L’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO cristallise toujours l’actualité des livraisons de ce mercredi. Les Chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ont tenu la session ordinaire de l’organisation le 04 juin dernier à Monrovia, capitale Libérienne. Plusieurs décisions phares ont été prises parmi lesquelles « la désignation du Chef de l’Etat togolais Faure GNASSINGBE comme président en exercice de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernements de la CEDEAO pour une durée d’un an », informe »Tingo-Tingo » « J’accepte avec humilité et j’en mesure les défis », a déclaré Faure Gnassingbé après sa désignation, propos rapportés par »Le Messager » qui ajoute que, la situation en Guinée-Bissau est le grand dossier qui attend le nouveau Président. Mais pas seulement, « Sécurité, Economie et Diplomatie : les défis de taille qui attendent Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO », renchérit »Le Libéral » qui opine qu’au-delà de tout, « l’élection du Président Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO comme président en exercice reste un succès diplomatique supplémentaire pour le Togo qui en a beaucoup engrangés ces dernières années. » Désigné comme Président en exercice de la CEDEAO, « les choses marchent pour Faure », s’exclame »Fraternité » Mais, cette désignation de Faure Gnassingbé n’est pas du goût de certains opposants togolais. C’est le cas de Jean-Pierre Fabre qui trouve que « la désignation de quelqu’un qui met en danger la paix dans la région comme président n’est pas normale » De même, »Liberté » offre à lire que « Faure Gnassingbé choisi par ses pairs pour prendre les commandes de la CEDEAO, cette décision a de quoi étonner car l’homme est loin d’être un parangon de vertu » En tout cas, une présence était remarquable à ce sommet de la CEDEAO. C’est celle du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou qui « entame la mobilisation pour le sommet Afrique-Israël », pense »Le Magnan Libéré ». La preuve, poursuit-il « M.NITANYAHOU a invité les pays de la CEDEAO à faire massivement le déplacement de Lomé pour le sommet ». »Economie et Développement » fait pour sa part l’historique de la création de la CEDEAO et renseigne qu’elle est « créée en 1977 dans un but purement économique. Elle devait, selon les termes officiels de l’organisation, favoriser la croissance économique et le développement de l’Afrique de l’ouest ». Sur un sujet différent, »Courrier de la République » revient sur la problématique des réformes constitutionnelles et institutionnelles et trouve que le refus d’opérer ses réformes témoigne « de la mauvaise foi du pouvoir ». Le journal se demande également « pourquoi les chamboulements qui ont été imposés à la constitution en 2002 et 2005 en l’espace de quelques heures deviennent laborieux voire quasi-impossible pour des réformes inscrites par l’APG en 11 ans bientôt ? » Tout à fait autre chose, »Le Magnan Libéré » s’intéresse à la Compagnie Energie Electrique du Togo (CEET) qui traverse une zone de turbulence. A en croire le confrère, cette société est confrontée au problème de manque « de personnel pour la distribution des factures. (…), après des investigations, il s’est avéré que la CCET est sous le poids des dettes qui la fait couler au jour le jour. La situation devient inquiétante surtout que, l’administration elle-même ne paie pas le courant et que ce courant est acheté à 250 F CFA pour être vendu à 140 F CFA. » Quand la CEET prend en charge les frais de fonctionnement du Contour Global, « comment veut-on qu’elle s’en sorte ? », s’interroge le tabloïd. Par ailleurs, »Liberté » commet un article sur la décentralisation et renseigne que des communes sont créées sur fond de tribalisme et de conservation du pouvoir. Le quotidien privé pense donc qu’il y’a un « nouveau coup de force du régime en perspective ». Dans le reste de l’actualité, certains confrères évoquent le licenciement « sans motifs » des employés de CIT-Communication Sarl, société chargée de la distribution en détails des produits de télécommunication de Togo Cellulaire. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 886 du 06 juin 2017
Les journaux parus ce mardi reviennent largement sur l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO. »Le Combat du Peuple » sur la première marche de cette revue. Le confrère revient sur les démarches entreprises par l’OTM dans le but de jouer les médiateurs entre Jean-Paul Agboh-Ahouélété et Lucien Messan. La publication pointe un « deux poids deux mesures » de l’instance d’autorégulation qui n’a rencontré que l’un des protagonistes. « Le comportement du président de l’OTM n’est pas sain parce que M. Ekpé est sorti du cadre légal de sa mission en voulant régler en catimini un dossier qui est déjà tombé dans le domaine public ». Tout en remerciant et félicitant le président et les membres de la HAAC qui ont su régler le différend « avec responsabilité », le tabloïd accuse le Tribunal des pairs d’un « parti pris en faveur de M. Agboh-Ahouélété ». Le 51è sommet ordinaire des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) s’est achevé il y a quelques jours à Monrovia au Libéria. Ainsi qu’informe »Nouvelle Opinion » plusieurs sujets étaient au centre de ce rendez-vous de haut niveau, à l’instar de « la nécessaire réforme des instances de fonctionnement, la question de l’intégration régionale, le bilan de la situation économique, la question de la stabilité régionale et de la lutte contre le terrorisme ». Ce qui aura le plus marqué ce sommet c’est l’élection de Faure Gnassingbé au poste de président en exercice de la CEDEAO. Le chef de l’Etat togolais succède ainsi pour un an à son homologue libérienne Ellen Johnson Sirleaf. Dans la foulée, Faure Gnassingbé, loin de se complaire dans l’autosatisfaction a « aligné ses priorités pour la communauté », indique »L’Union pour la Patrie ». »Togo-presse et »L’Eveil de la Nation » confirment que le président togolais n’a pas eu le temps de gamberger, puisqu’il a « pris l’engagement de faire des sauts qualitatifs vers ce qu’il a qualifié d »’objectif unique » pour faire de l’organisation communautaire une CEDEAO des peuples ». « Il nous faudra sans plus tarder enlever les dernières barrières au brassage et à l’imbrication de nos populations, responsabiliser notre jeunesse en encourageant sa mobilité économique dans l’espace régional, mettre à contribution nos hommes d’affaires, mettre à profit nos potentiels démographiques, miser sur l’agriculture et l’industrialisation », dira-t-il dans des propos rapporté dans »L’Audience ». Il est à noter que le sommet s’est déroulé en présence d’un invité de marque, le Premier ministre israélien. Selon »Forum de la Semaine », Benjamin Netanyahu était allé « faire la cour » aux Etats ouest africains afin qu’ils participent au prochain sommet Afrique-Israël prévu en octobre à Lomé. De son côté, »L’Alternative » tire la sonnette d’alarme sur les « liaisons dangereuses » que Faure Gnassingbé, et partant le Togo, entretient avec l’Etat hébreu. Ce rapprochement, assure le bihebdomadaire peut contenir les « germes » de la mésentente avec certains pays africains, autant qu’il peut exposer le Togo aux agissements peu recommandables de certains »ennemis » d’Israël. »Liberté » qui évoque une « bagarre entre gardes togolais et israéliens selon la chaîne de télévision i24 news », questionne le message que la CEDEAO a à l’endroit des peuples en lutte pour la démocratie et l’alternance. Le confrère estime que le choix porté sur le chef de l’Etat togolais « fait désordre », car il n’est pas le « parangon de vertu démocratique ». Rappelant que l’ANC avait tenté de mettre la pression sur les dirigeants des pays membres de la CEDEAO afin que Faure Gnassingbé ne soit pas élu président, »Le Combat du Peuple », assure que c’est un « échec politique cuisant pour ce parti politique et ses dirigeants qui n’ont jamais cessé de faire preuve de naïveté dans le cas d’espèce ». Du reste, l’hebdomadaire demande à Faure Gnassingbé de « marquer positivement son mandat à la tête de la Communauté en posant des actes concerts » de sorte que le Togo puisse en « tirer les dividendes ». Pour sa part, »Golfe Info » pense que Faure Gnassingbé à la présidence de la Communauté ouest-africaine c’est un « exercice risqué » pour lui dans la mesure où il y accède à une « période assez délicate marquée par l’épineux problème de l’adhésion du Maroc, une certaine guerre de leadership en son sein et par la gestion des intérêts stratégiques, parfois contradictoires, pour ne pas dire antagonistes de ses membres ». Le Service de Presse/HAAC
Coopération : l’Ambassade de Chine fait don de matériel informatique à la HAAC
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a réceptionné, le vendredi 26 mai 2017 à son siège à Lomé, un don de l’Ambassade de Chine au Togo. Ledit matériel est composé de : – Deux (2) ordinateurs de bureau – Deux (2) photocopieurs multifonctions – Un (1) laptop – Un (1) disque dur externe – Un (1) appareil numérique – Un vidéoprojecteur Ce don est l’expression la plus achevée des liens étroits de coopération qui existent entre le Togo et la Chine d’une part et entre l’instance de régulation des médias et l’Ambassade de Chine d’autre part. Cette coopération féconde s’est traduite par une visite de l’Ambassadeur Yuxi LIU à la Haute Autorité, le 28 mars 2017. A cette occasion, le Président de la HAAC, Pitang TCHALLA, avait réitéré ses compliments et remerciements à l’Ambassadeur de Chine pour l’intérêt porté à l’institution dont il a la charge. Pour sa part, son Excellence Monsieur Yuxi LIU avait félicité la HAAC pour son rôle dans la sauvegarde et le renforcement de la liberté d’expression et de presse au Togo. Dès la réception du matériel, le Secrétaire Administratif et Financier de la HAAC, M. Piniwè Doug-Ba SIMAWAQUE, a, au nom du Président de la Haute Autorité, remercié le donateur pour cet élan de générosité. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 885 du 02 juin 2017
Les journaux parus ce vendredi traitent de la décentralisation et des réformes politiques au Togo. Sur le premier palier de cette revue, la ‘bisbille’ entre journalistes avec pour illustration les attaques par médias interposés que se sont livrés deux directeurs de publications non moins présidents d’associations de presse. »Carrefour » indique qu’il y a longtemps que l’éclatement au grand jour de cette passe d’armes pendait au nez à la corporation. L’hebdomadaire trouve « inadmissible » que les professionnels des médias s’offrent ainsi en spectacle pour la moindre peccadille. Il est temps que le métier de journaliste soit placé sur un piédestal d’honneur et de dignité surtout pour ceux des jeunes gens qui ambitionnent d’embrasser cette noble profession, prescrit-il. Mais au fait, qu’est-ce qui peut expliquer cette hostilité entre des personnes exerçant le même métier qui devraient au contraire faire dans le corporatisme ? A cet état de fait, le journal trouve deux explications plausibles : le « conflit de générations » entre les plus jeunes et leurs devanciers ainsi que la « singularité des contextes et des approches ». Dans tous les cas, »Carrefour » dit apprécier la diligence doublée de « fermeté » avec laquelle la HAAC a réagi par rapport à la dernière illustration de la violation de la règle de confraternité. Le drame quelquefois est que les réseaux sociaux sont le prolongement de ces attaques entre confrères. Ce secteur semble être la foire aux méchancetés sur autrui. C’est pourquoi, rappelle »Courrier de la République » l’OTM « appelle les journalistes à un usage responsable de ces réseaux ». La publication rapporte que dans son dernier communiqué publié en intégralité dans »Togoréveil », l’instance d’autorégulation a souligné que les réseaux sociaux « ne constituent pas des sources fiables d’informations » et en a profité pour inviter les professionnels des médias au respect des dispositions du code de déontologie et de celles du code de la presse et de la communication. Justement, parlant des réseaux sociaux, »Le Canard Indépendant » note que les corps habillés en sont les « nouveaux accrocs ». Tant et si bien que le ministre de la Sécurité a dû rendre public un communiqué pour mettre le holà et menacer de sanctions tous ceux qui continueront à délaisser leur boulot pour s’accrocher à leur téléphone portable. Décentralisation au Togo Un atelier dont le lancement a été présidé par le Premier ministre a été organisé mardi dernier à l’effet d’explorer les voies et moyens de rendre effectif ce projet. Avec ces assises, peut-on dire que le Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNDS) est « enfin dans sa phase opérationnelle ? » se questionne »Carrefour ». C’est vrai que la réflexion est lancée mais les acteurs politiques pourront-ils parler d’une seule voie pour faciliter l’aboutissement du processus ? se demande à son tour »Vision d’Afrique ». »Forum de la Semaine » répond et assure que le pouvoir et l’opposition sont « sur la même longueur d’onde ». »Vérités des Peuples » a également son interrogation : les discussions « constructives et franches » qui ont eu lieu entre les membres du CNDS sont-elles un « atout pour l’aboutissement ». Quant à »L’Union pour la Patrie », elle va « au-delà » du lancement des travaux du Conseil pour constater qu’il y a « encore du chemin à faire » pour aboutir à une véritable décentralisation au Togo. « Le plus dur reste à faire », renchérit »Le Changement ». Réformes politiques Entre Faure Gnassingbé qui a créé une commission pour réfléchir sur la question et Jean-Pierre Fabre qui opte tantôt pour l’Assemblée nationale, tantôt pour la rue, « qui bloque » ces réformes ? s’interroge »Le Canard Indépendant ». « Il ne faut pas chercher trop longtemps avant de conclure que Faure est le seul à ne pas vouloir de la concrétisation des réformes », rétorque »Courrier de la République » qui observe que le Togo ressemble à un « véritable bazar » où les chantiers sont lancés sans « jamais être réceptionnés, ceci sous le regard complaisant des autorités ». Finalement, « entre Eyadema et Faure, les Togolais ont leur préférence », ajoute le tabloïd. A propos des réformes, »Carrefour » signale que face au bocage, Jean-Pierre Fabre appelle à la « détermination du peuple ». Pour faire bouger les lignes, Me Yaovi Agboyibo réaffirme dans les colonnes de »Le Changement » que « le régime en place ne peut pas changer sans ressentir en face une indignation populaire massive couplée avec une disponibilité sincère au dialogue ». Certains confrères ont abordé l’accord UFC-RPT. »Vérité des Peuple » estime que le deal a contribué, quoi qu’on dise, à « l’apaisement » au Togo. Le constat est sans concession dans »Courrier de la République » qui pense que les « délices » sont allés aux deux premiers responsables des partis signataires Gilchrist Olympio et Faure Gnassingbé, tandis que le peule continue dans la « souffrance ». En outre, »Liberté » révèle que seul le Togo a ratifié la charte de Lomé sur la sécurité maritime en Afrique. C’est un « échec » pour le chef de l’Etat togolais et de l’argent « jeté par la fenêtre », poursuit le quotidien privé. Par ailleurs, »L’Alternative » mentionne que la Représentante résidente du Centre des Nations Unies pour la Paix et le Désarmement (UNREC) qui est en fin de mission au Togo, est le « symbole des errements des Nations Unies au Togo ». A en croire le bihebdomadaire, Ige Olatokunbo est connue pour ses « accointances avec le clan au pouvoir » en plus d’avoir joué à diviser la société civile togolaise. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour a évoqué la journée de l’arbre célébrée hier au Togo, la fin de la tournée d’informations du HCRRUN et les suites du score fleuve du match Gbikinti-Maranatha. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse du 1er juin 2017
Les réformes constitutionnelles et institutionnelles font la une des journaux parus ce jeudi. Nous ouvrons cette revue par ce rappel que fait »L’œil d’Afrique » sur la présentation du rapport annuel d’activités 2016 de la HAAC. Un document assorti de recommandations aussi bien à l’endroit des pouvoirs publics que des acteurs du monde de la presse et de la communication. Quant à »Flambeau des Démocrates », il est revenu sur le communiqué de l’OTM appelant au respect des textes qui régissent l’exercice du métier de journaliste, suite aux récentes attaques entre deux directeurs de publication. La question relative aux réformes politiques ne quitte plus les colonnes des journaux. Dans sa livraison du jour, »Le Perroquet » s’intéresse au sujet et assure que « l’unique obstacle » à leur mise en œuvre n’est autre que Faure Gnassingbé. Et pour cause. D’une part, relève l’hebdomadaire, le « problème » du Togo étant son armée, le chef de l’Etat doit mettre son point d’honneur à lui expliquer que les réformes ne sont en rien dirigées contre elle. D’autre part, poursuit-t-il, attendu que le président de la République a la « mainmise sur tous les députés » de son parti, il peut leur donner injonction de faire aboutir ces réformes. Pour sa part, »Liberté » donne à savoir que suite à l’arrêt des travaux sur la proposition de loi du tandem ANC-ADDI, les députés de l’UNIR ont « rédigé un rapport lapidaire pour justifier le blocage ». Dans la foulée, l’ANC « en appelle aux chefs d’Etat de la CEDEAO pour amener Faure Gnassingbé à réaliser les réformes », informe le journal. Parallèlement au créneau diplomatique, Jean-Pierre Fabre se tourne vers les Togolais. « La révolte est le droit de l’esclave, donc esclave lèves-toi et assures ta révolte ! » aurait martelé le président de l’ANC samedi dernier lors du meeting organisé par le CAP 2015 dans des propos rapportés par »Le Bâtisseur ». Mais il n’y a pas que les réformes politiques dans la vie d’une nation. »L’œil d’Afrique » place le président Faure dans un rôle de chef d’orchestre pour une série de réformes touchant plusieurs domaines. Au Togo, la réforme du foncier est en marche, fait savoir le journal avec un projet de loi sur la thématique déposé sur la table de la Représentation nationale. Mais seulement. Le E-gouvernement est une réalité pour une administration interconnectée, observe la publication ; l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives ne s’en laisse pas compter avec une deuxième validation du Togo pour ce processus. L’Institut National de la Statistique et des Etudes Economiques et Démographiques (INSEED) n’est pas en marge, elle qui a commis un recensement général de toutes les entreprises du Togo. Le culturel est mis à contribution avec la mise sur pied du Syndicat National des Artistes du Togo (SYNATO) sans oublier l’immense chantier de réconciliation dévolu au HCCRUN. A propos du Haut Commissariat, la presse du jour rappelle qu’il s’est rendu dans toutes les régions du pays pour sensibiliser les populations sur la phase de réparations qui va s’ouvrir bientôt et surtout pour prêcher la réconciliation et le vivre ensemble entre Togolais. »Le Perroquet » souligne que la réparation des dommages subis par les victimes des violences à caractère politique de 1958 à 2005 est en fait une prescription de la CVJR. »La Nouvelle Tribune » elle, renseigne que la tournée organisée à cet effet s’est achevée hier au centre communautaire de Bè où la présidente du HCRRUN s’est entretenue avec entre autres, les partis politiques, syndicats et associations de cette zone. Tout à fait autre chose, la décentralisation. »Togomatin » s’y intéresse et signale que le Premier ministre Komi Sélom Klassou a lancé mardi dernier les travaux de la structure missionnée de traduire dans la réalité ce vœu du gouvernement togolais en réponse aux attentes des populations. »Le Perroquet » fait la moue et s’interroge : « le système RPT/UNIR est-il réellement prêt enfin à organiser des élections locales ? » Questionnement qui découle du fait que pour le même scrutin, 2017 et 2018 ont été annoncées comme période de sa tenue. Sur ce coup, il n’est pas tout à fait indiqué de faire confiance au régime en place, insinue »Liberté » qui pense que « parfois, la méfiance est mère de la sûreté », ce d’autant plus que la « tergiversation continue » du côté des autorités. A preuve, ajoute le quotidien privé, la date des élections locales est « toujours entourée de mystère ». Dans un registre différent, »Le Bâtisseur » se fait l’écho de l’opinion du président de l’association ‘ Veille Economique’. A en croire Thomas Koumou, l’autre nom du « gaspillage des recettes » du pays c’est les « interminables » déplacements du chef de l’Etat togolais à travers le monde. « C’est vous et moi qui payons les voyages de Faure Gnassingbé », lance-t-il. »Le Rendez-vous » appelle alors de tous ses vœux un autre Togo que celui d’aujourd’hui. A l’en croire, celui qu’il observe présentement est un pays rongé par le trinôme corruption-pouvoir à vie-impunité. Pourtant, les autres pays dans lesquels les dirigeants togolais voyagent ont pu trouver la recette pour leur envol. « Que manque-t-il alors au Togo ? » Quelle solution ? S’interroge le confrère. Elle ne réside sans doute pas dans « l’achat des experts ». Si le pays veut réaliser un « miracle », c’est bien à travers la « transparence dans les comptes publics » qu’il y parviendra, conseille l’hebdomadaire. Toujours dans le sillage des élections, »Le Perroquet » se demande ce que pourrait être « l’alternative » pour le droit de vote de la diaspora togolaise 57 ans après l’accession du pays à la souveraineté internationale. »Le Perroquet » fait remarquer que les Togolais vivant à l’étranger sont de grands pourvoyeurs de fonds pour leur patrie mais paradoxalement, ils ne participent pas au jeu électoral. Et de suggérer que le ministre des Affaires Etrangères et le chef de file de l’opposition accordent leurs violons pour que cette « injustice » soit réparée. »Flambeau des Démocrates » évoque l’accord UFC-RPT. Pour lui, deux
Revue de presse N° 883 du 31 mai 2017
Quatre sujets dominent l’actualité dans les journaux parus ce mercredi : le démarrage des activités du Conseil National de Suivi de la Décentralisation (CNSD), les réformes politiques, la tournée d’avant-réparations du HCCRUN et les suites du match Gbikinti de Bassar-Maranatha de Fiokpo comptant pour la dernière journée du championnat national de football de première division. En guise de mise en bouche, nous nous faisons l’écho de ce communiqué de l’OTM relatif à la passe d’armes par média interposé entre les directeurs de publication de »Focus Infos » et »Le Combat du Peuple », par ailleurs respectivement président du CONAPP et du CTEP. Le communiqué publié in extenso dans les colonnes de »Liberté », »Le Libéral » et »Le Magnan Libéré » renseigne que l’organe d’autorégulation a invité messieurs Jean-Paul Agbo-Ahouélété et Lucien Djossou Messan à s’expliquer. Mais seul le premier cité a déféré à cette invitation du tribunal des pairs devant lequel il a, du reste, fait « amende honorable », reconnaissant la « violation des règles de la confraternité par ses écrits » et s’engageant à mettre fin pour ce qui le concerne à ces attaques. Le dernier nommé, selon les termes du communiqué, « a choisi de ne pas répondre à l’invitation et ce malgré toutes les démarches entreprises à son endroit ». Qu’à cela ne tienne, l’Observatoire Togolais des Médias a « adressé un avertissement à M. Agboh-Ahouélété pour violation des articles 1, 4 et 16 du code de déontologie des journalistes du Togo ». M. Messan n’est pas épargné. Il « écope lui, d’un blâme pour avoir non seulement violé les mêmes articles mais aussi pour n’avoir pas répondu aux appels répétés » de l’OTM. L’Observatoire « demande à la HAAC d’en tenir compte ». A propos de la Haute Autorité, »Mango matin » rappelle qu’elle a présenté le 11 mai dernier son rapport annuel d’activités 2016. A cette occasion, ajoute le confrère, le président de l’instance de régulation, M. Pitang Tchalla, a une nouvelle fois invité les professionnels des médias à la rigueur et au respect des règles qui encadrent la pratique du métier de journaliste. Démarrage des activités du CNSD C’est à la faveur d’un atelier organisé hier et auquel ont pris part plusieurs composantes de la société togolaise. L’ouverture des travaux de ces assises a été présidée par le Premier ministre, Sélom Klassou qui, à en croire »La Dépêche » et »Le Médium », a engagé les participants à « mettre le cœur à l’ouvrage pour faire avancer le processus » de décentralisation. La prescription du chef du gouvernement est d’autant plus pertinente que les attentes des Togolais sont très grandes, explique »La Lanterne » qui donne à comprendre que « le pays n’a plus connu d’élections locales depuis plus de trente ans ». Pour sa part, »Le Magnan Libéré » mentionne que les participants ont convenu à l’issue des discussions qu’il appartient maintenant à l’Assemblée nationale de prendre le relai en faisant « diligence » pour revoir les textes sur la décentralisation, les élections locales et revoir le découpage électoral. Réformes politiques Après une trêve, le CAP 2015 renouait samedi dernier avec les meetings pour réitérer sa requête relative à la mise en œuvre des réformes. A l’issue de cette manifestation, Jean-Pierre Fabre a appelé le peuple à « reprendre sa souveraineté », rapporte »La Voix du Peuple ». Précisément, le président de l’ANC a invité les populations à « se tourner vers le parlement pour réclamer leurs droits », détaille »La Dépêche ». « Une révolte à la Burkinabè en somme », précise la publication. Demander aujourd’hui aux Togolais de s’approprier la lutte pour que soient opérées les réformes est un « aveu d’échec » doublé d’ « impuissance », relève »Le Magnan Libéré » dans la mesure où l’ANC et l’ADDI avaient introduit une proposition de loi à l’Assemblée nationale, tout en sachant qu’elles n’ont pas la majorité requise pour faire passer le texte et de surcroit, en ne faisant aucun travail préalable de lobbying . L’hebdomadaire fait remarquer que l’Alliance Nationale pour le Changement a fait perdre « gratuitement » des années aux Togolais qui ont encore confiance en elle, attendu qu’en 2015 elle a expliqué à qui voulait l’entendre que sans les réformes, il n’y aurait pas d’élection présidentielle. « Tout porte à croire que le principal parti d’opposition n’a plus rien à proposer, à part se cacher derrière le peuple espérant un renversement des institutions de la République par la rue », opine »Le Libéral ». « Les marches oui mais des réalisations sociales c’est encore mieux », conseille »La Lanterne » qui concède que les manifestations de rue ont montré leurs limites. Comme cela lui arrive de temps à autre, Jean-Pierre Fabre n’a pas manqué d’égratigner au passage ses compagnons de l’opposition qui lui reprochent d’en faire de trop avec son statut. « Je suis le chef de file de l’opposition, qu’ils le veuillent ou non » a-t-il rétorqué samedi dernier au meeting du CAP 2015. Là-dessus, »Dounia le Monde » s’interroge : « Jean-Pierre Fabre se sert-il de son titre pour narguer ses collègues de l’opposition ? » Tikpi Atchadam lui, n’est pas membre du CAP 2015 mais il n’en est pas moins encarté à l’opposition togolaise. Le président du PNP a un certain nombre de combats à mener dont celui d’obtenir le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir. Le challenge est tellement ardu qu’il inspire cette question à »La Lanterne » : « de quelle armes dispose Tikpi Atchadam pour chasser Faure du pouvoir ? » Le journal lui suggère sagement d’aller prendre « conseils » auprès de Gilchrist Olympio, Yaovi Agboyibo, Me Dodji Apévon et Jean-Pierre Fabre qui ont remué ciel et terre en vain pour faire partir l’actuel chef de l’Etat. Quoi qu’il en soit, »Liberté » observe que M. Atchadam se distingue par sa méthode qui tranche avec « les commérages politiques et l’opposition de radio ». Il préfère le terrain et le contact avec les populations, tant et si bien que le quotidien privé se demande si l’on ne va pas « vers une redistribution
Revue de presse N° 882 du 30 mai 2017
Samedi dernier le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 était en meeting à Lomé. Après avoir fait la démonstration de la « mauvaise foi » du pouvoir en place dans la mise en œuvre des réformes constitutionnelles et institutionnelles, ce regroupement de partis politiques a « exhorté le peuple togolais à prendre son destin en main », renseigne »Actu Express ». Présent à cette manifestation, Jean-Pierre Fabre a pris la parole pour renchérir. « Le peuple doit reprendre sa souveraineté et imposer les réformes », a-t-il déclaré dans des propos rapportés dans les colonnes de »L’Alternative ». Mais si les réformes n’ont jusque-là pas été mises en œuvre, une part de responsabilité peut être recherchée dans les rangs de l’opposition togolaise semble dire »Liberté » qui accuse ses responsables de se livrer une « lutte fratricide » et de laisser un boulevard au régime, alors même que « sans rapport de force, et sans concurrent de taille, le parti UNIR organisera le jeu électoral à sa guise et se réservera la part du lion ». Conséquence : les réformes « ne resteront que de vaines incantations quotidiennes ». En attendant la fin de cette guéguerre permanente au sein de l’opposition, »Liberté » se désole de constater que « Faure Gnassingbé et son UNIR peuvent toujours se frotter les mains et continuer par narguer les Togolais assoiffés d’une autre gouvernance ». Tikpi Atchadam est le président d’une formation politique de l’opposition. Son combat est mené autour de trois axes entre autres. A en croire »L’Indépendant Express », ces trois axes sont : « le retour à la constitution de 1992, le vote de la diaspora et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir ». Pour arriver au bout du tunnel des réformes politiques, Gilchrist Olympio qui n’est pas adepte de la stratégie du renversement de la table a son idée. Selon »Forum de la Semaine », le président de l’UFC préconise un « dialogue pour trouver les formulations consensuelles permettant la mise en œuvre de ces réformes ». Et pour ce dialogue, ajoute le quotidien privé, l’actuelle présidente du HCRRUN, par ailleurs médiateur de la République pourrait jouer les entremetteurs entre l’opposition et le pouvoir afin que « personne ne perde la face ». A propos de l’Union des Forces de Changement, »Actu Express » évoque son accord avec le RPT. Sept ans que le deal est intervenu. L’hebdomadaire pense que ce n’est ni plus ni moins qu’un « marché de dupes » qui est venu « saborder la lutte héroïque » du peuple togolais qui ne cache pas ses envies de « liberté, de justice sociale et de démocratie ». Sur un tout autre sujet, c’est le professeur Kako Nubukpo qui est à la une de l’actualité. Au cours de l’une de ses dernières sorties, l’ancien ministre togolais de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques avait laissé entendre que derrière son éviction du gouvernement se trouvait la main du président ivoirien Alassane Ouattara qui n’apprécierait que modérément ses sorties médiatiques sur le FCFA. Quelque temps après, rétropédalage. Non seulement M. Nubukpo a présenté ses excuses à Faure Gnassingbé et à son homologue ivoirien, mais il s’en est pris aux journalistes qu’il aurait qualifié de « professionnels de l’amnésie », leur reprochant aussi bien d’avoir sorti ses propos de leur contexte que leur propension à tout rapporter. Alors, que s’est-t-il donc passé pour que l’ex-ministre reconsidère ses propos ? « Sans doute que des pressions sont passées par là », révèle »Liberté » qui ajoute que la posture de Kako Nubukpo est non sans rappeler la personnalité même des intellectuels togolais dont la caractéristique principale se trouve être le « manque de courage ». Ce que »L’Alternative » trouve curieux, c’est que le Professeur Nubukpo n’ait pas « replacé ses propos dans le contexte duquel ils auraient été sortis à tort, pour situer l’opinion ». « En accusant la presse d’amnésie, Nubukpo l’invite à ne pas publier sa vraie nature ou son vrai biotope », assène le bihebdomadaire qui l’invite à tourner plusieurs fois sa langue dans sa bouche avant de tenir des propos, pour qu’il ne vienne plus après coup accuser les journalistes. Restons avec »L’Alternative » qui informe que le Togo prendra le 4 juin prochain la présidence de la CEDEAO. Seulement, le confrère craint que cela ne soit une « occasion » pour Faure Gnassingbé de « torpiller » le protocole sur la démocratie et la bonne gouvernance élaboré par l’organisation communautaire. Au surplus, le journal donne à savoir que le successeur de Nicolas Berlanga Martinez à la tête de la Délégation de l’Union Européenne au Togo en fin de mission en août prochain est connu. A l’en croire, il s’agit de Cristina Martins Barreira, anciennement en poste au Gabon et en Guinée Equatoriale, entre autres. Elle présentera bientôt ses lettres de créance aux autorités togolaises. En outre, »Forum de la Semaine » et »L’Alternative » signalent que les employés de la SNPT seront à nouveau en grève de cinq jours à compter du 6 juin. Les greffiers eux, respectent un autre mot d’ordre de débrayage de 72 heures depuis hier, complète »Liberté ». La revendication est commune : l’amélioration des conditions de vie et de travail. Et puis la presse du jour informe que le championnat national de football de première division est arrivé à son terme le week-end dernier avec le sacre de l’As Togo Port. Mais ce dernier acte aurait connu un « dénouement scandaleux » ainsi que le relève »L’Equipe Sportive ». »Actu Express » parle d’une « fin de saison aux odeurs de corruption ». Le score qui fait couler beaucoup d’encre et de salive c’est bien entendu la branlée retentissante de 11 buts à 0 infligée par Gbikinti de Bassar à Maranatha de Fiokpo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 881 du 29 mai 2017
Les publications de ce lundi se font l’écho de la poursuite du programme du Haut Commissariat pour la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN). Après les étapes de Vo, du Moyen Mono et de la préfecture du Golfe, une délégation du HCRRUN était mardi dernier dans la préfecture d’agoè Nyivé. Objectif : « Informer et échanger avec les populations pour une meilleure compréhension du processus de réconciliation, notamment du programme de réparation. », informe »Golfe Info » qui explique également que le programme de réparation « est une recommandation de la Commission Vérité, Justice et Réconciliation (CVJR) préconisé par l’Accord Politique Globale (APG), signé en 2006 par les différents acteurs politiques. » La même information est à lire dans »Forum de la semaine » et »Le Combat du Peuple ». »Kozah média » pour sa part propose le film de la tournée du HCRRUN dans la partie septentrionale du Togo. « Au centre des échanges, des informations précises sur le processus de mise en œuvre du programme de réparation et d’indemnisation des victimes des violences politiques comme prévue par la CVJR ; la justice transitionnelle, les raisons de cette option du Togo ; le processus de réparation et les bénéficiaires du programme sont entre autres, les thématiques abordées et expliquées aux différentes couches socio- professionnelles », écrit l’hebdomadaire. Dans la même veine, »Innov Africa » fait savoir que le HCRRUN va rencontrer les étudiants de l’Université de Lomé (UL) dans le cadre de sa tournée de sensibilisation et d’échanges annonciatrice du programme de réparation. Sur un sujet différent, »Nouvelle Opinion » commet un article sur la « gestion calamiteuse » à la Compagnie, Energie Electrique du Togo (CEET) et révèle que chaque trimestre, 400 millions de F CFA sont utilisés pour : « achat et entretien de radio qui ne servent à rien ». A en croire le confrère, un recrutement est en vue pour « combler le vide créé par les contractuels mis à la porte abusivement » et que le cabinet-Conseil Réuni du Directeur Général Amouzou de l’ANPE est mis à contribution contre des dizaines de millions. « Les difficultés qui se vivent aujourd’hui à la CEET ont des noms et les acteurs bien connus. Il s’agit d’une bataille de règlement de compte d’un Kakatsi qui en veut à celui qui l’a remplacé à un poste qu’il pensait déjà acquis », commente-t-il. En outre, »Innov Africa » jette ses projecteurs sur la société SOTOPLA-CEVA qui « dissimule ce qu’elle perçoit véritablement » et s’interroge : « Pourquoi l’Etat retire la concession ? » Contrairement à ce que fait croire SOTOPLA-CEVA, écrit le journal, « ce ne sont pas 8.500 F CFA mais plutôt 9.000 F CFA qui tombent dans l’escarcelle de ladite société chaque fois qu’un propriétaire de motocyclette décide de procéder à l’immatriculation de son engin. » Pour ce qui est du retrait de la concession par l’Etat, le tabloïd croit savoir que c’est parce que depuis « 8 ans que l’Etat togolais lui a concédé l’exploitation des activités de visites techniques automobiles et de fourniture de plaques d’immatriculation, la société n’a daigné respecter le minimum des obligations qui lui incombent. » »Togomatin » de son côté renseigne que le Ministre Bawara a indiqué sur son compte twitter « avoir entamé une série de discussion avec les partenaires sociaux ». Il a abordé avec ces derniers « des questions liées à la protection sociale des travailleurs par le respect des normes et conditions d’un travail décent ainsi que de la législation et des normes du travail, y compris les conditions de travail », poursuit le journal. Sur un sujet différent, »Togomatin » se fait l’écho de la conférence animée par le Professeur Kako Nubukpo la semaine dernière sur « le Franc CFA, une servitude volontaire ». L’ancien ministre aurait déclaré lors de la conférence : « J’ai quitté le gouvernement parce qu’il y a un président étranger, Ouattara (ndlr-Alassane Ouattara de la Cote d’Ivoire) qui a demandé à notre président Faure (ndlr-Faure Gnassingbé) de me virer du gouvernement parce que je critique le F CFA », rapporte le bi hebdomadaire. Dans le même sillage, l’ancien ministre accuse la presse togolaise d’avoir fait largement écho de ses propos sans « prendre conscience de sa responsabilité dans le maintien d’excellentes relations entre la Côte d’Ivoire et le Togo », note »télégramme228.com » Aussi, la presse togolaise, selon lui, n’a pas fait « preuve de retenue dans le compte-rendu d’un exposé à caractère exclusivement universitaire ». Du coup, il traite la presse togolaise de « professionnels d’amnésie », souligne le site web. »Forum de la Semaine » s’est fait également l’écho du communiqué du Professeur Nubukpo. La question sur les réformes politiques revient à l’actualité ce lundi. »Liberté » fait savoir que le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015) en a parlé lors de son meeting organisé samedi dernier à Kodjindji à Lomé. « Les interventions ont globalement tourné autour du brulant sujet des réformes et le blocage de l’examen de la proposition de loi par les députés de la majorité », relève le quotidien privé qui ajoute que le CAP 2015 « appelle le peuple à reprendre sa souveraineté ». »Le Correcteur » offre également à lire que « pour le chef de file de l’opposition, il ne fait l’ombre d’aucun doute que ceux qui gouvernent ce pays ne veulent pas quitter le pouvoir. C’est pour cela qu’ils sont réticents aux réformes. » Face au refus ostentatoire des réformes politiques, »Le Correcteur » propose des pistes de solutions à l’opposition togolaise comme entres autres la nécessité de « revoir ses stratégies et de repenser la lutte » »Le Combat du Peuple » constate pour sa part que les manifestations de rue sont « une voie d’impasse pour l’opposition » En outre, l’hebdomadaire propose un article intitulé « AGBOGATE : le temps de la clarification, du bonheur de mentir et de son utilité. M Jean-Paul AGBOH baigne dans la fiente nauséabonde du mensonge ». Selon le confrère, « M. Jean-Paul AGBOH a publié sur les réseaux sociaux et dans son
Revue de presse N° 880 du 26 mai 2017
Nous débutons cette revue par »icilome.com » qui se fait l’écho du communiqué de la HAAC portant suspension du journal »La Nouvelle ». A l’origine de cette suspension, écrit le site web, sa parution N°0021 du 15 mai au 15 juin 2017 dans laquelle des personnes ont été citées comme étant les auteurs des violences à caractère politique de 1958 à 2005 au Togo. « Nous ne sommes pas étonnés de la décision de la HAAC. Merci pour tous vos soutiens », a indiqué le Directeur de publication dudit journal, Bonéro Lawson cité par »icilome.com » Sur la page Facebook de »La Nouvelle », on peut lire : « Le journal »La Nouvelle » est toujours dans l’œil du cyclone. Tout simplement parce que nous publions des informations vraies qui gênent certaines personnes. Il est bon de savoir, que c’est en proclamant la « Bonne Nouvelle » et en disant la « Vérité » que Jésus-Christ a été arrêté, humilié, persécuté, jugé, jeté en prison et crucifié. Mort sur la croix, il est ressuscité le troisième jour. Nous disons merci pour tous vos soutiens. » Pour sa part, »Telegramme228.com » revient sur la présentation du rapport d’activités 2016 de la Haute Autorité, notamment la partie concernant la publicité médiatique et rapporte les propos du président de la HAAC : « Depuis quelques années, il est demandé que toute publicité doit avoir l’avis de la HAAC avant sa diffusion ou sa publication. Mais depuis pratiquement un an l’instance de régulation dit n’avoir enregistré qu’à peine trois (03) demandes d’avis. Parmi ces demandes, rien pour les médias d’Etat ». « Ce n’est pas une honte de vous signaler que malgré nos communiqués, ni la TVT, ni Radio Lomé, ni Togo-Presse n’ont jamais approché la HAAC avec une campagne publicitaire pour avoir l’autorisation qui est requise par la loi », a déclaré Pitang Tchalla lors de la présentation de ce rapport d’activités 2016. La raison est toute simple, selon lui : « tout simplement parce qu’ils ne veulent pas qu’on sache », écrit le confrère. A l’en croire, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a fait cette mise au point pour attirer l’attention des responsables des entreprises de presse sur la nécessité d’avoir au Togo une régie nationale de la publicité. « Il faut une direction nationale pour réguler les choses, afin que chacun y ait sa part », a dit Komlan Agbéka, membre de la HAAC et président du comité technique qui s’occupe, entre autres, de la publicité. Nous poursuivons avec »Liberté » qui rappelle que le président de la HAAC du Bénin, Adam Boni Tessi, qui a été enjoint par la justice de son pays non seulement à payer une amende de 50 millions de FCFA mais aussi à rouvrir Sikka Tv pour fermeture abusive, paie ainsi « le prix du zèle » pour avoir voulu retourner l’ascenseur à Patrice Talon. Hélas pour M. Boni Tessi, car le Bénin n’est pas le Togo où, la HAAC, une « institution mise sous la coupe bien réglée du parti au pouvoir » peut prendre des décisions comme bon lui semble, mentionne le journal. Restons dans le sillage des médias avec cette fois-ci »Focus Infos ». Le tabloïd s’intéresse à la CEET et à la »mauvaise gestion » de cette structure par son directeur général actuel qui, pour masquer les difficultés qu’il éprouve dans l’atteinte des objectifs à lui assignés, a préféré s’appuyer sur un « repris de justice » pour jeter la pierre aux médias présentés comme « boucs émissaires ». Il faut lire un autre article titré : « de planton à directeur de publication » pour savoir que le »repris de justice » dont parle le bihebdomadaire est Lucien Messan Djossou du journal »Le Combat du Peuple ». A en croire »Focus Infos », dans la peau d’avocat défenseur de la CEET, M. Djossou « dénonce » le contrat de 4.200 000 FCFA mensuels que l’ancienne direction de la Compagnie Energie Electrique du Togo a signé avec 16 journaux, alors que lui-même « touche avec d’autres et auprès d’une autre société, quasiment le même montant » que ces journaux. L’article qui lui est consacré renseigne que Lucien Messan, « connu pour sa propension mégalomaniaque inversement proportionnelle à un parcours scolaire sommaire, truste le statut de doyen de la corporation qu’aucun statut ne lui confère ». On y apprend également qu’en plus d’être un adepte de certains « délires fétichistes », l’actuel président du CTEP a fait plusieurs fois la prison. »Le Changement » précise que la publication de »Focus Infos » vient en réaction aux écrits de »Le Combat du Peuple » « dans certaines de ses dernières parutions ». Seulement, ce faisant, cette « guerre de tranchée » que se livrent certains journalistes à cause de l’argent, divise la presse et constitue l’expression la plus ouverte de la violation des dispositions du code de déontologie en général et singulièrement, de la règle de la confraternité ; violation qui est malheureusement devenue un « sport matinal pour les journalistes togolais » et ce, malgré les rappels à l’ordre de l’OTM. Tout à fait autre chose. »Liberté » parle du « refus » des réformes par Faure Gnassingbé. « L’exaspération » qui en découle est « de plus en plus manifeste au sein de l’opinion », ajoute le confrère qui signale également, tout comme »Le Canard Indépendant » et »Le Changement » que le CAP 2015 « appelle à un grand meeting » demain samedi à Bè Kodjindji pour aborder la question. Le CAR ne fait pas partie du CAP 2015 mais estime que c’est par le dialogue que les réformes pourront enfin être mises en œuvre. Dialogue mais pas à n’importe quel prix. D’après »Le Changement » le président du Comité d’action pour le renouveau pense que ces pourparlers doivent être menés sous certaines « conditions » dont « l’esprit de vérité et le rejet des catégorisations manichéennes ». Pour sa part, »Fraternité » note que Faure Gnassingbé peut taper du poing sur la table et « débloquer la situation » pour ce qui est de ces
COMMUNIQUE: Décision portant suspension du journal La Nouvelle
Decision portant suspension du journal La Nouvelle