Les Obsèques de Monsieur Pitang TCHALLA
Revue de presse N° 961 du mardi 03 octobre 2017
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce mardi : la situation politique au Togo et la rentrée scolaire 2017-2018. Mais d’abord cette information que nous livre »L’Alternative ». A en croire le bihebdomadaire, l’honorable membre de la HAAC, Mme Aminata Adrou, aurait, au cours d’une séance de louages et de prières organisée le lundi 18 septembre 2017 à Lomé, tenu des propos moins tendres à l’endroit de certains journalistes. Le confrère rapporte que « pour la »présentatrice vedette » à la télévision nationale convertie chrétienne, les journalistes sont des prophètes de malheurs et de destruction ». La publication croit savoir que « cette sortie incendiaire de Mme Adrou, non seulement trahit l’état d’âme de la HAAC où certains de ses membres sont contre les journalistes jugés critiques à l’égard du pouvoir, mais aussi est révélatrice de la position de cette institution de régulation ». Et le tabloïd de reprocher à la Haute Autorité de ne s’être pas « indignée » suite aux « menaces » et à « l’agression » de certains journalistes dans l’exercice de leur métier. Situation politique au Togo Elle est marquée par le débat sur les réformes pour certains et le retour à la constitution de 1992 pour d’autres. Il y a peu, d’aucuns au sein de l’opposition estimaient que l’application de la loi sur les réformes, si elles sont mises en œuvre, devrait avoir un effet rétroactif. A ceux-là, le Premier ministre a répondu le week-end dernier à Notsè, à l’occasion d’un meeting de sensibilisation, informe »Forum de la Semaine ». Komi Sélom Klassou leur a demandé d’ « oublier » cette question de rétroactivité et d’être « légaliste ». Selon »Liberté », au cours de ce même meeting, le Roi de Notsè, Togbui Agokoli IV, a « pris fait et cause pour la dictature »gnassingbéenne » qui étouffe les Togolais depuis plus de 50 ans ». Et ce faisant, il a « démontré une fois encore qu’il n’est pas à prendre au sérieux », écrit le quotidien privé qui parle de « honte ». Evoquant les revendications de l’opposition, »La Voix du peuple » dit non au retour à la constitution de 1992 car, selon lui, elle « ramène la jeunesse au biberon ». Pour autant, cela suffit-il pour émousser l’ardeur de la coalition des 14 partis qui convie à des marches ? Rien n’est moins sûr, puisque »Le Médium » renseigne que « l’opposition appelle à de nouvelles manifestations » demain et jeudi prochain. A Guérin-Kouka où les partisans de l’opposition et de l’UNIR projettent de marcher au même moment, ces manifestations sont « à haut risque », relève »Liberté ». La rue va encore « gronder de colère contre Faure » Gnassingbé les 4 et 5 octobre, renchérit »L’Alternative ». Il s’agira des « marches décisives de la colère du peuple », commente le Secrétaire Général adjoint de la CDPA, Pascal Adoko dans »L’Indépendant Express » qui assure, par ailleurs, que « Faure refuse tout et choisit l’option du suicide ». L’illustration de cette voie serait la « mission lugubre » confiée à Gilchrist Olympio à l’effet de « torpiller la lutte » populaire. En réalité, rien ne saurait « entamer la détermination des Togolais à en finir » avec le régime actuel, prévient »L’Alternative ». Elle révèle que « Faure Gnassingbé pliera bagages, que ce soit maintenant ou après, qu’on le veuille ou non ». Pour le journal, « la question est de savoir comment il partira ». Le fera-t-il comme Dos Santos ou choisira-t-il de « sombrer avec tout son parti ? » se demande-t-il. La publication révèle que certains collaborateurs du président Faure commencent à penser que ce dernier doit « renoncer » à un tout autre mandat après celui en cours. Le bihebdomadaire rapporte les propos de Tikpi Atchadam qui martèle : « si la vie des Togolais n’intéresse pas Faure, pourquoi il s’intéresse au pouvoir au Togo ? ». Justement, »L’Indépendant Express » présente le président du PNP comme « l’espoir du peuple et le cauchemar » du pouvoir. Pouvoir en place dont, d’après lui, les cadres réclament la paix et la quiétude tout en jouant les « pyromanes », à travers leurs actes et paroles. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour s’intéresse à la rentrée scolaire 2017-2018. Le démarrage des cours n’a pas été effectif dans certains établissements pour cause de grève de deux jours, malgré le statut particulier des enseignants et l’augmentation de la prime unique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 960 du 02 octobre 2017
La politique cristallise encore l’actualité dans les journaux parus ce jour. La journée du vendredi 29 septembre passée avait été décrétée journée « Togo mort » par l’opposition togolaise mais cet appel n’a pas eu « l’effet escompté », constate »Forum de la Semaine ». Le confrère se fait l’écho du bilan de cette journée faite par le ministre Yark en charge de la sécurité qui a déclaré que « les togolais ont préféré sauver leur pain quotidien » Le ministre Yark salue « la maturité d’esprit des compatriotes pour la non perturbation des activités », renchérit » Nouvelle Opinion » « Togo mort, Togo debout, ou est la voie ? », s’interroge »Le Combat du Peuple » qui pense que les responsables de l’opposition « se comportent dans un désordre avéré synonyme d’une incohérence suicidaire ». »Le Correcteur » pour sa part renseigne que « des marches de colère et d’ultime avertissement auront lieu les 04 et 05 octobre » sous l’instigation des partis de l’opposition. Pour que ces marches se déroulent sans heurts, le ministre de l’Administration Payadowa Boukpessi a rappelé lors d’une conférence de presse, « les modalités des marches afin que des débordements n’entrainent pas des tensions entre forces de l’ordre et manifestants. », ajoute le confrère. Pour »Liberté », le gouvernement, en sommant les populations qui détiennent des armes de les rendre, prouve à suffisance « la paranoïa sécuritaire du pouvoir ». Par ailleurs, le quotidien privé reprend dans ses colonnes l’interview accordée par Radio Taxi FM au leader du PNP, Tikpi Atchadam selon lequel : « Le peuple n’a pas le droit de baisser les bras ». Cette interview est également à lire dans »Le Rendez-vous » qui commet par la même, un article intitulé : « Faure réprime dans le sang, plus de 500 togolais au Ghana ». Selon le journal, Sokodé, Mango et Bafilo sont « les nouvelles cibles » du pouvoir pour toutes sortes d’oppression. Face à ce désaveu total, que reste-t-il au chef ? se demande le tabloïd. En un mot comme en mille, le Togo poursuit sa marche vers les réformes. « Entre dialogue et référendum, quelle voie pour le salut ? », questionne »Nouvelle Opinion » Tout à fait autre chose, »Le Correcteur » informe que « Pacome Adjrourouvi, Conseiller de Faure, est accablé et viré de la Mairie d’Evry » pour une affaire de corruption. Par ailleurs, des confrères font savoir que la rentrée scolaire prévue pour ce 02 octobre 2017 risque d’être troublée par un mot d’ordre de grève de 48 heures lancé par la Coordination des Syndicats de l’Education du Togo (CSET), ceci malgré les avancées annoncées vendredi par le gouvernement, avec la transmission de la dernière mouture du statut particulier des enseignants et la revue à la légère hausse de la prime unique en y ajoutant 5000 F. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 959 du 29 septembre 2017
La situation politique au Togo meuble principalement les colonnes des journaux parus ce vendredi. Pas de marches cette semaine mais le CAP 2015, le groupe des Six, le PNP, le CAR et Santé des Six ont appelé à une journée »Togo mort » ce vendredi. Seulement, pendant que l’opposition décrète la mort du Togo, le gouvernement lui exhorte les populations à vaquer librement à leurs occupations, toutes les dispositions ayant été prises pour assurer leur sécurité, expliquent »L’Union pour la Patrie » et »Temps Nouveaux ». Pour sa part, »Vision d’Afrique » questionne l’efficacité de ce mot d’ordre de l’opposition. Le confrère pense que « rien ne sert d’appeler à un pays mort pour ralentir les activités socio-économiques et aggraver encore le déficit budgétaire des Togolais alors que d’autres armes politiques de revendications des réformes existent». L’opposition a décidé d’annuler les manifestations initialement prévues cette semaine mais elle compte en organiser la semaine prochaine. Finalement, c’est quoi la voie qui conduira aux réformes tant souhaitées, « la rue, le dialogue ou le référendum ? » se demandent »Temps Nouveaux ». L’hebdomadaire suggère même une quatrième voie : celle d’une relecture pour économiser les fonds dont on aura besoin pour le référendum. Pour ce faire, le débat doit quitter la rue pour revenir sur la table du dialogue, recommande la publication. Un « énième dialogue encore ! » s’exclame »Canal D ». Le tabloïd propose, non pas le retour à la constitution de 1992 dans son intégralité, ce qui, selon lui, serait une erreur, mais d’introduire dans la loi fondamentale, pour l’intérêt général, la phrase en aucun cas, nul ne peut faire plus deux mandats. Mais pas seulement. Le journal propose de parfaire la constitution togolaise en y ajoutant les recommandations de la CVJR. A en croire »Vision d’Afrique », le gouvernement ne serait plus « dans la logique du dialogue. Et même si dialogue il y a, le référendum est un passage obligé ». Alors, vers un « coup de force ou un véritable dialogue de sourds ? » s’interroge-t-elle. « La consultation du vrai peuple par voie référendaire est irréversible » confirme »Togoréveil » qui rapporte que le président du PNP, Tikpi Atchadam assimile à un « référendum » les manifestations « violentes » du 19 août dernier. Autre sujet évoqué dans la presse du jour : les télécommunications au Togo qu’il faut « repenser » et c’est ce que serait en train de faire le gouvernement, à travers le ministère de l’Economie numérique. »Canal D » croit savoir qu’avec la transformation de Togo Télécom en Togocom, « les consommateurs vont davantage bénéficier de l’apport des nouveaux fournisseurs d’accès internet ». Justement, avec ces nouveaux fournisseurs, « l’internet sera plus disponible et moins cher », renchérissent »Temps Nouveaux ». Par ailleurs, les confrères renseignent que malgré l’examen au fond du statut particulier des enseignants, ces derniers ne sont toujours pas satisfaits. Conséquence, ils ont décidé d’observer un mot d’ordre de grève pour les deux premiers jours de la rentrée scolaire prévue la semaine prochaine.
Revue de presse N° 958 du 28 septembre 2017
La situation politique au Togo est à la une des journaux parus ce jeudi. En levée de rideau, nous rapportons le « vibrant hommage » que rend »Carrefour » au défunt président de la HAAC. Pour la publication, « la presse privée a perdu son meilleur défenseur », celui-là même qui a joué un rôle central dans la dépénalisation des délits de presse au Togo. « C’est grâce à Pitang que les journalistes ne peuvent plus faire des aller et retour de la prison civile de Lomé », rappelle le tabloïd qui dit « fermer les oreilles devant les commentaires irrespectueux et désobligeants qui tentent de salir sa mémoire ». Situation politique du Togo L’on s’acheminait vers la consultation du peuple après que les discussions à l’Assemblée nationale entre la majorité et l’opposition n’ont pas abouti, mais désormais le pouvoir est « sommé d’abandonner son fameux référendum au profit des pourparlers », relève »Le Changement ». L’hebdomadaire explique que les Etats-Unis, l’Union Européenne, la France, l’Allemagne, l’Union Africaine et le prélat « demandent à Faure Gnassingbé d’ouvrir le dialogue » avec l’opposition. En recommandant de mettre en œuvre les réformes conformément à l’APG et non le retour de la constitution de 1992, la communauté internationale a infligé un « cinglant désaveu à l’opposition », commente »Chronique de la Semaine ». Pour ce qui est du dialogue, « Il revient dès lors au pouvoir de Lomé de rassurer les différents acteurs par l’élaboration d’un chronogramme clair devant conduire à ce dialogue franc et sincère dont les recommandations qui y découleront seront mises en œuvre à la lettre », analyse »Flambeau des Démocrates ». Le dialogue, c’est également l’option des Nations Unies. Son représentant, était il y a quelque temps à Lomé et a rencontré le parti au pouvoir et l’opposition. Mohamed Ibn Chambas s’est également prononcé sur la crise togolaise sur les antennes de la BBC et a semblé suggérer la piste du référendum. Le diplomate ghanéen « parle de ce que réclament les Togolais », écrit alors »Forum de la Semaine ». Cette sortie médiatique de M. Ibn Chambas lui vaut quelques diatribes dans la presse. Ses déclarations sont un « complot contre la paix et pour maintenir le peuple dans les liens de la servitude », dénonce »Le Changement » qui fait remarquer qu’il n’est pas conseillé d’aller à un référendum au Togo « dans le contexte politique actuel fait de verrouillage et de caporalisation des institutions de la République par un régime cinquantenaire vomi par les populations ». »Liberté » parle de « déclarations scandaleuses » d’un Ibn Chambas « incurable et résolu à noyer les aspirations du peuple ». C’est « un véreux démarcheur en mission occulte pour torpiller la volonté populaire », renchérit »Le Bâtisseur ». Et de pointer la « délinquance diplomatique » du représentant spécial du Secrétaire Général des Nations Unies. Pendant ce temps, Faure Gnassingbé continue de « garder le silence ». Cette posture « risque fort bien de lui créer des dommages car il lui serait très difficile aujourd’hui de pouvoir changer la direction du vent », prévient »Carrefour » qui pense à la « chute prochaine et inévitable du prince ». »Le Bâtisseur » confirme et parle de « signe avant-coureurs de la chute d’un régime aux abois ». Le journal donne également la parole au professeur Togoata Apedo-amah qui déclare : « quand un régime usurpateur et sanguinaire en vient à tirer sur des enfants (…), il montre de la sorte qu’il est au bout du rouleau et n’a plus d’autre argument que la force brute et primitive ». Ce sont les « »propres ennemis » de Faure Gnassingbé qui le poussent aux égouts », souligne »Le Perroquet ». Le confrère qui croit savoir que « la faim et la misère sont deux facteurs qui poussent les populations à exiger le départ de Faure Gnassingbé », estime qu’il est nécessaire de « sacrifier le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, pour un gouvernement de consensus national ». Malgré tout, le régime est en place. C’est pourquoi l’opposition, annonce des « marches décisives » la semaine prochaine, renseigne »Carrefour ». Mais avant, les leaders des partis politiques de l’opposition appellent les populations à observer un mot d’ordre de ‘Togo mort’ demain vendredi. Là-dessus, »Le Changement » et »Forum de la Semaine » informent que le ministre de la Sécurité met en garde tous ceux qui tenteront d’empêcher les citoyens de vaquer librement à leurs activités. Et puis, »Liberté » se fait l’écho d’un article de »La Lettre du Continent » qui donne à savoir que Faure Gnassingbé « mobilise ses sécurocrates pour assurer son maintien au pouvoir ». Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 957 du 27 septembre 2017
Les jours se succèdent mais l’actualité dans les journaux reste la même : la situation politique au Togo. Mais d’abord »Le Messager » revient sur le commentaire quelque peu débarrassé d »humanisme’ du député du CAR, Jean Kissi, qui aurait semblé « jubilé » dès l’annonce du décès du président de la HAAC, M. Pitang Tchalla. « Comment peut-on se réjouir de la mort de son adversaire ? » s’interroge l’hebdomadaire qui regrette que la « soif démesurée du pouvoir ait fait fuir l’éthique et la conscience chez certains acteurs politiques togolais ». Situation politique au Togo Elle est marquée par la photographie suivante : le pouvoir estime avoir répondu à l’appel du peuple en initiant un projet de loi portant réformes, limitant le mandat présidentiel et instaurant le mode de scrutin à deux tours, qu’il a introduit à l’Assemblé nationale. Après son vote à l’hémicycle, le texte devrait être soumis au référendum, faute de consensus. L’opposition ne l’entend pas de cette oreille et continue de réclamer un retour à la constitution de 1992. Et chacun voit midi à sa porte. Mais ce n’est pas tout. « Chaque camp affûte ses armes dans les rues et rappelle ses réservistes », observe »La Dépêche ». Cependant, le Togo ne sera pas « en guerre pour des réformes », mentionne la publication. Il faut dire que la pierre d’achoppement semble être l’inscription, « en aucun cas, nul ne peut faire plus de deux mandats ». « En quoi cette phrase dérange tant l’opposition et le pouvoir ? » se questionne »La Lanterne ». Alors, « l’opposition togolaise va-t-elle continuer avec la pression de la rue sans se compromettre ? » se demande »Le Magnan Libéré ». Le confrère ajoute que « les populations ne sont plus prêtes à revivre le scénario des cinq ans de marches sans issue ». « La démocratie ne s’exerce pas dans la rue », répond »Le Dialogue » qui met en avant la prescription de la communauté internationale, à savoir s’asseoir autour d’une table et discuter. Justement, « il n’est pas encore trop tard » pour que les acteurs politiques engagent un dialogue constructif, opine »Le Magnan Libéré » qui leur suggère d’avoir le sens du « compromis ». Idem pour »Le Messager ». Le tabloïd recommande aux protagonistes de « mettre de l’eau dans leur vin » et surtout de s’abstenir de toute « surenchère politique ». Le son de cloche est tout autre dans »Liberté ». Elle soutient que « rien ne promet un brillant sort à ce énième dialogue entre le pouvoir et l’opposition ». En ce qui concerne l’opposition, elle a appelé à l’opération »Togo mort » vendredi prochain. Là-dessus, »Le Messager » croit savoir que « des menaces sont proférées contre les citoyens pour les obliger à suivre le mot d’ordre ». « Où sont finalement la démocratie et l’Etat de droit qu’on veut construire et dont on dit incarner les valeurs ? » commente le journal. Pas donc de marches cette semaine. Et Faure Gnassingbé a « profité de ce répit » pour aller assister à l’investiture du nouveau président angolais, Joao Lourenco, renseigne »La Lanterne ». La même information est à lire dans les colonnes de »Forum de la Semaine » et de »Le Dialogue ». Faure Gnassingbé en Angola, c’est « le mythe d’une parfaite contradiction », souligne »Le Triangle des Enjeux » qui le présente comme « le dernier homme fort de l’Afrique de l’Ouest ». Qui a dit que le chef de l’Etat togolais n’aime pas l’alternance politique ? Il la « contemple », pour peu qu’elle ait lieu hors de son pays, analyse »Liberté », mais s’y montre ‘réfractaire’ dès que son propre peuple la lui demande. Le quotidien privé rappelle que la crise politique au Togo a « déjà fait 7 morts et des centaines de blessés ». Le confrère pense que la situation est suffisamment grave pour que le président de la République prenne la parole. Que nenni ! Il « se tait et laisse tuer même des enfants », déplore-t-il. « Faure est dans un cul-de-sac comme Kabila », écrit »Fraternité ». Et de montrer comment l’actuel chef de l’Etat a « perdu la mainmise sur le Nord » du pays considéré comme son « fief électoral ». De son côté, »Le Triangle des Enjeux » explique que « des jours plus durs l’attendent ». Il ne serait malheureusement pas aidé par certains « va-t’en guerre » de son camp qui font « l’apologie de la violence et de l’instabilité politique au Togo » complète l’hebdomadaire. « Attention donc à ces acteurs qui affichent la paix dans la rue et la violence dans les têtes », avertit »Fraternité ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de la revue à la baisse des produits pétroliers. « Simple opération de charme ou ballon d’essai ? » s’interroge »Le Triangle des Enjeux ». « Une stratégie de dégel social ? » se demande »Fraternité ».
LISTE DES ORGANES DE PRESSE BENEFICIARES DE L’AIDE DE L’ETAT 2016
numérisation0162
COMMUNIQUE
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Revue de presse N°956 du 26 septembre 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent la situation politique au Togo. La disparition subite de M. Pitang Tchalla sur la première estrade de cette revue. Il était un « homme d’une subtilité notoire qui a su inculquer un certain nombre de valeurs aux professionnels des médias par son expertise », témoigne »La Voix du Peuple ». C’est une « perte cruelle pour le Togo », déplore »Le Combat du Peuple » dans sa parution d’hier. L’hebdomadaire assure que « le vide crée par sa mort ne sera jamais comblé », d’autant plus que le défunt président était « profondément humain, croyant, chrétien pratiquant, aimable, sensible et toujours disponible ». Situation politique au Togo Après l’absence de consensus à l’Assemblée nationale, d’aucuns expliquent que la parole doit être donnée au peuple pour trancher à travers un référendum. C’est le cas de le dire, aussi bien la majorité présidentielle que l’opposition dit défendre ce peuple et agir conformément à sa volonté. Mais question : de quel peuple parle-t-on ? S’interroge »La Voix du peuple » qui fait observer que le peuple justement, est la « seule victime de la crise politique qui secoue le pays ». Parlant du pays, le Togo bien entendu, il est entre « l’enclume de ceux qui veulent garder le pouvoir » et font tout pour et le « marteau du gros du peuple qui veut que ses aspirations soient prises en compte », relève »Sika’a ». Le magazine satirique rappelle que ces aspirations, c’est que les réformes longtemps réclamées soient mises en œuvre. « Même les animaux veulent les réformes » au point de menacer les soldats, ironise-t-il. Le moins qu’on puisse dire, c’est que la situation politique au Togo n’est pas un long fleuve tranquille. Alors, que faire pour ramener le calme et sauvegarder la paix ? La communauté internationale « montre la voie à suivre » en prescrivant un « dialogue constructif » entre les protagonistes, indique »L’Eveil de la Nation ». Même information dans les colonnes de »Forum de la Semaine », »Togomatin » et »Le Médium ». Cela tombe bien, car le parti UNIR ne cache pas son « ouverture pour le dialogue », note »Lettre de la Kozah », même si l’opposition n’a pas une revendication fixe. Le dialogue que prône aujourd’hui le pouvoir est un « semblant de rétropédalage après le coup de force opéré à l’Assemblée nationale », commente »Liberté » qui estime que l’appel de l’ONU est une « pression mise sur Faure Gnassingbé ». L’exhortation du Secrétaire Général des Nations Unies aux acteurs politiques à privilégier le dialogue est un « grand camouflet aux radicaux de l’opposition », écrit pour sa part »Forum de la Semaine » dans sa livraison de lundi. Toujours en ce qui concerne le dialogue, il faut « éviter de se faire une fois de plus gruger par Faure Gnassingbé », martèle »Liberté » à l’endroit de l’opposition. Pendant que l’UNIR a « la tête au dialogue », l’oppo sition a la sienne dans la rue, constate »La Symphonie ». Mais pas seulement. En plus des manifestations, elle « décrète » aussi et ce pour la deuxième fois en un mois « la mort du Togo », mentionne »Forum de la Semaine ». « Entre réformes, retour à la constitution de 1992 et la démission de Faure Gnassingbé, l’opposition joue sa crédibilité », analyse »L’Eveil de la Nation ». Pendant ce temps, les Evêques du Togo « offrent leur médiation après leur message » qui a fait couler beaucoup d’eau et de salive, renseigne »L’Union pour la Patrie ». Ces Evêques sont-ils « en mission pour unir ou diviser les Togolais ? » se questionne »Forum de la Semaine ». En attendant, le premier ministre, Komi Sélom Klassou a « lancé le référendum depuis la tribune des Nations Unies », rappelle »La Symphonie ». Il faut « barrer la route » à ce référendum et même au « dialogue de sourds » en préparation, recommande »L’Indépendant Express » qui assure que Faure Gnassingbé est aujourd’hui « seul contre tous ». « Jusqu’où ira-t-il ? » se demande l’hebdomadaire. A en croire »L’Alternative », la fin de la contestation du RPT/UNIR, « un régime qui exécute jusqu’aux enfants », n’est pas pour bientôt. Le bihebdomadaire donne à savoir que l’on avance « vers des actions de grandes envergures » dans ce sens. Aussi, signale-t-elle que la « crise s’est déplacée sur un autre terrain » avec, entre autres, des « grenades lacrymogènes » qui ont été « balancées » au domicile du Général Séyi Mémène soupçonné d’être un soutien possible du PNP. Le tabloid souligne également que le pouvoir en place arbore « le manteau de la paix sous l’empire du crime, du viol et du faux ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de la baisse des prix des produits pétroliers. Cela s’apparente à une « opération de charme » envers la population au regard de la « grogne » qui tend à se généraliser, opine »Liberté ». « Ce n’est pas une quelconque baisse des prix qui détournera l’attention des Togolais sur l’essentiel, c’est-à-dire les réformes et le départ de Faure Gnassingbé », renchérit »L’Indépendant Express ». Et puis, la presse s’est intéressée à transformation en cours du groupe Togo Télécom. Service de presse de la HAAC
Compassion et condoléances après le décès du président de la HAAC
Les marques de compassion et de condoléances s’enchaînent après la disparition subite du président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). M. Pitang Tchalla a été arraché à l’affection de ses proches et collaborateurs, à 63 ans, le mardi, 19 septembre 2017 des suites d’un arrêt cardiaque. Le président de la République, Faure Gnassingbé, a salué, sur son compte Twitter, la mémoire de l’illustre disparu qu’il a présenté comme, « un homme de devoir et de grande qualité ». Dans un communiqué, le gouvernement togolais en a fait de même à l’endroit de ce « grand serviteur de l’Etat qui s’était engagé dans un vaste programme de modernisation des médias et de professionnalisation des journalistes ». En présentant ses « vives condoléances et sa compassion » à la famille éplorée, aux membres de la HAAC ainsi qu’au monde de la presse nationale et internationale, le gouvernement a regretté que « cet acteur majeur », dans l’élaboration du code de la presse et de la communication du Togo dépénalisé ait quitté ce monde « au moment où la nation togolaise dans son ensemble et le monde médiatique en particulier avait encore besoin de son expertise et de ses expériences ». Pour leur part, les présidents des institutions de la République se sont rendus au domicile du défunt pour présenter de vive voix leur compassion émue à la famille si durement éprouvée. Idem, pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique, Guy Médjé Lorenzo, qui a ensuite fait le déplacement du siège de l’instance de régulation des médias où il a rencontré les membres et signé le livre de condoléances. Les organisations de presse ne sont pas en reste. Elles ont, elles aussi, rencontré les membres de la Haute Autorité auxquels elles ont présenté les condoléances de la presse togolaise et consigné leurs messages de compassion dans le livre ouvert en cette douloureuse circonstance. La même démarche a été entreprise par l’Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunications (ART&P). De son côté, le président de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) de Côte-d’Ivoire a, au nom de son institution et celui du Réseau Francophone des Régulateurs des médias (REFRAM), exprimé tout son « soutien » à la HAAC et à la famille du président « dans ces moments difficiles ». « Monsieur Tchalla restera dans notre mémoire comme un homme chaleureux et apprécié dans le secteur et qui laissera un souvenir inaltérable au sein de notre réseau », a témoigné M. Ibrahim Sy Savané. Les instances de régulation sœurs du Benin, du Burkina-Faso, du Niger, du Sénégal, du Maroc, du Ghana, du Mali, de la Tunisie et de la République Centrafricaine ont également fait parvenir à la HAAC leurs messages de condoléances. Le service de presse / HAAC