A la une de l’actualité dans les journaux parus ce jeudi la crise politique au Togo. Sur la première estrade de cette revue, la rencontre HAAC-CENI. C’était lundi dernier au siège de la CENI, à l’effet de « renforcer la collaboration » entre les deux institutions, renseigne »Le Bâtisseur ». Elles se sont, au cours de ladite rencontre, « engagées pour des élections libres et apaisées au Togo », précise »Forum de la Semaine ». »Le Changement » ne s’explique pas l’opportunité de cette rencontre au moment où les tractations sont en cours pour la tenue du dialogue. L’hebdomadaire voit en cela une manière pour la HAAC « à qui il est prêté une certaine maîtrise dans l’art de museler la presse et son acolyte la CENI constamment au cœur des fraudes électorales qui confortent le régime, de s’échauffer pour leur sale besogne ». « Vous êtes trop pressés les gars », martèle »Liberté » à l’endroit de la HAAC et de la CENI. Le quotidien privé leur rappelle qu’à l’heure actuelle, « ce qui préoccupe le peuple »gnassingbélandais », c’est comment faire pour dégager le »tchalévi simple » du fauteuil »prégodentiel » ». Le journal dit ne pas tenir rigueur aux deux institutions, car leurs membres ne vivant pas au Togo, ne sont peut-être pas informés de ce qui se passe au pays. Et justement, la situation politique au Togo « inquiète » les diplomates européens, relève »Flambeau des Démocrates ». Ces derniers l’on fait savoir au cours de la 18è session du dialogue UE-Togo. Le gouvernement les a « rassurés » sur ce que la crise sera résolue et l’Union Européenne a en retour promis son « soutien infaillible », informe »Chronique de la Semaine ». Pour nombre d’observateurs, la résolution de cette crise passe par la case dialogue, problème, la coalition exige des préalables avant le démarrage de ces pourparlers, souligne »Le Bâtisseur ». L’un de ces préalables reste la libération des détenus dont Alassani Mohamed Djobo. Mais apparemment, l’Imam de Sokodé ne risque pas de recouvrer sa liberté de si tôt, car selon »Liberté », « Faure Gnassingbé s’oppose à la libération de cet Imam ». L’autre fait qui ne serait pas de nature à favoriser l’ouverture rapide du dialogue, ce sont les « violences » voire « bastonnades » qu’auraient subies Jean-Pierre Fabre, certains de ses collaborateurs et des militants de l’opposition samedi dernier à l’issue de la marche. C’est faux, rétorque »Chronique de la Semaine » qui croit savoir que cette version n’a été servie que pour faire émouvoir l’opinion. ‘‘Le Changement » soutient que les militants de l’opposition ont été bel et bien « réprimés par les militaires » samedi. Le confrère assure même que c’est une « manœuvre pour amener l’opposition à boycotter le dialogue ». Il n’en faut pas davantage pour que Jean-Pierre Fabre menace de ne pas y prendre part. Il est coutumier du fait et l’opposition devrait se garder de tomber dans son « piège », recommandent »Waraa les Vainqueurs ». Face à ce qui précède, »Le Patriote » s’interroge : « Le dialogue prend-il finalement de l’eau ? » En attendant d’y voir clair, les manifestations de rue se poursuivent. Les prochaines dates retenues sont les 13, 14 et 16 décembre. « La vraie sorcellerie, c’est quand on dit oui au dialogue mais on continue de marcher », dénonce »La Symphonie ». Ces marches « perturbent l’économie nationale », renchérissent »Echos du Pays ». »Dounia le monde » confirme et évoque la « dégringolade de l’économie et de la peur du lendemain ». Vivement l’ouverture de ce dialogue qui sera conduit par le président Nana Akufo-Addo du Ghana. Ghana où se serait rendu Faure Gnassingbé hier. »Le Correcteur » se demande si le président togolais ne s’y est pas rendu pour « torpiller » le dialogue. De son côté, »Actu Express » explique que si le pouvoir « traine le pas » à ouvrir le dialogue, c’est « pour rendre forcloses les réformes du cadre électoral », car le protocole additionnel de la CEDEAO interdit de toucher aux dispositions légales six mois avant la tenue des élections. Les confrères se sont aussi intéressés à la position d’Emmanuel Macron sur la situation politique au Togo, la sortie médiatique de Gilchrist Olympio, la présence de Faure Gnassingbé sur le terrain au contact des populations et le démarrage la semaine prochaine de la phase d’indemnisation par le HCRRUN des victimes des violences politiques au Togo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 999 du 06 décembre 2017
En levée de rideau, »Liberté », »Le Libéral », »Le Dialogue » et »La Lanterne » se font l’écho de la rencontre d’échanges que la HAAC a eue avec la CENI lundi dernier. Une rencontre à l’effet de dynamiser la collaboration entre les deux institutions. Le président de la République est de plus en plus visible sur le terrain auprès des populations. Ces dernières semaines, il a sillonné plusieurs localités pour lancer les travaux d’intérêt public ou pour inaugurer certains ouvrages. Sa dernière sortie l’a emmené dans la préfecture de l’Est-Mono où il a posé la première pierre pour la construction de l’institut de formation agro-développement, informent »Le Libéral » et »Le Dialogue ». »Tingo Tingo » constate donc que c’est le mandat social qui « s’accélère ». Mandat social ou pas, ‘‘Le Magnan Libéré » lui, fait observer que pendant que Faure Gnassingbé « travaille, l’opposition se complait dans la rue ». Parlant de l’opposition, elle continue de mettre la pression à travers ses manifestations tout en exigeant la satisfaction de certains préalables avant la tenue du dialogue. Le pouvoir a posé certains actes allant dans ce sens. Sauf que lorsqu’il fait « quelques pas en avant », il réalise « deux bonds en arrière », souligne »Liberté ». A preuve, remarque le quotidien privé, après avoir libéré certains manifestants et fait retirer les forces de défense de la ville de Sokodé, il a « interdit » le passage devant l’Etat-major des FAT. A cela, il faut ajouter les « violences » commises sur les manifestants samedi dernier alors qu’ils revenaient de la marche, poursuit-il. Sur l’interdiction de passer devant l’Etat-major, »Le Magnan Libéré » assure qu’il ne fait pas bon de se vêtir en rouge ou en Orange ces derniers temps, car vous risquez de vous faire « violenter ». « Devrait-on réviser notre garde-robe pour supprimer tous les habits à ces couleurs-là ? Où se trouve donc la liberté de manifestation ? » s’interroge le confrère. »La Dépêche » aussi se questionne : « Qui a donné l’ordre de dresser le barrage de 3K, de faire sortir les miliciens et de bastonner les militants de l’opposition rentrant chez eux ? » L’hebdomadaire croit savoir que « les auteurs de ses bastonnades appartiendraient à une cellule secrète qui s’oppose à toute évolution politique dans le pays et dont les membres seraient inquiets de la perspective du dialogue et surtout de la possible nomination de Pascal Bodjona, leur bête noire comme Premier ministre de la transition ». Quoi qu’il en soit, « la répression des manifestants par la soldatesque aux réflexes faciles samedi dernier est un acte qui désert la politique d’apaisement de Faure Gnassingbé », opine »La Lanterne ». »La Dépêche » fait le rapprochement entre ce qui s’est passé samedi et la survenue des incendies des marchés en avril 2012 à la veille de l’ouverture d’un dialogue politique. Toute chose qui avait contraint l’opposition réunie dans le CST à claquer la porte de ces pourparlers, car certains de ses responsables ont été accusés d’être derrière ces incendies. La publication croit savoir que c’est le « même scénario » que l’on a voulu rééditer la dernière fois. Et de se demander si ces adeptes du « statu quo opèrent avec la bénédiction de Faure Gnassingbé ou pas ». « Quand on chef, on porte les responsabilités tout seul. Il appartient au président de la République de faire preuve de fermeté », commente »Sika’a ». En tous cas, Jean-Pierre Fabre a laissé entendre que si les manifestants de l’opposition continuent de subir la violence, la coalition risque de ne pas prendre part au dialogue. Cette posture du chef de file de l’opposition qui demande aussi l’arrêt des poursuites à son endroit témoigne de ce qu’il n’est pas disposé à aller autour de la table des discussions, note »Le Dialogue » qui rappelle que les pourparlers sont, quoi que l’on fasse, le seul moyen de régler efficacement la crise politique au Togo. Pour sa part, »Tingo Tingo » renseigne que ce dialogue pourra s’ouvrir d’ici le 10 décembre prochain avec une « implication » de l’ancien président béninois Yayi Boni. De son côté, »Le Triangle des Enjeux » signale que Faure Gnassingbé est « de plus en plus isolé » et explique que « certains de ses pairs ne veulent pas le rencontrer » à cause de sa volonté de « s’éterniser » au pouvoir. »Fraternité » s’intéresse également au chef de l’Etat togolais et note le « contraste » qui réside dans le fait qu’il ne parvienne pas à résoudre la crise dans son propre pays mais se positionne comme médiateur en Guinée Bissau. Sur un tout autre sujet, la presse du jour évoque l’indemnisation par le HCCRUN des victimes des violences politiques. « On indemnise, on recommence le crime et on fait pire », écrit »Fraternité ». Le Service de Presse/HAAC
Pour la réussite des consultations électorales à venir : la HAAC et la CENI se concertent
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ont eu, le lundi 5 décembre 2017, une rencontre d’échanges, au siège de la CENI. Ladite rencontre a permis aux membres des deux institutions impliquées dans l’organisation des élections d’avoir une prise de contact formelle et de jeter ainsi les bases de la réflexion pour une meilleure collaboration au cours des échéances électorales à venir. Après avoir rappelé la mission de l’instance de régulation des médias, le vice-président de la HAAC, M. Octave Olympio a, dans son allocution de circonstance, précisé que cette rencontre « vient en application du code électoral qui fixe les rapports entre la CENI et la HAAC lors des consultations électorales ». « Notre séance de travail de ce jour va nous permettre à coup sûr, de mettre en place ou de jeter les bases d’une synergie entre nos deux institutions en vue d’une meilleure implication et responsabilisation des médias pour une réussite des échéances électorales », a-t-il ajouté. Pour sa part, saluant le travail abattu par la Haute Autorité au cours des processus électoraux passés, le président de la CENI a souhaité la « réactivation du groupe de travail » entre sa structure et la HAAC à l’effet de « faciliter l’interaction » entre les deux institutions. Le Professeur Kodjona KADANGA a également remercié l’instance de régulation pour les « initiatives » qu’elle prendra pour contribuer aux consultations électorales et référendaires « apaisées » au Togo. En outre, le président de la CENI a salué la mémoire du défunt président de la HAAC, M. Pitang Tchalla rappelé à Dieu le 19 septembre 2017. Si la HAAC s’occupe du volet couverture médiatique des élections, l’organisation matérielle de celles-ci est dévolue à la Commission Electorale. Le service de presse / HAAC
Revue de presse du mardi 05 décembre 2017
La crise politique au Togo continue de meubler les colonnes des journaux. »L’Indépendant Express » rappelle qu’à l’appel de la coalition des 14 partis de l’opposition, des manifestants étaient encore dans la rue samedi dernier pour une « grande mobilisation ». Et à en croire l’hebdomadaire, les Togolais font du départ de Faure Gnassingbé leur « point d’honneur ». Tout s’est globalement bien passé ce samedi sauf des incidents signalés par endroit, ceci après la marche, précisément lorsque les manifestants regagnaient leurs domiciles. Il a été rapporté que des points de déviations ont été instaurés pour répondre à des besoins sécuritaires. D’aucuns ont évoqué des bastonnades à Adéwi et à Atikoumé et des tracasseries à l’encontre de certains responsables de la coalition. Très vite, l’information a profusément circulé dans les réseaux sociaux. Seulement, les choses ne se sont pas forcément passées telles que décrites sur les différentes plateformes, relève »Forum de la Semaine ». Dénonçant la « mauvaise foi des leaders de l’opposition », le quotidien privé explique d’abord que les points de déviation s’imposaient à tout le monde et non aux seuls manifestants. Et puis, poursuit le tabloïd, ce sont les provocations, invectives et menaces des marcheurs et certains de leurs leaders à l’endroit des agents postés à ces points de déviation qui ont provoqué le jet des bombes lacrymogènes à l’effet de disperser la foule « surexcitée ». Son de cloche opposé dans »L’Alternative » qui évoque carrément un « délit de faciès » bien préparé. A en croire le bihebdomadaire, il s’est agi d’un tri afin de « traquer les militants d’un parti dont la couleur saillante crève les yeux au pouvoir et lui fait perdre toute lucidité ». Le confrère d’ajouter que ce « regain de l’acharnement à l’encontre des militants de l’opposition relève une fois de plus la frilosité du régime en place ». « Pourquoi les forces de défense s’étaient-elles transformées en des milices, refaisant le portrait aux manifestants au niveau du bar 3K ? Que cherchaient-elles exactement à ce point ? » s’interroge »Liberté ». Le journal assure que « ces hommes qui étaient censés être dans les casernes n’avaient agi que dans le but de terroriser et semer le chaos ». Selon certains analystes, les incidents de samedi dernier peuvent avoir des répercussions sur les préparatifs du dialogue. En tout cas, »Liberté » rappelle que le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre, « menace » déjà de ne pas prendre part à ces pourparlers « si les choses continuent comme ça ». Parlant justement de dialogue et surtout de médiation, il faut à tout prix éviter Alpha Condé, car non seulement c’est un « manipulateur », mais c’est aussi un « trouble-fête dans le bourbier togolais » qui manœuvre pour « torpiller la médiation de Nana Akufo-Addo », prévient »L’Alternative ». Pour sa part, »L’Indépendant Express » évoque la transition politique qui pourrait découler du dialogue. Les noms de Pascal Bodjona et de François Boko sont avancés pour jouer un rôle clé. La publication estime que les deux personnalités ne sont pas « indispensables » mais par leur maîtrise des rouages du pouvoir et leur entrée faciles dans les états-majors des partis de l’opposition, ils ont de quoi « rassurer » les uns et les autres pour un exercice réussi. Quant à Gilchrist Olympio, faut-il considérer sa sortie de la semaine dernière comme de l’ « audace » ou de l’ « épiphénomène » ? se demande »Le Médium ». Il faut rappeler qu’il a, entre autres, annoncé sa volonté de quitter la scène politique togolaise et demandé à Faure Gnassingbé de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2020. ‘Liberté » s’attarde sur l’actuel président de la République et souligne ses « stratégies et manœuvres infructueuses pour casser la contestation » populaire. Le quotidien privé mentionne « la diabolisation de Tikpi Atchadam, les manœuvres pour empêcher le rapprochement entre ce dernier et le chef de file de l’opposition, la défiance de l’opposition dans la rue, la démobilisation par la répression et la terreur, la présentation du PNP comme armé pour le neutraliser, le dressage de l’armée contre le peuple et les tentatives d’opposer l’opposition et ses soutiens ». Au surplus, la crise togolaise a été largement abordée hier à Lomé au cours de la 18è session du dialogue politique entre l’Union Européenne et le Togo, rapporte »Forum de la Semaine » et »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N°997 du 04 novembre 2017
Les suites des déplacements du Chef de l’Etat à l’intérieur du pays et les manifestations de l’opposition occupent le haut du pavé des journaux parus ce lundi. Faure GNASSINGBE à l’intérieur du pays Après l’étape d’Akparé dans l’Ogou, d’Asoukoko à Blitta et à Kpalimé il où a posé des jalons pour l’accessibilité des populations aux services socio-économiques de base, le Président de la République Faure Gnassingbé était samedi dernier à Awagomé dans la préfecture de l’Ogou ou il a « procédé au coup d’envoi du projet ‘CIZO’ destiné à l’électrification rurale par kits solaires individuels », renseigne ‘‘Nouvelle Opinion » Désormais, les deux mille cinq cent habitants de cette localité, « en plus d’avoir de l’électricité verront leurs centres de santé et écoles éclairés et équipés les uns en réfrigérateurs pour la conservation des vaccins et les autres en matériels informatiques pour un coup d’accélérateur à la familiarisation des apprenants à l’outil informatique. », précise »Togomatin » Les manifestations de l’opposition Les manifestants de l’opposition ont répondu à l’appel de la coalition de l’opposition à marcher les 29 et 30 novembre et le 02 décembre 2017 passés. Il y a eu une « forte mobilisation pour la marche de samedi », fait savoir ‘‘Liberté » qui reprends des propos de satisfaction de Jean-Pierre Fabre : « La mobilisation va crescendo. C’est un motif de satisfaction et de fierté pour nous ». Malheureusement, constate ‘‘Le Correcteur », en fin de journée, « barrages, bastonnades et gaz lacrymogène au bar 3K et Atikoumé empêchant les manifestants de rentrer chez eux ». Cette forte mobilisation, (plus de 600.000 personnes) fait paniquer le pouvoir qui « recourt aux violences », remarque le confrère. « Qui sont ces soldats à faire changer de direction aux manifestants dans les parages de l’Etat-major Général des FAT ? Pourquoi au niveau du carrefour appelé 3k, il y a des corps habillés qui molestent et soumettent les manifestants aux traitements dégradants ?… », se demande ‘‘Courrier de la République ». « Ces cas observés sont contraires aux directives du gouvernement et cela voudrait dire qu’il y a une cellule libertine où les choix du pire sont pris », opine-t-il. Le dialogue annoncé est en train d’être organisé mais les manifestations se poursuivent pour mettre « la pression » ; « du n’importe quoi », pense ‘‘Le Combat du Peuple ». * Par ailleurs, l’hebdomadaire trouve que Jean-Pierre Fabre et Tikpi Atchadam sont le symbole d’une « incompatibilité irréconciliable » car il est notoire que Fabre, « depuis toujours, n’a jamais voulu partager sa prééminence avec aucun autre responsable politique de l’opposition. Pour lui, la rue est sa force… » ‘‘Nouvelle Opinion » pour sa part trouve une « inconstance » dans les propos du chef de file de l’opposition car, « malgré la tenue imminente du dialogue, Fabre réclame le départ de Faure » En outre, »Le Combat du Peuple » croit savoir que « le Togo est assis sur un volcan ethnique depuis l’égorgement de deux militaires kabyè à Sokodé. Actuellement, le volcan dort calmement, mais attention au jour où il sera en ébullition ». Dans le reste de l’actualité, ‘‘Courrier de la République » commet un article « spécial Gilchrist Olympio » dans lequel il tire les conséquences de son « retrait et clash » : « roublardise, manque de sincérité et mépris, Faure-Gilchrist, une somme de promesses non tenues… Par son retrait, Gilchrist a assené un grand coup au parti UNIR et à son Président », note-t-il. Au surplus, ‘‘Le Combat du Peuple » s’intéresse à Jean-Baptiste Placca, chroniqueur sur Radio France Internationale (RFI) qu’il qualifie de «besacier hors-pair qui amuse la galerie. » Il relève « les élucubrations d’un journaliste en mal de sensation forte. » Le confrère reproche à Monsieur Placca d’avoir fustigé sur RFI, le 2 décembre 2017, les propos du Président français qui a cherché à se distinguer de ses prédécesseurs en déclarant à Ouagadougou : « Il n’y avait plus de politique africaine de la France. » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 996 du 1er décembre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce vendredi est dominée par l’annonce du retrait de Gilchrist Olympio de la scène politique. Une annonce qui intervient en pleine crise politique. Alors qu’on s’y attendait le moins, Gilchrist Olympio a convié la presse mardi dernier pour annoncer son intention de passer la main à la tête de l’UFC qu’il préside depuis de nombreuses années, non sans avoir regretté l’accord RPT-UFC qui, selon lui, n’a pu apporter le changement espéré. Il a également invité la classe politique togolaise à se départir de la violence et à œuvrer pour l’unité nationale. Le fils de Sylvanus Olympio a surtout créé la surprise en demandant à Faure Gnassingbé de ne pas briguer un nouveau mandat en 2020. Pour »L’Alternative », c’est un « acte majeur qui fragilise Faure Gnassingbé ». Un « coup de poignard dans le dos du pouvoir en ces moments de vives manifestations politiques », commente »La Lanterne ». De son côté, »L’Eveil de la Nation » assure que le départ de M. Olympio à la tête de l’UFC « va créer des précédents graves au fonctionnement de cette formation qui depuis longtemps s’est identifiée à la personne de Gilchrist ». « Que devient alors son accord avec le pouvoir ? Et le sort de ses ministres au gouvernement ? » se demande »Le Magnan Libéré ». La première conséquence de la sortie médiatique de Gilchrist Olympio c’est « la démission ou le rappel par l’UFC de tous les ministres en poste, des préfets et autres cadres qui occupent des postes dans le cadre de l’accord », analyse »L’Eveil de la Nation ». Et depuis l’annonce du retrait du président, sa « succession » à la tête de l’Union des Forces de Changement est « ouverte », note »Le Magnan Libéré ». Alors qui pour lui succéder ? s’interroge »Le Canard Indépendant ». Les noms de Eliot Ohin et de Pierre Djimongou sont évoqués dans »Le Perroquet ». Quant à »Togomatin », il pense plutôt que le retrait de Gilchrist balise carrément la voix à la « disparition » de l’UFC. L’autre fait majeur de l’actualité dans la presse du jour c’est la crise politique au Togo. Elle s’est invitée au 5è sommet Union Européenne-Union Africaine auquel a pris part Emmanuel Macron. Le président Français a même pris la parole et »Le Canard Indépendant » retient de cette intervention que d’une manière générale, « Macron n’aime pas la présidence à vie ». A propos du Togo, il a laissé entendre que « tout se joue dans les processus électoraux et le pluralisme », rapporte »L’Union pour la Patrie ». Le numéro un français « demande aux urnes de trancher pour permettre soit une confirmation démocratique soit une alternance », précise »Forum de la Semaine ». « Il demande à l’opposition d’aller aux urnes et non dans la rue », mentionne »Chronique de la Semaine » qui ajoute que la sortie de Macron est un « véritable camouflet pour Jean-Pierre Fabre et ses compagnons ». Dans tous les cas, « la position du président Français n’est pas du tout favorable à l’opposition » togolaise, conclut »L’Eveil de la Nation ». La posture d’Emmanuel Macron cette semaine en Abidjan est « la preuve que le cas togolais dépasse la seule France », écrit »Fraternité ». Et « même si les réponses du président Français ont été empreintes de beaucoup de langue de bois, du moins n’auront pas été tranchées, comme l’aurait souhaité le commun des Togolais, elles ont au moins le mérite d’être franches », opine »Liberté ». Quid du dialogue annoncé par le gouvernement ? »Fraternité » constate que le pouvoir « traîne les pas ». Pendant ce temps, l’émissaire du président Nana Akufo-Addo qui était à Lomé est « reparti bredouille pour cause de préalables », renseigne »Le magnan Libéré ». Il faut dire que des rencontres ont eu lieu en vue d’aider le Togo à résoudre la crise. ‘‘La Lanterne » voit déjà Pascal Bodjona « probable Premier ministre de la transition ». Il a les « atouts » pour être le « pont » entre le pouvoir et l’opposition, renchérit »Le Perroquet ». En attendant, le gouvernement fait un pas de plus dans « l’apaisement » avant le dialogue en libérant le Dr Sama du PNP, signale »Togomatin ». Faure Gnassingbé lui, était à Sokodé où il a appelé à cultiver la non-violence, informent »Chronique de la Semaine » et ‘‘Le Magnan Libéré ». C’est une « moquerie bien organisée après avoir fait tabasser certains habitants de Sokodé par des militaires et contrait d’autres à l’exil », dénonce ‘‘Le Perroquet ». Le tabloïd observe que « acculé par les mouvements de contestation, Faure Gnassingbé se rend disponible par des inaugurations ». A propos de l’actuel président de la République, »Fraternité » révèle qu’il serait en train de se « chercher un remplaçant », conscient de la difficulté de diriger le pays après 2020. La mobilisation dans la rue elle, se poursuit. A l’appel de la coalition, des Togolais ont encore marché mercredi et jeudi. Tout s’est globalement bien passé, selon le ministre de la Sécurité. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 995 du 30 novembre 2017
Les journaux parus ce jeudi s’intéressent à la sortie médiatique mardi dernier de Gilchrist Olympio. Le leader de l’Union des Forces de Changement a décidé de libérer le plancher à la tête de sa formation politique après y avoir passé près de 25 ans. Dans les colonnes de »La Voix du Peuple », son conseiller spécial et ministre de son Etat, André Johnson, explique que M. Olympio a pris une « décision sage, vu la nécessité de renouvellement de la classe politique ». Autre analyse dans »The Guardian » qui relève que ce départ « sonne comme un mauvais signe annonciateur de la fin du régime de Faure Gnassingbé dont le sort est définitivement scellé ». Mais Gilchrist Olympio ne sait pas contenté d’annoncer son retrait de la vie politique. Il a également regretté que l’accord RPT-UFC n’ait pas produit les résultats escomptés, recommandé aux acteurs de tous bords de tourner le dos à la violence et surtout à Faure Gnassingbé de ne pas se représenter à l’élection présidentielle de 2020. C’est un « coup de tonnerre », fait observer »La Nouvelle Tribune ». »The Guardian » estime qu’avec cette annonce, l’actuel président de la République « perd un allié de poids et n’a plus d’autre choix que de céder aux revendications des populations qui maintiennent toujours la pression de la rue ». Gilchrist Olympio qui demande à Faure Gnassingbé de renoncer à briguer un nouveau mandat à la fin de celui en cours, un cadre de l’UNIR lui répond dans »Le Messager ». Pour Ourna Gnanta, « la question de la candidature du chef de l’Etat relève exclusivement de son parti », Union pour la République. Cette volte-face du président de l’UFC passe également mal auprès de ‘‘Waraa les Vainqueurs ». Le tabloïd pense qu’ « il est trop facile aujourd’hui pour M. Olympio de revenir donner des leçons au pouvoir en place après avoir participé à la gestion du pays pendant sept ans ». « Faure Gnassingbé ne que pousser un ouf de soulagement si l’UFC rompt l’accord, car ses membres promus à des postes de responsabilités se sont montrés inefficaces », commente encore le confrère. Alors, quelles pourront être les conséquences de ce divorce du parti qui a pour emblème le palmier avec le pouvoir ? D’aucuns estiment que les ministres UFC du gouvernement doivent rendre le tablier. Seulement, »Waraa les Vainqueurs » informent que ces ministres et d’autres cadres du »détia » « refusent de suivre leur mentor ». Et ce n’est pas tout. Ils auraient même, à en croire le journal, « contacté le chef de l’Etat pour lui demander de déconsidérer les propos de Gilchrist Olympio qu’ils qualifient de nuls et de nul effet ». Quoi qu’il en soit, il s’agit là pour Gilchrist Olympio une « fin de parcours sans gloire » non seulement parce qu’il n’a pu aller au bout de son combat mais également pour avoir changé de doctrine politique en décidant de s’allier au pouvoir, souligne »Le Changement ». Et l’homme s’en va rejoindre les rangs de Léopold Gnininvi, Edem Kodjo ou encore Zarifou Ayéva en qui les Togolais avaient placé les espoirs en un moment donné, ajoute la publication. Pour sa part, »Flambeau des Démocrates » note que le président de l’UFC sort plutôt par la « grande porte » après sa conférence de presse de mardi dernier. Pendant ce temps, la pression populaire continue de « monter » dans la rue en attendant le dialogue, souligne »Liberté » qui rapporte que la coalition des 14 partis politiques de l’opposition « appelle l’UFC et ses militants à se joindre aux manifestations de rue ». »Flambeau des Démocrates » confirme que la mobilisation « ne faiblit pas » contre le régime de Faure Gnassingbé. Faure Gnassingbé qui est « lâché par tous », renchérit »Liberté ». Le quotidien privé note sans une pointe d’humour qu’il s’agit là de « complots contre le »tchalévi simple » ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de la levée de « l’état de siège » sur la ville de Sokodé et de la tenue en Abidjan du sommet Union Européenne-Union Africaine sur la jeunesse et l’emploi des jeunes. Sommet auquel s’est invitée la crise politique au Togo. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 994 du 27 novembre 2017
Les journaux parus ce lundi traitent principalement de la politique. Le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé était ce samedi dans la préfecture de Tchaoudjo ou il a procédé au lancement des activités de la première ferme agricole moderne Egypto-togolaise à Abatchang (FAMETA) à Lame tessi avant de se rendre à Sokodé ou il a échangé avec « les forces vives de la population », informe ‘‘Nouvelle Opinion ». Le Président de la République a ensuite échangé avec les Imams et les cadres de la localité. « Ce qui l’a rassuré que le Togo reste indivisible », fait savoir le journal qui ajoute que Faure, après avoir visité les infrastructures détruites lors des manifestations de l’opposition, « a exprimé ses sentiments de tristesse » Cette visite du Président de la République à Sokodé « dynamite la thèse de Yark », martèle ‘‘Courrier de la République » qui explique que d’après le ministre Yark en charge de la Sécurité, « des armes qui seraient arrachées des mains de certains soldats seraient encore dans la nature. Ainsi, estime-t-il que tant que celles-ci ne seraient pas retrouvées, il serait suicidaire de permettre une quelconque manifestation ». ‘‘Le Correcteur » se demande si ces armes ont finalement été retrouvées pour qu’il ait toutes les garanties sécuritaires permettant la visite du Chef de l’Etat dans cette localité. De même, le Président Faure aurait affirmé qu’il est temps que la situation revienne à la normale dans « ces localités qui ont l’air de villes fantômes. » Le confrère analyse que c’est « une invitation faite à ceux-là qui ont imposé un état de siège sur Mango, Bafilo et Sokodé de démonter les dispositifs mis en place. » Ce qui l’amène à se demander qu’après Sokodé, « à quand la visite de Faure à Bafilo et Mango ? » Le Chef de l’Etat est également revenu sur la crise de chefferie que la localité de Lama Tessi a connue il y a quelques mois et a annoncé être au courant du problème. « Il y a un temps pour tout. Il y a un temps pour l’écoute et un temps pour la décision », renseigne ‘‘Afreepress.info ». Tout compte fait, ‘‘Le Correcteur » relève des paradoxes dans les propos du Chefs de l’Etat à Témédja et à Sokodé. Selon lui, le Président Faure, après sa visite à Sokodé a écrit sur son compte tweeter que ce qui se passe à Sokodé est triste et fait de la peine et que « ce n’est pas le temps de pointer du doigt telle ou telle personne… » ; Une déclaration aux antipodes de celle tenue à Témédja, pense le journal. « Celui qui avait désigné les coupables des exactions et promis de les châtier, trouve que ce n’est pas le temps de pointer du doigt telle ou telle personne », souligne-t-il. ‘‘Forum de la Semaine » trouve par contre que Faure, en se rendant à Sokodé, « rassure les populations ». Par ailleurs, ‘‘Courrier de la République » s’intéresse au futur dialogue et s’interroge : « qu’est ce qui confère un caractère spécial aux prochaines discussions ? ». Le confrère note qu’en prélude à ce dialogue, des « poids lourds » ont été sollicités. Il s’agit des anciens ministres Pascal Bodjona et Akila Esso Boko. Ce qui élargit le prisme du facilitateur Nana Akufo Ado qui se donne de réelles chances « de crever pour de bon l’abcès qui assure l’immobilisme politique du Togo », opine-t-il. »Le Correcteur » voit d’un autre œil ce « folklore » qui caractérise l’amorce du dialogue et qui « à l’air de diversion ». A l’en croire, « il s’agit des manœuvres pour faire baisser la tension et prendre de court la coalition des 14 partis de l’opposition surtout pour faciliter l’organisation du Sommet Union Africaine-Union Européenne des 28 et 29 novembre à Abidjan ». Le confrère note le « retour de la mobilisation cette semaine » »Liberté » confirme que de nouvelles manifestations sont prévues pour mercredi, jeudi et samedi prochains et reprends certains propos de Jean-Pierre Fabre qui dit qu’il « faut garder la flamme allumée. Il faut qu’on travaille ensemble. » Sur un sujet différent, le quotidien privé allume les projecteurs sur les relations entre la France et le Togo et révèle « qu’une ONG accuse la France de fournir des matériels de répression à la dictature quinquagénaire » Dans le reste de l’actualité, ‘‘Le Combat du Peuple » commet un article dans lequel il dit être menacé par le journal français ‘‘La Lettre du Continent » pour l’avoir reproché son manque de « rigueur » dans le traitement de la crise politique togolaise. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 993 du 24 novembre 2017
La crise politique au Togo est le sujet phare traité dans les colonnes des journaux parus ce vendredi. Les « voies » du dialogue annoncé par le gouvernement sont « balisées », écrit »L’Eveil de la Nation ». Elles le sont suite aux différentes rencontres que les protagonistes ont eues çà et là à Lomé, en Abidjan, Abuja, Accra, Londres et Paris. Justement, à propos de la rencontre entre une délégation de la coalition et le président guinéen, Alpha Condé, dans la capitale française, »Vérité des Peuples » et »La Lanterne » rapportent que « les deux parties ont convenu de la nécessité de créer un climat d’apaisement » avant l’ouverture très prochainement des pourparlers. Mais pas seulement. A en croire »Liberté », la coalition de l’opposition est « restée ferme » face au président en exercice de l’Union Africaine sur les « préalables » avant tout dialogue. Ces préalables, détaille le quotidien privé, se résument à « la libération immédiate et sans conditions des prisonniers, la levée de siège sur les villes de Mango, Bafilo et Sokodé et de la poursuite judiciaire contre certains leaders de l’opposition, l’arrêt du harcèlement contre Tikpi Atchadam ». En ce qui concerne la libération des prisonniers, »L’Eveil de la Nation » pense que le gouvernement devrait accéder à cette demande « au nom de l’apaisement et de la décrispation pour permettre au dialogue tant annoncé non seulement de prendre corps mais d’aller jusqu’au bout avec des conclusions qui rassurent les uns et les autres ». De son côté, ‘‘L’Alternative » donne à savoir que le président français, Emmanuel Macron, demande à Alpha Condé de « laisser Nana Akufo-Addo poursuivre ses efforts de médiation ». Quoi qu’il en soit, »Liberté » estime que l’opposition et le pouvoir doivent aller « au-delà d’un accord de principe » sur la tenue de ce dialogue en posant des « actes concrets ». La publication regarde beaucoup plus en direction de Faure Gnassingbé qui devrait profiter de cette accalmie en termes de manifestations pour « multiplier les gestes de bonne volonté, question de donner corps au dialogue ». Alors qu’il ne s’était pas encore prononcé sur la situation politique dans son pays, Faure Gnassingbé a abordé le sujet cette semaine en Côte d’Ivoire. Non content de rappeler que « pour dialoguer, il faut être deux », le président de la République a laissé entendre que les discussions pourront s’ouvrir dans deux semaines. En « réaffirmant ainsi son engagement pour la tenue du dialogue », analyse »La Lanterne », le numéro 1 togolais « prend de court » l’opposition qui s’attendait à ce que le chef de l’Etat envoie ses collaborateurs discuter des préalables. Ce faisant, ajoute l’hebdomadaire, il « reprend le contrôle de la situation en envoyant de façon magistrale la balle dans le camp de l’opposition désormais acculée ». A propos de l’opposition, elle se trouve face à un « choix cornélien », renseigne »Le Canard Indépendant ». Celui de la nécessité d’une transition politique ou du départ de Faure Gnassingbé. L’opposition qui sera dans les rues samedi prochain, informe le journal. Il faut rappeler que ce n’est pas la première fois que les Togolais se retrouvent autour d’une table de discussions. Plusieurs rounds de dialogue ont eu lieu sans suite, selon plusieurs analystes. C’est pourquoi »Canal D » évoque les « conditions » minimales qui doivent être remplies pour que ce nième dialogue aboutisse. Le confrère parle d’exigences « réalistes et surtout réalisables » dictées par l’intérêt général. Il faut aussi, insiste le tabloïd, éviter de faire une fixation sur une « seule personne ou famille » et surtout fixer un chronogramme précis pour la mise en œuvre des recommandations qui sortiront de ces pourparlers. En tout cas, il faut garder espoir en ces discussions, suggère »Vérités des Peuples ». Et puis, ‘‘L’Alternative » publie en intégralité le rapport d’enquête de la gendarmerie nationale sur le match Gbikinti de Bassar-Maranatha de Fiokpo qui avait en son temps cristalliser les commentaires suite à son score inhabituel de 11 buts à 0. Cette enquête « confirme un match truqué », précise »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 992 du 23 novembre 2017
Dans leur livraison du jour, les publications évoquent l’imminence du dialogue pour résoudre la crise politique au Togo. Si ce dialogue pourra s’ouvrir à la fin de ce mois ou alors en début de mois prochain, »Faits & Chiffres », dans leur toute première parution pensent que « ce n’est pas forcément une bonne nouvelle » pour les Togolais, car des pourparlers, il y en a eus à la pelle sans que cela ne donne grand-chose. »Waraa les Vainqueurs » également opinent sur le sujet et relève que « Faure Gnassingbé est prêt pour un dialogue franc et sincère », contrairement à l’opposition dont la volonté et la disponibilité à aller à la table de discussions ne sont pas exprimées sans ambiguïté. Mais lorsqu’on parcourt les colonnes de »Chronique de la Semaine » et »Echos du Pays », on découvre certains actes et dispositions que la coalition des 14 partis de l’opposition a pris dans la perspective du dialogue. »Chronique de la Semaine » donne à savoir que l’opposition a décidé de « d’abandonner» les manifestations initialement prévues les jours ouvrés qui « fatiguent les populations et bloquent leurs activités » pour le samedi. Même la marche de samedi est « annulée », renseignent »Echos du Pays ». Dans tous les cas, les tractations sont en cours pour que ce dialogue aboutisse. C’est d’ailleurs dans ce cadre que le président Faure s’est rendu cette semaine en Abidjan et à Abuja où il a rencontré Alassane Ouattara et Mohamed Buhari. Pendant qu’une partie de ses opposants rencontrait le président guinéen Alpha Condé à Paris, l’autre partie échangeait avec le groupe des 5 à Lomé. Entre temps, c’est l’ancien ministre François Boko qui a s’est entretenu avec le chef de l’Etat ghanéen à Londres. Ces initiatives, mises les unes dans les autres font conclure ‘‘Flambeau des Démocrates » que « quelque chose se trame », peut-être un « deal » qui consisterait à aller à un « gouvernement de transition dirigé par un homme de consensus qui aura les pleins pouvoirs à réformer le pays et le conduire à des élections transparentes en 2020, scrutin auquel lui-même ne prendra pas part ». La transition politique, c’est aussi la proposition du Front citoyen Togo Debout. Il l’a rendue publique hier au cours d’une rencontre avec la presse, mentionne »Liberté ». Quid du départ de Faure Gnassingbé réclamé par l’opposition ? Le président guinéen, mêmement président en exercice de l’Union Africaine s’est prononcé là-dessus, informe »Forum de la Semaine ». Pour Alpha Condé, cité par le quotidien privé, c’est une question qui doit être débattue en interne entre Togolais. Mais ‘‘Le Perroquet » assure que « l’opposition doit exiger et obtenir à tout prix le départ de l’actuel chef de l’Etat du pouvoir en 2020 ». « Le juste milieu entre le départ de Faure Gnassingbé du pouvoir et sa candidature pour les échéances de 2020 serait en ce moment le nœud du deal politique qui focalise les attentions », commente »Flambeau des démocrates ». Quoi qu’il en soit, le dialogue reste pour l’instant l’option viable pour remédier à la situation politique actuelle. C’est pour quoi Dama Dramani, rapporte »Forum de la Semaine », « invite l’opposition à saisir la main tendue du gouvernement ». Cette sortie du président de l’Assemblée nationale a le don de faire sortir »Liberté » de ses gonds. « N’est-ce pas avec sa complicité qu’on mélange les choses à l’hémicycle en rejetant les propositions des partis de l’opposition ? Qu’il ne vienne pas distraire les honnêtes citoyens. (…) »Gné n’importe quoi ! » », s’offusque le quotidien. L’autre équation reste les parties prenantes au dialogue. « Doit-on inviter à la table des discussions Monsieur-tout-le monde ? » se demande »Le Perroquet » qui recommande la « vigilance à la coalition pour récuser la présence aux discussions de certains partis dits de l’opposition qui font le jeu du pouvoir ». Mais « ces partis qui n’ont pas été acteurs de la crise pourront eux aussi enclencher une autre crise », craignent »Waraa les Vainqueurs ». Par ailleurs, »Liberté » pense que le bel exemple zimbabwéen devrait faire des émules au sein du RPT/UNIR et de l’armée togolaise. Armée togolaise dont doit tenir compte l’opposition au cours du prochain dialogue pour ce qu’elle est une composante incontournable, ainsi que suggère »Le Perroquet ». Au surplus, »Togo-Presse », édition d’hier mercredi, informe de l’organisation mardi dernier à Lomé d’un atelier d’imprégnation sur le document actualisé de la convention collective des professionnels de la presse. Cet atelier dont l’objectif est d’ « amener les acteurs à s’approprier le contenu dudit document » a connu la présence d’un représentant de la HAAC. M. Badjibassa Babaka a souligné l’importance de cette rencontre, car l’instance de régulation « attend depuis longtemps des règles qui puissent régir le cadre théorique et l’exercice de la profession des journalistes ». Le Service de Presse/HAAC