L’actualité dans les journaux parus ce mercredi reste dominée par la crise politique au Togo. Aucune rencontre ne semble être de trop pour aider les Togolais à trouver une issue à la crise politique que traverse le pays depuis quelques mois. En effet, le président Faure Gnassingbé a été reçu hier par son homologue nigérian à Abuja pendant que ses opposants prenaient langue avec Alpha Condé à Paris. De son côté, informe »Liberté », Nana Akufo-Addo du Ghana a eu, à Londres, « plusieurs heures de séance de travail » avec l’ancien ministre François Boko. Ça bouge donc dans tous les sens, constate »Le Libéral ». »Le Magnan Libéré » parle d’une « course contre la montre la montre » dans la perspective du dialogue. Ce qui est sûr c’est que les « tractations pour la facilitation » de ces pourparlers annoncés d’ici le début du mois prochain « se multiplient », observe »Le Dialogue ». Avant de rallier Abuja hier, le chef de l’Etat togolais était, la veille, en Abidjan où il a conféré avec le président ivoirien sur un certain nombre de sujets d’actualité dont la situation politique au Togo. Faure Gnassingbé pourrait rencontrer Emmanuel Macron, le président français, en marge du sommet Union Européenne-Afrique qui s’ouvre la semaine prochaine dans la capitale ivoirienne, renseigne »Tingo Tingo ». Quoi qu’il en soit, le numéro un togolais s’est enfin prononcé sur la crise dans son pays, ajoute l’hebdomadaire. « D’ici quelques semaines, le dialogue pourra s’ouvrir », a-t-il notamment confié dans des propos repris par le confrère. A l’aune de cette intervention présidentielle, »Lettre de la Kozah » souligne à grand trait la « disponibilité » réaffirmée de Faure Gnassingbé pour le dialogue autour des questions d’intérêt partagé. « Pour dialoguer, il faut être à deux, ma voix seule ne suffit pas », dira le président togolais au sortir des échanges avec Alassane Ouattara. Ces propos sont mis en relief dans les colonnes de »Le Messager ». C’est plutôt le président Faure qui « tergiverse » en ce qui concerne la tenue du dialogue, signale ‘‘Le Triangle des Enjeux ». »Le dialogue » n’est pas sur la même longueur d’onde et fait remarquer que la volonté du chef de l’Etat d’aller à la concertation ne trouve pas encore un écho favorable sans ambiguïté auprès de l’opposition, notamment de la coalition qui continue de mobiliser les populations dans la rue. Cette posture, selon le tabloïd, n’est pas de nature à favoriser un climat de sérénité nécessaire aux discussions. La rue oui « mais jusqu’à quand ? » s’interroge ‘‘La Dépêche » qui pense qu’il aurait été beaucoup plus sage de mettre en sourdine les manifestations pour donner des chances d’aboutissement au dialogue, quitte à les reprendre si, in fine, les résultats escomptés n’ont pas été atteints. »Lettre de la Kozah » aussi déconseille à l’opposition l’option des marches pendant que l’on s’active pour les pourparlers. « En politique, la légitimité et la crédibilité s’obtiennent dans les urnes et non dans la rue », rappelle le journal. Dans tous les cas, « pour un apaisement total, il faut aller à un dialogue », encourage le président de l’Observatoire togolais des prisons, Baba Acotié Saïd interviewé par »Le Patriote ». Aussi, l’hebdomadaire recommande-t-il de faire preuve de « pragmatisme et de lucidité » dans la recherche des pistes de solutions pour résoudre la crise et ainsi « délivrer les Togolais ». Il ne faut pas désespérer, car « tout va aller plus vite pour trouver une issue favorable à la crise togolaise », réconforte »Le Magnan Libéré ». D’ailleurs, « les acteurs sont de plus en plus proches du dialogue », assure ‘‘Forum de la Semaine ». « Le peuple est alors dans l’attente », écrit »Le Dialogue ». L’autre fait de l’actualité c’est la démission de Robert Mugabé au Zimbabwé. Un départ suscité, selon beaucoup d’observateur, par l’armée. Et du coup, certains au Togo tournent leur regard sur la grande muette. C’est à juste titre, semble dire ‘‘La Dépêche » qui nous apprend d’ailleurs que « l’armée est au cœur des enjeux politiques dans notre pays ». L’opposition l’aurait compris, c’est pourquoi, note »Vision d’Afrique », elle lui fait un « clin d’œil ». « Vous êtes la lumière qui éclaire les peuples et qui effraie les tyrans », a déclaré le Prof. Wolou Komi de la coalition dans »Le patriote » à l’endroit des forces armées. Le président du PNP a lui, renchérit en invitant l’armée, selon »Le Messager », à rejoindre la lutte populaire. Un appel qui peut lui valoir jusqu’à cinq ans de prison, selon le confrère. Il faut dire que le ministre de la sécurité a rétorqué à l’opposition suite à cet appel du pied. « L’armée est fidèle aux institutions de la République point », a-t-il tranché. Et d’ajouter : « l’opposition veut que les militaires soient de son côté, pourquoi elle marche ? Vous êtes allés lyncher les militaires et vous voulez qu’ils soient avec vous ? » Finalement, l’armée togolaise est-elle « loyaliste ou républicaine ? » se demande »Fraternité ». La publication rappelle que « les propos du ministre ne sont que l’expression d’une prise de position de l’armée déjà connue de l’opinion ». Cette armée « doit se rendre véritablement républicaine », martèle »Le Triangle des Enjeux ». Au surplus, le monde entier s’émeut suite à un reportage diffusé sur CNN relativement à la traite humaine en Libye. Le président togolais a exprimé son « indignation » après cette révélation. »Liberté » dénonce la »duplicité » de Faure Gnassingbé qui « joue l’affligé sur ce scandale en Libye et qui reste indifférent au massacre du peuple togolais depuis trois mois ». Et puis, la presse du jour informe que le parti UNIR a désormais sa plateforme digitale. Le www.unionpourlarepublique.com, à ne pas confondre à www.unir.tg, a été lancé hier à Lomé et s’inscrit dans la droite ligne des stratégies de communication de cette formation politique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 990 du 21 novembre 2017
Le président togolais, était hier en visite en Abidjan. A en croire ‘‘Forum de la Semaine », Faure Gnassingbé et Alassane Ouattara ont échangé sur la crise togolaise. Mais pas seulement. Le chef de l’Etat ivoirien et son hôte ont également fait le tour de l’actualité internationale, surtout le prochain sommet Union Européenne-Afrique prévu la semaine prochaine dans la capitale ivoirienne. Et en croire »L’Alternative », la crise togolaise « risque de peser sur les discussions » au cours de cet important rendez-vous. C’est pourquoi, ajoute le bihebdomadaire, la France souhaite que la situation au Togo soit « décantée » avant la tenue de ce sommet. C’est justement pour aider à la résolution de la crise que le président guinéen, le Prof Alpha Condé et par ailleurs président en exercice de l’Union Africaine, offre ses services. Selon »Liberté », »L’Alternative » et »L’Indépendant Express », il reçoit ce jour une délégation de la Coalition des 14 partis de l’opposition. Elle devra être composée de Tikpi Atchadam, Brigitte Adjamagbo qui ont quitté respectivement Accra et Lomé pour rejoindre Jean-Pierre Fabre à Paris où a lieu la rencontre. D’après »Liberté », ces trois représentants de la coalition iront devant le président Condé « réitérer la position du peuple togolais » dont ils ne sont que des porte-paroles. Pendant ce temps, le dialogue annoncé par le gouvernement est toujours dans sa phase de préparatifs. Hier en Abidjan, Faure Gnassingbé a rappelé que pour dialoguer il faut être deux personnes. Cela veut dire qu’outre le pouvoir, l’opposition devrait aussi s’inscrire dans la logique des pourparlers. Mais cette opposition pose des préalables avant l’ouverture des discussions. Autre point d’achoppement, les parties prenantes au dialogue. »Actu Express » croit savoir que « sous prétexte d’un dialogue inclusif, le pouvoir en place est à la manœuvre pour ouvrir le dialogue à certains partis politiques moribonds dits de l’opposition à l’effet de torpiller les négociations ». La publication rappelle que les protagonistes de cette crise ne sont autres que le pouvoir en place et la coalition des 14 partis de l’opposition qui mobilise les Togolais dans la rue depuis plusieurs mois. Pas question que ce dialogue-ci soit un nouveau marché de dupes, martèle »Le Bâtisseur » qui « avertit les opposants recto verso » devant la probable circulation des billets de banque. « Il faut surtout éviter »le piège à cons » », recommande »L’Indépendant Express ». En attendant le démarrage proprement dit de ce dialogue, la coalition des 14 continue de recourir à la mobilisation populaire pour « maintenir la pression » sur le pouvoir, renseignent »L’Indépendant Express » et »Actu Express ». Les deux tabloïds rappellent que les Togolais ont encore battu le pavé la semaine dernière. Et même dans la rue, c’est le « rouge du PNP qui écrase lamentablement l’orange » de l’ANC, observe »Le Médium ». Au point de chute de la marche de samedi dernier, des fleurs ont été offertes à l’armée, écrit »Le Bâtisseur ». Et c’est à juste titre, car la grande muette est « au centre de la crise », souligne »L’Indépendant Express ». « Vous ne pouvez pas être complice de l’asservissement du peuple par votre indifférence ou par votre silence », leur a lancé le professeur Wolou dans un message dont se fait l’écho »Liberté ». « Nous comptons sur vous pour éviter l’agression des civils », poursuit la coalition. La réponse du ministre de la Sécurité n’a pas tardé. « Qu’ils ne rêvent pas que les militaires seront de leur côté », opine Yark Damehane. Sur le sujet, »Forum de la Semaine » donne à savoir que le président du PNP a « appelé l’armée à rejoindre le peuple ». Ce message est « gravissime », car il « viole la charte des partis politiques », signale le quotidien privé qui assure que Tikpi Atchadam « tombe ainsi sous le coup de la loi ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 989 du 20 novembre 2017
La politique cristallise toujours l’actualité des journaux parus ce lundi. Mobilisation record les 16, 17 et 18 novembre 2017, « l’opposition exprime sa solidarité aux forces de défense et de sécurité », titre ‘‘Liberté ». Ceci à travers une déclaration dans laquelle l’opposition « rappelle que les militaires et les civiles sont liés par le même destin », ajoute le quotidien privé. Yark Damehane, le ministre en charge de la sécurité vient mettre fin aux espoirs que l’opposition place aux Forces Armées Togolaises en déclarant : « Que les opposants ne rêvent pas que les militaires seront de leur cotés », rapporte ‘‘Forum de la Semaine ». Par ailleurs, ‘‘Liberté » révèle que les Forces Armées Togolaises sont en proie à des remous et que « Faure Gnassingbé compte augmenter les salaires des soldats pour les appâter ». Répondant au Professeur Wolou Komi, Secrétaire Général du PSR qui « essaie maladroitement d’apprendre aux militaires leurs devoirs », ‘‘Le Combat du Peuple » fait savoir qu’un aspect essentiel échappe à l’homme politique : « Les Forces de sécurité qui sont chargées du maintien de l’ordre n’ont jamais reçu l’ordre de leur hiérarchie de lancer des grenades lacrymogènes dans les maisons », et que « Le Togo n’est pas une dynastie et Faure n’a jamais opposé l’armée et le peuple », conclue l’hebdomadaire. Concernant toujours l’armée, le confrère traite Fulbert Attisso « d’opposant apprenti sorcier », pour avoir appelé l’armée togolaise à « tirer exemple de l’armée zimbabwéenne pour que le Togo entre en démocratie ». Sur un sujet différent, la mobilisation de contestation du pouvoir s’amplifie, « un gouvernement d’union, piège pour noyer la lutte », pense ‘‘Le Correcteur ». Malgré la mobilisation de l’opposition qui ne faiblit pas, « Le Chef de l’Etat n’entend rien lâcher. Pour lui, l’usure aura raison des manifestations. », Confie le confrère qui ajoute que Faure « ne veut pas de préalables pour le dialogue. Ce qui compte, c’est de former un gouvernement d’union nationale avec un Premier ministre issu de la coalition de l’opposition pour opérer ensemble les réformes. » Parlant justement de dialogue, »Nouvelle Opinion » rappelle que la communauté internationale appelle à un dialogue inclusif et sincère. Au moment où le pouvoir « s’aligne », l’opposition « cafouille » »Liberté » offre à lire que « le grand enjeu de ces discussions annoncées, c’est de trouver une solution de sortie de crise…. Et que le dialogue débouche sur un règlement consensuel de la situation. » »Le Combat du Peuple » pour sa part opine que l’opposition maintient la pression tout en acceptant d’aller au dialogue. C’est de « l’hypocrite politique » car « on ne peut pas vouloir une chose et son contraire à la fois », commente-t-il. Tout à fait autre chose, « Awa Nana annonce la phase des indemnisations à partir de mi-décembre », informe ‘‘Nouvelle Opinion ». Cette indemnisation débute « avec les victimes vulnérables en décembre », précise ‘‘Forum de la Semaine ». En outre, certains confrères font savoir que Faure Gnassingbé a effectué une visite inopinée au marché de Niamtougou. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 988 du 17 novembre 2017
Les préparatifs pour le dialogue annoncé par le gouvernement se poursuivent. Pendant ce temps, l’opposition ne quitte pas la rue. Faure Gnassingbé lui, continue de sillonner les localités du pays pour poser des actes en faveur des populations. »Forum de la Semaine » donne à savoir qu’après Bavou dans l’Ogou, Assoukoko dans la préfecture de Blitta est éclairé. Ces actions inscrites à l’agenda du mandat social de l’actuel chef de l’Etat ne s’arrêtent pas à l’électrification des contrées. D’autres actes tous azimuts ont été posés par le président de la République. Ces opérations de « séduction » engagées par Faure Gnassingbé sont bien « tardives », opine »Le Canard Indépendant ». D’aucuns pensent que le périple présidentiel à travers le pays est dicté par la pression née de la crise que traverse le pays. C’est une mauvaise lecture que de voir les choses de cette manière, analyse »L’Eveil de la Nation ». Pour l’hebdomadaire, cet « amalgame » autour des inaugurations et rencontres présidées par le chef de l’Etat tient au fait que « le mandat social n’a pas été bien expliqué aux Togolais ». Et pendant que Faure Gnassingbé parcourt monts et vallées pour poser des actes concrets, l’opposition marche, observe ‘‘Togoréveil » qui conclut qu’en réalité « chacun fait ce qu’il sait faire le mieux ». Parlant de l’opposition, elle « maintient la pression » à travers la rue, constate »Le Canard Indépendant » qui rappelle que la coalition a entamé hier trois jours de manifestations populaires. Ils étaient « des milliers de Togolais à marcher pour exprimer le rejet du régime » en place, complète »Liberté ». Et à la coalition des 14 partis politiques, l’on croit à la rue. « La victoire, nous devons l’avoir absolument », martèle Mme Brigitte Adjamagbo dans »L’Alternative ». « Il est impossible de revenir dire aux Togolais que les choses vont rester en l’état », a déclaré Nathanaël Olympio. En tenant de tels propos, l’opposition risque de faire prendre à son propre piège, commente »Togomatin ». Dans tous les cas, la « pression continue en attendant le dialogue », écrit »Liberté ». Les contours de ces pourparlers sont en train d’être dessinés, note »L’Eveil de la Nation » qui croit savoir que les discussions seront dirigées par une personnalité neutre acceptée par toutes les parties, avec autour de la table le pouvoir et l’opposition, mais aussi la société civile et les chefs traditionnels. Les participants au dialogue font partie des « points d’achoppement », informe »Le Canard Indépendant », car la coalition veut être la seule interlocutrice du pouvoir. Il faut souligner que ces pourparlers se préparent sous les auspices du président ghanéen qui a dépêché à Lomé il y a quelques jours un émissaire pour rencontrer les protagonistes. Le nom de cet émissaire : Albert Kan-Dapaah, « un homme à surveiller de près, car c’est un copain de longue date de Faure Gnassingbé », avertit »L’Alternative ». Même en son sein, la coalition doit resserrer les rangs pour éviter que le pouvoir n’ « achète » certains de ses membres, recommande le bihebdomadaire. Et ce dialogue qui pourra débuter à la fin de ce mois, il faut « en rire ou pleurer ? » se questionne »La Voix du Peuple ». En lien avec la crise politique au Togo, le ministre de la Communication a été reçu mardi dernier sur les plateaux de la chaine de télévision France 24. Guy Madjé Lorenzo a fait une « piètre prestation, une prestation ridicule, une nullité absolue qui a provoqué l’hilarité de l’opinion », assure »L’Alternative » qui ajoute que le ministre « n’a pas véritablement de compétence » pour ces genres de sorties médiatiques. Et puis, »Liberté » révèle que la résidence du Général Séyi Mèmene a été perquisitionnée par des militaires à la recherche d’armes mais ces derniers sont repartis bredouilles. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 987 du 16 novembre 2017
L’actualité dans les publications du jour reste dominée par la crise politique au Togo. Les regards sont désormais tournés vers le dialogue annoncé par le gouvernement. Le moins qu’on puisse dire, c’est que les choses se mettent progressivement en place pour sa réussite. L’un des faits majeurs qui confirme les préparatifs de ces pourparlers est la rencontre d’échanges que l’émissaire du président ghanéen a eue avec le pouvoir et l’opposition à Lomé. Pour Albert Kan-Dapaah dont les propos sont rapportés dans »Waraa les Vainqueurs », « le temps est maintenant propice pour démarrer le dialogue ». Reste à en préciser la date et le lieu. « Comme on peut le constater rien de concret n’a filtré de cette entrevue », note ‘‘Le Changement ». Les participants ? Aucune précision non plus pour l’instant, mais »Vision d’Afrique » explique que seule la coalition des 14 partis doit être l’interlocutrice du pouvoir en place, attendu que c’est elle qui porte des revendications. Il faut donc éviter que toutes les formations politiques soient invitées à la table des discussions, insiste l’hebdomadaire. De son côté, »Panorama » prescrit la « prudence » à l’opposition, car la médiation en cours est « plombée », l’émissaire ghanéen étant un « ami personnel » de Faure Gnassingbé. »Le Perroquet » aussi doute de l’issue de ce dialogue qui risque de permettre une nouvelle fois au régime en place de tirer son épingle du jeu. Le tabloïd recommande à l’opposition, une fois au dialogue, d’ « exiger et d’obtenir le retour des militaires dans leurs casernes et le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir en 2020 ». Il faut même aller « au-delà d’un simple dialogue et négocier la fin de la dictature », suggère Dany Ayida, expert international en gouvernance et démocratie, dans une tribune publiée dans »Liberté ». Pourtant, il est exigé des protagonistes de mettre de l’eau dans leur vin pour éviter le « pourrissement » de la situation, relève »Chronique de la Semaine ». Il faut « émettre des vibrations positives » pour donner des chances de réussite à ce dialogue, renchérissent »Echos du Pays ». Pas sûr que ces appels soient entendus de si tôt, car l’opposition, emmenée par son chef de file, pose des conditions avant le démarrage des pourparlers. Entre autres, la libération des personnes arrêtées dans le cadre des manifestations et l’élargissement de tous les détenus politiques ainsi que l’exigence d’un dialogue exclusif avec le pouvoir. Ces préalables « risquent de compliquer les choses », soulignent »Echos du Pays ». »Le Dialogue » assimile tout cela à un « diktat » orchestré par Jean-Pierre Fabre et prévient que cette posture est de nature à « faire tout capoter ». Quoi qu’il en soit, le dialogue pour lequel l’opposition « hésite » encore pour ne pas, entre autres, « perdre le financement de la diaspora » est la « voie la plus pérenne et la mieux indiquée » pour en finir avec la crise, opine ‘‘Focus Infos ». Pendant ce temps, la coalition continue de mobiliser la rue. Elle a appelé à trois jours de manifestations à partir d’aujourd’hui. La coalition qui ne décolère pas après la sortie de Faure Gnassingbé à Témédja la semaine dernière. Le chef de l’Etat a, en effet, accusé l’opposition d’être responsable des manifestations violentes et leurs corollaires, rappellent »Waraa les Vainqueurs ». C’est un discours qui « cache mal l’apologie des crimes et des barbaries militaires », dénonce »Le Perroquet ». « Sans l’armée Faure n’est pas fort », renchérit »Panorama » qui invite Louis Michel dont la fin de carrière est annoncée à « emporter dans ses valises » le chef de l’Etat togolais que l’homme politique belge, à l’en croire, avait qualifié de « président exceptionnel ». Suite donc à « sa sortie scandaleuse » au camp de Témédja, l’opposition lui a « rétorqué », renseigne »Le Changement ». « Faure fait montre d’un caractère irresponsable, belliqueux et antipatriotique qui révèle au grand jour, le plan machiavélique d’épuration politique et de destruction de la nation », rapporte le confrère qui se fait tout autant l’écho de l’appel du professeur Wolou aux Forces armées togolaises : « ne laissez personne vous opposer aux civils ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que le bureau exécutif de l’UNIR a été installé mardi dernier. Elle évoque aussi la grève des enseignants qui a jeté des élèves dans la rue. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse 984 du 14 novembre 2017
Les journaux parus ce mardi s’intéressent principalement à la crise politique au Togo. Le président de la République s’est rendu le 10 novembre dernier au camp du 3è Régiment d’Infanterie de Témédja. Ainsi que le rapporte »L’Audience », il y a « renouvelé sa confiance à l’armée ». Mais pas seulement. Là-bas, Faure Gnassingbé a parlé de la « trilogie marches-violences-pertes en vies humaines », complète »L’Union pour la Patrie » qui note que la sortie du chef de l’Etat soulève une « réelle question de responsabilité à assumer ». Il faut dire que les parties de son intervention qui font couler beaucoup d’encre et de salive sont relatives aux actes de violences enregistrés au cours des manifestations de l’opposition. Sur le sujet, le président Faure, tout en faisant porter la responsabilité des « victimes » et des « dégâts » de ces manifestations à leurs organisateurs, a laissé entendre que les auteurs de la mort des deux soldats à Sokodé seront recherchés et confrontés à la rigueur de la loi. Ce sont des « vérités qui font mal à l’opposition », observe »Libération ». Pour sa part, l’ASVITTO dénonce dans »L’Alternative » des « propos indignes et dangereux ». Selon »Le Bâtisseur », les propos du chef de l’Etat n’augurent pas des lendemains sereins à notre pays. « En opposant l’armée au peuple, Faure Gnassingbé s’adonne à un jeu dangereux », renchérit »L’Alternative ». En tout cas, le discours de Témédja a suscité un appel à l’endroit des forces armées et de sécurité chez le professeur Wolou Komi dont le parti est membre de la coalition des 14 partis de l’opposition. « Ne vous laissez pas entrainer dans des massacres de vos frères et sœurs civils pour servir la cupidité et les caprices de certains individus », lance-t-il dans les colonnes de »Liberté ». Par ailleurs, »Liberté » dit savoir désormais pourquoi le président de la République « ne parle jamais ». Prenant l’exemple de sa phrase « je ne vois pas le rapport » et de ses deux dernières prises de parole à Tsévié et à Témédja, le quotidien remarque que les sorties du n°1 togolais « provoquent un tollé général et font l’unanimité contre sa personne » tant et si bien qu’il préfère garder le silence pour ne pas donner du grain à moudre à ses contempteurs. Quoi qu’il en soit, le chef suprême des Armées a engagé les troupes à resserrer les rangs afin de « répondre à toute menace ou action terroriste qui pourrait toucher le Togo ». Il n’en faut pas davantage pour que »Liberté » fasse un lien avec Tikpi Atchadam qui est soupçonné d’intentions inavouées. « La reprise par Faure Gnassingbé de cet argumentaire déjà servi par ses collaborateurs laisse entrevoir une conspiration au sommet de l’Etat », commente le quotidien privé. Dans la foulée, »L’Alternative » annonce que des « barbouzes du régime » ont mené dans la nuit de samedi à dimanche dernier une « opération commando » au domicile du leader du PNP, opération qui serait « soldée par un échec », à en croire le bihebdomadaire, Tikpi Atchdam n’ayant pas été trouvé à la maison. Lorsque »Liberté » ajoute à cette « tentative d’enlèvement » du président du Parti National Panafricain « l’état de siège » dans certaines villes du pays, elle conclut au « dialogue et à l’apaisement dans l’évangile selon Faure Gnassingbé ». De son côté, »Le Bâtisseur » note que l’offre du dialogue est faite « les armes à la main ». Et de s’interroger : « sincérité ou annonce canular ? » C’est pourquoi, ajoute l’hebdomadaire, l’opposition exige des « préalables et garanties » avant l’ouverture éventuelle du dialogue annoncé. En attendant, la coalition des 14 partis politiques « met l’accélérateur à partir de jeudi prochain malgré l’état d’urgence imposé sur le Nord du pays », renseigne »Le Bâtisseur ». Les manifestations prévues cette semaine « viennent montrer à Faure Gnassingbé que ses »mesurettes » brandies tel un trophée ne suffisent pas pour apaiser les Togolais », mentionne »L’Alternative ». Quant à »Le Médium », il signale que le « triduum des marches » prisé par l’opposition n’a pas jusqu’ici produit des résultats escomptés. Dans une tribune publiée dans »Forum de la Semaine », l’auteur, Olivier Kouta relève la « volonté ineffable de l’opposition de paralyser économiquement le pays ». »Le Médium » lui, informe que les « pertes » générées par les manifestations et les grèves sont déjà « énormes ». Dans un tout autre registre, »Libération » rappelle que le chef de l’Etat a inauguré vendredi dernier une centrale solaire à Bavou dans la préfecture de l’Ogou. Cette œuvre qui entre dans le cadre du mandat social du président sortira les populations rurales de l’obscurité, indique le confrère. Ce jour-là à Bavou, Faure Gnassingbé « faisait un tel »farot » qu’on aurait cru qu’il a sorti l’argent de sa propre poche pour réaliser l’ouvrage », raille »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de Presse N° 984 du 13 novembre 2017
Deux sujets dominent l’actualité dans les journaux parus ce lundi : La visite du Chef de l’Etat aux militaires du camp de Témédja et l’inauguration de la centrale photovoltaïque puis le lancement par Faure Gnassingbé des projets d’hydraulique villageoise dans l’Ogou. La visite du Chef de l’Etat aux militaires du camp de Témédja Le weekend passé n’a pas été de tout repos pour le Président Faure Gnassingbé. Il a effectué une visite aux militaires du camp de Témédja, localité située à plus de 200 kilomètres au nord de Lomé. Dans son manteau de chef suprême des armées, Faure Gnassingbé est revenu sur l’affaire des militaires tués lors des manifestations de l’opposition. « Visiblement, cette tragédie dévore Faure Gnassingbé, profondément attristé et meurtri », écrit ‘‘La Symphonie ». A l’en croire, le Chef de l’Etat a eu également une forte pensée pour les civils que la grande faucheuse des manifestations a emporté, « citant notamment cet enfant tué à Mango », ajoute-t-il. Qui sont alors les vrais coupables de ces drames liés aux violentes manifestations ? Faure Gnassingbé tranche : « Ceux et celles qui organisent ces manifestations portent la lourde responsabilité des victimes que les participants ont fait et des dégâts qu’ils sont causés », rapporte le confrère. Revenant sur la mort des militaires tués à Sokodé, le Chef suprême des armées a annoncé que « leurs assassins sont activement recherchés et tout sera mis en œuvre pour les retrouver oû qu’ils se trouvent et les châtier conformément aux lois de notre République. », fait savoir ‘‘Forum de la Semaine ». Pour ‘‘Le Correcteur », « Faure désemparé livre son peuple à l’armée ». Selon l’hebdomadaire, les propos de Faure Gnassingbé au camp de Témédja sont d’une extrême gravité en ce sens que le Président semble donner plus d’importance aux militaires tués qu’aux civils. Pourtant, toutes ces couches sont sous sa responsabilité en tant que Président du Togo. « Comment les organisateurs des manifestations sont-ils seuls responsables des morts ? le maintien d’ordre est-il synonyme de tuerie ou massacre ? », se demande le journal. « Faure Gnassingbé dresse l’armée contre le peuple », opine ‘‘Liberté ». Cette sortie du Chef de l’Etat, aux dires du quotidien privé, « a eu le mérite de confirmer tout ce que racontent ses envoyés sur les ondes…il faudra au demeurant, appréhender les jours et semaines à venir sous de très mauvais auspices vu que le prince a renouvelé sa confiance totale aux FAT.. » ‘‘Le Combat du Peuple », offre à lire que « Faure parle, l’opposition tremble. » Le Chef de l’Etat, en sa qualité de Chef suprême des armées, « ne saurait tolérer qu’on tue impunément les militaires qui ne sont même pas en mission de maintien d’ordre », commente-il. Périple du Président Faure dans l’Ogou Intenses activités pour le Chef de l’Etat ; une fin de semaine assez chargée. Il était sur plusieurs fronts entre Akparè, Bavou, dans le canton d’Ountivou. Le Chef de l’Etat a « inauguré vendredi dernier, une mini-centrale solaire à Bavou » dans la préfecture de l’Ogou, annonce »La Lettre de la Kozah ». D’un cout total de deux milliards de FCFA, ce programme d’électrification solaire s’étendra à d’autres localités dans les préfectures de Blitta, Bassar et Oti-Sud, ajoute-il. Par ce geste, Faure Gnassingbé est « engagé à assurer une énergie de qualité aux populations », pense ‘‘Nouvelle Opinion ». A Akparè, « Le Président de la République a lancé les travaux de construction de huit mini-addictions d’eau potable. », informe ‘‘Togomatin’‘. Tout à fait autre chose, ‘‘Le Rendez-vous » s’intéresse à la politique et titre : « Désordre au sommet de l’armée togolaise, SOS pour Sokodé et Bafilo ». Il lève également le voile sur « les deux visages d’un chef de guerre et les barbouzes à la trousses d’Atchadam » Dans le reste de l’actualité, certains journaux informent que l’opposition sera encore dans les rues jeudi, vendredi et samedi prochains. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 983 du 10 novembre 2017
L’annonce de l’ouverture imminente d’un dialogue entre les acteurs politiques fait couler beaucoup d’encre dans journaux parus ce vendredi. Pendant ce temps, la coalition des 14 partis de l’opposition maintient la pression à travers la mobilisation populaire. Les mesures d’apaisement prises par le gouvernement continuent de susciter des réactions. Le groupe des 5 et le parti UNIR, par exemple, appellent l’opposition à prendre part au dialogue, informent »Le Changement », »Innov-Africa » et »Togoréveil ». A en croire »L’Union pour la Patrie », toutes ces réactions ont pour dénominateur commun « satisfaction et espoir » surtout en ce qui concerne le dialogue annoncé. N’est-il pas un « dialogue de trop ? » s’interroge »La Dépêche » qui fait observer que plusieurs autres rounds de discussions ont été organisés sans pour autant produire des résultats escomptés. « Quel dialogue encore ? » s’interroge »L’Alternative ». Quoi qu’il en soit, »Innov-Africa » considère l’annonce de ce dialogue comme une « main tendue » et se demande si elle sera saisie par l’opposition. Si celle-ci marque sa disponibilité à prendre part au dialogue, elle pose cependant ses « préalables ». Entre autres, la « libération de tous les détenus politiques », renseigne »Le Canard Indépendant ». ‘‘Forum de la Semaine » elle, parle de « préalables surannés ». L’exigence de ces préalables et une nécessité pour l’opposition togolaise car, si elle ne le fait pas, elle « risque de se faire happer une nouvelle fois », opine »Liberté ». Pour le quotidien privé, il faut non seulement exiger et obtenir du pouvoir des « garanties de succès et de mise en œuvre des conclusions de ce dialogue » mais aussi insister sur la présence des « personnalités nationales ou internationales connues pour leur neutralité comme cautions morales ou garants des accords ». En tout cas, l’opposition doit « jouer sa partition et agir avec la plus grande responsabilité en œuvrant pour l’intérêt national et la sauvegarde de la paix ainsi que la cohésion nationale », recommande »Innov-Africa ». Ainsi que le souligne »L’Eveil de la Nation », des « doutes planent » déjà sur la réussite de ces pourparlers dans la mesure où l’opposition n’est pas dans une logique d’assouplissement de sa position. L’hebdomadaire suggère d’ « éviter les extrémismes, les intransigeances et les extravagances », car chacune des parties doit accepter de faire des concessions pour aboutir à un compromis. Tout comme le tabloïd, le ministre Gilbert Bawara invite dans les colonnes de »Forum de la Semaine », »Togoréveil » et »La Dépêche », l’opposition à « éviter toute forme de préalables, de surenchère ou d’exigences surréalistes qui rendraient le dialogue beaucoup plus périlleux et qui compromettraient les résultats ». En attendant l’ouverture effective de ce dialogue, la mobilisation dans la rue « ne faiblit pas », observe »La Dépêche ». Plusieurs villes, sauf Sokodé et Bafilo, ont « grondé » pour réclamer le « départ de Faure Gnassingbé », souligne »L’Alternative ». Aussi pour demander le retour à la constitution de 1992 complète »Le Changement ». Et l’on a enregistré une « mobilisation record » au 3è jour des manifestations, note »Liberté » qui ajoute qu’un cortège des artistes a été « attaqué » par des « militaires » à Agoè. Toujours à en croire »Liberté », les militaires ont « préféré des menaces » contre les journalistes de Radio Tchaoudjo à Sokodé. « C’est vous qui ouvrez votre antenne aux opposants. Va dire à tes collègues qu’ils payeront » aurait lancé un militaire à l’endroit d’un journaliste de cette chaine de radio qui se rendait au service tôt le matin. En lien avec les médias, »Innov-Africa » rappelle que le Mouvement Martin Luther King a interpelé le ministère de la Communication et la HAAC à propos du « traitement expéditif » des manifestations de l’opposition par les médias publics. Manifestations dont les chiffres tels qu’annoncés par le ministre de la Sécurité ne correspondraient pas à la réalité, selon »Liberté ». Le quotidien privé se fait aussi l’écho d’une enquête du magazine panafricain »Afrique Magazine » qui présente Faure Gnassingbé, Ali Bongo Ondimba et Joseph Kabila comme « les héritiers particuliers »élus » ou »désignés » qui incarnent souvent les présidences familiales au long cours ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 982 du 09 novembre 2017
La situation politique au Togo meuble les colonnes des journaux parus ce jeudi. Le gouvernement togolais a décidé il y a quelques jours de convoquer un dialogue à l’effet de résoudre la crise que traverse le pays. « Cette démarche quoique salutaire aurait eu plus de poids et de crédibilité aux yeux de l’opinion si une date avait été déjà avancée, de même que le cadre du dialogue fixé », commente »Flambeau des Démocrates ». Qu’à cela ne tienne. Même si la date de ces pourparlers n’a pas été précisée, le groupe des 5 et le parti UNIR ont salué cette initiative du gouvernement, relève »Chronique de la Semaine ». Aussi, la plupart des observateurs continuent-ils d’appeler de leurs vœux les retrouvailles entre politiques autour d’une table. Alors, « les protagonistes saisiront-ils la main tendue du gouvernement ? » s’interroge »Le Dialogue ». Pour ‘‘La Nouvelle Tribune », le gouvernement doit « accélérer la cadence face aux grandes attentes » et l’opposition « faire preuve de réalisme ». Le réalisme, c’est justement ce qui manque à la coalition qui en est encore à faire de la « surenchère » alors que le gouvernement « œuvre pour que le dialogue annoncé prenne corps », se désole de constater »Togomatin ». Le bihebdomadaire se demande « Jusqu’où ira l’opposition avec le refus de la main tendue du pouvoir ». Dans la même veine, ‘‘Chronique de la Semaine » assure que l’opposition « fait déjà montre de sa mauvaise foi », non seulement en « campant sur sa position mais en se radicalisant davantage ». Devant ce constat, »Le Patriote » déduit que le dialogue annoncé par le gouvernement « a du plomb dans l’aile ». Le confrère observe que l’opposition se montre « méfiante » eu égard à la non application des accords qui ont découlé des différents dialogues organisés jusqu’ici. Pourtant, il faut bien que la crise soit résolue. C’est pourquoi »Echos du Pays » recommandent au pouvoir et à l’opposition d’ « évacuer la peur de l’échec et de s’y mettre » pour réussir les pourparlers annoncés. Pour sa part, »Le Dialogue » invite l’opposition à se départir de son intransigeance habituelle pour donner une chance de réussite aux discussions qui vont s’ouvrir bientôt, « au risque de tout perdre ». En attendant l’ouverture effective du dialogue, la coalition des 14 partis de l’opposition continue de mobiliser les populations à travers le territoire. L’on est rendu ce jeudi au dernier des trois jours de marche. Mardi déjà, le ministre de la Sécurité s’était félicité de l’allure pacifique des manifestations, rappellent »Le Dialogue » et »Forum de la Semaine ». »Le Patriote » s’attarde justement sur « l’incompréhensible » Yark Damehane qui, à l’en croire, s’est mis à « défendre l’indéfendable » depuis le début de la crise au point d’écorner sa propre image et de « desservir » le pouvoir par ses interventions. En tous cas, « la tempête n’a pas eu lieu malgré la mobilisation des djihadistes du PNP », écrit »Chronique de la Semaine ». Si les marches ont pu être organisées dans certaines villes, ce n’est pas le cas de Sokodé et Bafilo où toute tentative de regroupement a été dispersée, les conditions sécuritaires n’étant pas réunies, selon les autorités. Du coup, Sokodé est « sous pression », signale »La Nouvelle Tribune ». C’est « l’état de siège à Sokodé et à Bafilo », renchérit »Liberté » qui s’intéresse aux « tenants de l’appareil répressif » des manifestations de l’opposition. Le quotidien privé croit savoir le ministre de la Sécurité n’est en réalité qu’un « fusible, les vrais commandeurs de l’attirail répressif étant ailleurs, tapis dans l’ombre ». L’interdiction dans ses deux villes a mis en courroux la coalition. « Nous irons marcher à Sokodé et à Bafilo », menace Mme Brigitte Adjamagbo du CAP 2015 dans des propos rapportés dans »Le Patriote ». Revenant sur la crise au Togo, »Echos du Pays » soulignent que les « responsabilités sont partagées ». »Le Patriote » complète en expliquant que le Togo est en fait « victime de politiciens à double visage ». Il faut dire que les manifestations, quelles qu’elles soient sont relayées par les médias. Parfois, pas bien à propos, ainsi que le remarque le Mouvement Martin Luther King, en ce qui concerne le traitement qui en est fait sur les médias publics. Le MMLK s’insurge dans »Liberté » contre « la censure et le traitement expéditif » qui sont réservés aux manifestations de l’opposition. Le Mouvement « demande au ministère de la Communication et à la HAAC de rappeler ces médias publics à l’ordre professionnel . Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 980 du 07 novembre 2017
La crise politique au Togo est à la une de l’actualité dans les journaux parus ce mardi. Dans un communiqué rendu public hier, le gouvernement togolais a pris des « mesures d’apaisement » à l’effet de résoudre durablement la crise. Ces mesures, relèvent »Forum de la Semaine » et »Le Médium », vont de l’élargissement d’une quarantaine de détenus dans le cadre des manifestations de rue à l’ouverture d’un dialogue entre les acteurs politiques en passant par la levée du contrôle judiciaire qui pesait sur Jean-Pierre Fabre dans l’affaire des incendies des marchés. Cependant, ces mesures ne sont pas sans contrepartie. Elles doivent amener l’opposition à « mettre de l’eau dans son vin en agissant avec la plus grande retenue et responsabilité ainsi qu’en œuvrant pour l’intérêt national par la sauvegarde de la paix et la cohésion nationale », commente »L’Union pour la Patrie ». »L’indépendant Express » minimise ces mesures et donne à savoir qu’elles ne sont que « divagation, diversion, digression et fuite en avant » pour faire gagner du temps à Faure Gnassingbé qui, du reste, n’a « aucune envie de quitter le pouvoir ». Effectivement, l’actuel chef de l’Etat togolais « refuse de renoncer au pouvoir en 2020 » ainsi que lui suggérerait son homologue ghanéen, renchérit »L’Alternative ». Ce faisait, cette posture risque d’ « envenimer davantage la situation politique au Togo les jours et semaines à venir », prédit le bihebdomadaire, surtout avec la « détermination » des leaders de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. Parmi ces derniers, Tikpi Atchadam. « Peuple en lutte… tu dois maintenir l’élan face à la dictature qui te nie en tant qu’être humain », galvanise-t-il dans des propos publiés par »L’Alternative ». L’entièreté de ce message du président du Parti National Panafricain est publiée dans les colonnes de ‘‘L’Indépendant Express » qui planche sur les « secrets de la victoire finale » de la lutte. Le confrère pense également que le pouvoir togolais « tombe dans le piège mortifère du djihadisme en tentant de dénigrer le PNP ». C’est le cas de le dire, les mesures prises par le gouvernement, sont intervenues à la veille des marches de l’opposition. Ce sera le « premier test dans les rues aujourd’hui » en ce qui concerne les mesures prises il y a quelques jours pour des manifestations sans violence, mentionne ‘‘Forum de la Semaine ». Et dans cette lutte pour accéder au pouvoir, l’opposition togolaise affiche souvent un « visage d’ange » qui cache mal son « amateurisme et son inconséquence politique », souligne »Le Médium ». L’opposition semble ne pas être seule dans cet angélisme. Faure Gnassingbé « se déclare curieusement d’une angélique simplicité », note »L’Alternative ». Tout à fait autre chose, »Liberté » s’intéresse à la justice togolaise et ses « deux visages » dans la crise actuelle. Une sorte de deux poids deux mesures, selon la publication qui fait constater que pendant que des Togolais « dont le seul tort est de militer au sein de l’opposition sont jetés en prison » du fait de cette justice, elle rechigne à inquiéter les « corps habillés et les miliciens qui tuent les citoyens ». Toujours en lien avec la politique, un colloque a été organisé vendredi dernier à Lomé à l’adresse des journalistes sur les 25 ans de la constitution togolaise à l’effet de leur donner les clés nécessaires à la compréhension de certaines thématiques dont la rétroactivité de la loi, informe »Forum de la Semaine ». L’initiative est du président de l’Université de Lomé, le Prof Dodji Kokoroko. Là-dessus, »Liberté » remarque la « dérive mégalomaniaque de ce jeune Professeur » qui, à l’en croire, a non content de tenter de « rallier les professionnels des médias à sa cause a invectivé les journalistes qui ne sont pas réceptacles de ses opinions ». Dans tous les cas, »Togo-Presse », édition de lundi, renseigne que ledit colloque a été ouvert par le chef de cabinet du président de la HAAC, M. Komivi Viagbo qui a prescrit aussi bien aux hommes et femmes des médias qu’aux acteurs politiques « la préservation de la paix, la concorde et la cohésion sociale, seules gages du développement ». Le Service de Presse/HAAC