clair, pour M. Olympio, « la lutte pour l’alternance et le changement ne se fera pas dans les urnes ». Toujours à propos du CNSD, »L’Alternative » estime qu’il s’agit d’un nouveau coup de force du pouvoir. De son côté, »Actu Express » s’intéresse aux « 50 ans de règne calamiteux de la dynastie Gnassingbé, du père au fils » ; un « règne sans partage qui plombe le développement du Togo », d’après l’hebdomadaire. Il y a comme une « croix d’inertie sur le Togo malade d’un régime de la sclérose », renchérit »L’Alternative ». Dans leur livraison du jour, les confrères ont également évoqué le processus de réconciliation avec le démarrage des réparations. Cette étape est « soutenue » par les évêques du Togo, renseigne »L’Alternative ». Ce soutien est consacré par cette invitation à la « célébration de purification et de repentance » sur toute l’étendue du territoire adressée au peuple chrétien par la Conférence des Evêques du Togo, précise »Actu Express ». « Les dédommagements vont commencer, soyez prêts pour prendre votre part », ironise »Sika’a » qui se demande si la réconciliation « coûte une somme d’argent ». »Liberté » elle « apprécie » la mission de la présidente du HCRRUN chargé de mettre en application les recommandations de la CVJR. A l’observation, le quotidien privé trouve que c’est le « passé lugubre d’Awa Nana-Daboya qui pose problème » dans la mesure où elle a « toujours soutenu la dictature et participera à son maintien ». Le tabloïd en vient à conclure que la présidente du HCRRUN « n’inspire pas confiance ». Au demeurant, le journal craint d’ailleurs d’autres violences, attendu que les auteurs présumés de ces actes ne sont pas connus et peuvent donc récidiver en toute quiétude demain, convaincus qu’ils ne seront identifiés ni punis. Sur un tout autre sujet, »L’Indépendant Express » donne à savoir que la nomination d’Ingrid Awadé à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS) « suscite colère et indignation dans le secteur privé » qui risque de ne pas avoir le contrôle de cette structure alors même qu’à en croire le journal, ce sont « les cotisations provenant de ce secteur qui permettent à la Caisse de fonctionner ». En plus, poursuit le confrère, la procédure de nomination de l’ancienne DG de la DOSI est « viciée sur toute la forme », car les textes de la CNSS indiquent clairement que le Directeur Général est nommé par le Conseil d’Administration sur une liste de candidatures retenues. Dans un registre différent, »L’Union pour la Patrie » informe que Lomé a « séduit » une délégation d’Egyptair venue échanger avec les autorités aéroportuaires du pays, entre autres, sur la desserte de la capitale togolaise par cette compagnie. A une échelle supérieure, le Togo, note »La Lanterne », est en train de devenir « le carrefour des grandes rencontres internationales et sera bientôt la Suisse d’Afrique, ceci grâce à l’action du ministre des Affaires Etrangères sous l’impulsion du président de la République ». Par ailleurs, »La Lanterne » aborde la question de la chefferie traditionnelle et informe qu’une « grande manifestation » est prévue demain à Sokodé pour « désavouer » l’intronisation du nouveau chef des Tèm qui serait un Kabyè. Le gouvernement doit s’employer à « anticiper pour préserver la paix dans cette localité en revoyant sa copie », suggère le journal. Au-delà de ce litige entre Tem et Kabyè, le Togo tout entier est « assis sur une poudrière de conflits intercommunautaires », souligne »L’Alternative ». Le service de Presse/HAAC
COMMUNIQUE DE LA HAAC DU 10-04-2017
COMMUNIQUE DE LA HAAC 10-04-2017
Revue de presse N° 850 du 10 avril 2017
Les journaux parus ce lundi s’intéressent principalement au processus de la décentralisation au Togo. Dans sa lutte pour accéder à la magistrature suprême, l’Alliance Nationale pour le Changement a souvent fait le reproche aux autres partis politiques de revêtir les oripeaux de formations de l’opposition alors qu’en réalité, ils font le jeu du pouvoir en place. Cette fois-ci, c’est contre l’ANC que l’accusation est portée. « Après les partis satellites de l’UNIR, l’ANC s’allie-t-elle au pouvoir ?» s’interroge »La Voix du Peuple » qui prête l’intention au parti de Jean-Pierre Fabre de vouloir s’inviter à la table du régime de Faure Gnassingbé. Mais la salve accusatrice ne vient pas que de ce côté-là. Le Comité d’Action pour le Renouveau, à son tour, pointe du doigt l’ANC. Le CAR « dénonce un complot dans la composition des institutions de la République », rapporte »Courrier de la Semaine ». A en croire l’hebdomadaire, le parti de Me Yaovi Agboyibo ne s’explique pas que l’ANC et l’UNIR se soient entendues, ceci au détriment des autres formations de l’opposition, sur la composition du Conseil National de Suivi de la Décentralisation(CNSD) qui verra siéger 10 membres de l’UNIR et 7 des partis de l’opposition parlementaire. Il n’en fallait pas davantage pour que le confrère pense que l’Alliance Nationale pour le Changement et l’Union pour la République sont « dans des rôles subversifs ». Le moins que l’on puisse dire c’est que ces derniers temps, le chef de file de l’opposition n’est pas ménagé par ses camarades de l’opposition qui ne se cachent pas pour le vouer aux gémonies. En tout cas, le CNSD, c’est l’autre sujet qui risque d’ « exacerber la désunion de l’opposition », constate »Forum de la Semaine ». Jean-Pierre Fabre assailli de toute part par les critiques ? Eh bien, qu’il adopte la posture de Faure Gnassingbé, c’est-à-dire garder le silence et rester impassible, ou alors jeter à la figure de ceux qui sont plus insistants : « je ne vois pas le rapport », commente, non sans une pointe d’ironie, »Liberté ». Pour sa part, »Le Correcteur » ne comprend pas tous les « tiraillements » qu’il y a au sein de l’opposition à propos du CNSD. « Pourquoi tant de réactions devant cet autre instrument de dilatoire et de diversion du pouvoir ? » se questionne le bihebdomadaire. Ce n’est pas une perte de temps que d’évoquer la question relative à la décentralisation, relève »Le Combat du Peuple » ; au contraire, il faut en parler et surtout faire remarquer que lorsque le pouvoir a agi en nommant les membres du Conseil National de Suivi de la Décentralisation et que l’opposition a réagi en exprimant ses préoccupations, ce n’est plus ni moins que l’expression de la « civilisation » de la politique au Togo. Et ces réactions sont là pour « conforter » dans ce sens. Les publications du jour ont également opiné sur les réformes politiques. En affichant une « volonté manifeste » de ne pas opérer les réformes, Faure Gnassingbé fait balader les Togolais de cadre en cadre, souligne »Courrier de la République » qui précise qu’hier le chef de l’Etat avait indiqué à ceux qui réclamaient ces réformes que le cadre approprié était l’Assemblée nationale mais aujourd’hui, il a jeté son dévolu sur la commission de réflexion. Ce faisant, note le tabloïd, le président Faure « s’embrouille et embrouille les Togolais ». »Liberté » renchérit et signale que Faure Gnassingbé « baratine » les Togolais en jouant « le jeu de cache-cache » avec eux. Dans un tout autre registre, »Liberté » informe que la communauté Tem de Lama-Tessi a manifesté samedi dernier contre « l’imposition d’un chef Kabyè » à la tête de cette localité située dans la préfecture de Tchaoudjo. « On les voyait venir », écrit »Courrier de la République ». Le journal suggère de gérer ces « mouvements d’humeur légitimes avec raison » pour que la situation ne dégénère pas. En outre, »Liberté » assure que Cina Lawson a une grande part de responsabilité à assumer dans les difficultés que connaissent les secteurs des TIC et des Télécommunications. Or, ces deux secteurs sont entre autres paramètres à remplir pour que le Togo soit définitivement éligible au Millenium Challenge Corporation (MCC). Une mission de ce programme était à Lomé la semaine dernière et a même rencontré le chef de l’Etat. Alors, « Cina Lawson sur un siège éjectable ? » se demande le quotidien. »Courrier de la République » lui, demande aux ministres de la République de ne pas forcément attendre des instructions avant de communiquer sur des questions relevant de leur domaine de compétence, car « l’omerta compromet » souvent leur travail. Par ailleurs, certains confrères tirent la sonnette d’alarme sur des viandes avariées importées du Brésil qui seraient déversées sur le marché togolais. L’ATC monte au créneau et invite les consommateurs à la vigilance. En sport, »Courrier de la République » signale la présence à la Fédération Togolaise de football des « »bitosards » certifiés » qui ont fait parler d’eux en ce qui concerne les équipementiers des Eperviers. Justement, à propos d’équipementiers, « et si l’Assemblée nationale interpellait le ministre des Sports ? » écrit la publication. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 849 du 7 avril 2017
Le séminaire de la HAAC sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste tenu à Kara le 31 mars dernier fait la une des publications de ce jour. Certains confrères commentent également la passation des charges au ministère du tourisme et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Après le séminaire tenu à Lomé le 21 mars 2017 dans la salle SAZOF sur la dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste, la HAAC a organisé à Kara, une rencontre sur le même thème à l’intention des acteurs de médias de la partie septentrionale du pays. «La croisade de la HAAC pour redorer l’image de la presse togolaise », titre »Kozah Média » Le journal rappel le contexte dans lequel la dépénalisation des délits de presse a été obtenue et précise que « l’exercice du métier de journaliste avant cette loi était caractérisé par une peur permanente ». Mais pour compter de l’adoption de cette loi, « cette peur a changé de camp ». Selon le confrère, « l’absence de cette peur est à l’origine de certains dérapages » constatés aujourd’hui. Au regard de cette considération, poursuit-il, « la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a trouvé juste d’organiser des séminaires de formation en vue de rectifier décemment l’allure de la courbe ». Sur le même sujet, »L’œil d’Afrique » propose le film du déroulement du séminaire de Kara et précise que « l’objectif de ces assises qui ont réunis un parterre de personnalités et des professionnels des médias est de mener la réflexion sur l’état de la presse togolaise et des acteurs qui l’animent depuis la dépénalisation des délits de presse intervenue en 2004 et d’en cerner les incidences sur le professionnalisme ». L’autre sujet développé dans les publications du jour est relatif à la passation des charges au ministère du Tourisme et à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Des nominations ont été rendues publiques le 31 mars dernier à l’issue du Conseil des ministres. Il s’agit entre autres de Ihou ATTIGBE, ministre de l’Industrie et du Tourisme et d’Ingrid AWADE qui prend les rênes de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). Mais, suite à ce réaménagement partiel du gouvernement, »L’Eveil de la Nation » trouve que « Faure Gnassingbé peut mieux faire » Le journal pense qu’il serait judicieux pour le Chef de l’Etat, « puisqu’il vient d’afficher sa volonté de donner du souffle nouveau au gouvernement, d’aller jusqu’au bout de son intention pour éviter que cette noble envie affichée soit perçue comme une symphonie inachevée. » »Forum de la Semaine » fait savoir que « Ingrid AWADE a pris fonction ». Nommée en remplacement de Koffi Kadanga Wallah, le Directeur Général sortant de la CNSS, « Ingrid AWADE n’a pas tardé pour prendre les choses en main. C’était à l’issue d’une cérémonie de passation de service intervenue ce lundi 03 avril 2017 », relate le quotidien privé qui révèle que « mardi et mercredi derniers, la nouvelle dame forte de Caisse a eu une séance de travail avec l’ancien DG, histoire de prendre contact avec les dossiers en cours avant son arrivée. » «Ingrid AWADE a pris fonction hier » constate également »Togoreveil ». Pour l’hebdomadaire, « c’était la plus attendue des passations ». « La rigueur et tous les rendez-vous qu’elle a toujours su donner aux succès, font d’elle la nomination la plus attendue du dernier Conseil des ministres », mentionne le journal qui souhaite « vivement qu’elle réussisse ici, encore pour redonner le sourire à une sécurité sociale qui a manqué d’innovations au cours de ces dernières année ». Nouveau visage à la tête de la CNSS, « pourquoi pas Ingrid AWADE », s’interroge pour sa part »L’Eveil de la Nation ». Si certains pensent qu’après avoir occupé la tête de la Direction Générale des Impôts et la Direction de l’Organisation du Secteur Informel, madame Ingrid AWADE ne devrait plus occuper cette grande et stratégique direction de CNSS, le confrère trouve que cette nomination est dans « l’ordre normal des choses pour des raisons toutes simples » : Faure GNASSINGBE, qui, seul nomme est aussi le seul à connaitre « les qualités pour lesquelles il nomme tel ou tel (…) si Faure GNASSINGBE décide de confier la Direction de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale à dame Ingrid, c’est à juste titre, d’autant plus que cette dame dynamique a eu à faire déjà ses preuves à la tête des impôts », commente »L’Eveil de la Nation ». De son côté, »Togomatin » s’intéresse au changement à la tête du ministère du tourisme. « Après la passation de charges, le plus dur commence pour Ihou », pense-il. Le bihebdomadaire donne à lire qu’ « Il faut avouer que pour le nouveau ministre, les défis sont à la hauteur des espoirs soulevés comme pour dire : beaucoup d’espoir, de dures réalités ». Pour ce faire, M.Ihou devra « offrir autre chose que de beaux discours. Et il lui faudra, par ailleurs, du charisme, de l’entregent qui lui assurent une influence « suffisante » pour que les changements se fassent dans les secteurs sur lesquels le gouvernement mise », ajoute le tabloïd. La nomination de Ihou ATTIGBE à la tête du ministère de l’industrie et du tourisme est-elle une « volonté de changement dans deux secteurs longtemps mis au second plan ? », se demande »Le Canard Indépendant ». Tout à fait autre chose, »Liberté » revient sur la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles et note que « Dama Dramani et les députés UNIR ferment la porte à toute procédure à l’Assemblée Nationale ». A en croire le quotidien privé, le président de l’Assemblé nationale dans son discours d’ouverture de la première session ordinaire de l’année 2017, a appelé à se référer au HCRRUN « pour trouver le large consensus tant recherché, indispensable au renforcement de la démocratie, de l’Etat de droit et de la stabilité sociopolitique dans notre pays ». Et pourtant, souligne le confrère, « il sait bien que cette structure ne
Revue de presse N° 848 du 6 avril 2017
Les publications du jour commentent les nominations rendues publiques le 31 mars dernier à l’issue du Conseil des ministres. Elles renseignent également que l’année scolaire 2016-2017 perturbée par des mouvements de grèves a été réajustée. Les nominations qui inspirent plus les journaux concernent Attigbé Ihou et Ingrid Awadé. Pour avoir occupé plusieurs postes de responsabilité, l’ex-Directeur de la BTCI « est l’homme qu’il faut pour donner une nouvelle image plus rayonnante de l’industrie et du tourisme au Togo », opinent »Waraa les Vainqueurs ». »Echos du Pays » ne doutent certes pas des capacités intellectuelles du nouveau ministre, mais ils se demandent néanmoins s’il est « à même de s’adapter » pour réussir sa nouvelle mission. Dans tous les cas, M. Ihou est « à la barre pour sortir le tourisme et l’industrie de leur profond sommeil », mentionne »Economie et Développement ». Tout l’espoir est donc placé en lui pour réaliser le miracle, ajoute le bimensuel. Attigbé Ihou qui effectue son « retour aux affaires », c’est le « prix de la rigueur et de la patience » ; idem pour Ingrid Awadé, note »Flambeau des Démocrates ». »Echos du Pays » reconnaissent que Mme Awade a une expérience avérée dans la gestion ; cependant, « pourra-t-elle trouver le bon style de management pour arriver à hisser » la Caisse Nationale de Sécurité Sociale ? se questionnent-ils. »Waraa les Vainqueurs » rassurent : « c’est certain qu’elle ira aussi donner une nouvelle image de la CNSS ». Si l’ancien DG de la DOSI veut « insuffler à la CNSS la dynamique requise pour la booster de l’immobilisme indescriptible dans lequel elle a végété des décennies durant, elle doit se faire violence en se gardant des ingérences intempestives dans des intrigues politiques et politiciennes dont elle raffole tant », recommande »Flambeau des Démocrates ». »Le Perroquet » donne à avoir un autre son de cloche. Avec l’arrivée d’Ingrid Awadé à la tête de cette boîte, le journal s’inquiète : « c’est comment les pensionnaires de la CNSS pourront entrer dans leurs fonds sans beaucoup de problèmes qui reste la question primordiale », analyse l’hebdomadaire. Mais pas seulement. Selon le tabloïd, en procédant à la nomination de cette dernière, « le pouvoir huile ses secteurs à financement de fraudes électorales ». D’une société à une autre, »Le Perroquet » franchit vite le pas pour s’intéresser à la LONATO dont le Directeur Général est aux affaires depuis très longtemps. Du fait de cette longévité, Kudjow Kum Pékemsi est « un bourreau pour l’économie nationale, un probable danger pour la sûreté de l’Etat », étant entendu que l’homme a « emmagasiné » assez d’argent et de ce fait, pourrait « avoir des pensées et des ambitions présidentielles ». En outre, les confrères évoquent l’éducation avec le réajustement de l’année scolaire 2016-2017 qui s’étendra désormais jusqu’au 4 août 2017 au lieu du 14 juillet. Ainsi donc l’examen du Baccalauréat 2è partie initialement prévu du 19 au 23 juin se déroulera du 10 au 14 juillet. Le BEPC, le CEPD et le BTS sont respectivement programmés du 4 au 7 juillet, du 11 au 13 juillet et du 17 au 21 juillet. Quant à la prochaine rentrée, elle aura lieu le 25 septembre 2017. Toujours concernant le secteur éducatif, les publications du jour informent que les enseignants auxiliaires auront bientôt leur statut particulier. Le gouvernement a mis en place un comité de rédaction de ce document. Par ailleurs, »Liberté » aborde le processus de réparation des violences lancé la semaine dernière par le HCRRUN. Le quotidien privé pense que les chances de la réconciliation sont « infimes sinon quasi nulles ». A propos des réformes politiques, toujours »Liberté » se désole de ce que la commission chargée de réfléchir sur la question est en train d’aider l’actuel chef de l’Etat à se maintenir au pouvoir en se proposant de faire passer la durée du mandat présidentiel de 5 à 7ans. Finalement, « le Togo est malade de ses intellectuels », conclut le journal. En sport, la presse ouvre le dossier de la gestion des équipementiers des Eperviers à la CAN 2017. A l’en croire, pour la campagne gabonaise, tout y est passé : « surfacturation, livraisons des tenues de piètre qualité, violations de l’orthodoxie de passation de marchés publics ». Tout à fait autre chose. »Le Rendez-Vous » se demande si Faure Gnassingbé est sur un « chemin de non-retour » dans l’inefficacité de sa gestion du Togo. Le confrère croit savoir que le pays, miné par une « crise profonde est en déconfiture sociale, économique et politique ». En plus, poursuit l’hebdomadaire, les structures étatiques sont frappées de « faillite » pendant que la corruption atteint la côte d’alerte et n’épargne pas la corporation des journalistes qui sont en train de passer maîtres dans « l’arnaque ». Et puisque le chef de l’Etat ne peut pas « faire de miracle » pour redresser la situation, le tabloïd lui suggère de « ne pas perdre de temps ». La gouvernance du pays, »Le Perroquet » aussi en parle et donne à savoir que le 14 avril prochain coïncidera avec les 50 ans de gouvernance des Gnassingbé. A en croire le journal , feu Yao Kunalè, baron du RPT, avait prévenu que le pouvoir ne changera véritablement pas de mains sans qu’un demi-siècle ne se soit écoulé. Et si cette prophétie se réalisait ? écrit-il. Vivement qu’il en soit ainsi implore l’hebdomadaire. Au surplus, »Flambeau des Démocrates » commet un éditorial dans lequel il rappelle que sans l’indépendance des organes de presse la plume des professionnels des médias ne sera jamais libre. Pour sa part, »Le Rendez-vous » tire la sonnette d’alarme, car il estime que la profession du journaliste court à sa perte avec l’éthique et les bonnes mœurs qui sont foulées au pied. « Ce côté de la dérive, la HAAC ne le voit souvent pas, elle préfère s’acharner contre ceux qui ont un ton qui déplait », regrette le journal. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 847 du 5 avril 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce mercredi la rentrée parlementaire et les nominations intervenues le 31 mars dernier. Rentrée parlementaire Elle a eu lieu hier à l’hémicycle en présence de plusieurs personnalités. Dans son discours de circonstance, le président Dama Dramani a invité les députés à se retrousser les manches, car la session ouverte sera studieuse. Le président de l’Assemblée nationale a engagé les élus du peuple à « œuvrer inlassablement pour que la 5è législature soit une réussite totale, ceci pour le bien de toute la nation », rapporte »Le Libéral ». M. Dramani s’est exprimé sur d’autres sujets relevant de l’actualité, notamment la phase de réparation engagée par le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) et la question relative aux réformes politiques. A en croire »Le Messager », il a « plaidé pour un soutien accru des députés à ce processus de réparation ». Pour ce qui est des réformes, le président de l’Assemblée nationale a exhorté « les acteurs politiques et les différentes composantes de la nation à prendre une part citoyenne dans ce processus conduit par le HCRRUN, car c’est la seule alternative pour trouver le large consensus indispensable au renforcement de la démocratie, l’Etat de droit et la stabilité politique au Togo », complète »Forum de la Semaine ». Il n’en fallait pas davantage pour que »Liberté » conclue que Dama Dramani « confirme la volonté du pouvoir d’enterrer l’APG », attendu que l’opposition togolaise réclame la mise en œuvre des réformes, pas dans un autre cadre, mais seulement conformément aux prescriptions de l’Accord Politique Global. »La Lanterne » précise que plusieurs délégations étrangères ont également pris part à cette rentrée. Elles représentent le Ghana, le Niger, le Mali, le Nigéria, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Guinée et l’Allemagne. Leurs représentants ont « tous émis le vœu de se servir du groupe parlementaire inter-état qui existe entre leurs pays et le Togo pour partager leurs expériences », mentionne »Le Libéral ». La présence de toutes ces délégations en terre togolaise « marque l’excellence des relations entre leurs différents pays et le Togo », commente pour sa part »L’Engagement ». »Le Patriote » lui, s’intéresse aux activités des députés de l’UNIR pendant les vacances parlementaires. L’hebdomadaire a constaté que ces derniers ont fait preuve d’un certain « dynamisme » en investissant leurs circonscriptions électorales pour sensibiliser les populations sur les grands enjeux sociaux ou pour faire des dons. Le confrère assure que tout cela n’est pas fortuit. Il croit savoir que ces « signes qui ne trompent pas » participent d’un « plan électoral » dans la perspective des consultations populaires qui auront lieu d’ici à 2018. Dans le continuum du sujet relatif aux réformes abordé par le président de l’Assemblée national, »Liberté » embraye là-dessus et donne à savoir que la commission « d »’intellos » » mis sur place pour réfléchir sur la question est en train de « préparer un plat indigeste » pour le peuple togolais. Ce plat indigeste, consisterait, selon le quotidien privé, à porter le mandat présidentiel de cinq (5) à sept (7) ans et à « remettre les compteurs à zéro pour Faure Gnassingbé ». Ce faisant, c’est un « acte attentatoire » au processus de réparation des violences politiques engagé le 24 mars dernier par le HCRRUN, relève la publication. « Faure Toujours collé à son fauteuil alors que Mahamadou Issoufou est sur le départ au Niger et Patrice Talon en pleine innovation au Bénin », remarque »L’Engagement ». En ce qui concerne la réparation des violences, »Forum de la Semaine » informe que l’opposition togolaise « pose des conditions avant toute action de réconciliation ». Entre autres condition, l’identification des présumés auteurs des violences qui devraient ensuite reconnaître leur tort et faire amende honorable. « Non à l’impunité des bourreaux », écrivent dans la même veine »Temps Nouveaux ». Nominations intervenues le 31 mars Au terme du Conseil des ministres tenu ce jour, Yaovi Attigbé Ihou a été nommé au ministère de l’Industrie et du Tourisme. La presse du jour informe qu’il a pris service hier après la passation de charge avec la ministre du Commerce qui détenait également le portefeuille de l’Industrie et du Tourisme. Par rapport au nouveau titulaire, »La Lanterne » s’interroge : « le ministre Ihou peut-il régler au mieux le problème des déflatés de l’Hôtel de la Paix en vue de conférer davantage de visibilité au mandat social du président Faure ? » Autre questionnement du journal : « A quand un remaniement en profondeur pour sauver la situation du pays ? » Toujours en lien avec le gouvernement, »La Lanterne » se demande si c’est à cause de la « médiocrité » des représentants de l’UFC au gouvernement que Faure Gnassingbé ne veut plus faire confiance aux autres leaders de l’opposition. A propos de Jean-Pierre Fabre, le tabloïd écrit : « quel est ce chef de fil de l’opposition dont la demande d’audience tarde tant à être accordée ?» Ingrid Awadé a été également nommée, pas au gouvernement mais à la tête de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale (CNSS). C’est une « dame à poigne » qui a été choisie pour « redynamiser la boîte », observent »Temps Nouveaux ». Ce choix est « justifiable au regard de son parcours diplômant et des expériences professionnelles » antérieures, souligne »Le Messager ». »La Lanterne » s’intéresse au prédécesseur de Mme Awadé. « Partira cette fois-ci pas ? » se demande l’hebdomadaire qui rappelle que Koffi Kadanga Walla a toujours « refusé » de quitter son poste à chaque fois qu’il devrait être remplacé. « Que pense Faure Gnassingbé de l’ami d’à côté en charge de »London pool et des Fore cast ? » ajoute le confrère. Quant à »Le Libéral », il estime que la décision d’injecter du sang neuf à la tête des structures d’Etat aurait dû s’étendre également à l’actuel Directeur général de la Caisse de Retraite du Togo (CRT). D’après l’hebdomadaire, Igneza Diapena qui est admis à la retraite depuis le 1er janvier