La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso ont procédé, le jeudi 29 juin 2017, au siège de l’instance de régulation des médias au Togo, à la signature d’un protocole de coopération. Les deux parties signataires étaient représentées chacune par son premier responsable, M. Pitang Tchalla pour le compte de la HAAC et Mme Nathalie Somé pour celui du CSC. Ledit protocole de coopération qui vient consolider le partenariat entre les deux structures a pour domaines d’application la régulation des médias et la protection de la liberté de presse et vise, entre autres, à développer entre les deux institutions des échanges d’idées, de bonnes pratiques et d’expérience sur les questions en rapport avec leurs missions. La HAAC et le CSC s’engagent, par ailleurs, à s’appuyer mutuellement dans le renforcement de leurs capacités en ressources humaines, techniques et matérielles. La cérémonie de signature proprement dite du protocole de coopération a été précédée par le propos des représentants des deux parties. Cette signature de protocole de coopération est la concrétisation de la volonté de la HAAC et du CSC du Burkina de mutualiser leurs efforts en vue de faire efficacement face aux défis communs que les deux instances de régulation ont à relever, a dit le président de la HAAC, M. Pitang Tchalla. En outre, il a assuré que ce protocole va « contribuer à renforcer les liens historiques d’amitié et de fraternité qui existent déjà entre les peuples togolais et burkinabé ainsi qu’entre leurs dirigeants ». Pour sa part, la présidente du CSC, Mme Nathalie Somé a justifié l’officialisation de ce protocole de coopération par la nécessité pour les deux institutions de « se retrouver autour d’un idéal commun afin de renforcer les liens d’amitié et de coopération au plan bilatéral » au-delà de leur appartenance commune au Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et au Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM) entre autres. Aussi, a-t-elle exprimé sa « reconnaissance » au président de la HAAC pour sa « grande réceptivité et son ouverture d’esprit » ; et félicité le chef de l’Etat togolais pour son élection à la présidence tournante de la CEDEAO. La cérémonie a eu lieu en présence des membres de la Haute Autorité, des membres de la délégation du Conseil Supérieur de la Communication du Burkina Faso, des responsables du consulat du Burkina Faso près la République togolaise et des médias. Service de presse / HAAC
COMMUNIQUE DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE GESTION ET DE SUIVI DE L’AIDE DE L’ETAT A LA PRESSE
Communiqué aide de l Etat à la presse –
COMMUNIQUE DE LA HAAC (28-06-2017)
COMMUNIQUE DE LA HAAC 1
Revue de presse N° 900 du 27 juin 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce mardi la loi portant création des communes votée la semaine dernière à l’Assemblée nationale. Comme on pouvait s’y attendre, les députés de l’ANC ne se sont pas prononcés favorablement pour ce texte de loi. Mais pas seulement. Ils la dénoncent pour ce que le processus ayant abouti à son adoption a été conduit de façon unilatérale et frappé au coin d’opacité sur fond de considérations discriminatoires et tribalistes. Ce sont des « débats oiseux », rétorque »La Symphonie » qui estime que nul ne pouvant se prévaloir de ses propres turpitudes, l’opposition ne devrait s’en prendre qu’à elle-même, étant entendu qu’elle n’a pas le poids nécessaire pour constituer un contre-pouvoir face au régime en place. Toute chose qui est facilitée par une stratégie inopérante fondée sur la contestation systématique. En un mot comme en mille, l’hebdomadaire pense que tant que les rapports de forces ne seront pas inversés ou équilibrés à tout le moins, le pouvoir aura toujours une large marge de manœuvre et l’opposition sera à chaque fois renvoyée à ses chères études. Pour »L’Indépendant Express », le pouvoir est « allé trop vite en besogne », de surcroit en escamotant les étapes et cela risque de desservir. Le tabloïd croit savoir que « plusieurs anomalies frappent cette communalisation : l’émiettement des localités qui ne peuvent en aucun cas s’autogérer, le cafouillage existant entre les frontières des communes fabriquées et la consécration de la répartition sur la base ethnique ». Et ce n’est pas tout. « Avec la répartition comme faite, de véritables problèmes surgiront à savoir des conflits de compétences et rixes de frontières entre les différentes communes et leurs responsables, la difficulté de mobiliser des moyens pour autofinancer les communes et le difficile apprentissage de la gestion des communes », ajoute la publication qui annonce un « véritable imbroglio lors des prochaines échéances locales ». Le journal estime que c’est une « forfaiture » que le pouvoir a commise et comme pour la protéger, le vote de la loi portant institution des communes au Togo a eu lieu « sous haute sécurité », le siège de l’Assemblée nationale ayant été « encerclé par des éléments en treillis armés comme si une perturbation pourrait venir empêcher la basse besogne». De son côté, »Liberté » qui souligne que « la grande conséquence de cette loi inique est l’accaparement du pouvoir local » évoque un « coup de force de l’UNIR » et trouve « curieux » le « silence plat » affiché par les « opposants recto-verso et les seigneurs de la société civile ». Avec la nouvelle communalisation, certaines villes ont perdu leurs appellations y compris Lomé qui devient Golfe 1, Golfe 2, Golfe 3 etc. Tant et si bien que le quotidien privé en vient à se demander quelle est le nom de la « nouvelle » capitale du Togo. Agbéyomé Kodjo s’est prononcé sur cette loi. Même si le président de l’OBUTS estime qu’il s’agit là d’une « étape importante » du processus, il fait observer par la même occasion que le nombre surabondant des communes est un « millefeuille administratif budgétivore ». Cette loi votée vendredi dernier passe mal auprès du secrétaire général du CAR, Jean Kissi qui l’a dénoncée. Le député ne s’est pas arrêté là. Il s’est également intéressé à l’union scellée il y a quelques semaines entre le CAP 2015 et le groupe des six. Pour M. Kissi, cette union est un « OVNI », objet à valeur non indentifiable qui ne saura résoudre les problèmes auxquels est confrontée l’opposition togolaise depuis plusieurs années, rapporte »Forum de la Semaine ». Là-dessus, »Liberté » constate que le député du CAR a la langue bien pendue et pense que c’est justement cette « bouche que le »prégoden » de la »HAAChe » aurait dû fermer et non la Chaîne du Passé composé ». Sur un tout autre sujet, »L’Alternative » informe que le préfet de l’Ogou Edoh Akapko et le major Kouloum ont « transformé la préfecture en poudrière » à travers, entre autres, « intimidations et menaces » après que les populations ont dénoncé la décoration du major Kouloum régulièrement cité dans la violation des droits de l’Homme. Ces dénonciations ont pris un caractère sérieux avec les chefs traditionnels qui s’en sont mêlés. Conséquence, le préfet de l’Ogou les a convoqués pour en savoir un peu plus sur la protestation. »Liberté » renseigne que ces garants des us et coutumes ont tout simplement « décliné » cette convocation du préfet non sans l’avoir « recadré ». Quant à la population, elle envisage de « boycotter » la fête traditionnelle Odon Itsu prévue en août prochain. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que les deux étudiants arrêtés sur le campus et sur lesquels pesaient certaines accusations ont été condamnés à 12 mois d’emprisonnement avec sursis. Leur tort : ils auraient dit « »tchoboé » », révèle »L’Indépendant Express ». Les confrères se sont également fait l’écho du congrès ordinaire de la Fédération togolaise de football. L’on retient principalement de ces assises que les ligues régionales passent désormais de 14 à 6. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 899 du 26 juin 2017
Dans leurs livraisons du jour, les publications s’intéressent à l’adoption de la loi portant création des communes. Le vendredi 23 juin 2017 au palais des congrès de Lomé, siège de l’Assemblée nationale, a été adoptée la loi portant création des communes. « C’est historique », s’exclame »Togomatin » qui pense que l’adoption de cette loi « impulse indiscutablement le processus de décentralisation, malgré les controverses et débats vifs que ladite loi suscite ». Que retenir de cette loi ? »Forum de la Semaine » fait savoir que le Togo est découpé en 116 communes de plein exercice et que « la nouvelle loi ne compte que cinq articles et ne comporte aucun détail concernant les délimitations géographiques des communes. Elle n’indique pas non plus les villes et villages à ériger en chef-lieu de commune ». Et comme il fallait s’y attendre, l’adoption a été acquise grâce aux seules voix des députés de la majorité parlementaire. « L’opposition s’est unie pour voter contre mais, ses 21 voix n’ont pas pesé lourd face aux 59 voix du parti au pouvoir », relate le quotidien privé qui poursuit qu’au moment où l’opposition parle de coup de force, le gouvernement met le cap irréversible sur les élections locales. « La comédie continue », écrit pour sa part »Le Correcteur » qui propose le film du déroulement de ce vote qu’il qualifie de « tragi-comédie » au parlement. Il relève que le point qui constitue la pomme de discorde entre le pouvoir et l’opposition est l’alinéa 4 qui stipule que : « La loi fixe la dénomination des collectivités locales ». Pour l’opposition, « la dénomination des collectivités locales relevant de la loi, l’Assemblée nationale a le devoir et le pouvoir d’amendement et malheureusement, le pouvoir, à travers le commissaire du gouvernement Payadowa Boukpessi a opposé une fin de non recevoir », commente-t-il. De même, »Liberté » remarque beaucoup de disparités dans le découpage et la répartition des communes sur toute l’étendue du territoire. Pour lui, le pouvoir s’est arrangé pour créer une discrimination en sa faveur entre le Nord et le Sud. « Alors que la moyenne nationale par commune est de 53.332 habitants (ratio population totale du Togo/nombre de communes créés, 6 186 580/116), selon la loi scélérate adoptée, cette moyenne descend à 36.664 habitants dans la région Kara, mais est de 83.721 âmes dans la région Maritime et 163.897 habitants dans la préfecture du Golfe. En claire, alors que dans la région de Faure Gnassingbé, un (1) habitant équivaut à un vote, dans la région Maritime et la préfecture du Golfe, il faut respectivement plus de deux (02) et presque cinq (05) habitants par commune pour faire un vote », explique-t-il. Ces déséquilibres laissent entrevoir des « calculs politiques par rapport au nombre de sièges au SENAT après les élections locales » pense »Le Correcteur ». « UNIR est en route pour une razzia aux locales », renchérit »Liberté » Tout à fait autre chose, »Forum de la Semaine » renseigne que le Haut Commissariat à la Réconciliation et au Renforcement de l’Unité Nationale (HCRRUN) entame une autre phase du processus de réconciliation. « Il s’agit des cérémonies de purification qui se tiendront du 3 au 9 juillet prochains à travers des cérémonies religieuses programmées sur toute l’étendue du territoire national. » Pour »Togomatin », « les cérémonies de purification constituent une activité ponctuelle et une initiative qui entre dans le cadre des actes symboliques et doivent permettre de promouvoir d’avantage l’esprit d’apaisement, de tolérance et de compréhension mutuelle au sein de la population togolaise. » Sur un sujet différent, »Le Correcteur » offre à lire que des dignitaires du régime sont sommés de verser 10 milliards indument cachés. Il s’agit du remboursement annoncé de 6 milliards à la Caisse Nationale de Sécurité Sociale que l’actuelle directrice réclame à son prédécesseur qui utilisé cette somme pour la création d’une société parallèle appelé »SEGIM » ; puis de 4 milliards que l’Office Togolaise des Recettes (OTR) demande à la société CECO de rembourser. Pour le tabloïd, « les loups se mangent entre aux au sommet de l’Etat » »La Renaissance » révèle que madame Awadé a également ordonné la suspension de la vente des lots de la CNSS à la cité Millénium, ainsi que celle des lots de la cité de Baguida. Ainsi, elle « remet les pendules à l’heure à la CNSS », se réjouit l’hebdomadaire. En outre, le »Correcteur » se fait l’écho d’un courrier de Patrick Lawson de l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC), au Ministre de l’Administration Territoriale. Dans la lettre, l’ANC récuse les noms de ses prétendus membres désignés pour faire partie des délégations spéciales. Ces personnes « ne sont pas reconnues à l’ANC et ne sauraient agir au nom de notre parti », précise M. Patrick Lawson. Dans le reste de l’actualité, certains confrères s’intéressent aux activités du parti politique les Forces Démocratiques pour la République (FDR) de Me Dodji Apévon dont le bureau fédéral a été installé à Yoto. D’autres traitent du Congrès ordinaire de la Fédération Togolaise de Football qui a eu lieu le samedi dernier à Kara. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 898 du 23 juin 2017
Les réformes politiques et la crise à l’Université de Lomé restent à la une des journaux parus ce vendredi. Mais avant, »La Voix du Peuple » revient sur le sujet de détournement de fonds à l’Unité de Soins Périphérique (USP) de Mission-Tové dont le principal accusé est le Major GNANDAO qui aurait détourné une somme de 5.000.000 de FCFA des caisses de l’USP. Le journal dément ces allégations faites dans les colonnes d’un autre confère et pense « qu’il s’agit d’un recule terrible de la part de la presse togolaise et que le sieur PITANG, Président de la HAAC doit s’en saisir pour éviter que le discrédit soit porté sur tout le monde. » Sur la question des réformes politiques, »Liberté » se fait la caisse à résonnance d’un communique du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR) qui dénonce le double langage du groupe parlementaire RPT/UNIR qui « continue d’utiliser sa majorité mécanique pour imposer ses positions à l’Assemblée nationale ». La pomme de discorde entre pouvoir et opposition à propos des réformes se trouve être la question liée à la limitation des mandats présidentiels et au scrutin uninominal à deux tours, croit savoir »Vérité des Peuples » qui poursuit qu’à propos de ces questions, le couple « ADDI-ANC avait introduit une proposition de loi à l’Assemblée nationale dont l’examen a été ajourné par le président du parlement Dama Dramani ». Un autre point qui fait polémique entre le pouvoir et l’opposition est le projet de loi portant création des communes. »Le Canard Indépendant » informe que ce projet de loi est examiné aujourd’hui à l’Assemblée nationale mais déjà, l’Alliance Nationale pour le Changement (ANC) a dénoncé jeudi au cours d’une rencontre avec la presse « l’inégale répartition des communes entre la partie Sud et Nord du pays dans la perspective des prochaines élections locales ». Pour ce parti de l’opposition, « le gouvernement a créé des communes sans tenir compte du facteur déterminant qui est le nombre d’habitants », écrit encore le tabloïd. »La Voix du Peuple » renseigne pour sa part que le « groupe parlementaire ANC dénonce le découpage électoral » et que « le peuple attend d’eux des propositions salvatrices ». A en croire l’hebdomadaire, le régime RPT/UNIR poursuit son œuvre de destruction des fondements de notre pays, en usant de la violence et de la terreur, de la duplicité et de la falsification, de la force et des coups de force répétés. « Les derniers coups en date se passent à l’Assemblée nationale où ce régime tente une fois encore d’imposer au Togo, de la division et du tribalisme, en prétendant mettre en œuvre une politique de décentralisation visant le tenue d’élections locales. », ajoute-t-il. »Vérité des Peuples » écrit par contre que « les communes ont été créés sur la base des critères tels que la situation géographique, les aspects sociologiques et historiques, les potentialités économiques locales et les données démographiques » Sur un registre différent, les publications du jour reviennent sur les troubles qui ont secoué l’Université de Lomé la semaine dernière. Répressions, arrestations et déferrement d’étudiants : « on a frôlé un 5 octobre bis au Togo », écrit »Le Changement » A quelques détails près, les affrontements, les courses-poursuites et les arrestations dont le campus de Lomé vient d’être le théâtre, ressemblent aux ingrédients ayant servi de détonateurs aux troubles ayant conduit au soulèvement du 5 octobre 1990, analyse le confrère. Si la justice a bien fait de libérer 7 étudiants, les cas du chef de file de la contestation, Foli Satchivi et son camarade sont à revoir car ils étaient absents au procès et « les togolais s’interrogent sur les rumeurs d’empoisonnement du président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants sur son lieu de détention. », opine-t-il Déconfiture de l’enseignement supérieur au Togo : « jusqu’où ? Jusqu’à quand ? », se demande »Le Canard Indépendant ». même si la libération de certains étudiants incarcérés est favorablement accueillie par le collectif des avocats des accusés qui ont exprimé leur satisfaction et salué une décision salutaire, il y’ a lieu de s’inquiéter car, à travers un communiqué, le Mouvement pour l’Epanouissement de l’Etudiant Togolais (MEET) , une des associations estudiantines a rassuré « les étudiants et tout le peuple togolais que malgré l’usage de la force, il n’abandonnera pas les revendications que tout le monde reconnait légitimes », relève l’hebdomadaire. Si la plupart des organisations politiques et de la société civile ont condamné les répressions sur le campus universitaire de Lomé, Kafui Kpégba, 2ème vice-présidente de l’Université de Lomé n’analyse pas la situation sur le même angle. « Pour elle, si les étudiants veulent éviter la visite des hommes en treillis sur le campus jusqu’à déboucher sur des échauffourées, il faut qu’ils respectent les règles de la maison », rapporte »Forum de la Semaine » La jeunesse solidaire de la formation politique Organisation pour Bâtir dans l’Union un Togo Solidaire (OBUTS) privilégie quant à elle, « la voix du dialogue afin que la crise trouve un dénouement », fait encore savoir le quotidien privé. Tout à fait autre chose »Liberté » offre à lire que la société CECO est « condamnée à payer environ 4 milliards de F CFA à l’OTR ». A l’issue du redressement fiscal auquel elle a été soumise il y a quelques mois la société dirigée par Constantin Amouzou est condamnée à verser 4 milliards de FCFA à l’Office Togolaise des Recettes (OTR), « une décision qui tombe alors que la société se prépare à éjecter fin juin, toujours pour motif économique, encore cent (100) employés », explique le journal. Par ailleurs, le quotidien privé commet un article sur la santé des chefs d’Etats africains et écrit : « transparence avec Talon au Bénin, opacité avec Faure au Togo ». Pour le journal, la vérité sur les ennuis de santé des dirigeants africains est toujours cachée aux citoyens, mais « un chef d’Etat vient de casser ce précepte. Il s’agit de Patrice Talon du Bénin, qui a fait preuve de transparence et levé le
Décision portant mise en garde du magazine Maranatha
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Revue de presse N° 897 du 22 juin 2017
Deux sujets principaux sont développés dans les publications du jour : la crise à l’université de Lomé et les réformes politiques. Mais d’abord les conditions d’accès à l’aide de l’Etat à la presse pour le compte de l’année 2016. C’est »La Dépêche » qui revient là-dessus, suite à la conférence de presse organisée le 15 juin dernier par la Commission technique créée à cet effet. L’hebdomadaire rapporte qu’il est à retenir de cette rencontre avec les médias que « plus rien ne sera comme avant » et que les conditions d’éligibilité à cette aide seront désormais appliquées au pied de la lettre. Crise à l’université de Lomé Elle s’est aggravée avec l’arrestation de certains étudiants au cours d’une assemblée générale. Mais bonne nouvelle, sept parmi eux ont recouvré la liberté lundi dernier, rappelle »L’Indépendant Express ». Cette libération vaut une « mention honorable à Faure Gnassingbé et à la justice togolaise » de la part de »Le Perroquet ». Toutefois, deux étudiants sont restés en détention dont le président de la Ligue Togolaise des Droits des Etudiants (LTDE), note »Tingo-Tingo ». Raison ? »Le Magnan Libéré » renseigne que Folly Satchivi n’a pu comparaître devant la justice lundi pour des raisons de santé. Dans tous les cas, il faut libérer les étudiants encore en détention, plaide la jeunesse solidaire de l’OBUTS, relève »Hara Kiri » . Au fait, que réclament les étudiants sur le campus universitaire de Lomé ? A en croire »La Dépêche », ils revendiquent, entre autres, le doublement du montant des bourses et allocations de secours, la création de nouvelles artères de bus , la rénovation et construction des amphithéâtres, la construction des reposoirs et l’électrification de certaines voies ainsi que l’organisation des états généraux des universités et la mise en place d’une radio universitaire. Des doléances qui ont finalement « transformé le campus en un champ de batail », ceci au grand dam de l’image de notre pays, déplore l’hebdomadaire. D’aucuns ont vite fait de vouer aux gémonies le président de l’université de Lomé dans la foulée de l’arrestation des étudiants. A ceux-là, » Forum de la Semaine » demande de ne pas « mélanger la chèvre et le choux ». Les « performances » réalisées par le professeur Dodzi Kokoroko en si peu de temps n’autorisent pas que l’on le jette en pâture comme c’est le cas aujourd’hui, relève le quotidien privé qui en vient à la conclusion que le président de l’université de Lomé n’est en réalité victime que de sa réussite là où beaucoup ont échoué. Le son de cloche est tout autre dans les colonnes de »La Lanterne » qui pense que les autorités universitaires auraient pu faire économie de cette énième manifestation de la crise dans le temple du savoir, attendu que ce ne sont pas des revendications nouvelles. La solution aurait dû être la communication qui devrait alors permettre d’expliquer aux étudiants qu’il est difficile d’accéder à toutes leurs demandes en un temps record, mais que cela se ferait progressivement. Effectivement le « dialogue, c’est l’arme qui a manqué » aux responsables de l’université, confirme »Flambeau des Démocrates ». Ce que »Waraa les Vainqueurs » dénoncent, c’est la « manipulation à outrance » orchestrée par certaines personnes tapies dans l’ombre à l’effet d’ « avilir l’image du pays ». Et de les rappeler qu’elles peuvent être rattrapées par l’article 497 du nouveau code pénal. Certes, les revendications des étudiants sont légitimes mais elles doivent se faire « dans un cadre approprié qui reflète le niveau élevé des acteurs, car l’université n’est pas n’importe quoi et n’est étudiant qui le veut », souligne »Le Messager ». De son côté, »Le Patriote » donne à comprendre ce que c’est que la franchise universitaire. « L’université de Lomé connaîtra-t-elle l’accalmie un jour ? » s’interroge »Dounia le Monde ». Quoi qu’il en soit, « il faut en finir avec le cycle infernal de la violence » sur le campus universitaire, prescrit »L’Indépendant Express ». En attendant, l’Asvitto s’en « inquiète et redoute un complot » contre les personnes encore détenues, mentionne »Le Bâtisseur ». Réformes constitutionnelles et institutionnelles Depuis un temps, pouvoir et opposition se rejettent la responsabilité du blocage. L’on en était là lorsque mardi dernier, à la faveur d’une rencontre de la commission de réflexion sur les réformes avec les chefs traditionnels et les membres des comités de paix, la présidente Awa Nana Daboya a rassuré les Togolais sur ce que ces réformes se feront de manière « inclusive ». »Hara Kiri », »Forum de la Semaine », »Le Bâtisseur », Tingo Tingo » et »Le magnan Libéré » s’en font l’écho. Cette inclusion sur les réformes est-elle une « démarche sincère ou un simple nuage de fumée ? » se questionne »Togomatin ». L’annonce de Mme Awa Nana satisfera-t-elle l’ANC qui a toujours accusé le pouvoir de n’avoir pas la volonté de réaliser les réformes ? se demande également »Le Magnan Libéré ». »Liberté » elle, semble ne pas attendre grand-chose de la commission des réformes, « faire-valoir », car c’est plutôt la « commission du dilatoire » d’autant plus que cela fait onze ans que la « supercherie » du pouvoir dure. Même si elles venaient à être opérées, ces réformes seraient « taillées sur mesure » pour Faure Gnassingbé, précise le quotidien privé. Pendant ce temps, les deux camps, opposition et pouvoir « s’échauffent » en vue des consultations électorales à venir, observe »Le Patriote ». Il n’y a pas longtemps, le CAP 2015 et le groupe des six se sont retrouvés en vue de « fédérer leurs efforts » pour mieux exiger la mise en œuvre de ces réformes. Les autres formations politiques elles sont pour l’instant dans « l’embarras », indique »La Dépêche ». »L’Indépendant Express » lui rappelle que la semaine dernière, le président du groupe parlementaire UNIR a fait une sortie médiatique qui a permis à l’opinion d’avoir la position du pouvoir sur cette épineuse question des réformes. Sauf que ce faisant, il a « tombé le masque pour exposer Faure Gnassingbé à une implosion populaire », commente l’hebdomadaire. Au fait, tout semble achopper sur la ‘remise du
Revue de presse N° 896 du 20 juin 2017
Dans leur livraison du jour, les journaux évoquent les suites de l’arrestation de certains étudiants sur le campus universitaire de Lomé. Suites de l’arrestation des étudiants à l’université de Lomé Ces étudiants avaient été arrêtés au cours d’une assemblée générale qu’ils tentaient d’organiser à l’effet de réclamer de meilleures conditions de vie et d’études. Il leur est reproché entre autres, la rébellion et la dégradation de biens publics et privés ainsi que la mise à feu à un véhicule privé lors de la manifestation, renseigne »Liberté ». Devant la gravité des charges qui sont retenues contre eux, ils sont passés en procès hier lundi et sept parmi eux ont été libérés, rapporte le quotidien privé qui précise que deux étudiants dont le meneur du mouvement, le président de la Ligue Togolaise des Etudiants (LTDE) restent en prison et pourraient être jugés sous huitaine. »L’Alternative » revient sur ce qu’elle considère comme la « sauvagerie policière » à l’université de Lomé. « Entre mensonge et manipulations : le Prof Dodji Kokoroko recourt à la force brute pour violenter les étudiants », dénonce le bihebdomadaire. A l’en croire, le président de l’Université de Lomé, cet « intellectuel », a dit des « contrevérités qui scandalisent toute la République ». Selon »L’Audience » la crise estudiantine perdure du fait de la « mal compréhension » de ce que c’est que le temple du savoir. Pendant ce temps, le Pacte Socialiste pour le Renouveau (PSR) « exige la libération sans condition des étudiants encore en détention », mentionne »Liberté ». De son côté, »Le Médium » pense qu’au-delà de la « descente » des forces de sécurité sur le campus universitaire, il faut « dénoncer » et condamner les « intoxications » orchestrées par certains sur les réseaux sociaux dans l’unique dessein d’inciter les populations à se « soulever contre l’autorité publique ». Sur un tout autre sujet, Robert Dussey revient dans les colonnes de »Forum de la Semaine » sur l’élection du chef de l’Etat togolais à la présidence tournante de la CEDEAO. « Le choix porté sur le président Faure est d’abord lié à ses qualités personnelles, notamment celle d’écoute, son sens du consensus, du compromis et du pragmatisme politique », explique le ministre des Affaires étrangères. C’est une perte de temps que de revenir chaque fois sur ce choix porté sur le numéro un togolais, car « tout le monde peut diriger la CEDEAO », écrit »Sika’a ». « Nous comprendrions nos compatriotes s’ils lançaient par exemple un grand débat sur comment le Togo peut profiter de la CEDEAO pour avoir le développement et la prospérité. Mais passer le temps à discuter sur cette distinction honorifique que Faure va assumer c’est comme si nous n’avions rien d’autre à faire que de laver la tête d’un singe, juste pour gaspiller le savon », commente le magazine satirique. Me Dodji Apévon opine sur la question. Pour le président des Forces Démocratiques pour la République (FDR), l’élection de Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO lui « impose » des obligations supplémentaires. Il doit se « montrer crédible en commençant par poser dans son propre pays des actes qui vont dans le sens de l’alternance et de la bonne gouvernance, à l’instar de la mise en œuvre de réformes politiques, notamment la limitation du mandat et l’adoption du mode de scrutin à deux tours », indique le journal. Seulement, le confrère constate que la limitation du mandat présidentiel est la pomme de discorde entre le pouvoir qui exige que l’on fasse tabula rasa en ce qui concerne le nombre de mandats déjà effectués par son champion et l’opposition qui veut que cette limitation soit appliquée ici et maintenant de sorte que Faure Gnassingbé soit mis hors de la compétition électorale. Toujours en politique, »L’Audience » donne à savoir que lors de la tournée du CAR à l’intérieur du pays, les militants de Dapaong ont chargé le président du parti, Me Yaovi Agboyibo, de rassembler l’opposition togolaise divisée pour dire le moins. L’union de l’opposition, c’est également ce que tentent le CAP 2015 et le groupe des six. Les deux entités se sont mises ensemble dans le but d’amener le pouvoir à concéder les réformes. Seulement, cette dernière union en date laisse douteux Gerry Taama lui-même opposant. Le président du NET pense que les mêmes causes produisant les mêmes effets, les raisons qui ont conduit à l’échec des regroupements précédents risquent d’acter l’insuccès de ce rapprochement-ci. Dans un registre différent, »Sika’a » regrette que les Togolais ne soient pas encore sortis de l’auberge des inondations, malgré certains travaux de canalisation. Comme pour témoigner de son soutien aux populations victimes de ces sinistres, le président Faure Gnassingbé a offert des dons. Mais selon »Liberté », ce geste n’a pas atteint toutes les populations qui ont subi les dégâts des eaux et certaines auraient montré leur mécontentement. A ces dernières, le tabloïd suggère, non sans une pointe d’ironie, de « prier pour que les pluies tombent plus et qu’il y ait plus d’inondations dans leurs quartiers, dans leurs maisons, comme ça »Faure-vi » va penser à eux ». Autre chose, »Liberté » met côte à côte les pratiques démocratiques de la France et du Togo pour en arriver à la conclusion selon laquelle pendant qu’en France une belle page de l’histoire est en train de s’écrire avec Macron, au Togo, le pouvoir fait tout pour maintenir le peule dans la « »démocrature » des Gnassingbé ». »Forum de la Semaine » précise que deux Togolais, membres du parti ‘La République en marche’ de Macron ont été élus députés dimanche dernier. »Liberté » les conseille de ne surtout pas tenter d’avoir des ambitions présidentielles dans leur pays d’origine, car ils risquent de connaître le même sort que Kofi Yamgnane. Au surplus, »Liberté » s’intéresse à certaines « pratiques de mauvaises gouvernance » au Togo. Parmi elles, les séminaires et ateliers. Au total, il en a eu 908 en 2016 pour un coût global de 3,6 milliards de FCFA, précise-t-elle. La publication croit savoir que c’est le créneau idéal pour « détourner
Revue de presse N° 895 du 19 juin 2017
A la une des publications du jour, les réformes constitutionnelles et institutionnelles Comme mise en bouche, »Le Combat du Peuple », s’intéresse à la liberté d’expression au Togo et allume les projecteurs sur les réseaux sociaux. Actuellement au Togo, un peu partout en Afrique ou ailleurs, un débat de fond s’est engagé pour pouvoir réguler les réseaux sociaux en raison des dérives constatées. « Dans notre pays, depuis quelques temps, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) s’investit pour une réécriture du Code de la Presse et de la Communication, la loi régulatrice de l’environnement numérique qui s’est avérée obsolète face aux réseaux sociaux en constante prolifération eu égard à la vitesse de progression des nouvelles technologies », écrit l’hebdomadaire. Au nom de la liberté de l’information, on assiste impuissants au détournement des réseaux sociaux en médias sociaux. Lorsque la désinformation et la manipulation prennent le pas sur la vérité, en toute impunité, c’est la république qui est en péril, pense encore le confrère qui invite tous les acteurs du secteur médiatique à savoir le Ministère de la Communication, la HAAC, les organisations professionnelles de la presse ou les journalistes à « s’impliquer pour que la presse togolaise soit hissée au même rang que ce qui se fait sur le plan internationale ». Sur la question des questions politiques, l’Union pour la République (UNIR) et le gouvernement veulent les réformes mais « dans un cadre consensuel et nous voulons un texte impersonnel. Les réformes ne veulent pas dire faire partir X ou Y. C’est mettre le compteur à zéro », avait déclaré Christophe Tchao, Président du groupe parlementaire UNIR à l’Assemblée Nationale, cité par »Forum de la Semaine ». Face à cette situation, l’opposition togolaise se retrouve aux pieds du mur. Que peut-elle faire ? se demande le quotidien privé qui propose qu’il faille « Multiplier la diplomatie des coulisses étant donné qu’elle ne dispose pas de la majorité requise pour agir sur le cour des choses » Pour »Courrier de la République », les masques sont finalement tombés avec les sorties « fracassantes » de Tchao et les « partis politiques ont compris que les lignes ne sont pas prêtes à bouger par rapport aux réformes politiques et c’est pourquoi depuis quelques semaines, ceux-ci multiplient les démarches en vue de contraindre le pouvoir UNIR à aller à l’essentiel ». Pour ce faire, des leaders de l’opposition enchainent des meetings, des rencontres formelles et informelles pour préparer l’opinion à adhérer à la dynamique qu’on voudrait populaire et nationale, ajoute le journal. Sur un sujet parenté, »Le Correcteur » informe que « l’ANC s’insurge contre la balkanisation et le tribalisme en cours ». En conférence de presse le jeudi 15 juin dernier, les députés du groupe parlementaire ANC ont dénoncé « la création hasardeuse et inappropriée de certaines communes qui frise le tribalisme et la division imposés par le pouvoir de Faure Gnassingbé », constate le tabloïd. Tout à fait autre chose, »Le Correcteur » revient sur le braquage, dans la nuit du mardi 09 au mercredi 10 mai dernier, des officiers togolais en Afrique du Sud et révèle qu’un conflit d’intérêt autour de l’achat des armes entre le Togo, la France et l’Afrique du Sud en est la base. Selon lui, il s’agit des matériels d’équipements des contingents togolais dans les missions onusiennes de maintien de la paix. Au départ, la France et l’Afrique du Sud se sont positionnées pour livrer le matériel au Togo mais la facture « pro format » de la France étant trop salée (plus de 23 milliards de F CFA), contre 13 milliards pour l’Afrique du Sud, le Colonel Ouro-Bang’na , « l’argentier des FAT » aurait pesé dans le choix de l’Afrique du Sud. « Justement au lendemain de cette attaque, certains hauts gradés qui avaient participé aux différentes réunions, estiment qu’elle serait l’œuvre de ceux qui ont perdu le marché. » Par ailleurs, »Courrier de la République » commet un article sur les 12 ans de règne du Président Faure Gnassingbé. « Faure si loin de son peuple simplement », constate-t-il. Pour le confrère, le Président passe très peu de temps avec son peuple et les rares occasions qui s’offrent au peuple de le toucher, sa garde fait aussi des siennes avec des restrictions difficilement supportables. « Pour que le citoyen lambda puisse demander et avoir un rendez-vous avec le Président parait un luxe rarement accessible à tous. », opine le journal. En outre, »Liberté » offre à lire que Faure Gnassingbé, médiateur en Guinée Bissau, est un obstacle à la résolution du cas togolais. « Faure Gnassingbé médiateur dans une crise politique, cela doit faire sourire tout observateur avisé ou simple Togolais témoin de la marche politique du Togo depuis douze (12) ans. Loin d’un simple sourire, cela doit plutôt scandaliser, d’un point de vue moral. Pour y aller sans détour, on dira que Faure Gnassingbé est très mal placé pour assurer une pareille mission. », écrit le quotidien privé. Au surplus, »La Renaissance » fait un zoom sur Ingrid Awadé, qui « vient d’être commise afin de relever d’énormes défis longtemps accumulés, dans un secteur très sensible du pays, la Caisse Nationale de Sécurité Sociale » »Le Combat du Peuple » lève le voile sur des arnaques qui ont cours au poste de péage de Vodougbé à Aného et interpelle « le Directeur Général de SAFER pour lui demander d’agir avec diligence pour mettre de l’ordre dans le désordre ». Dans le reste de l’actualité, certains journaux reviennent sur la crise qui a secoué la semaine dernière, l’Université de Lomé avec son lot de violence. Le Service de Presse/HAAC