La Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la presse a donné une conférence de presse, le jeudi 15 juin 2017, au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Cette rencontre avec les média à laquelle ont également pris part les membres de la Commission et les responsables des organisations professionnelles de la presse visait à rendre compte de la publication du rapport d’activités au titre de l’année 2015 et à expliquer les modalités d’accès à l’aide pour 2016. Après avoir planté le décor de cette conférence de presse dans son intervention introductive, en relevant, entre autres, les innovations en ce qui concerne les critères d’éligibilité à l’aide pour le compte de l’année 2016, le président de la Commission, M. Badjibassa Babaka, a laissé le soin au rapporteur, M. Aimé Ekpé de présenter la synthèse du rapport d’activités 2015 d’une cinquantaine de pages. Les échanges qui ont succédé à ces présentations ont permis aux professionnels des médias présents d’obtenir des précisions sur les modalités d’accès et les critères qui président à l’éligibilité d’un organe de presse à l’aide de l’Etat. Après Lomé, la Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la presse a mis le cap sur l’intérieur du pays pour le même exercice.
Revue de presse N° 894 du 16 juin 2017
A la une des publications du jour, les réformes constitutionnelles et institutionnelles. D’abord, la conférence de presse de la Commission technique de gestion et de suivi de l’aide de l’Etat à la presse. Elle a été organisée hier à Lomé pour présenter le rapport d’activités 2015 de la Commission et expliquer les modalités d’accès à l’aide pour le compte de l’année 2016. »Togoréveil » et »Waraa les Vainqueurs » s’en font l’écho dans leur livraison de la semaine. Entre temps amorphe, l’activité politique de l’opposition togolaise semble avoir repris. Lorsque ce ne sont pas des meetings de sensibilisation, ce sont des tournées de mobilisation. Et récemment, le CAP 2015 et le groupe dit des six ont entrepris de se mettre en ensemble pour mieux faire pression sur le pouvoir en place en vue d’obtenir les réformes. Ce regain d’activité, »L’Eveil de la Nation » l’a observé tant et si bien que l’hebdomadaire questionne ce qui « fait courir » ces derniers temps les responsables de l’opposition. Ce qui semble constant sur la scène politique togolaise c’est cette sorte de partie de ping-pong à laquelle se livrent opposition et parti au pouvoir. Convaincu de voir midi à sa porte, chaque entité accuse l’autre d’être l’obstacle à la mise en œuvre des réformes. L’autre inconvénient, c’est parfois les positions tranchées et rigides qu’adoptent les deux grands blocs. Face à cette situation, »Vision d’Afrique » se demande si « un jour chacune des parties acceptera de fléchir dans l’intérêt de la nation ». »Le Dialogue » constate que le peuple qui se trouve être au centre de cette bataille entre l’opposition et le pouvoir ne se retrouve plus, difficile pour lui de savoir qui bloque réellement l’opérationnalisation des réformes. Pour trancher, le confrère pense qu’il faut recourir à l’arbitrage des Togolais à travers un référendum afin qu’ils disent si oui ou non ils veulent, entre autres, une limitation du mandat présidentiel et un scrutin à deux tours. »Waraa les Vainqueurs » expliquent que les deux blocs sont en fait d’accord sur la mise en œuvre des réformes, ce qui les divise c’est la démarche pour y parvenir. En réalité, le point d’achoppement c’est la « remise du compteur à zéro », souligne »L’Eveil de la Nation » qui donne à comprendre que l’opposition et l’ANC singulièrement se montre intransigeante lorsque les partisans du pouvoir insistent que l’on fasse table rase en ce qui concerne les mandats déjà effectués par Faure Gnassingbé. « Si les réformes ont du mal à se faire, c’est parce que l’ANC entend obtenir tout ce qu’elle veut », y compris la mise hors course de l’actuel chef de l’Etat, relèvent »Waraa les Vainqueurs », alors que les réformes ne doivent pas être à tête chercheuse. Le journal prévient l’Alliance Nationale pour le Changement que quelles que soient les actions qu’elle mènera pour saper les efforts du gouvernement, « elle échouera et les réformes politiques se feront sans elle ». Pourtant, le consensus aurait pu permettre d’avancer véritablement vers la mise en œuvre effective de ces réformes. Seulement, »Le Canard Indépendant » constate qu’il est difficile d’y parvenir et ce au détriment du peuple. Toujours à propos du parti présidé par Jean-Pierre Fabre, il était seul face à la presse hier sans les autres membres du CAP 2015 et du groupe des six pour évoquer la proposition de loi portant révision constitutionnelle et la question relative aux élections locales, rapporte »Togoréveil » qui renseigne également que M. Fabre a laissé entendre que « Agoè Nyivé est une préfecture du Nord ». Commentaire de l’hebdomadaire : « Par cette sortie hasardeuse et pas mûrement réfléchie et sur un thème aussi sensible que mal appréhendé, l’ANC vient de liquider »le groupe des 11 » et s’engage désormais dans une voie sans issue, une voie dans laquelle, le parti »tribaliste » se retrouvera seul pour défendre une position à la fois dangereuse pour la cohésion nationale et incompatible avec le désir des Togolais de vivre ensemble ». Dans tous les cas, au cours de cette sortie médiatique, l’ANC a « dénoncé les initiatives discriminatoires du pouvoir et en a appelé à faire barrage à l’adoption de loi inique » relative à la création de nouvelles communes au Togo, ajoute »Le Canard Indépendant ». »Liberté » elle, parle de dénonciation d’une « violation du principe d’égalité devant le suffrage » et indique que des villes comme Lomé, Tsévié, Sokodé, Kara et Dapaong sont vouées à la disparition. Firmin Tèko-Agbo opine sur le duel opposition-parti au pouvoir. Dans les colonnes de »Forum de la Semaine », le journaliste chroniqueur pense que c’est un combat déséquilibré entre une opposition « faible » qui n’a pas les moyens de sa politique et un pouvoir « dur construit sur le prisme ethnique, riche, contrôlant toutes les richesses du pays, soutenu par une armée qualifiée de tribale par les opposants » ; bref un pouvoir qui a les coudées franches pour diriger pendant longtemps le pays. Il faut rappeler que dans des déclarations faites récemment sur une radio de la place, le président du groupe parlementaire UNIR a confirmé qu’il est important de ne pas prendre en compte les mandats antérieurs de leur champion. Il n’en faut pas plus pour que »L’Alternative » présente Christophe Tchao comme le « triste visage du laboratoire RPT/UNIR ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » constate qu’il y a une réconciliation « à géométrie variable » au Togo. D’un côté, les victimes et les bourreaux qui peuvent se réconcilier et pas Faure Gnassingbé et son demi-frère Kpatcha Gnassingbé. Par ailleurs, la presse du jour informe que le président et certains membres de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants, une organisation estudiantine, ont été arrêtés mercredi dernier au cours d’une manifestation organisée pour réclamer de meilleures conditions de vie des étudiants. Les organisations de la société civile condamnent et exigent la libération des personnes arrêtées. Dans un registre différent, les confrères s’intéressent aux conséquences des pluies sur la vie des populations de certaines localités du Togo et aux premiers pas de Faure Gnassingbé après son élection à la
Communiqué de la HAAC relatif au renouvellement des autorisations d’installation et d’exploitation
Communiqué de la HAAC relatif au renouvellement des autorisations
Revue de presse N° 893 du 15 juin 2017
La problématique sur les réformes politiques domine l’actualité ce jeudi En levée de rideau, notons que »Le Perroquet » commet un article intitulé : « Trafic d’influence et utilisation des photos publiques à des fins de chantage : cas Papson Moutité, Faure Gnassingbé et Pitang Tchalla victimes de leur naïveté. » A en croire le confrère, l’artiste « à polémique » Papson Moutité « fait croire à ses victimes qu’il est un ami personnel du Chef de l’Etat, qu’il mange avec lui et le voit à souhait. Et pour tromper ses victimes, le sieur Papson Moutité envoie des photos prises dans certaines circonstances de fêtes avec le Président de la République ». Même cas pour certaines autorités du pays « en occurrence le Président de la HAAC, M.Pitang Tchalla. », poursuit le confrère qui révèle avoir « eu des menaces et intimidations de la part de cet artiste qui n’a pas cessé de nous envoyer des vues prises avec les autorités du pays, histoire de brouiller les pistes. ». Le journal dit avoir joint le Président du comité presse écrite, M.Zeus Aziadouvo, le président de l’Observatoire Togolais des Médias, M. Aimé Abalo Ekpé et le président Carlos Kétéhou pour les informer de l’évolution de la situation et pense que le « sieur Papson Moutité, que d’aucuns taxent d’escroc a tenté de nous intimider avec le nom du Président de la HAAC » Le Chef de l’Etat aurait-il tort de prendre des photos avec l’artiste Papson Moutité ? Le Président de la HAAC, M. Pitang Tchalla a-t-il tort lui aussi de prendre une vue de circonstance avec un individu que beaucoup estiment de moralité douteuse ? », s’interroge le tabloïd. Par ailleurs, »Le Perroquet » informe que des éléments de la Police Judiciaire ont fait une descente musclée au siège de DS.COM à Casablanca et « plusieurs personnes brutalisées, menottées et conduites à la DCPJ ». A l’origine de cette arrestation, l’artiste Papson Moutité qui dit être « en mission pour le colonel Yark Damehane pour demanteler le réseau ». (..) j’ai plusieurs fois demandé au président du réseau Ewrad SOUSSOUKPE de financer les activités de l’Etat mais il n’a jamais accepté », déclare Moutité, cité par le confrère. Il faut préciser que DS.COM branche TIENS-TOGO est dans le marketing réseau et pour l’hebdomadaire, l’artiste Moutité qui dit avoir alerté les responsables de DS-COM sur une imminente arrestation de ses membres est en réalité à la base d’une « tentative d’escroquerie savamment planifiée ». L’artiste Komlan Midodji Amoussou alias Papson Moutité « réclame deux millions de rançon aux prévenus pour le compte d’un général pour obtenir leur libération », révèle encore le journal. Tout à fait autre chose, concernant la problématique sur les réformes politiques »Chronique de la Semaine » écrit que « Le parti UNIR veut les réformes comme le Président de la République qui l’a annoncé dans son discours à la Nation ». Il reprend ainsi les propos de Christophe Tchao, Président du groupe parlementaire du parti UNIR qui « a dénoncé les manœuvres de l’ANC visant à faire croire à la population que le parti UNIR refuse d’opérer les réformes. » Christophe Tchao estime qu’ « ils n’ont pas rejeté le texte de l’opposition. Pour lui, leur proposition concernant le consensus est une position sage pour permettre au gouvernement de soumettre à l’Assemblée Nationale, le texte en cours d’élaboration par la commission de réflexion sur les réformes présidée par Awa-Nana Daboya. », rapporte »Forum de la Semaine » Pour »Le Perroquet », la sortie médiatique de Monsieur Christophe Tchao , ajoutée au refus du Président de l’Assemblée Nationale de permettre à la commission des lois de poursuivre l’étude de la proposition de loi sur les réformes constitutionnelles et électorales, « on a la preuve irréfutable que le système rallonge à dessein le temps et crée des commissions et conseils sans buts réels avec une seule finalité : arriver en 2020 sans réformes. » Toujours sur le même sujet, »Flambeau des Démocrates » se fait l’écho d’un communique de presse de la formation politique OBUTS qui observe « avec préoccupation » que ce sujet sur les réformes continue de cristalliser l’opinion publique et « regrette que la récente proposition de loi introduite à la Chambre parlementaire par les formations politiques issues de l’opposition parlementaire n’a pas prospéré ». De même, le confrère s’intéresse à la coalition de CAP2015 et du Groupe des six pour exiger les réformes. « L’oubli ou le refus, c’est selon, de ne pas ratisser large sur les questions d’intérêt national reste une faiblesse de cette union de l’opposition qui est une union de façade », opine-t-il. »Temps Nouveaux » pour sa part offre à lire que le pouvoir en place est favorable aux réformes, « sauf que le compteur doit être remis à zéro. Cet élément nouveau éclaircit alors un tant soit peu les mobiles de résistance du pouvoir à donner carte blanche à toutes les initiatives visant à la réalisation des réformes ». A présent que le pouvoir fait clairement connaitre sa position, « l’opposition coalisée saura-t-elle s’en servir pour faire évoluer le dossier des réformes ? », se demande-t-il Tout à fait autre chose, ‘The Guardian » lève le voile sur un détournement de fonds à l’USP de Mission-Tové. « Le Major Aklesso GNANDAO pris la main dans le sac : Le prof. Mijiyawa interpellé, écrit-il A l’en croire, l’Unité de soins Périphériques (USP) de Mission-Tové est gérée comme une entreprise privée par le Major Aklesso GNANDAO qui est « notoirement et constamment absent de son lieu de travail. Il a aussi commencé par confondre les caisses de l’USP et ses propres poches. ». Une investigation aurait permis de découvrir que le dit monsieur doit à la population de Mission-Tové une somme de plus de 5 millions de FCFA. « En clair, le Major Aklesso GNANDAO a détourné une somme de 5 millions de nos francs, précise le tabloïd qui indique que « en dépit des recommandations de sa hiérarchie pour la bonne gestion du centre, le Major Aklesso
Revue de presse N° 892 du 14 juin 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mercredi : les réformes politiques et le rapprochement entre le CAP 2015 et le groupe des six. Pour commencer, nous signalons que »Le Messager » revient sur la visite d’échanges effectuée à la HAAC, le 7 juin, par l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, S.E.M. Mohamed Karim Shérif. L’hebdomadaire informe également de la tenue vendredi dernier à Lomé de l’assemblée ordinaire du CONAPP. A cette occasion, à en croire le confrère, le représentant de la HAAC, M. Badjibassa Babaka a déploré la violation répétée ces derniers temps des règles de la confraternité. Il a, par ailleurs, exhorté le Conseil à œuvrer au respect des dispositions légales et règlementaires qui encadrent la pratique du métier de journaliste. Réformes politiques Alors que l’opposition accuse le parti au pouvoir d’avoir arrêté les travaux en commission et rejeté la proposition de loi initiée conjointement par l’ANC et l’ADDI introduite à l’Assemblée nationale, l’UNIR, à travers le président de son groupe parlementaire, Christophe Tchao, a brisé la silence hier en précisant qu’il ne s’agit pas d’un rejet mais plutôt d’un ajournement, question de voir ce qu’il retourne de la proposition que fera la commission de réflexion sur les réformes, relève »Le Libéral ». « Personne n’est dupe, il ne s’agit en réalité que d’un simple jeu de mot qui signifie arrêt des travaux, car le pouvoir ne reviendra pas sur le texte de loi », analyse »Liberté » qui parle « d’errements » de l’ancien ministre des Sports. Dans sa récente sortie médiatique, Christophe Tchao a insisté sur la nécessité d’opérer les réformes dans un cadre consensuel, rappelle »Le Libéral ». Là aussi, »Liberté » estime que « l’absence de consensus qui cache mal le passe-droit quémandé au profit de Faure n’est qu’un prétexte pour empêcher leur mise en œuvre ». Le quotidien privé en vient à la conclusion que la sortie du président du groupe parlementaire UNIR met en exergue « la mauvaise foi de ce parti et confirme que Faure Gnassingbé n’a jamais voulu des réformes. Le reste n’est que dilatoire pour faire perdre le temps ». Devant ce qu’il considère comme un refus d’opérer les réformes, le CAP 2015, non content d’appeler le peuple à s’approprier cette lutte, s’est retrouvé récemment en alliance avec le groupe dit des six formations politiques. La déclaration conjointe qui a sanctionné cette union est à lire dans »La Voix du Peuple ». Ce rapprochement politique entre les deux blocs de l’opposition est-il « enfin la bonne formule ? » se questionne »Fraternité ». Pour que ce soit le cas, les responsables de ces deux entités doivent laisser de côté leurs égos et parler d’une seule et même voix, écrit l’hebdomadaire. »Le Messager » lui, pense que c’est un « mariage éphémère » et en donne les raisons. Le tabloïd rappelle que les maux caractéristiques de l’opposition ont pour noms exclusion, méfiance, soupçons, tribalisme et égoïsme. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, il est à craindre que ce mariage ne soit pas viable. L’autre raison qui n’incite pas à l’optimisme, c’est la démarche pour parvenir aux réformes qui risque de diviser une fois encore les membres de cette union, ajoute le confrère. La décentralisation est l’autre sujet d’actualité. Selon »Forum de la Semaine » qui cite le ministre de l’Administration territoriale, l’examen du projet de loi y relatif se poursuit en commission et les députés devront trancher sur le nombre de communes à avoir dans le cadre de cette décentralisation. Dans un registre différent, »Liberté » renseigne que le ministre de la Justice a pris des « mesures d’affectation punitive » contre deux greffiers qui observent tout comme leurs collègues depuis plusieurs jours maintenant un mot d’ordre de grève. Toujours, à propos du ministère en charge de la Justice, »La Voix du Peuple » suggère que Pius Agbétomey situe enfin les candidats au concours de la Magistrature sur leur sort. Pour sa part, »Fraternité » rappelle que deux nouveaux fournisseurs d’accès internet ont été recrutés. Mais « pour quel résultat ? » se demande l’hebdomadaire qui est dubitatif quant à la possibilité pour les deux nouveaux fournisseurs de faire mieux que les autres. Pourtant, le ministre de l’Economie numérique a plusieurs fois effectué des voyages pour aller voir ce qui se fait ailleurs en matière de connexion internet. A croire qu’elle est allée faire autre chose que ce pourquoi elle a effectué ces voyages, commente »Liberté ». Au surplus, »Fraternité » s’intéresse à l’ancienne ministre de Yayi Boni, Reckya Madougou qui est devenue aujourd’hui une « curiosité » dans l’entourage de Faure Gnassingbé. Tellement, poursuit le journal, elle « bouscule le protocole présidentiel pour s’offrir une place de choix dans le cercle restreint du chef de l’Etat alors qu’aucune décision n’a officialisé sa nomination à aucun poste de responsabilité à la présidence de la République du Togo que cela laisse entrevoir une exception et un laxisme qui n’honore pas l’institution ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 891 du 13 juin 2017
Dans sa livraison du jour, »Togomatin », revient sur la sortie effectuée la semaine dernière à la frontière d’Aflao par Faure Gnassingbé. Il y était pour sensibiliser ceux qui surveillent cette frontière question de s’assurer que des entraves ne remettent pas en cause le principe de la libre circulation des personnes et des biens chère à la CEDEAO. En fait, « d’où viennent ces entraves ? » Des « rackets, des intimidations et des harcèlements » aux frontières, renseigne le bihebdomadaire. C’est le cas de le dire, Faure Gnassingbé a été élu le 4 juin dernier président en exercice de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Une responsabilité qui n’aurait pas été suffisamment respectée par le président français, ironise »Liberté » puisque, renseigne-t-elle, Emmanuel Macron a déjà reçu deux chefs d’Etat de l’espace communautaire, en l’occurrence Alassane Ouattara et Macky Sall, alors même que le manteau de président en exercice de la CEDEAO aurait pu ouvrir « en premier » les portes de l’Elysée à Faure Gnassingbé. Le quotidien privé pense que ce dernier a été tout simplement « zappé » par le nouveau président français. Pourtant, il était parmi les tout premiers à avoir félicité M. Macron, après son élection, précise le journal. Le « même sort » serait réservé à Faure Gnassingbé pour la conférence G20-Afric sur l’investissement à Berlin en Allemagne, ajoute le confrère. Mahamadou Issifou du Niger, Ibrahim Boubakar Keita du Mali, Paul Kagamé du Rwanda, Nana Akufo-Addo du Ghana, entre autres, ont été invités à cette conférence, contrairement au président togolais. Si ce n’est pas de la « sorcellerie », ça y ressemble, raille »Liberté ». En outre, »Liberté » évoque la « théâtralisation de la politique du RPT/UNIR ». A l’en croire, le pouvoir en place ne veut pas des réformes et multiplie des actes de ‘diversion’ pour retarder au maximum leur mise en œuvre. Au surplus, »Liberté » informe que c’est le retour au « calvaire » pour les riverains et les usagers de la route Lomé-Vogan-Anfoin avec l’arrivée de la saison pluvieuse. La publication pointe « l’inconséquence et la faute » de l’actuel ministre des Travaux publics, Ninsao Gnofam et de l’ex-ministre de l’Economie Adji Otèth Ayassor. »Togomatin » plaide pour une solution viable en vue de mettre un terme à l’inondation. Par ailleurs, »Le Médium » s’intéresse aux coupures répétitives et « exagérées » du courant électrique ces derniers temps. Si la CEET a de manière primesautière communiqué là-dessus pour justifier ces coupures par des perturbations enregistrées sur une ligne en provenance du Ghana, l’hebdomadaire observe que l’actuel directeur de la Compagnie « peine à assurer », d’autant plus que la privation du courant aux Togolais cause non seulement des dégâts matériels mais aussi ralentit et entraîne la paralysie de leurs activités. Aussi, le tabloïd propose-t-il un dossier sur l’organisation des funérailles. Ce focus donne à comprendre qu’au lieu que la survenue d’un décès soit un moment de recueillement et de tristesse, elle se transforme plutôt en période propice d’étalage de la puissance financière à travers des cérémonies grandioses. Sur un tout autre sujet, faisant un parallèle avec la Côte d’Ivoire où le président Alassane Ouattara a été récemment acculé à coup de revendication d’ordre pécuniaire par les militaires qui l’on aidés à prendre le pouvoir, »L’Indépendant Express » estime que le Togo n’est pas tant que ça à l’abri d’une pareille situation. A en croire l’hebdomadaire, la plupart des Généraux et des Officiers des FAT qui ont « aidé » Faure Gnassingbé dans la prise de pouvoir sont ‘récompensés’ d’une manière ou d’une autre, ceci « au détriment de la grande masse des soldats qui croupissent dans une marre d’indigence » et cet état de fait n’est pas sans conséquence. « Aujourd’hui dans l’armée togolaise comme dans l’opinion, il y a des frustrés, des mécontents et des révoltés qui, un jour ou l’autre, tenteront de se faire justice même si on ne sait pas encore de quelle manière », averti le confrère. En outre, la publication se fait l’écho de la lettre ouverte commise par le chef spirituel des Ifè et Roi des terres de l’Ogou et par le président des Chefs traditionnels de la préfecture de l’Ogou adressée à la présidente du HCRRUN pour dénoncer la décoration décernée récemment au Major Kouloum et à un de ses hommes de mains. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 890 du 12 juin 2017
La visite par le Chef de l’Etat, du poste frontalier de Kodjoviakopé domine l’actualité des journaux parus ce lundi. Aux lendemains de son élection à la tête de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, le Président Faure Gnassingbé a effectué une « visite inopinée », le 8 juin dernier au poste frontalier de Kodjoviakopé « pour s’assurer de la conformité des pratiques avec l’application des textes communautaires en vigueur », informe »Lettre de la Kozah ». Selon des investigations qui ont été menées par la CEDEAO au niveau d’un certain nombre de frontières, le constat est amer avec des passagers et des transporteurs qui, tout le temps sont victimes de corruption ourdie par des agents. « Mais des solutions d’imposent et le nouveau Président en exercice de la CEDEAO, avec cette visite symbolique prouve à suffisance qu’il est déterminé à lutter contre ce fléau qui gangrène la société dans l’espace de l’organisation », pense »Nouvelle Opinion » »Liberté » de son côté offre à lire que c’était presque l’émeute ce jeudi au poste frontalière de kodjoviakopé. Douaniers, policiers et autres agents déployés ne savaient ou donner la tête, certains n’étaient même pas à leurs postes à l’arrivée de l’invité surprise. (…) « Cette sortie du Chef de l’Etat se sera visiblement pas la dernière. Le nouveau Président de la Conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO dans sa volonté de relever le défi de l’intégration régionale et de la CEDEAO des peuples, devrait organiser des descentes similaires aux autres frontières dont celles du corridor Abidjan-Lagos », suggère le quotidien privé qui pense par ailleurs « qu’il n’est point besoin d’organiser des saynètes, des descentes folkloriques, soi- disant pour constater de visu les faits » car le problème, à son avis, est déjà connu, « et il ne reste qu’à lui trouver des solutions ». »Le Correcteur » pour sa part remarque que Faure Gnassingbé a pris « 12 ans pour connaitre la frontière de Kodjoviakopé-Aflao » et y voit le « paradoxe de gouvernance au Togo » Sur un sujet proche, nous le disions plus haut, la visite du Chef de l’Etat togolais à la frontière de Kodjoviakopé fait suite à son élection à la tête de la CEDEAO. »Le Combat du Peuple » fait savoir que cette élection suscite débats et écrit : « Si Faure GNASSINGBE est indigne de présider la CEDEAO, FABRE fait injure aux togolais en voulant devenir Président du Togo. » Le confrère fait allusion à une déclaration de Président National de l’ANC au lendemain de l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de l’organisation sous régionale et qui disait que « Faure est indigne pour occuper la présidence de cette institution. « M. Jean-Pierre FABRE, poursuit le journal, ne peut pas envoyer un courrier au Président Faure GNASSINGBE pour le rencontrer en cette qualité et le traiter ensuite d’indigne. C’est politiquement incorrect et moralement inadmissible. » »Togobreakingnews.com » de son côté se fait l’écho de l’intervention de Me APEVON , reçu vendredi sur une radio de la place , qui exhorte le Président togolais « à œuvrer pour qu’à la fin de son mandat, la CEDEAO devienne une institution qui prône véritablement, le bien-être des populations, la démocratie et oblige tous les Chefs d’État membres à devenir des Démocrates. » Sur un registre différent, »Nouvelle Opinion » fait savoir que le processus de décentralisation se poursuit avec la volonté des autorités togolaises de pouvoir aboutir à l’organisation des élections locales dans les délais raisonnables. « Vendredi dernier, les représentants du peuple ont planché sur l’étude du projet de loi sur les communes en commission. Le ministre de l’administration territoriale Payadowa Boukpessi a pris part aux travaux de séances tenues par les députés », écrit-il. Ce projet de loi permettra au Togo « de se doter de 110 à 115 communes sur l’étendue du territoire togolais », ajoute le confrère. Tout à fait autre chose, »Liberté » commet un reportage sur la réconciliation. A l’en croire, c’est une pilule qui passe mal à Atakpamé à cause du Major Kouloum. « Au moment où on parle de réconciliation, on décore les bourreaux. Ça veut tout simplement dire qu’ils sont remerciés pour le service rendu au Président Faure. Si l’on veut vraiment la réconciliation, pourquoi le décorer ?la population n’est pas du tout contente », déclare un habitant de la ville d’Atakpamé, cité par le journal La problématique sur les réformes politiques s’invite encore dans les débats ce jour et »Le Combat du Peuple » trouve que l’opposition togolaise est en panne d’inspiration. « Tous les observateurs, de la scène politique togolaise sont aujourd’hui confortés dans le sentiment que Jean-Pierre FABRE, Président de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) et chef de file de l’opposition est en manque d’inspiration et tourne à vide », constate le tabloïd. Dans les propos de « ce politicien au rancart, trois préoccupations dominent : Réformes, alternance, mobilisation populaires. Ces trois pistes reviennent inlassablement comme un leitmotiv, à une cadence de métronome propre à obliger un sourd à entendre. Ce qui est un leurre puisqu’à l’impossible, nul n’est tenu », commente encore l’hebdomadaire. Toujours sur cette question des reformes, »Le Correcteur » se demande si les débats seront bientôt dans les rues. Réponse du confrère : « Pour beaucoup d’observateurs, face à ce refus des débats au parlement, les réformes avec la nouvelle coalition risquent d’être faites dans les rues » »Forum de la semaine » pour sa part relève les « propositions urgentes de CAP 2015 et du Groupe des six au pouvoir : D’abord « la mise en œuvre dès maintenant par l’Assemblée nationale, des réformes urgentes ayant déjà fait l’objet d’un consensus » ; ensuite « la prise immédiate par le pouvoir d’une initiative de discussion avec l’opposition et l’ouverture de discussion entre le Pouvoir et l’Opposition, dans les plus brefs délais… » En outre, le magazine »Maranatha » revient sur l’audition de son directeur de publication, le pasteur Habib Barth Afolabi, devant le collège des membres de la HAAC le 19 avril 2017,
Revue de presse N° 889 du 9 juin 2017
Les journaux parus ce vendredi évoquent l’unicité d’action de l’opposition en vue d’obtenir les réformes. Ils reviennent également sur les nouvelles responsabilités de Faure Gnassingbé à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Nous débutons cette revue par la visite effectuée mercredi dernier à la HAAC par l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, son Excellence M. Fouad Shérif Shérif. »Liberté », »Waraa les Vainqueurs » et »Afreepress.info » reviennent là-dessus et rappellent que la coopération entre l’Egypte et le Togo a été revisitée à cette occasion en même temps qu’ont été explorées les pistes de renforcement du partenariat entre l’Ambassade d’Egypte et la HAAC. Unicité d’action de l’opposition Ils sont au total 11 partis politiques à se mettre en bloc pour « exiger » les réformes constitutionnelles informe »L’Alternative ». Il s’agit en fait de l’union entre le CAP 2015 et le groupe des six pour une « meilleure mobilisation », note »Liberté » qui rapporte les propos du professeur Komi Wolou : « lorsque la République est en danger, chacun doit se sentir concerné ». Aussi, le quotidien privé observe-t-il que les autres composantes de l’opposition sont en « contemplation ». Contemplation, c’est ce que semble également dire »Togoréveil » à sa manière. Le journal explique qu’il s’agit d’une « union incomplète », puisqu’il y a eu « plusieurs grands absents ». Quoi qu’il en soit, ce sont les réformes et la décentralisation « à tout prix », indique »Vision d’Afrique ». Y compris par l’insurrection ? »Togoréveil » répond par l’affirmative. « CAP 2015 et le groupe des six seront-ils entendus par leurs militants qu’ils appellent au soulèvement ? » s’interroge le tabloïd. »Waraa les Vainqueurs » se demandent si les responsables des partis politiques présents hier à la conférence de presse pourront « ranger de côté leurs égos pour faire face à l’essentiel ». Election de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO Le président togolais porté à la tête de l’organisation communautaire, »Waraa les Vainqueurs » questionnent les « raisons » qui ont présidé à ce choix. Selon l’hebdomadaire, les chantiers tous azimuts lancés depuis l’avènement de Faure Gnassingbé au pouvoir ont fait du Togo un « pays recommandable et fréquentable » et ont rendu son président « digne de confiance ». Et ce n’est pas tout. L’élection du chef de l’Etat togolais peut aussi se justifier par son « expérience en matière de gestion des organisations internationales ». Après l’euphorie de l’élection, place nette doit être faite aux « dossiers brûlants » qui attendent le nouveau président en exercice, relève »Le Canard Indépendant ». Au nombre de ces dossiers, la question de l’adhésion du Maroc à la CEDEAO qui ne fait pas l’unanimité et la résolution de la crise en Guinée Bissau. »Waraa les Vainqueurs » eux, parlent de chantiers sur lesquels devrait plancher Faure Gnassingbé. Ils sont « aussi divers qu’importants », précise le confrère, à commencer par la question sécuritaire face à la menace terroriste et l’intégration économique. A peine a-t-il revêtu ses habits de N°1 de la CEDEAO que Faure Gnassingbé s’est déjà mis au travail, mentionne »Forum de la Semaine » qui renseigne que le président togolais était hier à la frontière d’Aflao. A en croire le quotidien privé, il y est allé « attirer l’attention des agents de service de la police et de la douane d’appliquer effectivement les textes de la communauté pour la libre circulation des biens et des personnes ». Auparavant, il s’était rendu au Nigeria, complète »Togomatin ». Et »Togoréveil » de conclure à ses « premiers pas vers la CEDEAO des peuples ». Se consacrer à la Communauté régionale c’est bien mais s’occuper beaucoup plus de son propre pays c’est mieux, souligne »Vision d’Afrique ». Au nombre des reproches faits à Faure Gnassingbé, le manque de volonté pour mettre en œuvre les réformes. C’est justement pourquoi l’ANC dénonce son élection à la tête de la CEDEAO. Pour »L’Humanité », il ne saurait avoir un « lien » entre le choix porté sur Faure et la réalisation des réformes. Nathaniel Olympio lui, voit un lien. Le président par intérim du Parti des Togolais pense que c’est une « occasion pour obliger le chef de l’Etat à opérer les réformes au Togo ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » revient sur l’annonce faite récemment en conseil des ministres à propos de l’attribution de licences à deux nouveaux prestataires pour la fourniture d’accès internet. Le bihebdomadaire croit savoir que cela a été tout « sauf un processus transparent », puisque cette attribution a été faite sur fond de clientélisme et de « passe-droits ». Le journal craint que la libéralisation de l’internet « tant attendue et clamée ne se transforme en un vrai canular ». En outre, la publication donne à savoir que la préfecture de l’Ogou s’insurge contre la décoration du major Kouloum. Elle a saisi le HCRRUN pour s’en « indigner et avertir du risque de soulèvement dans tous les Plateaux ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 888 du 08 juin 2017
A la une des journaux parus ce jeudi, l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO et la phase de purification en préparation sous les auspices du HCRRUN. Mais d’abord la visite d’échanges effectuée hier à la HAAC par l’Ambassadeur d’Egypte au Togo. »Togo-Presse » et »Savoir News » s’en font l’écho et donnent à savoir que le renforcement des liens de coopération entre d’une part l’Egypte et le Togo et entre l’Ambassade d’Egypte au Togo et la HAAC d’autre part était au centre des échanges entre le président, les membres de l’instance de régulations des médias et leur hôte. Election de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO Dans leur livraison de la semaine »Echos du Pays » rappellent que le chef de l’Etat togolais succède à ce poste à Helen Johnson Sirleaf du Libéria pour un mandat d’un an. Aux commandes de l’organisation communautaire, le président Faure continue de recevoir les félicitations de ses pairs de la CEDEAO. Le dernier en date, informe »Forum de la Semaine » est Macky Sall du Sénégal. « A la suite du rassemblement à Monrovia, je tiens à Féliciter Faure Essozimna Gnassingbé, nouveau président de la CEDEAO » a écrit le président sénégalais sur sa page twitter. Au-delà des félicitations, Faure Gnassingbé devrait sérieusement se retrousser les manches pour faire de la CEDEAO des peuples une réalité, indique »Focus Infos ». Mais pas seulement, les difficultés relatives à la libre circulation des personnes et des biens doivent également être aplanies. »Flambeau des Démocrates » se montre sceptique là-dessus d’autant plus que tout ce qui se dit à chaque mandat est un « chapelet de bonnes intentions » car, « la libre circulation des personnes et des biens est un leurre malgré le passeport CEDEAO, la monnaie unique repoussée aux calendes grecques, l’intégration des peuples, un feu de paille ». A en croire »Liberté », rien n’a été épargné dans les médias publics pour relayer la nouvelle du choix de Faure Gnassingbé pour présider la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO. Le quotidien privé croit savoir que « l’ordre » a été donné à ces médias de traiter le sujet sous tous les angles et dans toutes les émissions qu’elles soient politiques, économiques, sportives ou d’ordre social. Même si les tenants du pouvoir la présente comme un trophée, »Le Perroquet » relève que l’élection de Faure Gnassingbé président en exercice de la CEDEAO est « un véritable échec diplomatique » selon l’opposition togolaise, notamment l’ANC. En tout cas, l’hebdomadaire pense que cet évènement « ne fait ni chaud ni froid » aux Togolais qui sont préoccupés par leurs conditions de vie difficiles. Dans les colonnes de »Togo Nyiga », le président du PNP, Tikpi Atchadam pense que Faure Gnassingbé doit faire « profil bas en matière de gouvernance ». Au-delà de cette « victoire diplomatique » de Faure Gnassingbé, le plus important est qu’il fasse opérer les réformes, mentionne »Le Bâtisseur ». De son côté, »Chronique de la Semaine » s’attarde sur les commentaires de l’ANC au sujet de l’élection de Faure au sommet de Monrovia. Le parti de Jean-Pierre Fabre estime que le chef de l’Etat togolais n’est pas qualifié pour assumer son nouveau rôle, lui qui ne serait pas un parangon des pratiques démocratiques, en référence à son « refus » de mettre en œuvre les réformes. « En quoi les réformes qui n’ont pas encore été opérées violent-elles le protocole de la CEDEAO ? » se demande l’hebdomadaire qui explique que le chef de file de l’opposition, par ailleurs président de l’ANC n’est en réalité qu’un « comédien de mauvais goût qui préfère du boucan autour de sa proposition de loi au lieu de se joindre à la commission de réflexion sur les réformes ». Parlant justement de la proposition de loi initiée par l’ANC et l’ADDI, »Liberté » donne à savoir que le président de l’Assemblée nationale a « mis fin » à son étude, « violant ainsi la décision rendue par la Cour constitutionnelle sur le sujet ». Le confrère signale qu’il y a « péril » sur les élections législatives et locales qui seraient « déjà pliées, au regard des manœuvres politiciennes entreprises par le régime en place autour du processus de communalisation du territoire et du découpage électoral projeté ». Le journal en vient à la conclusion que le RPT/UNIR ne varie pas ses méthodes, d’où l’ « urgence d’un renversement du rapport de force par l’opposition ». L’opposition togolaise réussira-t-elle ce pari ? En tout cas, »Le Bâtisseur » renseigne que le CAP 2015 et le groupe des six rencontrent la presse ce jeudi à Lomé. Est-ce là « la fin des égos pour une unicité d’actions ou encore un de ces vieux plats pourris » que cette opposition veut « servir au peuple » ? se questionne le tabloïd. HCRRUN/ Phase de purification Elle sera lancée bientôt mais en attendant, informent »Echos du Pays », le HCRRUN organise une rencontre ce jeudi à Lomé pour permettre aux différentes parties prenantes d’harmoniser les points de vue par rapport aux cérémonies de purification à faire. La phase de purification précède une autre étape importante, celle de l’indemnisation des victimes recensées, complète »Togo Nyigba ». Le son de cloche est tout autre dans »Le Rendez-vous » qui parle d’une « réconciliation décrétée » qui est une « insulte au droit et à la vie humaine ». Tout cela n’est que « l’héritage hideux d’un règne par procuration » qui ne s’embarrasse pas de la réalisation des réformes, poursuit l’hebdomadaire. Au sujet de la réconciliation, »Le Perroquet » assure qu’elle ne sera réussie que si les supposés coupables se repentissent et apportent des garanties de non répétition. Dans un tout autre registre, Loïk Le Floch-Prigent en remet une couche dans ses sorties sur le Togo. Ainsi que le rapportent »Liberté » et »Le Perroquet », l’ex-PDG de Elf a, dans une récente sortie taclé le pouvoir en place non seulement en réitérant la pratique de la torture au
L’Ambassadeur d’Egypte au Togo en visite d’échanges à la HAAC
La journée du mercredi 7 juin 2017 à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a été marquée par la visite d’échanges de l’Ambassadeur d’Egypte au Togo, son Excellence M. Fouad Shérif Shérif. Première du genre du diplomate égyptien au siège de l’instance de régulation des médias, cette visite a débuté dans le bureau du Président de la Haute Autorité par un tête-à-tête entre M. Pitang Tchalla et son hôte. A cette entrevue, succèdera une séance de travail avec tous les membres de la HAAC dans la salle des plénières de l’institution. Dans son discours de circonstance délivré après les présentations d’usage, M. Tchalla a d’abord remercié l’Ambassadeur pour l’intérêt porté à la HAAC avant de saluer ce déplacement qui selon lui, « traduit l’intérêt sans cesse renouvelé que les peuples d’Egypte et du Togo attachent au renforcement des véritables liens d’amitié et de coopération sud-sud ». Aussi, le Président de la HAAC, après avoir passé en revue la mission de l’institution dont il est à la tête, a-t-il précisé que cette visite de M. Fouad Shérif Shérif contribuera sans aucun doute à dynamiser le partenariat entre les deux parties dans l’intérêt de la réussite de la mission de régulation de la Haute Autorité. Pour sa part, l’Ambassadeur a brossé la palette de la coopération entre l’Egypte et l’Afrique en général et entre son pays et le Togo en particulier. En ce qui concerne le partenariat entre le pays du bord du Nil et le Togo, M. Fouad Shérif Shérif a relevé qu’il s’est décliné ces dernières années, entre autres, en des visites du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, en Egypte et en la signature d’un mémorandum d’entente de coopération dans les domaines du sport, des médias et de la communication. Sur ce dernier point, l’Ambassadeur a indiqué que 450 Togolais ont déjà pu se rendre en Egypte dans le cadre d’un programme de renforcement de capacités des professionnels des médias. Le pays des Pharaons et des pyramides dispose, en effet, d’un paysage médiatique assez fourni avec 600 journaux, 100 chaînes de télévisions et une centaine de stations de radios ainsi que des structures de perfectionnement pour la pratique des métiers dans le secteur de la communication. C’est un Ambassadeur « honoré » et « content » d’avoir rencontré le Président et les membres de l’instance de régulation qui a quitté le siège de la HAAC au terme de sa visite, non sans avoir exprimé sa volonté et sa disponibilité à œuvrer au renforcement de la coopération entre l’Egypte et le Togo. Avant de prendre congé de ses hôtes, son Excellence M. Fouad Shérif Shérif a visité les installations techniques de la division monitoring de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. Le Service de Presse/HAAC