A la une des journaux parus ce vendredi, la situation politique au Togo. Mais d’abord le décès du président de la HAAC évoqué par les confrères. »L’Audience » rappelle que le chef de l’Etat n’a pas tardé à réagir lorsqu’il a appris la triste nouvelle. Faure Gnassingbé a présenté ses condoléances à la famille de celui qu’il a présenté comme « un homme de devoir et de grandes qualités ». La presse togolaise retient de l’illustre disparu le rôle actif qu’il a joué dans la dépénalisation des délits de presse, toute chose pour laquelle elle lui « reconnaissante », souligne »Togoréveil ». C’est pourquoi, l’hebdomadaire ne décolère pas après le commentaire sujet à polémique du Secrétaire général du CAR qui pense que « le déverrouillage des institutions a déjà commencé par Pitang Tchalla ». Le confrère exige le respect dû aux morts et réclame que M. Jean Kissi présente des « excuses publiques » aux Togolais et à la famille du défunt. Situation politique au Togo Les députés de la majorité et ceux de l’opposition n’ayant pas réussi à s’entendre pour l’adoption du projet de loi portant réformes introduit à l’Assemblée nationale par le gouvernement, l’on s’achemine vers l’organisation d’un référendum. Et le peuple dira s’il veut ou non les réformes, précise »L’Union pour la Patrie ». Mais, 14 partis de l’opposition ne l’entendent pas de cette oreille. Ils « persistent et signent » pour le retour à la constitution de 1992, mentionne »Le Canard Indépendant ». S’arc-bouter sur le retour à la loi fondamentale de 1992, c’est la « surenchère qui prend le pas sur le réalisme », analyse »Canal D ». Pour »Togoréveil », les leaders de l’opposition radicale « ne veulent plus la limitation des mandats ». « Déçus, les jeunes togolais y voient un refus de renouvellement de la classe politique », commente la publication. Dans tous les cas, de nouvelles manifestations sont prévues mardi, mercredi et jeudi prochains après celles des 20 et 21 septembre, informe »Liberté ». Mais pas seulement. Jean-Pierre Fabre qui prend part personnellement à ces manifestations donne à savoir que « cette fois-ci, l’opposition tient le bon bout ». « La rue et après ? » se demande le juriste Tcha-Djobo Idrissa dans une libre opinion publiée dans »Forum de la Semaine ». Il faut dire que les marches du 20 septembre ont conduit à la mort d’un enfant à Mango et occasionné plusieurs blessés. Amnesty International s’en « indigne », renseigne » Liberté ». « Encore des dégâts matériels et des victimes inutiles. La rue est-elle la solution ? » écrit »Le Patriote ». Des tirs d’armes venant de manifestants à Mango, il y a « des signes d’un djihadisme aux couleurs du PNP », signale »Forum de la Semaine » qui donne également la parole à Fambaré Ouattara Natchaba. L’ancien président de l’Assemblée nationale laisse entendre que « l’opposition togolaise est engagée dans un processus de coup d’Etat », soutenue par « des financements de sources très obscures et bientôt les occidentaux vont le dire ». A propos du Parti National Panafricain, »Liberté » renseigne que « tout » se met en place pour « coincer » son leader. Le quotidien privé parle « d’obsession » chez le pouvoir qui « verse dans le ridicule ». »L’Alternative » évoque un « acharnement sur le PNP ». Même le Directeur de publication du bihebdomadaire est « dans le viseur », assure-t-elle avant d’ajouter que « le monde s’effondre autour de Faure Gnassingbé qui persiste dans une voie suicidaire ». « Faure garde un silence effroyable », malgré le bilan des manifestations et la « paralysie de l’économie », constate »Le Canard Indépendant ». Par ailleurs, le journal se demande si la communauté internationale laisse faire pour venir « jouer aux sapeurs-pompiers ». »Le Patriote » lui, estime que même s’ils ne sont pas les seuls responsables du blocage politique actuel, Gilbert Bawara et Jean-Pierre Fabre y sont pour quelque chose. Le tabloïd les décrit comme des hommes politiques coutumiers des dérives langagières qui constituent un frein à la recherche du consensus. Pour sa part, »Canal D » croit connaître les « raisons profondes de la contestation du pouvoir de Faure Gnassingbé ». A en croire le journal, elles sont entre autres, « la frustration d’une gouvernance, un règne dynastique silencieusement décrié, des réformes à pas de tortue et une purification de façade ».
Revue de presse N° 954 du 21 septembre 2017
La disparition subite du président de la HAAC continue de faire la une des journaux. Les confrères s’intéressent également à la situation politique du pays marquée par l’annonce d’un référendum sur les réformes et les manifestations de rues. Disparition du président de la HAAC M. Pitang Tchalla a été arraché à l’affection de sa famille, de ses proches et collaborateurs, le mardi 19 septembre. Ses « collègues de la HAAC sont inconsolables », écrit »Hara Kiri », d’autant plus qu’il était bien portant la veille et quelques heures avant son décès. « Son dernier acte restera son annonce sur la non accréditation de Emmanuelle Sodji », se souvient »Fraternité » qui pense que l’ancien ministre de la Communication et conseiller du président de la République « a fait sa part pour la professionnalisation de la presse au Togo, quoi qu’on puisse lui reprocher ». »Togomatin » renchérit et renseigne que le président de la HAAC « s’attelait à renforcer les prérogatives de l’institution en multipliant les partenariats sur le continent et à l’international afin d’œuvrer pour de meilleures prestations ». « Il avait entamé un vaste chantier destiné à moraliser de la presse togolaise », ajoute »Chronique de la Semaine ». « Dès sa prise de fonction à la tête de la Haute Autorité, il a cherché à établir une bonne relation entre les professionnels des médias et son institution », précisent »Waraa les Vainqueurs ». L’hebdomadaire rappelle que, de son vivant, l’illustre disparu avait en projet la réorganisation de la presse en ligne. Conclusion de la publication : « c’est une personne dense par son parcours que le Togo vient de perdre ». Pour sa part, » Flambeau des Démocrates » fait observer que l’homme a œuvré activement à la dépénalisation des délits de presse au Togo. Toujours dans le secteur de la communication et des médias, la presse du jour rappelle que le CONAPP commémore les dix ans de son existence. Un mémorandum a été rendu public mardi dernier pour marquer le coup de cet évènement. Le texte qui fait un diagnostic de la presse togolaise fait dans le même temps des propositions pour la rendre davantage professionnelle. Le processus de création des organes de presse classique ou en ligne, l’accès à la profession de journaliste, la formation, le financement de la presse et la messagerie sont entre autres sujets abordés par ledit mémorandum. Manifestations politiques Les militants et sympathisants du pouvoir et de l’opposition étaient hier dans les rues à l’appel des deux blocs. »Togomatin » fait le constat de ce que « »le peuple » pèse de chaque deux côté », au regard de la foule drainée par chacune des parties. Malheureusement, la marche a occasionné le décès d’un enfant de 10 ans et fait plusieurs blessés à Mango, ainsi que le relève un communiqué du ministre de la Sécurité. Lequel communiqué précise que la violence est venue des militants du PNP et que les auteurs ne resteront pas impunis. Dans tous les cas, l’opposition bat encore le pavé ce jeudi, informe »Le Changement » qui note que l’armée est invitée par le clergé du Togo à « adopter une attitude républicaine de neutralité ». Pendant ce temps, Tikpi Atchadam appelle dans une interview accordée à »Le Monde Afrique » et reprise dans »Liberté » à « en finir avec la mainmise de la famille Gnassingbé sur le pays ». Le quotidien privé pense que « Faure Gnassingbé et le RPT/UNIR poussent l’opposition et le peuple à des solutions extrêmes » en rechignant à accéder aux aspirations des Togolais. »Le Correcteur » lui, croit savoir que le Président Faure est « lâché par le Vatican ». »Le Perroquet » assure que « l’étau se resserre donc peu à peu autour du pouvoir de Lomé ». Le tabloïd est convaincu que l’actuel chef de l’Etat « va céder sous les pressions tous azimuts ». Après l’échec des discussions pour que le projet de loi envoyé par le gouvernement soit adopté, les députés de la majorité présidentielle l’ont voté et il devrait être soumis à référendum. Alors question dans »Vision d’Afrique » : « le peuple jouera-t-il le bon arbitre le moment venu ? » La voie référendaire ? Cela tombe bien, car « le vrai peuple tranchera » dans les urnes, se réjouissent »Waraa les Vainqueurs ». Attention, le référendum est « un autre débat à risque », prévient »Flambeau des Démocrates ». »Le Changement » estime que c’est « le couteau sous la gorge » que les Togolais iront à ce référendum. Ce vote est « truqué d’avance pour baliser la voie à un quatrième mandat à Faure Gnassingbé », annonce »Le Perroquet ». Quoi qu’il en soit, l’ancien président de l’Assemblée nationale, Fambaré Ouattara Natchaba explique que la constitution de 1992 dont le retour est réclamé par l’opposition n’était pas parfaite. Au surplus, les publications du jour informent que la rentrée qui était initialement prévue le 25 septembre est repoussée d’une semaine et aura désormais lieu le 2 octobre prochain. Et puis, les confrères ont réservé quelques lignes à la transformation du groupe Togo Télécom et à l’attribution des licences à certains fournisseurs d’accès à internet au Togo. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 953 du 20 août 2017
Les journaux parus ce mercredi se font l’écho de la disparition du président de la HAAC. Ils évoquent également le vote à l’Assemblée nationale du projet de loi portant réformes et les manifestations de rues prévues aujourd’hui et demain. Décès du président de la HAAC M. Pitang Tchalla a tiré sa révérence hier matin des suites d’un malaise. Ainsi que le rapporte »Le Magnan Libéré », le Directeur de Cabinet du ministère de la Communication, M. Franck Missité a confié à l’AFP qu’il s’est agi d’une « crise cardiaque ». C’est la « stupéfaction totale chez les membres » de l’instance de régulation, note »Le Libéral ». Ce d’autant plus que le président « était encore au boulot lundi dernier jusqu’à 18h » et est même allé pratiquer du sport le lendemain avant son décès subit, souligne »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, l’on a cru au départ à une « rumeur, mais la vérité a vite fait de nous rattraper » relève »Le Libéral ». Et « comme une trainée de poudre », l’information a été répandue aux quatre coins du monde, mentionne »La Dépêche ». Et l’hebdomadaire de signaler que cette « brusque disparition constitue une perte pour notre pays ». Suite à cette mauvaise nouvelle qui est venue cueillir tout le monde à froid, le président de la République a salué la mémoire du défunt, « un homme de devoir et de grande qualité », et a aussi présenté les condoléances sa famille. Dans le monde des médias, c’est la « consternation », observe »Le Libéral » qui ajoute que « la corporation pleure un ainé, un père et un conseiller ». C’est « une grande perte pour la nation et pour la famille des médias », renchérit »Le Messager » qui précise que ce journaliste émérite « quitte ce monde au moment où la nation avait plus besoin de lui ». « Cet excellent joueur de tennis est l’artisan du code de la presse, l’un des plus libéraux d’Afrique avec une dépénalisation des délits de presse », commente »L’Eveil de la Nation ». « Quoi qu’on puisse lui reprocher, l’ancien ministre de la Communication, Directeur fondateur de la TV2 et de Télésport fait partie des présidents de la HAAC qui ont œuvré pour le professionnalisme dans le domaine des médias. Il était à pied d’œuvre pour la révision du code de la presse afin qu’il prenne en compte les médias en ligne », écrit »Forum de la Semaine ». Pour sa part, »Le Magnan Libéré » présente l’illustre disparu comme un « rigoriste qui a fait fermer la chaîne de télévision LCF et de radio City Fm déclenchant une levée de bouclier dans l’univers de la presse togolaise et jusqu’à la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) ». Commentaire similaire dans »Le Triangle des Enjeux ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par la presse du jour, les confrères reviennent sur la séance plénière organisée hier à l’Assemblée nationale pour plancher sur le projet de loi portant réformes. L’opposition absente, le texte est passé « comme une lettre à la poste », indique »L’Eveil de la Nation ». Ce projet de loi envoyé par le gouvernement a été voté hier par les députés UNIR, informent »La Dépêche » et »Forum de la Semaine ». Dans les détails, ça donne, 62 voix pour et une abstention, renseigne »Le Messager ». « Avec ou sans l’opposition, les réformes sont en marche vers le référendum », constate »La Lanterne ». Justement, « la parole sera enfin donnée au peuple pour trancher », écrit »Le Libéral ». Pour sa part et parlant du référendum »Liberté » pense que c’est « la bouée de sauvetage, la solution-miracle pour le RPT/UNIR » alors même que c’est « le pire remède à la crise que traverse le Togo ». Pendant ce temps, l’Union Musulmane du Togo « exhorte Faure Gnassingbé à ne pas ériger une barrière entre lui et les administrés », relève »Liberté » qui précise que les universitaires eux, « invitent le chef de l’Etat à prendre ses responsabilités devant l’histoire ». Et puis, « qui sera maître dans la rue ce mercredi et demain jeudi ? » L’interrogation est à lire dans »Forum de la Semaine ». Le pouvoir et l’opposition ont appelé à des marches ces deux jours. « Il faut éviter que les manifestants se dirigent vers la présidence » de la République, conseille vivement le ministre de la Sécurité dans les colonnes de »Le Magnan Libéré ».
La HAAC endeuillée par la disparition de son Président
Le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), M. Pitang Tchalla, a rendu l’âme, le mardi, 19 septembre 2017, à Lomé des suites d’un malaise. Le programme des obsèques sera communiqué ultérieurement. Journaliste émérite, l’illustre disparu a eu un parcours assez riche qui a pour points de repère, ses nominations comme Directeur de la Télévision Togolaise (TVT) et ministre de la Communication, entre autres. Avant son élection à la tête de l’instance de régulation des médias, M. Pitang Tchalla était l’un des conseillers du président de la République.
Point sur l’actualité dans les journaux parus ce lundi
Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent à la situation politique du Togo avec la problématique des réformes. La nouveauté dans le débat est la prise de parole du clergé. Les confrères donnent à savoir que les Evêques encouragent les acteurs politiques, aussi bien du pouvoir que de l’opposition, à opérer ces réformes « conformément à la constitution de 1992 ». Pour le reste, c’est le statu quo avec la reprise des manifestations de rues cette semaine à l’appel de l’opposition et de la majorité présidentielle Pendant ce temps, »Forum de la Semaine » donne à lire « comment les soulèvements sont suscités et financés en Afrique » via la société civile et les médias. Quant à »Togo-Presse », elle publie le communiqué de la HAAC relatif au retrait d’accréditation à Emmanuel Sodji. Service de presse de la HAAC
Fiche de lecture La Nouvelle N° 0024 du 15 septembre au 15 octobre
Journal : »La Nouvelle » N° 0024 du 15 septembre au 15 octobre 2017 D’une part, et dans un article titré : « Les Togolais ne sont pas des cons », le Journal revient sur la rencontre que la HAAC a eue le mercredi, 30 août 2017 avec les directeurs des médias officiels. Il rappelle qu’à cette occasion, l’instance de régulation est « sortie de son long silence complice » pour faire savoir à ces médias « qu’ils ne font pas bien leur travail dans l’égalité des traitements des informations ». « Faut-il en rire ou en pleurer » s’interroge le mensuel qui croit savoir que la Haute Autorité n’a fait preuve que de « l’hypocrisie notoire ». Commentaire de la publication : « où était cette HAAC avant, durant des décennies pour ces injustices et comportements ? Quand la TVT passe plusieurs jours à couvrir et à montrer les Evala dans la préfecture de la Kozah, au détriment des autres cultures et fêtes traditionnelles des autres localités. La HAAC dit quoi par rapport à ça ? ». Non contente de relever que « les médias publics ne couvrent jamais les activités et les marches des partis politiques de l’opposition, alors qu’ils sont souvent invités par les organisateurs », »La Nouvelle » fait observer que « l’intérieur de la TVT est transformé en camp militaire avec des chars et autres matériels de guerre ». Tout en saluant « la prise de conscience de la 4è mandature de la HAAC, le tabloïd espère sincèrement que ce n’est pas du dilatoire venant de la part de cette institution de la République ». D’autre part, le mensuel estime que ceux qui gouvernent le Togo « ne représentent aucune autorité digne de ce nom pour les Togolaises et les Togolais, car l’autorité tire sa légitimité du peuple souverain qui, seul, délègue le pouvoir à des représentants (…) ». « Le régime doit donc changer », implore le journal qui explique que le Togo, « considéré comme un royaume par la famille Gnassingbé Eyadéma est un Etat dictatorial depuis plus de 50 ans similaire à la Corée du Nord ». Aussi, le confrère qui dénonce un « silence complice de la communauté intellectuelle sur les crimes et violations divers », pense-t-il que « nous sommes dans la parenthèse de sang au Togo ». Evoquant les cérémonies de purifications organisées sur le territoire national, il se demande « à quand la purification des »voleurs » et de la minorité pilleuse du pays ». A l’en croire, on retrouve sur la liste de ces »voleurs » et membres de »la minorité pilleuse », entre autres, Ingrid Awadé, Charles Debbasch, Vincent Bolloré, Koffi Kandanga Walla, Ninsao Gnofame, Cina Lawson, Victoire Dogbé, Gilbert Bawara, les Colonels Yotrofei Massina et Baoubadi Bakali ainsi que les généraux Atcha Titikpina et Abalo Kadangah. Servie de presse de la HAAC
Communiqué de la HAAC
A télécharger communique HAAC
Revue de presse N° 953 du 15 septembre 2017
La question sur les réformes politiques occupe la majeure partie des colonnes des journaux parus ce jour. »Togoréveil » fait savoir que les députés examineront ce matin le projet de loi de révision constitutionnelle qui a déjà « été soumis mercredi à l’appréciation de la commission des présidents de commissions de l’Assemblée nationale comme l’exige la procédure ». Le confrère voit « déjà les prémices du blocage qui va conduire au référendum » « Tout commence aujourdui à la commission des lois », observe »L’Union » qui se fait ainsi l’écho de l’ouverture de la session extraordinaire spéciale consacrée à l’étude du projet de loi de révision constitutionnelle. De même, le tabloïd relève que « La CEDEAO invite instamment à respecter l’ordre constitutionnel ». Ce message de l’organisation ouest africaine a été passé aux principaux acteurs politiques du Togo par une délégation conduite par Alain Marcel De Souza. En un mot comme en mille, l’examen de ce projet de loi se fera « sur fond de polémiques », remarque »Le Canard Indépendant » Pour »Liberté », le gouvernement « omet le point fondamental dans le projet de loi ». Si l’initiative de l’étude du projet de loi est à saluer, le contenu de « l’Article 59 », consacré à la durée et à la limitation du mandat présidentiel a de quoi désoler, note le journal. « Le gouvernement a volontairement omis le point fondamental, la nuance selon laquelle nul ne saurait faire plus de deux mandats », commente-t-il. A l’en croire, les desseins sont simples, « arranger les affaires de Faure Gnassingbé. » Sur le même sujet, le quotidien privé publie l’interview que Radio France Internationale (RFI), a accordé hier à Jean Pierre Fabre qui disait entre autres : « Concentrons-nous sur la lutte pour nous débarrasser d’un cauchemar qui hante le Togo depuis plus de 50 ans » Concernant « l’Article 59 » évoqué plus haut, »Actu Express » trouve que c’est « l’épouvantail de Faure Gnassingbé ». Il publie l’intégralité du projet de loi qui est en étude ce matin au parlement. « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats » .Pour »Fraternité », c’est cette portion de phrase qui constitue aujourd’hui, « la pomme de discorde entre députés de la majorité présidentielle et ceux de l’opposition » »Forum de la Semaine » revient pour sa part sur le retrait des députés de l’opposition parlementaire lors des séances d’hier et offre à lire que « Dama Dramani ne comprend pas les réactions des députés de l’opposition. » Parlant justement de l’opposition, le quotidien privé révèle : « Pour des considérations religieuses, Tikpi Atchadam s’est opposé au meeting de l’opposition prévu pour ce jour en menaçant de faire cavalier seul » Il informe par ailleurs qu’UNIR sera dans les rues de Lomé et de certaines villes du Togo à partir du 19 septembre pour répondre « à la grande mobilisation populaire à laquelle appellent les forces démocratiques pour les 20 et 21 septembre prochains ». « Faure Gnassingbé dans la tourmente politique ; que faire pour se soustraire du mauvais temps ? », se demande »Innov’Africa ». « Il s’agit pour lui de faire tout son possible pour renouer entièrement avec le peuple », propose le journal. qui ajoute que le Chef de l’Etat doit sortir de son mutisme et beaucoup communiquer. « La nécessité des réformes donne raison à nos pères évêques », relève »Présence Chrétienne ». Dans le reste de l’actualité, »Fraternité » pense que le pouvoir a commis une « grave erreur » en retirant l’accréditation de Emmanuelle Sodji, la correspondante de France24 au Togo. Par ailleurs, »Actu Express » renseigne que Togbui Kodjogan Komahé accuse le chef de Nimagna d’avoir falsifié sa signature pour la vente de terrains. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 952 du 14 septembre 2017
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi : les réformes politiques au Togo »Echos du Pays » observent que l’opposition continue de « mettre la pression » pour que le pouvoir accède à ses revendications, pendant que gouvernement « joue à l’apaisement ». C’est dans ce contexte que la parole a été donnée aux députés à l’Assemblée nationale qui plancheront demain vendredi sur le projet de loi portant révision constitutionnelle, renseigne »Forum de la Semaine ». Quant à »Chronique de la Semaine », elle donne à savoir que l’article 110 du règlement intérieur de l’Assemblée nationale explique que la révision constitutionnelle ne peut faire l’objet d’une procédure d’urgence. Alors, le susdit article « sera-t- il violé ? » s’interroge l’hebdomadaire. »Le Perroquet » rappelle que c’est la pression de l’opposition qui a « contraint » le président de l’Assemblée nationale à modifier l’ordre du jour de la session extraordinaire à laquelle ont été convoqués les députés. « Le régime de Faure Gnassingbé a le feu aux fesses », insiste le tabloïd qui pense qu’il est nécessaire que l’opposition « maintienne » la pression de la rue « pour le résultat final ». Justement, l’opposition « ne désarme pas ». Elle a appelé à un « grand meeting » demain, mentionne »Flambeau des Démocrates ». De son côté, »Le Changement » informe que le projet de loi envoyé à l’hémicycle par le gouvernement est délesté de la mention « En aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ». Et l’opposition l’a aussitôt « rejeté ». Pour le confrère, la principale revendication aujourd’hui reste le retour à la constitution de 1992, « à prendre ou à laisser ». « Ce qu’ils ont fait, on appelle ça foutage de gueule », peste dans les colonnes de »Flambeau des Démocrates » le député CAR, Jean Kissi qui brandit le recours à la rue pour mettre la pression si la pouvoir en place n’écoute pas le message du peuple. Le journal croit savoir que « ça sent le roussi » devant la complexité de l’équation et la rigidité observée pour le moment dans la position des uns et des autres. Ce dont a besoin le peuple pour que le pays retrouve l’apaisement est la constitution de 1992 dans son entièreté en non la modification de quelques articles, opine »Liberté » qui estime que si cette exigence est satisfaite, Faure Gnassingbé ne saurait prétendre à un nouveau mandat au terme de celui en cours. Jean-Pierre Fabre demande avec insistance le départ de Faure Gnassingbé. Le chef de file de l’opposition « se trompe de combat », indiquent »Waraa les Vainqueurs », qui tout comme »Chronique de la Semaine » annoncent une marche des partisans de l’UNIR les 20 et 21 septembre prochains. En attendant, ce sont les conseillers du chef de l’Etat qui étaient face à la presse hier à Lomé. Ils ont « appelé les uns et les autres au calme et à la responsabilité dans l’intérêt supérieur du pays », écrit »Togo-Presse ». Dans tous les cas, la Représentation nationale est sous les feux de la rampe et les élus du peuple « au carrefour de l’histoire », relèvent »Echos du Pays ». »Le Dauphin » lui, appelle à « l’esprit d’apaisement », surtout à une « prise de conscience et à la recherche du consensus ». En un mot comme en mille, la publication prescrit de ne pas « mettre le feu aux poudres ». »Le Perroquet » revient sur les journées des 7 et 8 septembre derniers qui, selon lui, étaient des journées « d’un véritable terrorisme d’Etat du régime Faure Gnassingbé ». A l’en croire, les forces de l’ordre et « la milice du pouvoir » ont commis d’autant plus d’exactions qu’elles ont « failli rééditer le scénario d’avril 2005 ». Toujours d’après la publication, même des journalistes ont été « ciblés et passés à tabac ». Par ailleurs, le journal révèle que « plusieurs personnalités militaires et civiles » dont les noms ne sont pas cités pourraient « bientôt être visées dans une supposée affaire de tentative de coup de coup d’Etat ». En lien avec les réformes, les confrères informent que la commission de réflexion mise sur pied à cet effet a remis son rapport au chef de l’Etat. A en croire »Liberté », elle propose, non pas le retour de la constitution de 1992, mais carrément une nouvelle loi fondamentale comportant la limitation du mandat présidentiel (5ans) à deux, le mode de scrutin à deux tours et d’autres mesures relatives à l’impunité, la corruption et au chômage. La presse du jour évoque également la menace de grève de certains syndicats d’enseignants à quelques semaines de la rentrée scolaire. A cette menace de grève, »Le Dauphin » ajoute le mouvement de débrayage au ministère de la Fonction publique et la situation politique « tendue » pour se questionner : « où va le Togo de Faure Gnassingbé ? » Sur un tout autre sujet, »Liberté » se fait l’écho de certaines révélations de Reporter sans Frontières concernant la correspondante de TV5 Monde dont l’accréditation au Togo a été retirée. Selon RSF, Emmanuelle Sodji a « »subi plusieurs menaces, afin qu’elle arrête de couvrir les marches de l’opposition, jusqu’à des propositions d’argent pour inverser les informations contenues dans son papier » ». Reporter Sans Frontières qui parle « »d’une grave ingérence des autorités togolaises dans la liberté d’information » » demande à ces dernières de « »laisser les médias faire leur travail afin d’informer la population sur les enjeux actuels du Togo » ». Toujours dans le domaine de la communication, »Echos du Pays » projettent la lumière sur le secteur de la presse en ligne au Togo. Ils dressent le constat que ce secteur n’est soumis à aucune réglementation. Une lacune, ajoutent-t- ils, que la HAAC « s’évertue à corriger en collaboration avec les acteurs et les associations de la presse en ligne ». Aussi, le journal relève-t- ils que les médias en ligne évoluent dans un environnement précarisé par la rareté de la publicité. Au surplus, »Liberté » informe que le ministre
Revue de presse N° 951 du 13 septembre 2017
La modification constitutionnelle, c’est le sujet qui concentre l’attention dans les journaux parus ce mercredi. La conférence des présidents de l’Assemblée nationale planche ce jour sur le projet de loi déposé sur la table de la Représentation nationale, informent »Forum de la Semaine » et »Liberté ». Tous les regards sont donc tournés vers l’hémicycle d’autant plus que c’est une « patate chaude » que les élus du peuple ont entre les mains, relève »Le Libéral ». »Vision d’Afrique » prédit que la « bataille de la rétroactivité » va être le « point d’achoppement » des discussions. « Qu’on le veuille ou non, il y a quelque part une mauvaise foi. De quel côté ? » se questionne »Tingo Tingo ». L’autre problème soulevé par »Le Messager » est relatif au consensus. A en croire l’hebdomadaire, pour que le projet de loi soit voté, les 4/5 des députés sont requis. Ce qui veut dire en clair que les élus du peuple de la majorité présidentielle et de l’opposition doivent se mettre ensemble pour faire passer le texte. Dans le cas contraire, poursuit le confrère, un référendum pourrait être convoqué pour trancher. Alors, « l’opposition va-t-elle encore rater le rendez-vous avec les réformes ? » s’interroge »Le Libéral ». Autre question : « le chiffre »13 » portera-t-il cette fois bonne chance au Togo ? » se questionne »Fraternité ». En tout cas, « les acteurs politiques doivent privilégier le consensus au nom de la patrie », opine »Le Dialogue ». Le même appel est lancé par le Quai d’Orsay, renseigne »Le Messager ». Justement, Emmanuel Macron se veut « ferme, plus jamais de sang versé au Togo », ajoute »La Dépêche ». Donc « attention à celui qui bloquera l’horizon », prévient »Fraternité ». « Au regard de l’actualité sociopolitique, nos députés doivent prendre de la hauteur en votant dans un délai raisonnable le projet de révision constitutionnelle. Ils seront comptables devant l’histoire si ce projet n’aboutit pas conformément aux désirs des Togolais », écrit » La Dépêche ». Pour »Le Magnan Libéré », il faut, si possible, faire usage de la procédure d’urgence pour régler la question des réformes pour faire « baisser la tension ». »L’Indépendant Express » lui s’attarde sur le président de la République. « Faure Gnassingbé… Et si c’était le début de la fin ! » s’exclame l’hebdomadaire. »Le Triangle des Enjeux » croit savoir que l’actuel chef de l’Etat togolais vit « désormais en autarcie, lâché par Olusegun Obasanjo, son protecteur de 2005 ». De son côté, »Liberté » mentionne que le président Faure ne bénéficie plus du soutien de son « parrain » Alassane Ouattara, avant de conclure qu’il est « bien au fond du trou ». « Jusqu’où » ira-t-il dans son « autarcie » ? se demande »L’Indépendant Express ». Pendant ce temps, »Le Triangle des Enjeux » fait un focus sur les 12 ans de « gestion calamiteuse, affreuse et mortelle de l’impénitent » Faure Gnassingbé. Selon le journal, ces 12 années sont meublées de « scandales économiques et financiers, crimes de sang et crimes sociopolitiques et de détentions arbitraires ». »La Dépêche » revient sur la »montée en puissance » du PNP et de son leader. Le tabloïd présente Tikpi Atchadam comme le « héros national ». Quant à »Le Messager », il s’interroge sur le financement des activités de ce parti. Sur un tout autre sujet, »Le Libéral » informe que la population de Tchamba a organisé le week-end dernier une « grande marche » pour soutenir Faure Gnassingbé et condamner la violence politique au Togo. En outre, »Le Messager » note déjà des « voix dissonantes » au sein de la coalition des partis politiques qui appellent ces derniers temps à des manifestations. Alors que certains ne jurent que par la mise en œuvre des réformes, d’autres exigent le départ de Faure Gnassingbé. « Que veulent au juste les mobilisateurs ? » écrit »Le Magnan Libéré ». L’hebdomadaire donne la parole au président du MCD, Me Tchassona Traoré, qui rappelle qu’ « aucune révolution n’a jamais été préparée sur la place du marché ». »Le Libéral » rappelle que les mouvements de rues n’ont pas toujours abouti au départ de la personne contestée. Autre chose, les confrères informent que la commission de réflexion sur les réformes a remis son rapport au chef de l’Etat. Par ailleurs, ils ont réservé quelques colonnes à la ministre des Postes et de l’Economie numérique ainsi qu’à la transformation du groupe Togo Télécom. Au surplus, »Le Triangle des Enjeux » félicite le président de la HAAC pour le « courage » dont il a fait preuve en faisant savoir aux directeurs des médias officiels les manquements qui caractérisent le traitement de l’information sur leurs antennes, plateaux et dans leurs colonnes. Dans une veine analogue, la presse du jour se fait l’écho du communiqué de l’OTM qui « condamne » les violences exercées contre deux journalistes sur leur lieu de travail et le retrait d’une caméra à un autre. Tout autant, l’instance d’autorégulation « regrette » le retrait de l’accréditation à la correspondante de TV5 Monde au Togo. Le tribunal des pairs « invite toutes les parties à s’entendre » pour permettre à Emmanuelle Sodji de « reprendre son travail ».