La crise politique au Togo est largement commentée dans les journaux parus ce mardi. Les rues de Lomé et de l’intérieur du pays ne désemplissent pas. Elles étaient « noires de monde » pour porter les revendications de la coalition des 14 partis de l’opposition, relève »Le Bâtisseur ». Ils étaient « un million » de Togolais à battre le pavé à cet effet, précise »Actu Express ». Et cette mobilisation qui « va crescendo au fil des jours rend fébrile le pouvoir », assure »Liberté ». A en croire le quotidien privé, cette « fébrilité s’est manifestée par les manœuvres entreprises en vain ce week-end pour entraver la mobilisation ». Il s’est agi, détaille le tabloïd, des « check-points et autres barricades improvisées par la soldatesque à plusieurs points de la capitale sans aucune explication ». Dans tous les cas, souligne »Actu Expres »’, les manifestations de l’opposition « ont fait découvrir à Faure Gnassingbé d’autres vocations », lui qui inaugure certains ouvrages par ici et lance la construction d’autres par là. Pendant ce temps, le président de la République que d’aucuns qualifient d’assez taiseux se prononce sur la situation politique dans son pays. Faure Gnassingbé l’a fait au travers d’une interview accordée au magazine »Jeune Afrique » et dont se font l’écho les publications du jour. »Le Médium » qui évoque les « vérités » du chef de l’Etat à l’opposition donne à savoir que ce dernier « ne s’attend pas à ce que le dialogue en préparation s’apparente à une conférence nationale », autant qu’il est convaincu que c’est aux Togolais de trouver une solution à la crise. Autres morceaux choisis de cette sortie médiatique du président dans ‘‘Togomatin » : « Les constitutions disposent pour l’avenir, non pour le passé ». Et dans »Liberté » : « Cette revendication tardive de la Conférence épiscopale (retour à la constitution de 1992) a d’autant plus surpris qu’on ne l’avait jamais entendue auparavant de sa part, ni lors du dialogue de 2006 ni ailleurs. C’était une erreur d’appréciation de la complexité de la situation ». Sur le traitement de l’information relativement à la crise, Faure Gnassingbé, renseigne »Le Médium », a « fustigé les médias internationaux qui ont versé beaucoup plus dans la désinformation et le mensonge, notamment en ce qui concerne le nombre de manifestants et celui des victimes qui ont été, selon lui, exagérément gonflés ». »L’Indépendant Express » qui a également lu l’interview du président y a décelé « quatre erreurs qui l’inculpent », entre autres, « son refus d’appliquer l’APG et sa mauvaise appréciation de l’exigence du retour à la constitution de 1992 ». En ce qui concerne son opinion sur la déclaration des Evêques du Togo, »Liberté » parle de « contre-vérités ». « Face à toute velléité qui toucherait à son pouvoir, Faure Gnassingbé n’aura visiblement pas d’oreilles pour écouter ni Dieu, ni les hommes. Bref, personne. Cela revient tout simplement à conclure qu’au nom du pouvoir, l’Eglise Catholique a tort devant Faure Gnassingbé. Triste réalité ! » renchérit »Fraternité ». Le journal pense que dans son interview, le président « s’est moqué de tout le monde, même de Gilchrist Olympio et de l’armée ». « Au lieu de prendre de la hauteur et être au-dessus de la mêlée, c’est en vrai pyromane que s’est présenté Faure Gnassingbé dans l’entrevue avec Jeune Afrique », constate »Liberté » qui pense qu’ « un président ne devrait pas dire » ce que le chef de l’Etat togolais a dit. Quoi qu’il en soit, pour le « dénouement » de la présente crise, le maître mot reste le « dialogue et rien que le dialogue » à l’issue duquel aura lieu le referendum, indique »L’Union pour la Patrie ». »L’Indépendant Express » ne fait pas la même analyse. L’hebdomadaire perçoit déjà les « prémices de l’échec programmé » de ce dialogue. Pour sa part, »Liberté » ne voit pas l’opportunité de ces pourparlers si Faure Gnassingbé « n’a pas encore renoncé à son projet de referendum constitutionnel ». Dans un registre différent, »L’Alternative » commet une enquête sur la « nébuleuse » qui a géré la participation de l’équipe nationale de football du Togo à la dernière Coupe d’Afrique des Nations au Gabon. Et puis, »Fraternité » informe que le Comité pour la Protection des Journalistes (CPJ) a dressé au début de ce mois son rapport annuel sur la liberté de la presse. Le CPI, à en croire le journal, a identifié à travers le monde 262 journalistes « incarcérés en rapport avec leur travail, un nouveau record après une hausse historique de 259 journalistes emprisonnés l’année dernière. La Turquie, la Chine et l’Egypte sont les spécialistes en la matière », écrit-il. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1006 du 18 décembre 2017
Dans leurs livraisons du jour, les journaux commentent largement l’interview accordé par le Chef de l’Etat Faure Gnassingbé au journal ‘‘Jeune Afrique » paru hier dimanche. Interrogé sur la volonté de l’opposition de limiter le nombre de mandats présidentiels, avec effet rétroactif dans la réforme en cours de la constitution, Faure Gnassingbé répond que « les Constitutions disposent pour l’avenir, non pour le passé », relève ‘Hara Kiri » qui tire ces propos de ‘‘Jeune Afrique ». « Faure Gnassingbé promet un dialogue avec l’opposition et n’exclut pas de se représenter au 2020 », ajoute-t-il Parlant justement de sa candidature de 2020 face à ‘‘Jeune Afrique », ‘Nouvelle Opinion » a trouvé « Faure Gnassingbé pragmatique, limpide, efficace et concret ».Il reprend une partie de la déclaration du Chef de l’Etat : «… le troisième paramètre qui d’ailleurs est naturel et qui doit interpeller toute conscience humaine est qu’aucun être n’est décideur de sa vie, ni de ce qui adviendra demain. Comment alors amener un être humain qui a un mandat en cours et pratiquement à mi-chemin à se projeter dans trois ans ? Dieu dispose du devenir de tout. » « Enfin! Le Président parle », s’exclame ‘‘Courrier de la République » qui trouve que le pouvoir est « simplement dur à cuite ». « J’y suis et j’y reste », ironise-t-il. Pour le Chef de l’Etat, « La constitution de 1992 a été rectifiée en 2002, rapporte »Le Correcteur » selon lequel dans cette interview, « Faure défie la mobilisation de la rue et confirme ses rôles troubles. » ‘‘Forum de la Semaine » aussi revient sur cette interview et cite le Président de la République : « Le référendum aura lieu après le dialogue. (…) Ma préoccupation est immédiate : sortir de ce moment difficile afin que les togolais retrouvent quiétude et sérénité ». Sur un sujet différent, beaucoup de journaux reviennent sur le 52ème Sommet de la CEDEAO à Abuja au Nigéria. Concernant la crise politique togolaise, »Liberté » affiche à sa une : « la situation politique au Togo évoqué par les Chefs d’Etat » ‘‘Nouvelle Opinion » note que « la conférence est satisfaite des efforts consentis par le Togo et « le dialogue inclusif de nouveau recommandé pour résoudre la crise ». A ce sommet, « La CEDEAO ignore l’appel de l’opposition et conforte le gouvernement », fait savoir ‘‘Forum de la Semaine ». Ce qui pousse »Le Correcteur » à dire que malgré la délocalisation de la 52ème session à Abuja en raison de crise au Togo, « la CEDEAO toujours en panne d’inspiration. » ‘‘La Nouvelle » va plus loin et interroge : « La CEDEAO et l’Union Africaine sont-elles devenues des coquilles vides ? » La crise politique est encore loin de finir car l’opposition, malgré les appels au dialogue continue de marcher. ‘‘Le Correcteur » renseigne d’ ailleurs qu’ « un million de togolais dans les rues exigent de nouveaux itinéraires » pour les marches. « Les togolais toujours déterminés à arracher l’alternance démocratique », renchérit »Liberté ». Pour ‘‘Le Combat du Peuple », ces mouvements populaires des quatorze partis politiques de l’opposition est une « fuite en avant ». Dans le reste de l’actualité, ‘‘Liberté » fait un dossier sur la Délégation spéciale de la Préfecture du Golfe et offre à lire que « la Cour des Comptes met à nu les manœuvres de détournement d’Aboka et amis. (…) versement des primes non prévues, paiement de travaux fictifs, réception et paiement des travaux inachevés ». A en croire le quotidien privé, ce constat émane d’un rapport de la Cour des Compte disponible sur son site internet. Au surplus, ‘‘La Nouvelle » commet un article intitulé : « ces endroits ou des togolais auraient été enterrés vivants pour des sacrifices ». Selon le journal, l’ancien Président Gnassingbé Eyadéma a fait enterrer « dans chacune des régions du pays, des citoyens, et tenez-vous bien, vivants ! » Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC relatif au journal »Le Perroquet »
Communiqué de la HAAC relatif au journal »Le Perroquet »
Revue de presse N° 1005 du 14 décembre 2017
La crise politique au Togo concentre l’attention dans les colonnes des journaux parus ce jeudi. Les appels continuent de se succéder pour exhorter les protagonistes à se retrouver autour de la table de discussions. A commencer par le président de la République. Faure Gnassingbé, renseigne »Hara Kiri », « invite les acteurs politiques à un sursaut national et au dialogue ». La même publication informe aussi que la société civile a également opiné sur la situation politique au Togo en recommandant au pouvoir et à l’opposition de « tout mettre en œuvre pour la réussite du dialogue annoncé ». Elle invite particulièrement la coalition des 14 partis à « s’inscrire résolument sur la voie du dialogue qui reste la seule voie de résolution de la crise togolaise », rapporte l’hebdomadaire. Selon les analystes, les préparatifs du dialogue ont amorcé leur dernier virage avant l’ouverture dans les prochains jours des discussions. Le gouvernement a entamé des consultations avec les partis politiques à l’effet de recueillir leurs avis en attendant le démarrage proprement dit des pourparlers. Cette initiative gouvernementale n’a pas reçu un écho favorable auprès du journal »Le Patriote » qui questionne la pertinence de ces consultations, étant entendu que ceux qui ont provoqué la crise actuelle sont bien connus du gouvernement. C’est également l’avis de l’opposition qui a donné son point de vue à travers Mme Brigitte Adjamagbo dans »Flambeau des Démocrates » : « Nous avons déjà discuté du format du dialogue avec le médiateur ghanéen, la médiation nous a rencontré aussi et nous a fait part de la satisfaction globale du gouvernement sur le cadre du dialogue. Quelle est donc la rationalité de la démarche du gouvernement ? » En tout cas, la coalition qui considère cette démarche du gouvernement comme une manœuvre de diversion n’a pas daigné répondre à l’invitation du Premier ministre et a préféré poursuivre la mobilisation dans la rue. Hier c’était le premier jour de la marche et au point de chute, l’opposition a « dénoncé la tentative du pouvoir de saboter le dialogue », note »Liberté » qui ajoute que le président du PNP, Salifou Atchadam, invite Faure Gnassingbé à un « dépassement de soi ». Pas seulement. La coalition à l’issue des manifestations de mercredi a aussi appelé le régime à « mettre fin aux consultations d’avant dialogue », complète »Le Changement ». »Waraa les Vainqueurs » évoquent « l’attitude incompréhensible » de la coalition devant ce refus de l’opposition d’aller échanger avec Komi Sélom Klassou et se demande « à quoi servent les marches si on veut dialoguer ». Pour sa part, »Chronique de la Semaine » observe que le groupe des 14 boycotte les consultations alors même qu’après 4 mois de marche, elle n’a obtenu « aucun résultat ». Il faut dire que l’opposition a toujours insisté sur les préalables avant la tenue du dialogue. Là-dessus, le président du MRC, Abass Kaboua rappelle à Jean-Pierre Fabre dans des propos rapportés dans »Forum de la Semaine », ‘‘Hara Kiri » et »Chronique de la Semaine » que « les temps des préalables farfelus sont complètement révolus ». Qu’à cela ne tienne, le gouvernement a accédé à la plupart des exigences et le dernier acte posé reste la libération des imams de Sokodé et de Bafilo. C’est « une nouvelle preuve de la bonne foi du gouvernement », soulignent »Waraa les Vainqueurs ». ‘‘Le Changement » parle d’ « avancées assez encourageantes » et plaide également pour la « libération de Kpatcha Gnassingbé et consorts ». Autre question : qui prendre part au dialogue ? Certains partis politiques sont déjà prêts à y participer. C’est le cas du NET dont le président, Gerry Taama, martèle dans les colonnes de »Forum de la Semaine » que sa formation est « qualifiée à discuter de réformes que des partis membres de la coalition des 14 ». »Echos du Pays » s’intéresse à la crise politique et trouve « nécessaire » que les politiques de part et d’autre « libèrent le peuple togolais » qui semble pris en otage par des intérêts partisans. Dans le reste de l’actualité, les confrères se font l’écho du démarrage effectif des indemnisations par le HCRRUN des victimes des violences politiques au Togo, de l’interdiction de commercialiser et d’utiliser les pétards, de la fin de l’édition 2017 de la foire internationale de Lomé et de la grève des enseignants. Sur ce dernier point, »Le Changement » informe que le régime en place a « déployé les forces de l’ordre dans les établissements scolaires ». Une « maladresse susceptible, d’après l’hebdomadaire, de l’emporter. Dans un registre différent, »Le Rendez-Vous » consacre un vaste dossier à la visite de Faure Gnassingbé à Sokodé il y a quelques semaines. Pour le journal, cette visite s’apparente au retour du « bourreau » sur « le lieu de son crime ». « Faure Gnassingbé a envoyé la main d’œuvre de son entreprise familiale, l’armée, pour faire feu de tout bois à Sokodé (…) Si Faure a envoyé ses hommes terroriser, c’est normal qu’il vienne contrôler son chantier après le passage de l’ouragan », écrit le confrère qui pense que le « crime » commis dans cette ville « est trop gros pour passer par pertes et profits ». Et de conclure : la visite du président de la République à Sokodé a le « mérite de démontrer à suffisance que depuis que monsieur Faure, l’ennemi numéro un de la ville, y a séjourné sans crainte, aucune arme n’y circule plus. Par voie de conséquence, toute activité peut se faire sans que le ministre de la Sécurité ait à craindre, donc l’opposition peut manifester sans craindre ». Le Service de Presse/HAAC
La HAAC et l’ART&P veulent relancer leur coopération
l’Autorité de Réglementation des secteurs de Postes et de Télécommunications (ART&P) conduite par son président par intérim M. Boyodé Abayé. Cette séance de travail présidée par le vice-président de l’instance de régulation, M. Octave Olympio en présence des membres avait pour but de jeter les bases des discussions en vue de relancer la coopération entre les deux structures. Après la présentation d’usage, le vice-président de la HAAC a remercié la délégation pour toutes les actions accomplies dans le cadre du partenariat entre la Haute Autorité et l’ART&P avant d’émettre le vœu que ledit partenariat soit « formalisé » et « renforcé » pour dynamiser la collaboration entre les deux partis. Aussi, les échanges ont-ils porté sur les possibilités de financement par l’Autorité de Réglementation des activités de l’instance de régulation. Par ailleurs, la HAAC a proposé à la délégation la « réactivation des échanges réguliers entre les deux institutions, à travers la mise en place d’une commission conjointe HAAC/ART&P » Pour sa part, le président par intérim de l’ART&P a salué la tenue de cette séance de travail et a affiché la disponibilité de l’Autorité de Réglementation à œuvrer pour la réinstauration des bonnes pratiques qui existaient entre sa structure et la HAAC. Le service presse
Revue de presse N° 1004 du 13 décembre 2017
Les journaux parus ce mercredi évoquent la crise politique au Togo. Libération des détenus, retrait des forces de défense de la ville de Sokodé, rétrocession du matériel saisi dans le cadre des manifestations, levée du contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre, le « gouvernement pose les bases du dialogue », relève ‘‘Le Dialogue ». Mais pas seulement. Il a envoyé des correspondances aux partis politiques à l’effet d’échanger avec eux sur certains aspects relatifs à ces pourparlers. Les consultations sont menées par le Premier ministre Sélom Klassou. Invitée, la coalition a « boudé ces pseudo consultations », car elle y voit »une manœuvre de diversion » », renseigne »liberté ». Cette démarche gouvernementale « laisse nombre de Togolais dubitatifs et fait penser à un jeu trouble qui, du jour au lendemain pourrait constituer un obstacle majeur à une solution durable à cette crise profonde qui n’a que trop duré », commente »Le Triangle des Enjeux ». Pour sa part, »Fraternité » note que « l’objectif final de ces consultations entreprises par le pouvoir est de coopter des partis satellitaires qui lui serviront de béquilles au cours du dialogue ». Ce faisant, poursuit le journal, c’est une « perte de temps et résonne surtout comme un cinglant désaveu de Faure Gnassingbé aux présidents Nana Akufo-Addo et Alpha Condé dont le travail préalable semble ne pas arranger le pouvoir de Lomé ». En tout cas, la coalition « veut d’abord », à en croire »Le Magnan Libéré », « des consultations directes avec le chef de l’Etat en lieu et place du Premier ministre ». Ce n’est pas tout. « L’opposition exige la présence de Faure Gnassingbé à ce dialogue », ajoute »Liberté ». »Le Magnan Libéré » voit en ces actes et postures un « tango que les protagonistes de la crise togolaise sont entrain de danser en ce qui cerne les préparatifs du dialogue ». Ces « désaccords » existent aussi sur le format et les modalités des discussions, mentionne »La Lanterne ». Selon le confrère, le gouvernement entend recueillir l’avis des partis politiques sur ces points mais l’opposition n’y voit aucun intérêt, attendu que ces questions ont été « déjà réglées avec le médiateur ». La coalition explique que le pouvoir ne saurait être juge et partie à la fois. Là-dessus, »Vision d’Afrique » s’interroge : « qui organise le dialogue ? une autre équation à résoudre ? » »Le Libéral » qualifie les arguments de l’opposition de « tirés par les cheveux » et assure que son « refus de répondre favorablement à l’invitation du chef du gouvernement pourrait lui coûter cher dans la mesure où l’échec de la tenue du dialogue donnerait au pouvoir en place l’occasion de foncer droit vers le referendum dont le processus est d’ailleurs déjà enclenché ». Alors, l’opposition va-t-elle opter pour le dialogue ? se demande »Le Messager ». Le tabloïd indique que Gilbert Bawara croit toujours « en la bonne volonté des acteurs politiques concernés ». Mais Francis Ayida, expert en gouvernance et démocratie explique dans les colonnes de »Liberté » que « les conditions ne sont pas réunies pour des discussions sincères ». Pendant ce temps, »Fraternité » observe que le président de la République est présent à presque tous les évènements, même aux funérailles. « Jusqu’où ira-t-il pour s’accrocher à son pouvoir ? » se questionne la publication. La presse du jour aborde également la grève des enseignants avec des élèves qui sont dans la rue. Elle n’a pas passé sou silence le choix porté sur Malick Natchaba pour diriger le Mouvement de la jeunesse du parti UNIR. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse 1003 du 12 décembre 2017
L’actualité dans les journaux parus ce mardi est dominée par la situation politique au Togo. Ainsi que le rappelle »Canal D », « le gouvernement fait un grand pas vers le dialogue » en libérant les Imams de Sokodé et de Bafilo, conformément à la demande de la coalition des 14 partis de l’opposition. Pour »Togomatin », c’est la « dernière entrave » à la tenue des pourparlers qui « tombe » ainsi. Et le président de la République espère que les mesures gouvernementales d’apaisement « constitueront des bases solides pour des discussions sincères ». En tout cas, Faure Gnassingbé, à en croire »Forum de la Semaine », « invite les acteurs politiques à un sursaut national qui permettra aux différentes composantes de se retrouver autour d’une table ». Il ne saurait en être autrement, « sinon un quelconque argument pour marquer encore une hésitation ou un refus serait une forfaiture coûteuse devant l’histoire », commente »Togomatin ». Vendredi dernier le gouvernement était face à la presse pour évoquer les préparatifs de ce dialogue. Des correspondances ont été envoyées aux partis politiques pour recueillir leur point de vue sur le format et les modalités du dialogue. C’est « pour s’assurer que la réflexion et la préparation du dialogue se passent non pas de manière unilatérale, a expliqué le ministre Bawara » dans des propos rapportés dans »Forum de la Semaine ». Dans la foulée de cette sortie gouvernementale, renseigne »L’Alternative », l’opposition rappelle au pouvoir en place qu’il ne lui revient pas de diriger le dialogue, car protagoniste de la crise, il ne saurait être juge. Cette position de la coalition n’est pas de nature à favoriser le dialogue, opine Gilbert Bawara qui invite l’opposition à la « modestie, au refus du mépris et de l’exclusion ». L’opposition doit être vigilante pour éviter certaines erreurs et surtout certaines manœuvres du pouvoir, car les signes avant-coureurs de la sa « mauvaise foi » sont « prévisibles », recommande »Liberté ». En attendant, les marches se poursuivent. Et si l’opposition écoutait les « conseils » du président français Emmanuel Macron qui a indiqué les urnes comme moyen démocratique pour accéder au pouvoir ? écrit »La Montagne ». Et de questionner les moyens financiers qui soutiennent les manifestations publiques du PNP. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour évoque la nouvelle grève des enseignants, l’élection de Malick Natchaba à la tête du Mouvement des jeunes de l’UNIR et la fin de la 14è foire internationale de Lomé. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1002 du 11 décembre 2017
Les journaux parus ce lundi traitent de la politique et commentent largement la libération des Imams de Sokodé et de Bafilo Comme il l’avait annoncé lors de la conférence de presse du jeudi 7 décembre 2017, le gouvernement a fait libérer les Imams de Sokodé et de Bafilo arrêtés dans le cadre des manifestations violentes du Parti National Panafricain (PNP). A travers cette libération qui est à saluer à juste titre, « Le gouvernement donne des signaux positifs », écrit »La Dépêche » « Enfin, des portes sûres pour la tenue du dialogue », s’exclame ‘‘Nouvelle Opinion » qui pense qu’avec ces mesures d’apaisement que le gouvernement prend en acceptant des préalables de l’opposition, il « prend de la hauteur ». »Liberté » dans un reportage fait la peinture de la situation de la ville de Sokodé depuis le 19 août 2017 et fait savoir que l’Imam Hassan Mollah, libéré le vendredi 08 décembre passé , « a été accueilli dans une liesse populaire. Les proches et les curieux affluent à son domicile qui est pratiquement devenu un lieu de pèlerinage. » A sa sortie de prison, l’Iman « tacle » par cette déclaration : « Tous ceux qui n’aiment pas le changement sont des hypocrites ». Ces propos sont rapportés par ‘‘Le Correcteur » qui ajoute que l’Imam « dit pardonner à tous ceux qui ont œuvré pour qu’il soit arrêté ». Par ailleurs, ‘‘La Dépêche » revient sur la conférence de presse du gouvernement jeudi 07 décembre 2017 et en délivre l’intégralité de la déclaration liminaire. A l’aune ce cette déclaration, ‘‘Le Combat du Peuple » constate que le « Président et le gouvernement ont jeté un pavé dans la mare » et y voit un « sens de la responsabilité ». ‘‘Le Correcteur » également s’y intéresse et analyse une déclaration du ministre Payadowa Boukpessi qui a avancé que « l’organisation du dialogue n’hypothèque pas la tenue du référendum constitutionnel. Le referendum aura bel et bien lieu et la commission électorale travaille sur les préparatifs ». A en croire le confrère, ces propos du ministre de l’Administration Territoriale montrent que le « pouvoir qui dit que toutes les conditions sont réunies, a déjà son plan caché pour faire capoter les discussions afin de retourner à son fameux référendum qui n’est aucunement la solution ». »Liberté » pour sa part se fait l’écho de la conférence de presse organisée par la coalition des quatorze partis politiques de l’opposition, le vendredi 8 décembre dernier, qui visait « à rendre publique ses observations suite aux déclarations du gouvernement ». Au-delà des efforts consentis pour le gouvernement pour apaiser la situation et convier les acteurs politiques au dialogue, une « chose choque », note »Le Combat du Peuple’‘ : « c’est le rétropédalage auquel se livre l’opposition en exigeant la libération de ceux qui sont détenus dans l’affaire des incendies des grands marchés en 2013 ». Pour l’hebdomadaire, ce rétropédalage « est malsain ». Sur un sujet différent, ‘‘Le Correcteur » publie dans ses colonnes, une interview avec Jean-Pierre Fabre qui y dresse le bilan de la crise et les contours du dialogue. « En politique, la naïveté peut être fatale », a avancé entre autres le Chef de file de l’opposition. En outre, ‘‘Liberté’‘ propose un dossier intitulé « Opacité, détournement, surfacturation, sociétés écrans, corruption…, comment le réseau Aboka et ses complices au sommet de l’Etat fonctionnent ». Dans ce dossier, le quotidien privé indique que « bien que disposant de beaucoup de moyens, le Président de la délégation spéciale (PDS) de la préfecture du Golfe, Kossi Agbenyega Aboka, ne fait rien pour assurer le développement de la préfecture…le pactole composé de taxes des marchés, des bars, des redevances des carrières d’exploitation du sable et des ristournes versées par les impôts, est souvent détourné soit pour ses propres affaires, soit pour graisser les pattes à ses parrains au sein de la minorité pilleuse. » Au surplus, ‘‘Le Combat du Peuple » reprend un article du journal »Jeune Afrique’‘ intitulé : « le paradoxe togolais ». L’hebdomadaire dit reprendre cet article à cause de la pertinence de ces analyses et adresse ses « félicitations » au journal. Dans le reste de l’actualité, certains confrères commentent le lancement par le HCRRUN, du processus de la phase de réparation de d’indemnisation. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC relatif à la Carte de Presse
Communiqué de la HAAC relatif à la carte de presse
Revue de presse N° 1001 du 08 décembre 2017
La crise politique cristallise l’actualité dans les journaux parus ce jour. Comme mise en bouche, notons que ‘‘Vérité des Peuples » revient sur la rencontre entre la HAAC et la CENI du 04 décembre passé au siège de la CENI, dans le cadre des « perspectives des joutes électorales ». Le gouvernement togolais a organisé hier, une conférence de presse pour faire le point de la situation qui prévaut dans le pays et « éclairer l’opinion sur les mesures prises pour la résolution de la crise et d’annoncer l’ouverture du dialogue dans les prochains jours », informe ‘‘L’Audience ». Le gouvernement était représenté par les ministres Gilbert Bawara de la fonction publique, Damehane Yark de la sécurité, Payadowa Boukpessi de l’administration territoriale et Pius Agbetomey de la justice, précise le journal. »L’Eveil de la Nation » publie pour sa part, l’intégralité de la déclaration faite par le gouvernement au cours de cette conférence de presse. Cette déclaration est relative « aux mesures d’apaisement et de décrispation visant à favoriser le dialogue et la mise en œuvre des réformes politiques institutionnelles et constitutionnelles. », fait savoir le confrère. Selon le gouvernement, outre les mesures déjà prises dans le sens de l’apaisement, « des mesures supplémentaires sont encore à l’étude en faveur d’autres personnes jugées et condamnées », informe ‘‘Togoreveil ». A ces actions, « il faut surtout ajouter la volonté exprimée, à maintes reprises par le Président de la République, de discuter avec toute la classe politique des problèmes du pays dans un esprit constructif », note ‘‘Forum de la Semaine ». Dialogue ou pas, « le gouvernement décidé d’aller au référendum », opine »Le Canard Indépendant » qui propose le résumé de la conférence de presse du gouvernement. Pendant que le gouvernement donne des signaux forts pour l’ouverture des discussions, « les propos des leaders de l’opposition risquent de jeter les efforts du dialogue aux orties », avertit ‘‘Vérité des Peuples » qui cite Jean-Pierre Fabre selon lequel « il faut arrêter tout le processus pouvant conduire à l’ouverture des discussions ». A en croire le tabloïd, le Chef de file de l’opposition « fonde son alibi sur le fait que, du retour des marches, certains militants et leaders ont été réprimés par les forces de l’ordre (…) ». Pour le journal, il ne sert à rien de tenir « des propos incendiaires au moment où le peuple togolais attend de pied de grue ce dialogue ». Toujours concernant le dialogue, ‘‘L’Eveil de la Nation » révèle que « la coalition est divisée entre l’arrêt et la poursuite des manifestations ». D’un côté, l’aile dure de la coalition incarnée par l’ANC et le PNP qui tentent d’imposer leur point de vue aux autres membres de la coalition. Pour eux, « il faut continuer les marches avant et même pendant le dialogue pour maintenir la pression sur le pouvoir en place », fait-il savoir. De l’autre côté, le courant beaucoup plus souple guidé vers le réalisme. « Cette aile pense qu’il faut plutôt arrêter les manifestations à l’ouverture du dialogue, donner l’occasion à l’opinion nationale et internationale de mesurer la maturité de l’opposition », mentionne l’hebdomadaire. Sur une sujet différent, ‘‘Le Perroquet » commet un article sur les rapports du bilan financier de la participation du Togo à la CAN 2017 au Gabon et affiche à sa une : « Affaire des 600 millions de la CAN portés disparus le mandat social de Faure Gnassingbé à l’épreuve des magouilles d’un ministre indélicat : Le ministre Guy Madjé Lorenzo bientôt sous les verrous ». Le journal offre à lire que « les dernières informations font sérieusement état de ce que le ministre des sports Guy Madjé Lorenzo serait bientôt traduit devant la justice pour n’avoir pas pu empêcher ceux qui avaient en charge la gestion des fonds mobilisés pour la CAN 2017 de les détourner du fait qu’en amont, il en avait donné la garantie ». Sur le même sujet, ‘‘Liberté » révèle que des joueurs togolais ont vu s’offrir « des vestes à 900.000 FCFA » mais le ministre Lorenzo n’en a pas fait cas au cours de la conférence de presse sur les comptes, l’auditrice non plus. « Mais il nous revient que la surfacturation a été la chose la mieux partagée par ceux qui devraient gérer les fonds alloués pour la délégation togolaise, », soutient le quotidien privé. Par ailleurs, ‘‘Liberté’‘ reprend dans ses colonnes une interview que Jean-Pierre Fabre a accordée à ‘‘Jeune Afrique » N° 2969 du 3 au 9 décembre 2017 dans laquelle le leader de l’ANC déclarait : « Le rapport de force est toujours en faveur du peuple souverain, mobilisé et debout ». Au surplus, ‘‘Liberté’‘ se demande si face à la pression de la rue, Paul Kagamé pourra sauver Faure Gnassingbé. Le président rwandais prendra la tête de l’Union Africaine en fin janvier et « plusieurs sources font état de ce que le Prince togolais nourrit l’espoir que l’arrivée de son ami à la tête de l’institution panafricaine lui permettra de reprendre la main dans la crise politique qui ébranle son régime depuis plusieurs mois. », explique le confrère. Le Service de Presse/HAAC