La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) organise du mardi 13 au mercredi 14 février 2018 un séminaire d’imprégnation de ses membres à l’hôtel Ivans Plazza à Kpalimé. Ces assises présidées par M. Pitalounani Télou porté récemment à la tête de l’institution, permettront aux honorables membres de passer en revue un certain nombre de textes en lien avec la mission de régulation de l’instance et de « réfléchir sur l’élaboration d’un plan stratégique 2018-2021 de la HAAC pour une meilleure projection vers les grands défis de la présente mandature ». Mais pas seulement. Elles seront également l’occasion pour chaque président de comité de faire le point des activités qu’il conduit. Aussi, les participants de la rencontre de Kpalimé mettront à profit ces deux (2) jours de travaux pour plancher sur la modification des textes telle que préconisée par les états généraux de la presse tenus en 2014. « Ce regard analytique des chantiers de la HAAC conduira à l’établissement d’un chronogramme des activités de l’année pour la mise en œuvre duquel je voudrais solliciter la collaboration et l’appui des autres institutions, des médias, ainsi que des organisations et associations professionnelles de la presse », a précisé le président de la Haute Autorité. M. Pitalounani Télou a dit « savoir compter sur la sollicitude du président de la République et du gouvernement pour un accompagnement conséquent de l’instance de régulation dans la conduite de sa mission au profit des médias togolais ». Pour sa part, le préfet de Kloto, M. Bertin Koku Assan, a dans son mot de bienvenue, remercié la HAAC pour le choix de la ville de Kpalimé pour abriter ses assises. Tout en souhaitant plein succès aux travaux de ce séminaire d’imprégnation, il a exhorté la Haute Autorité à poursuivre ses actions en faveur de la presse togolaise pour un paysage médiatique plus épanoui. La HAAC sera très sollicitée cette année en ce concerne le volet médiatique des consultations électorales. Le séminaire de Kpalimé est un adjuvant à la réflexion sur la gestion de ces rendez-vous électoraux. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1034 du 8 février 2018
Le dialogue politique est à la une des journaux parus ce jeudi. « Notre souhait est que le dialogue permette à la classe politique de se rassembler autour d’un texte qui sera soumis au verdict du peuple », ainsi s’est exprimé Gilbert Bawara dans une interview accordée à Jeune Afrique et reprise dans les colonnes de »La Nouvelle Tribune ». Mme Brigitte Adjamagbo de la coalition des 14 partis de l’opposition semble en phase et souligne toujours dans le magazine panafricain qu’ « un referendum sans discussions préalables ne fera qu’accentuer la crise ». Ça tombe bien, car l’opportunité sera offerte aux protagonistes de plancher sur la question autour de la table de discussions à partir du 15 février prochain. Seulement, c’est un dialogue « à plusieurs inconnus », observe »Le Dialogue ». Qui en seront les participants ? L’opposition réussira-t-elle à obtenir le départ de Faure Gnassingbé comme elle l’espérait ? Elle n’obtiendra « ni le départ de Faure Gnassingbé ni le retour à la constitution de 1992 mais les réformes auront bel et bien lieu », martèle »Chronique de la Semaine ». Le dialogue aurait-il lieu finalement ? Probablement, car l’opposition « tergiverse » encore, « divisée » entre une partie qui estime qu’il faut aller au dialogue pour rechercher une solution pérenne à la crise politique et une autre incarnée par Jean-Pierre Fabre qui ne veut pas en entendre parler, renseignent »Waraa les Vainqueurs ». Signe de cette tergiversation, la coordinatrice de la coalition justifie le maintien des marches par le droit constitutionnel de manifester alors même que le communiqué des émissaires des médiateurs a laissé entendre que ces manifestations devraient être mises en sourdine jusqu’à la fin du dialogue. Pour »Togomatin » qui pense qu’elle a « perdu les pédales », « cette démonstration de Mme Adjamagbo à quelques heures de la tenue de ce dialogue ne témoigne pas de la bonne volonté de la coalition qu’elle coordonne ». « Les masques de la duplicité » vont bientôt tomber et l’on découvrira le vrai visage de ces leaders des partis membres de la coalition, écrit »Le Médium » qui donne à savoir que Eric Dupuy et Jean-Pierre Fabre sont des « fauteurs de troubles ». In fine, « faut-il croire en ce dialogue ? » Non, si l’on tient compte du nombre de dialogue qu’il y a eu dans le passé mais oui compte tenu de la « lassitude » qui s’est emparée des protagonistes qui veulent en finir avec la situation de crise que traverse le pays, analyse »Focus Infos ». Alors, le dialogue oui mais Togo Debout « veut un dialogue sincère, qui pose les vrais problèmes et qui apporte les bonnes solutions », rapporte »Liberté ». Et »Flambeau des Démocrates » de renchérir en exhortant le parti au pouvoir et l’opposition à jouer chacun sa partition pour l’aboutissement de ces pourparlers. Donc vite au dialogue, « le temps presse et si l’on ne peut rattraper celui qui est perdu, il serait irresponsable de continuer à en perdre », écrit »Focus Infos ». La presse du jour a aussi évoqué le 13è anniversaire de la disparition de Gnassingbé Eyadema. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1033 du 7 février 2018
Le dialogue politique au Togo fait la une des journaux parus ce mercredi. Selon un communiqué signé des émissaires des présidents ghanéen et guinéen, les pourparlers débutent le 15 février prochain. Le gouvernement en a pris acte et compte jouer sa partition. « Nous allons œuvrer de part et d’autre pour créer les bonnes conditions pour un dialogue serein et fécond », assure le ministre Gilbert Bawara dans des propos rapportés dans »Le Magnan Libéré » et »La Dépêche ». A contrario, « les propos de certains leaders de la coalition qui s’arc-boutent sur les préalables font planer le doute sur le démarrage serein des discussions annoncées », relève »Le Magnan Libéré ». L’hebdomadaire questionne le côté où se trouve la « peur » d’aller au dialogue et regarde vers l’opposition, surtout son chef de file qui ne serait pas finalement un atout dans la lutte pour l’alternance qu’elle mène depuis quelque temps. « Sincèrement, avoir Jean-Pierre Fabre comme chef de file de l’opposition c’est avoir un boulevard en face parce qu’il contribue à l’échec des actions de l’opposition », insiste la publication. Les mêmes incertitudes quant à l’aboutissement heureux du dialogue sont à lire dans »Le Messager ». « Qui veut torpiller les discussions ? » s’interroge le journal qui met à l’index lui aussi le président de l’ANC, en témoigne ses « menaces sur RFI de quitter la table des négociations si ses préalables ne sont pas traités au prime abord à l’ouverture des discussions ». Justement, à propos des préalables, »Fraternité » pense qu’il aurait été mieux de résoudre cette « équation » avant même l’ouverture du dialogue pour gagner du temps et conserver l’énergie. A en croire »Liberté », « dans l’état d’esprit des tenants du pouvoir, les prochains pourparlers ne sont juste qu’un rendez-vous pour flouer l’opinion à propos d’une certaine disponibilité à discuter avec l’opposition ». Pourtant, le Professeur David Dosseh a fait part de sa crainte de voir l’option de la violence prendre le pas sur celle pacifique si ce énième dialogue échoue, ajoute le confrère. Le Professeur Ayayi Togoata Apédo-Amah aussi se montre sceptique en ce qui concerne l’issue du dialogue. « Il faudra s’attendre à des jours sombres pour ce pays », prédit-il dans »La Manchette ». L’hebdomadaire estime que pour une réelle sortie de crise, il est important que les Forces Armées Togolaises soient présentes autour de la table du dialogue, même si, poursuit-il, elles ne sont pas trop enclines à œuvrer pour l’alternance. De son côté, le politique Alberto Olympio souligne qu’il est « »hors de question » que Faure Gnassingbé reste encore au pouvoir après le prochain dialogue », rapporte »Le Triangle des Enjeux » qui donne aussi à savoir que pour Kofi Yamgnane, le « bilan » des 13 ans de gouvernance de l’actuel président de la République est « sombre et drastique ». Quoi qu’il en soit, « les acteurs politiques togolais ont l’obligation de trouver un compromis politique à l’issue du prochain dialogue », écrit »La Dépêche ». Et pour réussir, il faut faire en sorte de « ne plus tomber dans les erreurs du passé », recommande »Fraternité », car de ces discussions-ci peuvent sortir des « décisions consensuelles qui feront grandir d’un cran la jeune démocratie togolaise ». Dans un tout autre registre, »La Dépêche » fait une « analyse croisée » des 50 ans de « règne » des Gnassingbé du père au fils. Pour le tabloid, le chef de l’Etat n’a pas su garder les vertus de son père qui sont, entre autres, le pardon. « De son papa, Faure n’a retenu que les méthodes de conservation du pouvoir. Il en abuse au point que son règne de 13 ans est plus décrié que les 38 ans du père », écrit le journal. Au surplus, »Liberté » informe que le Rapport de »The Economist » sur la démocratie classe le Togo désigné « régime autoritaire » au 142è rang sur 167 pays. Par ailleurs, »Le Triangle des Enjeux » révèle que Faure Gnassingbé serait le « principal bénéficiaire » de l’exploitation du phosphate au Togo. Et puis, le 6 février dernier a marqué l’an un du retrait des fréquences à LCF et City Fm. »Fraternité » et »Le Triangle des Enjeux » publient une opinion de l’ex-directeur général du groupe auquel appartiennent ces deux médias. On y retient que tous ceux qui y avaient travaillé ont aujourd’hui la tête haute dans la mesure où la HAAC n’a pas « reproché » aux deux médias mentionnés supra une « faute professionnelle ». Aussi, Luc Abaki rappelle-t-il qu’il faut compter sur Dieu pour bien « payer » un travail bien fait plutôt que sur les hommes. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1032 du 6 février 2018
Les journaux parus ce mardi évoquent le dialogue politique dont l’ouverture est prévue la semaine prochaine. Après avoir séjourné dans la capitale togolaise et rencontré les protagonistes de la crise, les émissaires des présidents guinéen et ghanéen ont rendu public un communiqué la semaine dernière. On y retient le 15 février prochain comme date de démarrage du dialogue. Le communiqué en question donne à savoir que les manifestations de rue devraient être suspendues jusqu’au terme des pourparlers. Seulement voilà, la coalition a maintenu ses marches. Tant et si bien que »Nouvelle Opinion » se demande si le G14 est réellement prêt à aller à la table des discussions. »L’Eveil de la Nation » qui rappelle à l’opposition que « l’apaisement ne devrait pas venir d’un seul bord » observe qu’en même temps que cette opposition dit ne pas être contre le dialogue, elle pose des actes qui sont en contradiction avec cette déclaration. Pour le bihebdomadaire, la coalition fait des pas en avant et dans la foulée en fait en arrière à la manière d’un danseur de Tango. A la lumière du maintien des manifestations du groupe des 14, »Togomatin » constate que la « »telenovela » se poursuit » dans la rue, sauf que ce faisant, relève le quotidien, la coalition « tient un mauvais rôle ». »L’Alternative » pour sa part se demande si ce n’est pas un « nouveau marché de dupes » qui se prépare avec in fine le pouvoir qui pourra tirer son épingle du jeu. D’ores et déjà, « des signes de blocages sont perceptibles » note »L’Eveil de la Nation ». Quant à »Liberté », elle table sur les scénarii du dialogue en vue et note que celui de la poire coupée en deux pourrait accorder à l’actuel président de la République un « mandat supplémentaire ». Si cela advenait, l’opposition « devrait exiger la conduite du scrutin présidentiel de 2020 par une instance supranationale », poursuit-elle. L’on n’en est pas encore là et un échec de ce énième dialogue, relève le journal, pourrait entrainer d’un côté l’accélération et la tenue du referendum constitutionnel et de l’autre l’intensification des manifestations. Mais le ministre Gilbert Bawara se veut clair dans les colonnes de »Courrier de la République » : « Au regard des effets néfastes et préjudiciables de la situation actuelle sur la cohésion nationale et sur les 2 activités économiques, personne n’a intérêt à rechercher une pérennisation d’un climat de crispation ». Et pour que la situation ne se pérennise pas, Gerry Taama, le président du NET prescrit dans »Forum de la Semaine » la « sincérité » aux acteurs qui prendront part au dialogue. De son côté, »Courrier de la République » en appelle à leur « bonne foi ». Aussi, la publication exhorte-t- elle le peuple à « jouer au veilleur afin d’éviter que ces acteurs politiques ne transforment le prochain dialogue en des retrouvailles de trop pour rien ». Invitant à la « vigilance », »L’Alternative » lance un « avis à ceux qui continuent naïvement de croire à une quelconque bonne foi du régime cinquantenaire au point d’espérer quelque chose de positif de ce fameux dialogue ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les publications du jour, on retient que les praticiens hospitaliers et les enseignants repartent en grève cette semaine pour réclamer des meilleures conditions de vie et de travail. Par ailleurs, les confrères s’intéressent à la disparition du président Eyadema il y a 13 ans. En outre, »Liberté » informe que Faure Gnassingbé, président en exercice de la CEDEAO don la présidence à la tête de l’organisation communautaire serait « des plus saugrenues a fait sanctionner » la Guinée Bissau pour non-respect des accords de Conakry alors que lui-même ne serait pas réputé un homme qui respecte ses engagements. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1031 du 5 février 2018
L’annonce de l’ouverture du dialogue la semaine prochaine pour résoudre la crise politique fait la une des journaux parus ce lundi. Ce sera le 15 février pour le démarrage des pourparlers, informe »Forum de la Semaine » qui précise que cette date a été rendue publique à travers un communiqué signé des ministres ghanéens et Guinéens, émissaires de Nana Akufo-Addo et Alpha Condé. Ledit communiqué donne à savoir que la question des préalables, notamment la libération des détenus sera examinée « de manière prioritaire » à l’ouverture du dialogue dont les participants seront déterminés ultérieurement. Il n’en fallait pas plus pour que le ministre Bawara rassure de ce que « tout sera mis en œuvre pour la tenue de ce dialogue aux conditions et dates prévues ». Participera ou participera pas ? La coalition « entretient le suspens » en maintenant les manifestations de rue, observe »Le Libéral ». En tout cas, le dialogue annoncé pour la semaine prochaine, la coalition « prend acte et demande des clarifications et entend poursuivre les contacts dans ce sens avec les médiateurs », renseigne »Liberté ». »Canal D » aussi s’intéresse au sujet et évoque les « conditions » qu’il faut remplir pour « réussir » les prochains pourparlers. L’hebdomadaire suggère d’éviter toute surenchère en pratiquant la « »Real Politique » », de faire prévaloir l’intérêt général et surtout d’éviter de faire une fixation sur une seule personne ou une seule famille. Pour sa part, »Le Correcteur » prescrit une vigilance accrue à l’opposition qui, selon lui, a « l’impérieux devoir de veiller au grain au regard du passé politique du pouvoir des Gnassingbé et des manigances qui ont déjà cours ». Même prescription dans les colonnes de »Liberté » à l’endroit de la coalition. Le quotidien privé lui demande de faire attention à ne pas se faire « happer par le pouvoir, car rien n’est gagné d’avance ». Quoi qu’il en soit, le dialogue reste une « nécessité vitale pour une issue heureuse pour tous », assure »Le Libéral ». C’est pourquoi »Le Combat du Peuple » invite Jean-Pierre Fabre qu’il considère comme le « Castor de l’opposition » à savoir raison garder, à se départir des « postures populistes et démagogiques qu’il adopte souvent et à s’assagir pour agir avec responsabilité afin de ne pas être condamné par l’histoire ». Et »Togo Matin » de renchérir : « gageons qu’une vive lumière éclaire la route politique de Fabre et qu’il s’éveille à comprendre qu’il est potentiellement bien placé pour prendre le devant du règlement de cette crise ». L’autre sujet phare traité dans les publications du jour reste le 13è anniversaire de la disparition de Gnassingbé Eyadema. Plusieurs activités sont prévues dans la préfecture de la Kozah à cet effet. Des messes de requiem ont été organisées à Paris, Milan et Bruxelles, signale »Le Libéral ». Seulement, 13 ans après Eyadema, le Togo « va à reculons avec Faure Gnassingbé », opine »Liberté ». « De vrais patriotes auraient pris la succession d’Eyadema que le Togolais aurait retrouvé sa dignité et sa fierté d’appartenir à une nation », commente »Le Correcteur ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1029 du 31 janvier 2018
Le 30è sommet de l’Union Africaine a refermé ses portes lundi dernier à Addis-Abeba, non sans avoir désigné Faure Gnassingbé champion du marché unique aérien africain. Quelques jours seulement après ces assises, les rues de Lomé et de l’intérieur du pays sont sollicitées pour des manifestations à l’appel de la coalition. Pendant ce temps, le front social se fait également entendre. Tous ces sujets sont évoqués dans les journaux parus ce mercredi. « Après quelques jours d’accalmie, les rues togolaises renouent avec la routine des marches de protestation et de soutien », observe »Dounia le Monde ». L’hebdomadaire questionne la « suite » et l’efficacité de ces manifestations. Les manifestations de rue oui mais « jusqu’à quand ? » s’interroge »Le Magnan Libéré ». La publication se veut claire : « aujourd’hui ces marches ne font plus trembler le pouvoir mais plutôt ruinent l’économie du pays ». Justement, parlant de l’économie et des finances, »La Manchette » révèle que les caisses de l’Etat sont « vides », toute chose qui fait « craindre une situation du pire pour le Togo », ajoute-t-elle. Et apparemment, cette situation pas reluisante dans laquelle se trouve le pays sur le plan économique ne semble pas préoccuper tout le monde, à en croire »Le Messager ». Le confrère donne à savoir qu’un responsable du parti des Togolais s’en serait même « réjoui ». « Aujourd’hui, avec nos manifestations, le régime a perdu 40% de ses recettes, c’est l’argent de moins pour payer le gaz lacrymogène » aurait-il déclaré. Pour le journal cela procède de l’ « irresponsabilité ». Qu’à cela ne tienne, les militants de la coalition qui ont prévu de battre le pavé pendant trois jours à commencer par aujourd’hui vont « dresser le bilan de Faure Gnassingbé », informe »La Manchette » pour ainsi se faire l’écho des déclarations du chargé à la communication de la coalition. A propos de la « pression » de la rue, »Le Dialogue » fait observer qu’elle « plombe » la tenue des pourparlers entre les protagonistes annoncés il y a quelque temps. Le tabloïd suggère à l’opposition de « marquer une pause » dans l’organisation de ses manifestations pour aller rechercher un compromis autour de la table de discussions afin d’en finir avec la crise politique. ‘‘Sika’a » épouse également l’idée du dialogue, seulement il ne croit pas trop en celui qui pourra s’ouvrir dans le cas togolais. Pour le magazine satirique, « si les rapports de force ne changent pas, le dialogue qui s’annonce entre UNIR et l’opposition ne va être qu’une causerie ». C’est à peu près le même pessimisme dans les colonnes de »La Lanterne » qui assure que le bout du tunnel de la crise politique au Togo n’est pas pour bientôt, la faute au « radicalisme » des uns et des autres. « La passion des politiques l’a emporté sur la raison du peuple », regrette »Togonyigba ». »Liberté » elle, parle des « promesses jamais tenues » de Faure Gnassingbé dans la crise togolaise, le chef de l’Etat qui, selon le journal, « tourne ses pairs ouest-africains en bourrique ». Il faut dire que la coalition des 14 partis ne sera pas seule à organiser des manifestations populaires cette semaine. Le Mouvement des jeunes de UNIR et celui des femmes vont aussi mobiliser du monde les 31 janvier et 3 février, renseignent »Le Libéral » et »Le Magnan Libéré ». Le front social aussi est sous les feux de la rampe cette semaine avec les enseignants, les enseignants-chercheurs, les médecins, les agents du ministère de la Fonction publique et peut-être bientôt la STT qui font usage de la grève à l’effet d’obtenir de meilleures conditions de vie et de travail. « Vers une semaine de tension sociale », commente »Dounia le Monde ». »Le Libéral » lui, questionne la concomitance de ces actions. « Simple coïncidence ou stratégie bien mijotée ? » se demande l’hebdomadaire. En tout cas, il signale la « dangerosité » de toute « liaison » qui viendrait à naître entre syndicats et partis politiques. »Liberté » d’apporter son grain d’humour. Le quotidien privé estime que si ce n’est pas un « complot », cela y ressemble, le fait que ces différents secteurs décident de mener des actions au même moment que la coalition. « C’est sûr que tous ces gens ont fait une réunion secrète et se sont donné rendez-vous cette semaine pour gâter le marigot de »Faure-vi » », ironise-t-il. En ce qui concerne les syndicats d’enseignants, ‘‘La Lanterne » se demande s’ils n’en « font pas de trop ». Le journal leur suggère de ne pas « suivre tout ce que la base leur dicte ». Quoi qu’il en soit, « sous la pression » de ces enseignants, le groupe de travail mis en place pour résoudre les problèmes dans le secteur de l’éducation s’est réuni pour la première fois mardi dernier et le ministre Gilbert Bawara a promis des « solutions pérennes », renseigne »Le Messager ». L’autre sujet phare abordé par les publications du jour reste le 30è sommet de l’Union Africaine qui s’est refermé lundi à Addis-Abeba en Ethiopie. ‘‘Le Dialogue », ‘‘Le Libéral » et »Le Messager » rappellent que le président togolais y a activement pris part et a bénéficié de la « confiance » de ses pairs pour dynamiser le transport aérien en Afrique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1028 du 30 janvier 2018
Les journaux parus ce mardi reviennent sur le 30è sommet de l’Union Africaine tenu les 28 et 29 janvier à Addis-Abeba en Ethiopie. Ils s’intéressent également à la situation sociopolitique au Togo. 30è sommet de l’UA Ainsi que le rapporte »Togo-Presse » dans son édition de lundi, cet important rendez-vous a placé au centre de réflexion « la poursuite des réformes en cours, la lutte contre la corruption et la politique migratoire ». Et le président togolais qui y a pris part ne s’est pas contenté d’une simple présence. A en croire »L’Eveil de la Nation », Faure Gnassingbé a « marqué sa participation d’une tache indélébile » à travers non seulement son implication active dans le déroulement des activités prévues à l’ordre du jour des assises de la capitale éthiopienne mais également les entretiens qu’il a eus en marge du sommet. Et ce n’est pas tout. Le numéro un togolais a été désigné « champion du marché unique aérien africain », informent »Forum de la Semaine », »Togo-Presse » et »L’Eveil de la Nation ». Selon les trois publications, il s’agit d’un « important chantier qui vise à terme, à créer un vrai marché aérien en Afrique et faire profiter pleinement les compagnies aériennes du continent du boom économique dans ce secteur ». Le président Faure, ajoutent-elles, « en concertation avec ses pairs, aura l’importante responsabilité de proposer lors des prochains sommets de l’Union Africaine les résultats de ses démarches ». En marge de ce sommet, le chef de l’Etat togolais a présidé un autre, extraordinaire celui-ci et ayant réuni les présidents des pays membres de la CEDEAO, complètent »La Symphonie » et »Le Médium ». « Les travaux ont porté sur des sujets relatifs aux projets d’adhésion à l’organisation, les défis sécuritaires, les réformes institutionnelles et les différentes crises que traversent certains pays de la sous-région », renseignent-ils. A Addis-Abeba, il a été aussi procédé au renouvellement des membres du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union, avec le Togo réélu, informe »Liberté ». Sauf qu’il y a des « réserves à nourrir sur la légitimité d’un tel choix lorsqu’on considère les vertus que devraient incarner les membres et les vices qui caractérisent le pouvoir de Faure Gnassingbé », opine-t-elle. Bref, pour le quotidien privé, le pouvoir en place est aux antipodes des valeurs prônées par le Conseil de Paix et de Sécurité de l’UA. Situation sociopolitique au Togo Le sommet de l’Union Africaine passé, le Togo replonge dans ses réalités. Evoquant la crise politique, »L’Alternative » donne à savoir que Faure Gnassingbé « résiste » pendant que la rue « persiste ». Elle va encore accueillir des manifestants mercredi, jeudi et samedi prochains à l’appel de la coalition, rappelle le bihebdomadaire qui note également que le pouvoir n’a pas renoncé au referendum. Le tabloïd révèle que le régime en place a saisi des établissements bancaires de la place pour leur demander de mettre de l’argent à la disposition d’une société ivoirienne « chargée d’intervenir dans le processus électoral ». Pour sa part, »Le Médium » dresse le portrait de Jean-Pierre Fabre qu’il considère comme pas loin de Mickey, ce personnage fictif des bandes dessinées ou des dessins animés. Pendant ce temps, le front social donne de la voix. « Nous avons l’impression que le gouvernement ne nous écoute pas », déclare le Dr Atchi Walla du Symphot dans les colonnes de »La Symphonie ». Le Syndicat national des praticiens hospitaliers du Togo qui observera une grève les 31 janvier et 1er février. La CSET quant à elle débute aujourd’hui un mouvement de débrayage de trois jours, relève »Forum de la Semaine ». De leur côté, les enseignants-chercheurs entrent en grève demain jeudi, indique »Liberté ». « Enseignants dépassés, agents de santé exaspérés, étudiants en colère… l’opposition dans la rue, c’est une semaine de mécontentement général au Togo », observe »L’Alternative ». Il faut éviter la « collusion » et « laisser les politiciens faire la politique », suggère »L’Eveil de la Nation » qui note une « coïncidence » temporelle entre les actions des syndicats-associations et celles des politiques. Dans le reste de l’actualité, le ministre de l’Administration territoriale rassure que le processus de décentralisation va bon train. Payadowa Boukpessi, est en outre, considéré par »Mega Info » comme ministre « contre performant » du gouvernement au même titre que Ninsao Gnofam, Ouro-Koura Agadazi et Gilbert Bawara. Et puis »Liberté » donne à savoir que « la mafia bat son plein dans le secteur minier au Togo ». Le Service de Presse/HAAC
Le nouveau Président de la HAAC rencontre le personnel
Après sa prise de fonction comme président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la communication (HAAC), M. TELOU Pitalounani a rencontré, le lundi 29 janvier 2017, au siège de la HAAC à Lomé, le personnel de l’instance de régulation des médias en présence des autres membres de l’institution. Cette rencontre de prise de contact a permis aux participants de mieux faire connaissance et de fixer les règles de base en vue d’aider la Haute Autorité à remplir efficacement sa mission. La minute de silence observée en mémoire de l’ancien président Pitang TCHALLA, la rencontre a débuté par la présentation des uns aux autres. Ce sont les honorables membres qui se sont collés premièrement à l’exercice avant que chaque membre du personnel de la Haute Autorité ne se fasse connaître du collège des membres et surtout du nouveau président. C’est alors que ce dernier a dévoilé ses attentes vis-à-vis du personnel, appelant au respect des heures de travail dans l’administration publique et conviant l’ensemble des ressources humaines de l’instance de régulation à travailler assidument afin d’obtenir de bons résultats. Ce n’est que par un travail de qualité que la HAAC pourra avoir la confiance et l’écoute des plus hautes autorités dans la résolution des difficultés qu’elle connait dans sa mission, a insisté le président. M. Télou a expliqué au personnel que la respectabilité que pourra inspirer la Haute Autorité dépendra du sérieux et de la détermination que chacun mettra dans l’exécution de sa tâche quotidienne. Pour ce faire, le président Télou a recommandé à ses administrés la présence effective au poste aux heures de service, la ponctualité et l’assiduité au travail, le respect de la hiérarchie et des pratiques administratives. Les autres membres présents ont pris tour à tour la parole pour encourager le personnel et l’exhorter à plus d’ardeur dans ses tâches malgré les conditions difficiles de travail. A son tour, le personnel a promis aux membres de se retrousser les manches pour mouiller la chemise. Il en a profité pour présenter quelques doléances relatives à l’amélioration de ses conditions de travail et de vie. Le président a affiché sa disponibilité à les étudier, avec le collège des honorables membres, et à les satisfaire autant que faire se peut. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1026 du 26 janvier 2018
La situation politique au Togo meuble les colonnes des journaux parus ce vendredi. En levée de rideau, nous nous faisons l’écho de cet article publié dans »Waraa les Vainqueurs » relativement à la presse électronique. L’hebdomadaire souligne, à la lumière du dernier communiqué de la HAAC, que l’organe de régulation des médias confère à la presse en ligne une « existence légale » matérialisée par la prise d’une décision dans ce sens. « Bien qu’active, la presse en ligne est restée désorganisée. Après plusieurs années de lutte, elle peut désormais espérer avoir une place de choix dans l’univers médiatique togolais » et mêmement bénéficier de l’aide de l’Etat à la presse, mentionne le tabloïd. Situation politique au Togo Elle n’est pas des plus calme, c’est le moins qu’on puisse dire. Et Faure Gnassingbé a préféré « abandonner les urgences nationales » pour aller « célébrer » son défunt père à Sarakawa alors qu’ « à tout point de vue la célébration de cette »fête » du 24 janvier ne vaut vraiment pas la peine », observe ‘‘Liberté ». Le quotidien privé en vient à conclure que la célébration de cet évènement n’a qu’un seul objectif : le « culte de la personnalité », c’est-t-à dire « honorer et même déifier Eyadema ». Pour sa part, »L’Eveil de la Nation » assure que Sarakawa est le « symbole de la lutte pour l’indépendance économique ». Pendant ce temps, la date du dialogue annoncé se fait toujours attendre et les protagonistes se rejettent la responsabilité du non démarrage des discussions, constate »L’Eveil de la Nation ». L’un des médiateurs dans le dossier togolais, Alpha Condé passe le témoin à Paul Kagamé à la tête de l’Union Africaine « sans avoir résolu la question des préalables » posée par la coalition des 14, note »L’Alternative » qui renseigne également, tout comme »Le Tonnerre » du retour de la médiation à Lomé pour rencontrer les deux bords, pouvoir et opposition. « Cette mission va-t-elle réussir à faire bouger les lignes ? » se demande le journal. A en croire »Le Canard Indépendant », l’émissaire ghanéen dépêché devrait rencontrer hier les 14 partis de la coalition pour discuter des modalités du dialogue. L’hebdomadaire puise dans les « indiscrétions » pour révéler que le ministre de la Sécurité, envoyé de Nana Akufo-Addo, « solliciterait de la coalition de laisser tomber ses préalables pour permettre le démarrage des discussions au cours desquelles des mesures fortes dans le sens de l’apaisement pourront être prises ». Dans tous les cas, il y a aujourd’hui « urgence de dialoguer pour éviter l’enlisement », opine »Le Patriote ». En attendant le démarrage des pourparlers, l’opposition continue de mettre la pression. Non contente de rendre public un mémorandum sur la crise politique, elle appelle à trois jours de manifestations la semaine prochaine. »Togoréveil » sait pourquoi les leaders de la coalition ne renoncent pas aux marches. L’hebdomadaire soutient qu’ils sont « obligés de justifier les financements reçus malgré la fatigue ». « En refusant le dialogue à travers ses préalables, la coalition des 14 pousse le pouvoir dans les bras du referendum », analyse »L’Eveil de la Nation ». ‘‘Waraa les Vainqueurs » renchérissent : « s’ils veulent vraiment le dialogue, ils doivent rapidement oublier leurs préalables pour faire avancer les échanges. Dans le cas contraire, ils doivent oublier le dialogue pour que le peuple se prononce sur le texte portant sur la limitation de mandat déjà voté à l’hémicycle ». A arrière-plan, le parti présidentiel s’organise. Ainsi que le rappellent »Waraa les Vainqueurs », »Togoréveil » et »Le Patriote », les sages de cette formation politique se sont constitués en mouvement présidé par l’ancien ministre Charles Kondi Agba élu au cours d’un congrès tenu à Kara cette semaine. C’est le « retour consacré de la vieille garde », indique »Le Tonnerre ». Une vieille garde qui se met « en ordre de marche », complète »L’Eveil de la Nation ». « Un sage est quelqu’un qui est prudent, circonspect, judicieux, qui a un sentiment juste des choses…» définit »Canal D » avant de lancer : « stop à la comédie sous les tropiques ! Oui la vraie sagesse c’est celle qui vient d’en haut, (…) modérée, exempte de duplicité, d’hypocrisie, d’égoïsme ». Il faut rappeler que le congrès des sages succède à celui des femmes et des jeunes. Ce qui laisse »Le Canard Indépendant » interrogateur : « qu’est-ce qui fait courir UNIR ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe de ce que les étudiants de l’Université de Kara donnent eux aussi de la voix après leurs coreligionnaires de Lomé, pour réclamer de meilleures conditions d’études. Au surplus, »L’Alternative » informe qu’un nouveau fournisseur d’habillements militaires et d’équipements de maintien de l’ordre s’installe au Togo. Et de s’interroger : « Que prépare le pouvoir de Lomé ? » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1025 du 25 janvier 2018
Les publications du jour évoquent la crise politique au Togo. S’achemine-t-on vers la résolution de la crise politique au Togo ? Cela n’en prend pas le chemin, à en croire »Courrier de la République » qui estime qu’elle « s’enlise » au contraire. Mais à qui profite cet enlisement ? Selon l’hebdomadaire, le pouvoir en place qui traine le pas dans la recherche de solution croit pouvoir tirer son épingle du jeu en comptant sur le temps qui pourrait aider à faire tasser la situation, sauf qu’en pensant ainsi, le régime se trompe, car « rien ne se fera comme avant », attendu que « la crise actuelle a quelque chose de spécial et elle durera aussi longtemps que possible tant que les acteurs politiques ne se résoudront pas à jouer franc jeu ». Pour le tabloïd, la seule option pour aplanir les divergences reste le dialogue. Alors, « dialogue où es-tu ? » s’interroge »Le Bâtisseur ». »Le Changement » lui, dresse le constat de ce que des « incertitudes » observées dans le camp du pouvoir « mettent en doute » la tenue de ces pourparlers. Si les discussions n’ont jusqu’ici pas débuté, c’est à cause de la « duplicité » de l’opposition, commente »Le Dialogue ». Analyse similaire dans »Chronique de la Semaine ». L’autre point d’achoppement à la tenue du dialogue, c’est son organisateur. Sur le sujet, Agbéyomé Kodjo explique que « le pouvoir en place ne paraît raisonnablement pas en mesure de le conduire avec l’impartialité requise ». Des propos salués par »Liberté » qui estime que l’ancien Premier ministre a « osé la vérité ». Oui au dialogue mais l’option du referendum n’est pas totalement écartée. Là-dessus, »Focus Infos » donne à comprendre que « si on est aujourd’hui à préparer cette consultation populaire, c’est en grande partie dû aux turpitudes de l’opposition, qui n’a pas saisi l’occasion unique en septembre dernier, d’acter la limitation des mandats présidentiels et l’élection à deux tours, par un vote de la majorité des 4/5 à l’Assemblée nationale ». En attendant, des centrales syndicales interpellent les protagonistes pour qu’une issue consensuelle soit trouvée dans les meilleurs délais à la situation politique. Pendant ce temps, le parti UNIR se met en « ordre de bataille pour les enjeux électoraux », renseigne »Le Dialogue ». Après les jeunes et les femmes, les sages se sont constitués en mouvement présidé par l’ancien ministre Charles Kondi Agba, informent »Chronique de la Semaine », »Forum de la Semaine », »Echos du Pays » et »Togo-Presse ». Ce sont des « »sages » qui souffrent d’avitaminose chronique de »sagesse » », écrit »Liberté » qui note que ceux qui étaient en congrès mardi dernier à Kara sont des « drôles de sages ». ‘‘Courrier de la République » parle d’un remaniement ministériel « imminent » et de la « galaxie des anciens devenue plus forte que jamais sous Faure Gnassingbé » révèle également qu’il y a au sein de l’UNIR une « guerre fratricide entre les caciques et les rénovateurs ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour s’est intéressée à la situation délétère ces derniers jours à l’Université de Lomé et aux accidents de routes qui ont connu un pic en 2017 à en croire les chiffres communiqués par le ministère de la Sécurité. Le Service de Presse/HAAC