La situation politique concentre l’attention dans les journaux parus ce mercredi. Il s’appelle Alpha Hassan Mollah, Imam d’une mosquée à Sokodé. Il a été arrêté lundi soir et cette interpellation passe mal auprès de certains Togolais. Conséquence, des « actes de violences » se sont ensuivis « dans plusieurs villes » du pays, observe »Le Magnan Libéré ». En termes de bilan, on parle de trois morts, de nombreux blessés ainsi que des biens publics et privés saccagés ou brûlés. Alors, que s’est-il passé pour que l’on en arrive à cette arrestation ? Le gouvernement, à travers un communiqué rendu public hier s’est prononcé sur le sujet et donne à savoir que la mise aux arrêts de ce leader religieux « est intervenue suite aux incitations et aux appels répétitifs à la violence, au meurtre et à la sédition». Pour sa part, »Le Messager » aborde un autre aspect dudit communiqué. L’hebdomadaire relève que le gouvernement « condamne les attentats extrémistes » qui se sont produits après cette arrestation et « promet de poursuivre les auteurs et commanditaires conformément à la loi ». Les leaders des partis coalisés de l’opposition se sont quant à eux rendus au siège du PNP à Lomé qui a brûlé dans la nuit de lundi à mardi. En plus de « condamner les violences, la répression des manifestants, l’incendie du siège du Parti National Panafricain et interpellé le ministre de la Sécurité, ils exigent la libération sans condition de l’imam arrêté », renseigne »Liberté ». Quid des manifestations de l’opposition prévues aujourd’hui et demain ? Le gouvernement a décidé de »différer » les marches aux week-ends mais les meetings peuvent se dérouler les jours ouvrés. »Vision d’Afrique » qualifie cette décision d’ « inquiétante ». Elle « ne repose sur aucune base juridique et légale », renchérit »Le Triangle des Enjeux ». Cette mesure gouvernementale risque de créer beaucoup de problèmes qu’elle n’en résoudra, souligne »Le Magnan Libéré ». L’opposition elle, n’entend pas tenir compte de la nouvelle donne et maintient ses marches aux dates initialement prévues. Cette situation fait planer sur les têtes des Togolais « l’épée de Damoclès de tous les dangers », remarque »La Lanterne ». Le Togo se dirige-t-il « vers la guerre civile ? » s’interroge »Tingo Tingo ». « Ça craint … ! » lance »Fraternité ». Face à cette situation, Faure Gnassingbé reste « toujours silencieux », note »Tingo Tingo ». C’est un « mutisme coupable, complice et lâche », assène »Le Nouvelliste ». « Pourquoi le président de la République se mure-t-il dans un silence suicidaire ? » se questionne »Le Triangle des Enjeux ». « Faure s’est fait assez attendre et il est désormais temps qu’il se fasse entendre », commente »Vision d’Afrique ». Par ailleurs, pour »Liberté », ceux des tenants du pouvoir qui brillent par le « zèle » et la « répression » des manifestants devront « assumer la responsabilité de leurs actes ou crimes et en répondre le moment venu ». Dans tous les cas, la « détérioration » de la situation sociopolitique au Togo n’augure pas des lendemains sereins pour le pays, opine »Vision d’Afrique ». « A-t-on besoin de pousser les incompréhensions jusque-là ? » se demande »La Lanterne ». De son côté, »Dounia le Monde » recommande le dialogue aux protagonistes en vue de mettre un terme à la crise que vit le pays. Parlant de dialogue, c’est également la prescription d’une partie de la communauté internationale. Une communauté internationale qui « cafouille » à en croire »La Dépêche ». Ses missions de bons offices « se fourvoient » dans la recherche des solutions à la crise, en affichant une position « partisane » du référendum, indique »Le Nouvelliste ». Est-ce la raison du « boycott » de l’opposition de certaines intentions de médiation ? Par ses « surenchères », celle-ci « ne risque-t-elle pas de tout perdre ? » mentionne »Dounia le Monde ». Le refus de rencontrer certains émissaires risque de lui « coûter cher », car il n’est pas conseillé de « se mettre à dos » la communauté internationale, écrit »Le Magnan Libéré ». Dans un tout autre registre, l’OTM, le CONAPP, le PPT, l’UJIT, le SYNJIT, l’URATEL et l’ATOPPEL « condamnent », dans un communiqué conjoint rendu public hier, entre autres, « des menaces verbales et physiques, des faits de violence exercés sur les professionnels des médias dans l’exercice de leur métier par des manifestants et des forces de l’ordre et de sécurité ainsi que des actions de tout genre les empêchant de se rendre sur leur lieu de travail ou de couvrir les manifestations ». Aussi, ces organisations de presse les appellent-elles à « la prudence, à la vigilance et au respect scrupuleux des règles d’éthique et de déontologie qui gouvernent la profession ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 968 du 17 octobre 2017
Alors que le pays semblait observer un temps d’accalmie avant les manifestations de l’opposition prévues mercredi et jeudi prochains, l’arrestation dans la nuit d’hier de l’Imam proche de Tikpi Atchadam, Alpha Hassan Mollah, à Sokodé a fait monter le mercure d’un cran. Dans la foulée, les jeunes se sont mobilisés pour « s’insurger » contre cette mise aux arrêts, informe »Liberté » qui précise que ces jeunes « exigent la libération pure et simple » de leur leader religieux. Non contents de dresser des barricades, les manifestants ont bloqué la nationale N°1, précise »Forum de la Semaine ». Le quotidien privé renseigne également que des « affrontements » qui se sont poursuivis jusqu’à ce matin ont eu lieu entre les jeunes et les forces de l’ordre et de sécurité. Toujours selon la publication, l’on signale la destruction ou la mise à feu des bâtiments abritant des services publics ainsi que des domiciles de certains dirigeants politiques. Pendant que Sokodé était « à feu et à sang », des émeutes ont été aussi constatées à Bafilo et dans le quartier Agoè à Lomé, renchérit »L’Indépendant Express ». L’hebdomadaire assure que suite aux évènements d’hier, « les observateurs font croire que les dernières heures du régime sont proches ». Le moins qu’on puisse dire c’est que la situation au Togo ces derniers temps n’est pas un long fleuve tranquille. Hier, un autre mouvement d’humeur a été signalé devant la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). »Forum de la Semaine » informe que les manifestants qui s’y étaient rassemblés spontanément pour dire non au référendum ont été dispersés par la police. En tout cas, les manifestations des deux prochains jours laissent dubitatifs plus d’un. « L’intransigeance et la détermination des uns et des autres font craindre le pire », confirme »Le Médium ». Pour sa part, »L’Alternative » parle de la « semaine de toutes les incertitudes ». Elle l’est d’autant plus que des « grèves tous azimuts » viennent s’ajouter aux manifestations politiques, explique »Liberté ». « Opposition, enseignants, élèves, société civile en colère », détaille »L’Indépendant Express ». « Le pays retient alors son souffle », commente »Le Bâtisseur ». Pendant ce temps, Faure Gnassingbé reste « muet », observe »L’Alternative ». Surtout devant le « retour à l’Etat de terreur », note »L’Indépendant Express » qui croit savoir que bien que silencieux, l’actuel chef de l’Etat a une idée derrière la tête. Selon le journal, Faure Gnassingbé est en train, dans le cadre du prochain congrès de l’UNIR, de « préparer une succession à la Poutine », c’est-à-dire qu’il pourra créer la surprise en permettant à un membre de son parti d’être théoriquement aux commandes tout en agissant en back office. De son côté, »L’Alternative » commet un article sur les « soutiens » de Faure Gnassingbé au sein de la CEDEAO relativement à la crise togolaise. A en croire le confrère, seul Alpha Condé a « laissé transparaitre un soutien au régime de Lomé ». Du coup, le bihebdomadaire, recommande à la coalition des 14 partis politiques de l’opposition approchée par le président guinéen, de s’en méfier et d’ « éviter à tout prix le piège » que ce dernier pourrait bien lui tendre. Parlant de la coalition, un de ses membres, Nathaniel Olympio, opine sur la situation que traverse le Togo. « Si ce régime s’entête, ce sera une vague scélérate qui va le balayer », martèle-t-il dans les colonnes de »L’Alternative ». En outre, le bihebdomadaire pense que le référendum du « RPT/UNIR est l’avorton politique pour la récidive des crimes de masse ». »Le Médium » lui conseille Faure Gnassingbé de « faire le ménage dans son propre entourage », car il est infesté des gens « malhonnêtes, sadiques et hypocrites » qui ne pensent qu’à leur bien-être. Sur un tout autre sujet, »L’Union pour la Patrie » donne à savoir que la nouvelle loi organique relative à la CNDH adoptée le 5 octobre dernier réduit ses membres de 17 à 9 et les mandats de 4 à 2 ans. Cependant, les 2 ans sont renouvelables deux fois. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 966 du 16 octobre 2017
Les journaux parus ce lundi traitent de la politique. En levée de rideau, signalons que le journal ‘‘La Nouvelle » a dans ces colonnes, rendu un hommage à feu Pitang Tchalla dont il dit être un «ami ». Certes, « Pitang TCHALLA a des défauts ; mais c’est un bosseur et un homme sincère, de grande capacité d’écoute et de compréhension », écrit-il. Plus loin, le confrère poursuit qu’ « au sein des membres de son bureau à la HAAC, certains posent des peaux de bananes au président Pitang, pour lui mettre dans des difficultés et lui créer des problèmes. La disparition tragique de cette illustre personnalité, fait surement plaisir à certaines personnes parmi les membres de son bureau, qui ont des dents contre lui. » Sur ce point, « je parle en connaissance de cause », appuie-t-il. Par ailleurs, »La Nouvelle » publie dans ses colonnes ce qu’elle appelle, un article titré : « Certains Officiers supérieurs projettent de tuer des Evêques, des journalistes critiques et des massacres dans les jours à venir ». A l’en croire, un groupe d’Officiers aurait réveillé les vieux démons des temps passés, « puisque les mêmes qui s’étaient illustrés dans les violences dans les années 1990 et 2005 sont en train d’être remis en selle. Le Togo pourrait connaitre une période de violences, ». Le confrère cite sa source qui dit : « Vous qui êtes de la presse, sachez que ce ne sont pas seulement les opposants qui sont dans la ligne de mire de ce groupuscule ». Parlant justement de la presse, ‘‘Le combat du Peuple » dans son éditorial écrit que « les journalistes ont le droit d’avoir opinion ». »Liberté » scrute les récents voyages du Chef de l’Etat et pense qu’il est « à la recherche d’un hypothétique sauveur ». Pour le confrère, les motivations officielles avancées de ce « mini-marathon en Afrique » du Président Faure Gnassingbé ne sont que des « paravents ». De même, le quotidien privé informe que le Président Guinéen Alpha Condé devrait recevoir des représentants de l’opposition togolaise ce début de semaine mais ils ont renoncé à faire ce voyage car « les leaders ont pressenti un traquenard à eux tendu par l’hôte guinéen, le plus grand allié de Faure Gnassingbé dans sa voie périlleuse », explique-t-il. Tout compte fait, l’opposition prend des contacts pour trouver une issue à la crise. Au moment où Madame Adjamagbo-Johnson était au Canada, Nathanaël Olympio était à Cotonou au Bénin et Dodji Apévon en Côte d’Ivoire puis en Russie, renseigne ‘‘Le Correcteur ». Pour ‘‘Courrier de la République », Faure Gnassingbé, « muet dans son pays est très actif sur le plan sous régionale, continental et même international »… Il joue donc « ses ultimes cartes sur l’axe diplomatique ». ‘‘Nouvelle Opinion » s’intéresse à la rencontre entre Jean-Pierre Fabre et le Président ivoirien et qui « explose la coalition de l’opposition ». Suite à cette rencontre, « les autres de l’opposition s’agitent comme quoi, Fabre ne les a pas associés à ces rencontres et qu’il aurait dû avoir leur avis avant toute rencontre… La guerre est ainsi grandement ouverte entre les leaders de l’opposition et le divorce est presque consommé», commente le journal. Divorce ou pas, cette opposition compte faire une « marche de la résistance les 18 et 19 octobre », prochains constate ‘‘Le Correcteur » ; mais ces marches « sont déférées par le gouvernement », fait savoir ‘‘Forum de la Semaine ». »Togomatin » pour sa part se fait l’écho d’une interview accordée par l’ancien Président Nigérian Obasandjo à l’hebdomadaire ‘‘Jeune Afrique » dans lequel l’ancien homme fort du Nigéria disait : « Il faut un référendum pour revenir sur une disposition constitutionnelle » Par ailleurs, ‘‘Le Combat du Peuple » analyse les multiples boycottes de l’opposition parlementaire et qui les pénalise par la suite. Selon lui, « La politique c’est l’art du possible » En outre, l’hebdomadaire revient largement sur le séminaire de renforcement des capacités des journalistes, organisé par le Conseil Togolais des Editeurs de Presse Privée ( CTEP) sur le thème : « Le rôle des médias en période de crise. » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 966 du 13 octobre 2017
Revue de presse N° 966 du 13 octobre 2017 La politique continue d’occuper le haut du pavé de l’actualité dans les journaux. Dans sa livraison du jour, »Hara Kiri » donne à savoir que les membres de la nouvelle Commission Electorale Nationale Indépendante sont « enfin » connus. Ils sont douze (12) à avoir été élus hier par l’Assemblée nationale, précisent »L’Eveil de la Nation » et »Forum de la Semaine », à raison de cinq (5) pour la majorité parlementaire, trois (3) pour l’opposition extraparlementaire, trois (3) pour la société civile et un (1) pour l’administration. »L’Humanité » elle, précise qu’il s’agit pour le moment d’une CENI incomplète, l’opposition parlementaire qui peut toutefois rejoindre la barque à tout moment ayant décidé de ne pas envoyer siéger ses représentants en raison de la crise politique que traverse le pays. Alors, avec la mise en place de la CENI, « va-t-on progressivement vers le référendum ? » se demande »Libération ». Pour »Liberté », c’est oui, car avec cette « désignation unilatérale des membres, le pouvoir opte pour un passage en force » vers la consultation du peuple. Avec ça « rien n’augure des lendemains sereins dans notre pays », analyse le quotidien privé. Là-dessus, »L’Union pour la Patrie » explique que la Commission Electorale dont les membres viennent d’être élus « n’est pas composée uniquement pour le référendum » mais pour toutes les consultations électorales que le Togo organisera à court et moyen terme, à l’instar des législatives et éventuellement des locales. Pour ce qui est du référendum, C’est une « voie suicidaire », prévient »Le Canard Indépendant ». De toute évidence, l’opposition récuse l’option référendaire et le pouvoir estime, quant à lui, qu’il revient au peuple, souverain primaire de trancher. Finalement, « qui pour départager les partisans et les opposants au référendum ? » s’interroge »L’Humanité ». Peut-être Agbéyomé Kodjo. L’ancien Premier ministre, aujourd’hui président du parti politique OBUTS propose une voie médiane, celle d’une relecture du projet de loi du gouvernement à la Représentation nationale. En attendant, les manifestations de rue sont loin d’avoir dit leur dernier mot. La coalition des 14 formations politiques de l’opposition appelle à de nouvelles marches les mercredi 18 et jeudi 19 octobre prochains, informe »Liberté ». Pourtant, comme le rappelle »L’Eveil de la Nation », le gouvernement vient d’interdire ces mêmes marches les jours ouvrables. « Restreindre la liberté de manifestation est l’erreur à ne pas commettre », recommande »Le Canard Indépendant ». « Cette décision risque de mettre le feu aux poudres et il faut déjà commencer par craindre les heurts entre manifestants et forces de l’ordre » la semaine prochaine si l’opposition maintient ses manifestations, commente »Flambeau des Démocrates ». Selon les organisateurs de ces marches, celle de jeudi aura pour point de chute le siège de la CEDEAO à Lomé pour protester contre son parti pris pour le référendum. Ce faisant, c’est un « acte mal réfléchi », voire une « erreur politique » relève »Flambeau des Démocrates ». Pendant ce temps, l’opposition reste « divisée » entre dialoguer avec le pouvoir pour trouver une solution à la crise ou poursuivre avec les manifestations de rue, renseigne »L’Eveil de la Nation ». L’autre paire de manche étant celui qui représentera cette opposition à un éventuel dialogue, ajoute la publication. En outre, »Liberté » constate qu’ « aucune médiation n’est en cours, deux (2) mois après le début de la crise togolaise ». Justement, »Le Canard Indépendant » se questionne : « quelle médiation pour une sortie de crise pacifique ? » »Hara Kiri » répond en soulignant que « l’initiative d’une médiation de plusieurs chefs d’Etat de la région est de plus en plus confirmée ». C’est dans ce cadre que peut se situer la visite mercredi dernier du président béninois, Patrice Talon à Lomé. Faure Gnassingbé et son hôte ont évoqué la crise togolaise, mentionne »L’Eveil de la Nation ». »L’Alternative » révèle que le chef de l’Etat togolais, par ailleurs, président en exercice de la CEDEAO, en compagnie de Marcel de Souza, président de la Commission de l’organisation communautaire, s’est rendu à Conakry pour discuter de la situation au Togo avec son homologue guinéen, président en exercice de l’Union Africaine, alors même que ce dernier a des « velléités » de modification de la constitution pour « s’éterniser » au pouvoir. Le tabloïd croit donc savoir pourquoi Faure Gnassingbé et « son beau-frère Marcel de Souza cherchent à impliquer Alpha Condé dans la crise togolaise » : avoir son soutien pour s’en sortir à bon compte. Le bihebdomadaire se demande également si « le cas togolais ne va pas finir d’achever ce qui reste de la CEDEAO ». Reste que Faure Gnassingbé lui-même ne s’est pas encore prononcé depuis le début des manifestations de rue. Il est resté « muet comme une carpe de province depuis qu’une frange de la population défile dans un déluge de décibel dans les rues pour réclamer son départ » confirme »Liberté ». « Juste quelques mots, M. le président » supplie »Flambeau des Démocrates » qui est « convaincu l’intervention du président de la République peut à elle seule résoudre la moitié, sinon considérablement la crise togolaise qui n’a que trop duré ». Et elle risque de prendre davantage de l’ampleur avec le front social qui s’apprête à se faire entendre, complètent les confrères. Service de presse de la HAAC
Revue de presse N° 965 du 11 octobre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce mercredi reste dominée par la situation politique au Togo. Nous signalons en ouverture de cette revue que »Le Messager » et »Le Libéral » renseignent que le président de la HAAC, M. Pitang Tchalla a été conduit à sa dernière demeure le week-end dernier dans son village natal, à Tchitchao. Situation politique au Togo Dans sa livraison du jour, »Le Messager » rappelle que les dernières marches de l’opposition ont rimé avec des « actes de vandalisme, de vol ainsi que de pillage des biens publics et privés ». « C’est ça la démocratie telle que la conçoit l’opposition togolaise ? » s’interroge l’hebdomadaire qui donne à savoir que le gouvernement ne laissera pas impunis les auteurs de ces actes. Suite donc à cet état de fait, le gouvernement y a réfléchi et sa « décision vient de tomber ». « Plus de marches les jours ouvrables ! » s’exclame »Togoréveil ». Le gouvernement togolais « interdit » les marches les jours ouvrables, confirment »La Lanterne » et »L’Audience ». »Le Dialogue » lui, précise que c’est « une loi qui sera applicable à tous les partis ». »Forum de la Semaine » donne l’information autrement. Le quotidien privé relève que « le gouvernement a circonscrit les manifestations publiques en lieu fixe les jours ouvrables ». Avant l’annonce de la mesure gouvernementale, la coalition de 14 partis politiques de l’opposition était face à la presse hier. Elle a donné à savoir qu’elle ne souhaitait pas rencontrer une mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie dirigée par Aïchatou Mindaoudou. Ceci pour « donner un signal fort », écrit »La Lanterne ». Cette dernière a joué un « rôle funeste» en 2005, note »Liberté ». C’est une « erreur monumentale » que de récuser cette mission, analyse »Forum de la Semaine ». »Le Magnan Libéré » approuve et indique que l’opposition devrait « aller écouter d’abord le message de l’OIF » avant de se prononcer. Non seulement, l’opposition « boycotte » la rencontre avec l’OIF mais elle « s’en prend » à la CEDEAO, renchérit »Togoréveil ». Ce faisant, elle « se met à dos la communauté internationale », commente »Le Messager ». Et le confrère de conclure que cette attitude de la coalition est « très déshonorante et traduit l’image des gens incapables d’assumer une haute responsabilité ». Alors, « qui finalement pour une médiation au Togo ? » s’interroge »L’Audience ». »Le Dialogue », »Le Magnan Libéré », »Le Messager », »Forum de la Semaine » et »La Lanterne » répondent et informent que 5 chefs d’Etat africains ont été missionnés par l’ONU à cet effet. A les en croire, Alassane Ouattara, Roch-Marc Christian Kaboré, Patrice Talon, Mahamadou Issifou et Nana Akufo-Addo vont rencontrer les différents acteurs en vue de proposer une voie de sortie de crise. Selon »Fraternité », cette liste « n’arrange pas le pouvoir », d’autant plus qu’elle comporte 4 présidents qui sont « des produits de l’alternance pacifique aux termes d’élections à deux tours ». « La rue, le dialogue, la relecture et le référendum : la classe politique togolaise est à la croisée des chemins », observe »Le Libéral ». Parlant de la dernière option, »Fraternité » se mande « jusqu’où ira le pouvoir de Lomé ». Pour »Le Bâtisseur » le référendum est une « supercherie mijotée pour une présidence à vie » de Faure Gnassingbé. C’est pourquoi dans les colonnes de »L’Audience », Gerry Taama et Me Yaovi Agboyibo rejettent l’option référendaire comme solution. Quant à Agbéyomé Kodjo, il propose une voie médiane, à savoir la relecture du texte à l’Assemblée nationale. « Référendum ou deuxième lecture, la position du chef de l’Etat déterminera la préservation des intérêts de la nation », mentionne »Le Magnan Libéré ». Et « si on mettait au vote la constitution de 1992 et le projet de loi du gouvernement ? » écrit »La Lanterne ». Et puis, de son côté, »Fraternité » se demande si « l’armée jouera enfin son rôle régalien dans la crise politique que traverse le Togo ». Service de presse de la HAAC
Communiqué de la Commission Technique de Gestion et de Suivi de l’Aide de l’Etat à la Presse
Revue de presse N° 964 du 10 octobre 2017
Les jours passent mais un seul sujet fait invariablement la une des journaux : la situation politique au Togo. Le défunt président de la HAAC sur la première marche de cette revue. »Le Médium », »Mango Matin » et »Sika’a » informent que M. Pitang Tchalla, rappelé à Dieu le 19 septembre 2017 a été conduit à sa dernière demeure le week-end dernier à Tchitchao. Quant à »La Symphonie », elle précise qu’ « au terme de l’article 10 de la loi organique relative à la HAAC, il sera pourvu à son remplacement dans un délai maximum de trois mois ». Toujours en lien avec la Haute Autorité, »L’Alternative » qui avait commis un article titré « Pour Aminata Adrou, un membre de la HAAC, les journalistes sont des prophètes de malheur et de destruction », se dit désolée que ses écrits aient « affecté » Mme Adrou pour laquelle le bihebdomadaire « garde malgré tout son admiration ». Au surplus, le tabloïd « lui présente les excuses pour le désagrément ». Situation politique au Togo « Semaine de répit pour Faure Gnassingbé » et la coalition de l’opposition pour ce qui est des manifestations de rue. Les responsables de l’opposition en profitent pour rencontrer la mission de l’Organisation Internationale de la Francophonie demain mercredi, relève »Liberté ». C’est »l’Eveil de la Nation » dans sa parution de vendredi dernier qui rappelle que Lomé et certaines villes de l’intérieur du pays étaient les 04 et 05 octobre « à feu » avec des barricades dressées par endroit pour une manifestation « dite pacifique ». Le gouvernement n’a pas tardé à exprimer sa « compassion » aux personnes victimes des « violences » issues des marches de ces deux jours, renseigne »Forum de la Semaine » dans sa livraison du 06 octobre. A Mango, ce sont les forces de l’ordre qui ont « sauvé » la ville d’un « affrontement » entre les populations, à l’occasion des manifestations de l’UNIR et de l’opposition le mois dernier rapporte »Mango Matin ». »Le Médium » a remarqué la bonne attitude de ces forces de l’ordre et leur décerne la « mention bien ». La somme des violences subordonnée d’actes de vol et d’intimidations ont fini par générer la « colère » chez certains Togolais contre les organisateurs des marches de l’opposition, commente »La Symphonie ». « L’idéologie de la coalition des 14 partis de l’opposition est-elle basée sur la violence ? » se demande »Vérité des Peuples » qui pense que « l’alternance ne peut s’obtenir que par les urnes ». »Liberté » elle, s’intéresse dans son édition du vendredi 06 octobre à la couverture médiatique des manifestations de rue par la Télévision togolaise (TVT). Le quotidien privé pointe le déséquilibre notoire entre le temps d’antenne réservé aux manifestations de l’UNIR et celui accordé aux marches de l’opposition. Tant et si bien que ce traitement de l’actualité rappelle la pratique qui avait cours « au temps du parti unique », poursuit le quotidien privé. Cet état de fait n’a pas échappé au Mouvement Martin Luther King qui s’en est « indigné » à travers un communiqué publié dans les colonnes de »Liberté », ajoutant même que les images « expédiées » en ce qui concerne les manifestations de l’opposition ne sont pas « conformes à la réalité ». Par ailleurs, le MMLK exhorte la HAAC à tout mettre en œuvre pour « garantir et faciliter l’accès équitable de tous les partis politiques et des associations aux moyens officiels de communication et de d’informations ». Pendant ce temps, »L’Alternative », édition de vendredi dernier, assure que le pouvoir de Faure est « secoué par la rue ». »L’Indépendant Express » lui, reprend à son compte des « révélations » de Médiapart sur le Togo et soutient avec le site d’informations que « seule la rue pourra chasser Faure » Gnassingbé. A moins que les « messages des populations » ainsi que les « pressions urgentes et persistantes » à l’endroit de l’armée togolaise n’infléchissent la donne. Alors, la grande muette « finira-t-elle par lâcher ? » se questionne l’hebdomadaire. Les mêmes révélations de Médiapart sont reprises dans »L’Alternative ». Pour »Hara Kiri », la politique s’accommodant bien de « l’hypocrisie », le chef de l’Etat togolais a « moins à craindre de Tikpi Atchadam que de son propre entourage ». « Tikpi Atchadam prône une dimension antisémite doublée d’une démarche ethnique », opine Christian Trimua dans »Forum de la Semaine ». Quoi qu’il en soit, « personne n’a vu venir » le président du PNP, note »Mango Matin » qui le présente comme le « nouvel opposant ». Le mensuel constate également que les « positions se durcissent » pour ce qui concerne la crise politique togolaise pendant que la « médiation se précise ». C’est le cas de le dire, la mission annoncée à Lomé de l’Organisation Internationale de la Francophonie divise déjà les acteurs de l’opposition, mentionne »Forum de la Semaine » dans sa parution du 06 octobre. »L’Alternative » parue à la même date dénonce une « ronde des diplomates véreux » au Togo et explique « pourquoi Aïchatou Mindaoudou du nom de la représentante attendue de l’OIF, Ibn Chambas, représentant du Secrétaire Général des Nations Unies et comparses ne sont pas les bienvenus au Togo ». L’Union Africaine et la CEDEAO, entre autres, ont exhorté le gouvernement à fixer la date du référendum. Là-dessus, UNIR « se frotte les mains » pendant que l’opposition fait la moue, indique »Libération ». Effectivement, cette « invite n’a pas recueilli l’assentiment de le l’opposition », confirme »L’Eveil de la Nation ». Quoi qu’il en soit, « le gouvernement ne reculera pas devant la rue et entend aller jusqu’au bout en organisant le référendum », martèle le ministre Gilbert Bawara dans »Hara Kiri » et »Forum de la Semaine ». Sur le sujet, même si l’UNIR « adhère » à l’idée de consulter le peuple, l’OBUTS « ne compte pas sur un référendum pour conjurer le »danger qui guette » le pays », écrit »Mango Matin ». Son président, Agbéyomé Kodjo propose une seconde lecture du projet de loi portant
Le président Pitang Tchalla repose en paix dans son village natal
Rappelé à Dieu le 19 septembre dernier à Lomé dans sa 63è année, le président de la HAAC, M. Pitang Tchalla, a été conduit à sa dernière demeure le week-end écoulé à Tchitchao, dans la préfecture de la Kozah. Une messe d’action de grâce a été dite à Kara le samedi, 7 octobre 2017, à l’église Sainte Anne de Tchitchao en présence du président de la République, Faure Gnassingbé, des présidents des institutions de la République, des membres du gouvernement, des membres et du personnel de la HAAC, des membres de la famille de l’illustre disparu, ainsi que des autorités administratives, militaires et religieuses Les textes liturgiques et l’homélie consacrés à cette célébration dirigée par l’Evêque de Kara, Mgr Jacques Danka Longa, ont invité les Hommes à vivre en Christ afin de recevoir la vie éternelle. Vendredi, une messe veillée a eu lieu, toujours à l’église Sainte Anne de Tchitchao, précédée jeudi à Lomé d’une autre à l’église Notre Dame de la Rédemption. La messe veillée de Lomé a connu la présence, entre autres, des membres du gouvernement, de la HAAC et de plusieurs autorités politico-administratives. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N°963 du lundi 09 octobre 2017
La politique occupe la majeure partie des colonnes des journaux parus ce jour. Depuis l’adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier les articles pertinents de la Constitution togolaise, plusieurs voix se font entendre, qui pour soutenir l’idée du référendum, qui pour appeler le parti au pouvoir et l’opposition à retourner à la table du dialogue. « Les voies et les voix divergent », écrit »Togomatin » L’Union Africaine la CEDEAO et le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (ECOWAS) « appellent le gouvernement à fixer une date pour l’organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle », écrit »Focus Infos ». Ceci est une grosse pierre dans le j ardin de l’opposition qui était encore dans les rues les 04 et 5 octobre derniers pour réclamer le retour à la constitution de 1992 et le départ du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé, commente le journal. Ce référendum en vue est « une option suicidaire pour l’alternance au Togo. Que l’on vote OUI ou NON, Faure Gnassingbé sera gagnant », pense »Liberté ». »Le Correcteur » publie une interview que lui a accordée Prof Aimé Gogué qui a déclaré que, « Le référendum auquel le parti au pouvoir appelle va plus diviser les togolais que les unir ». Il s’intéresse aussi au rôle que joue la communauté internationale dans la crise togolaise. « Médiation ou complot ? », s’interroge-t-il avant de relever « l’option du pourrissement de Ibn Chambas et compagnie ». Pour »Courrier de la République », ce rôle des « diplomates véreux et démarcheurs est « Subversif, lugubre et crasseux ». »Le Correcteur » revient sur les manifestations de l’opposition et opine que le silence du pouvoir face à ces diverses mobilisations populaires est un « gros risque » pour le Togo. Il informe également qu’un front citoyen panafricain avec en tête le chanteur Tiken Jah Fakoli, soutient la lutte du Togo. Dans tous les cas, les militants de l’opposition togolaise et ceux de la diaspora continuent de manifester pour exiger entre autres le départ du Chef de l’Etat, Faure Gnassingbé. « Si Faure démissionnait aujourd’hui, il laissera place à qui ? En application de quelle disposition constitutionnelle puisqu’il n’a pas commis de haute trahison ? », se demande »Le Combat du Peuple » »Forum de la Semaine » revient l’irruption du Parti National Panafricain (PNP) sur la scène politique togolaise et pense que « Fabre est pris dans un engrenage qui n’est rien d’autre qu’un gros piège sans fin que lui a si bien tendu l’agitateur de Kparataou alias Tikpi Atchadam » Tout à fait autre chose, »Le Soleil » commet un article intitulé « Quand le démon possède le corps des moralisateurs : Mgr Alohonou, véritable Hitler dans le diocèse de Kpalimé ». L’hebdomadaire offre à lire que l’église catholique du milieu est en pleine effervescence. Les fidèles et les prêtres ne savent plus à quel saint se vouer… « La gestion humaine, pastorale et financière du diocèse est catastrophique. L’autorité est transformée en autoritarisme… tout le remue-ménage que l’on observe est l’œuvre du potentat du coin, Son excellence Mgr Benoit Alohonou », rapporte le journal. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 962 du 05 octobre 2017
La situation politique au Togo encore et toujours à la une des publications. La première dorsale de cette revue est consacrée aux obsèques du président de la HAAC. Rappelé à Dieu le 19 septembre dernier, M. Pitang Tchalla sera inhumé samedi prochain à Tchitchao dans le nord du pays. »Togomatin », »Echos du Pays » et »Forum de la Semaine » en publient le programme qui précise qu’une messe veillée aura lieu, le jeudi 05 octobre à Lomé et le lendemain à Tchitchao. Situation politique au Togo Des Togolais battent le pavé cette semaine pour réclamer les réformes politiques rappellent »Echos du pays ». Ils ont marché hier à l’appel de l’opposition pour exiger, entre autres, le retour à la constitution de 1992 et le vote de la diaspora. C’était une « gigantesque mobilisation », observe »Carrefour » qui se demande « jusqu’à quand le pouvoir tiendra encore ». Interrogation similaire dans »Togoyigba »: « Jusqu’où Faure Gnassingbé est prêt à aller dans son entêtement d’opérer les réformes ? » Dans tous les cas, après la marche d’ « avertissement » hier, les manifestants retournent dans les rues ce jeudi pour une journée de la « colère », complète »Le Changement ». Même information dans »Flambeaux des Démocrates » et »Le Perroquet ». Le ministre de la Sécurité n’en disconvient pas, mais « espère que cette colère sera pacifique », relève »Forum de la Semaine ». Pendant ce temps, c’est Tikpi Atchadam qui s’exprime dans les colonnes de »Liberté ». « Nous devons conclure la lutte. C’est le moment ou jamais », martèle-t-il. « Tout peuple debout arrive à bout de n’importe quelle dictature », renchérit le président du PNP dans »Carrefour ». L’hebdomadaire justement, explique que « c’est maintenant qu’il faut prendre la »bastille » pour chasser la minorité qui s’accapare les richesses du pays et affame les citoyens ». Il faut rappeler que la manifestation du jour coïncide avec le 27è anniversaire du 05 octobre 1990, un 05 octobre « bis repetita » selon »Liberté ». Le Bihebdomadaire relève que tout comme en 1990, le peuple entend prendre son destin en main et ne pas laisser les autres décider à sa place. Pour »Le Perroquet », cela fait « 27 ans de combat, d’espoir déçu, de crises interminables et de barbaries du clan Gnassingbé ». Quant à »Togomatin », il recommande de « tirer les leçons » de cette date importante dans l’histoire du Togo. C’est dans ce contexte que l’Union Africaine, la CEDEAO et l’UNOWAS se sont prononcées sur la situation que traverse le pays. Ces institutions « donnent raison à Faure Gnassingbé » en saluant l’adoption du projet de loi portant réformes, mentionne »Forum de la Semaine ». Aussi, « approuvent »-elles le référendum. Mais pas seulement. Elles demandent également au gouvernement d’en fixer la date, renseignent »Flambeau des Démocrates », »Chronique de la Semaine » et »Togomatin ». Le son de cloche est tout autre dans »Le Perroquet » qui soutient que ces organisations cherchent à « semer le trouble et le chaos au Togo ». »Le Changement » parle de « manœuvres de déstabilisation destinées à faire précipiter le pays dans l’abîme ». Pour sa part, »Liberté » évoque un « mépris continu de la communauté internationale pour le peuple », mépris qui, selon elle, se traduit par l’envoi des « »complices » du pouvoir » pour régler la crise politique. En outre, »Le Perroquet » croit savoir que le Premier ministre, Komi Sélom Klassou est un « frein » à l’alternance politique au Togo. Le confrère parle aussi d’un autre chef du gouvernement, l’ancien Premier ministre, Gilbert Houngbo qui serait « pressenti pour diriger la transition » au Togo en signe de « dénouement de la crise ». Au surplus, »Chronique de la Semaine » s’attarde sur la diaspora togolaise. L’hebdomadaire pense que cette dernière « joue le mauvais rôle dans la crise politique que traverse le pays, en prenant en otage les réseaux sociaux avec des informations erronées qui sortent carrément du contexte togolais ». Et puis, la presse du jour s’intéresse une fois encore à la rentrée scolaire ainsi qu’au secteur des télécommunications, précisément la coupure de la connexion internet et la Transformation du groupe Togo Télécom en Togocom. Service de presse de la HAAC