Le dialogue politique au Togo est encore à la une des journaux parus ce lundi. Le 27è dialogue politique inter-togolais n’a pas encore refermé ses portes que certaines publications ne croient pas à l’aboutissement heureux de ces pourparlers. Pour »Liberté », ces discussions sont une « supercherie de plus » à cause de la « mauve foi caractérisée des tenants du pouvoir ». Conséquence, « la rue risque de gronder à nouveau et, vraisemblablement plus fort », prédit le quotidien privé. Analyse différente dans les colonnes de »Le Libéral » qui observe que l’opposition togolaise « à la recherche d’une boussole fait du rétablissement de la constitution de 1992 un bouclier », dirigeant sa lutte « sur une seule personne ». En insistant pour que Faure Gnassingbé ne soit pas candidat en 2020, la Coalition des 14 « affiche aux yeux du monde sa peur » d’affronter ce dernier dans les urnes, commente »Nouvelle Opinion ». De son côté, »Le Correcteur » voit en l’armée togolaise, une composante essentielle dans la résolution de la présente crise. Le bihebdomadaire pense que la CEDEAO devrait rencontrer la haute hiérarchie des FAT pour savoir si c’est la grande muette qui s’oppose au départ de l’actuel président de la République du pouvoir. « Il est temps que la CEDEAO aide le peuple togolais à retrouver la vraie stabilité pour faciliter le vrai développement et non un développement du bout des lèvres et de façade », écrit le tabloïd. Quant à »Courrier de la République », il estime que l’attaque survenue il y a quelques jours à Ouagadougou au Burkina Faso devrait instruire les uns et les autres, dans la mesure où la situation d’ « instabilité institutionnelle et sociale est l’atmosphère rêvée des terroristes » pour leur besogne. Dans tous les cas, ajoute le confrère, « ce dialogue doit solder définitivement les sempiternelles crises dont les populations se lassent depuis des années ». Autant dire qu’ « un faux-pas ou une erreur de nos hommes politiques ne pourra plus être accepté par le peuple », poursuit-il. Certaines associations de la société civile togolaise se montrent actives et offrent des pistes pour une sortie de crise. C’est le cas de Togo Debout qui compte organiser dans les prochains jours des activités dans ce sens. »Togomatin » évoque une position de Togo Debout « entre passion et récupération politique, car cette prise de position actuelle risque de nuire au déroulement des pourparlers ». Pendant ce temps, ce n’est pas la grande sérénité dans les rangs de la coalition des 14 à en croire »Le Libéral » qui se demande si l’on n’avance pas « vers un isolement du PNP ». La pomme de discorde viendrait de la participation ou non aux prochaines consultations électorales. Pendant que d’autres formations politiques et non des moindres, membres de la coalition n’entendent pas voir les rendez-vous électoraux prévus cette année se tenir sans elles, le PNP ne se situerait pas dans cette logique selon l’hebdomadaire qui questionne l’issue de cette mésentente susceptible d’entraîner soit la perte de vitesse du Parti National Panafricain ou alors la perte de popularité de Jean-Pierre Fabre, chef de file de l’opposition. Justement, parlant du PNP, »Nouvelle Opinion » constate que ses « premiers responsables gardent un silence complice » depuis que des individus se réclamant de ce parti exercent des menaces sur des journalistes. Le journal souligne qu’ « il est impérieux que le PNP ou son staff revoit ses copies ou alors il obligerait l’Etat à prendre des mesures qui permettent de préserver les uns et les autres ». Qu’à cela ne tienne, la même publication renseigne que la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est à pied d’œuvre pour la réussite des prochaines consultations électorales. Ainsi qu’informe l’hebdomadaire, elle a procédé jeudi dernier à la nomination de 38 magistrats à la tête des Commissions Electorales Locales Indépendantes (CELI). Ce faisant, c’est une « provocation de plus du peuple togolais », relève »Liberté ». « Une provocation de trop » renchérit »Le Correcteur » qui considère également cette posture comme un « pied de nez » au dialogue en cours. Par ailleurs, »Liberté » donne à savoir qu’une grâce présidentielle est accordée « »clandestinement » » en 2017 à l’ancien Premier ministre, Eugène Koffi Adoboli, entre-temps condamné par la justice togolaise pour détournement de deniers publics. Au surplus, les publications du jour mentionnent que le groupe de travail mis sur pied pour résoudre les problèmes dans le secteur de l’éducation exhorte les enseignants à suspendre leurs mouvements de grève pour faire place au calme et à la sérénité. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC
Communiqué de la HAAC
Revue de presse N° 1041 du 02 mars 2018
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi, le dialogue politique au Togo. L’ouverture du dialogue a été saluée par la majorité des Togolais qui en attend de bonnes résolutions pour en finir avec la crise politique que traverse le pays. Mais la moisson tiendra-t- elle la promesse des fleurs ? Ainsi que le constate »Innov’-Africa » ces pourparlers ont « déjà du plomb dans l’aile », attendu qu’ils peinent à enregistrer des avancées significatives en dehors des mesures d’apaisement prises par le gouvernement. Le point d’achoppement, rappelle »L’Alternative » reste le retour à la constitution de 1992 qui est loin de faire l’unanimité autour de la table du dialogue. D’un côté, il y a la « boulimie du pouvoir de Faure Gnassingbé » et de l’autre le « maximalisme des leaders de la coalition », observe »La Dépêche ». »Le Tonnerre » confirme que ce sont des « positions rigides » défendues par le parti UNIR qui « ne veut pas entendre parler de l’exclusion de Faure Gnassingbé en 2020 et l’opposition qui tient à sa constitution de 1992 ». Les discussions suspendues reprendront à une date ultérieure mais pas au Ghana comme l’ont rapporté certains ces derniers temps, mais bien à Lomé ainsi qu’en a déclaré le chef de file de l’opposition jeudi, selon »L’Eveil de la Nation ». En attendant, la coalition des 14 partis a fait hier devant la presse un compte rendu. »Liberté » rapporte qu’elle a « dénoncé le dilatoire du régime RPT/UNIR et s’est opposé à un 4è mandat de Faure Gnassingbé ». Autant dire avec »Le Canard Indépendant » que le groupe des 14 reste « intransigeant » sur le rétablissement de la constitution de 1992. Il appelle de ce fait le « peuple à rester mobiliser », précise »L’Alternative ». En réalité, « la candidature de Faure Gnassingbé en 2020 est un faux-fuyant de blocage », relève »L’Union pour la Patrie » sinon, explique le tabloïd, « comment comprendre que l’on n’arrive pas à tirer leçon des échecs du passé lors des dialogues précédents ». Et d’ajouter : « Tout porte à croire que tout est fait pour perpétuer la crise ». »Libération » y va de son commentaire. La publication fait observer que les leaders de la coalition « posent des équations qu’ils sont eux-mêmes incapables de résoudre », car il n’est pas évident de rétablir la Loi fondamentale de 1992, attendu qu’elle comporte bien de lacunes. Pour »Togoréveil », il est inconcevable que Faure Gnassingbé ne soit pas candidat au terme de son mandat en cours. A l’en croire, le président ghanéen et facilitateur dans le dossier togolais le sait et aurait confié à un proche que demander au chef de l’Etat de ne pas briguer un autre mandat « c’est comme demander au Barça de ne pas aligner Lionel Messi à l’occasion d’un match important ». Le journal explique qu’en s’arc-boutant sur son exigence de voir l’actuel président de la République hors-jeu en 2020, « la coalition confirme sa peur bleue d’affronter un candidat trop Faure en 2020 ». « Il n’est jamais assez de demander à un enfant qui danse bien de continuer sa prestation pour le bonheur des convives de ses parents », renchérit »Libération » qui présente Faure Gnassingbé comme la « digue qui cache le chaos au Togo ». La crise qui s’enlise, c’est le « Togolais Lambda qui perd » à cause du ralentissement des activités économiques, déplore »Togomatin ». C’est pourquoi, tout en exhortant le facilitateur à « s’atteler » à concilier les positions opposées, »Le Tonnerre » invite les parties prenantes au dialogue à « mettre de l’eau dans leur vin pour une rapide sortie de crise ». Pour ce faire, elles « devront prendre conscience de l’enjeu pour faire le sacrifice nécessaire pour sortir le Togo de l’impasse ». Sur un tout autre sujet, »L’Eveil de la Nation » tire la sonnette d’alarme sur ce que la presse togolaise serait « en danger » du fait des menaces sur des journalistes. L’hebdomadaire invite les uns et les autres à la sensibilisation pour de telles pratiques n’aient plus cours. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour informe que le portefeuille de l’eau, de l’Assainissement et de l’Hydraulique villageoise a un nouveau titulaire. Il s’agit d’Antoine Gbégbéni nommé il y a quelques jours en Conseil des ministres. En outre, »L’Alternative » commet un dossier sur la dévolution du pouvoir du père au fils au Togo. Aussi, révèle-t- elle que des « menaces d’empoisonnement » pèsent sur les détenus dans l’affaire d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1040 du 1 er mars 2018
L’actualité telle que traitée par les journaux est ces derniers temps invariablement dominée par le dialogue politique au Togo. Deux rounds de discussions et deux suspensions, le dialogue inter-Togolais semble avoir du mal à enregistrer des avancées, tant et si bien que, observe »Le patriote », « l’impatience et la soif de voir aboutir ces pourparlers se lisent sur presque tous les visages ». Le doute aussi, à l’image de »Tingo Tingo » qui parle d’ « issue incertaine de ce 27è dialogue ». Mais ce n’est pas tout. A l’impatience et au doute, il faut subordonner le scepticisme voire la prédiction de l’échec des discussions que d’aucuns affichent. Cette « prophétie de l’échec » du dialogue fait réagir »Echos du pays » qui se demandent si ceux qui la répandent sont de « vrais Togolais ». L’hebdomadaire suggère de tourner le dos à ces genres de pensées, car « la non réussite des présentes assises laisse entrevoir des lendemains peu recommandables au Togo ». Pour sa part, »Le Bâtisseur » conçoit le « fameux » dialogue comme un « piège sans fin ». Un piège que la coalition des 14 voudrait éviter. Sa coordinatrice, Brigitte Adjamagbo, de lancer dans les colonnes de la publication : « Le sort d’un peuple est suspendu à celui d’un individu… Si le régime pense qu’un beau matin il va nous mettre devant le fait accompli, il se trompe ». Les discussions suspendues reprendront à une date ultérieure et les confrères expliquent qu’elles pourront se poursuivre à Accra au Ghana pour permettre au président du PNP qui y séjourne d’y prendre part. Cette suspension devrait plutôt permettre au parties prenantes de « reculer pour mieux avancer », exhorte »Flambeaux des Démocrates ». De son côté, »Le Perroquet » évoque des « signes avant-coureurs d’un blocage définitif ». »Warra les Vainqueurs » eux aussi s’intéressent au dialogue politique. Le tabloïd s’attarde sur les causes du « blocage » et met à l’index « l’intransigeance » de l’opposition qui ne serait allée au dialogue que pour « imposer son dictat au pouvoir » en place. « Les leaders de l’opposition doivent arrêter de faire des calculs politiciens pour s’impliquer entièrement dans le dialogue dont l’issue est très attendue des Togolais », écrit »Chronique de la Semaine ». »Le Perroquet » lui, se tourne plutôt vers Faure Gnassingbé et sa « clique » qui, à l’en croire, « cherchent à se maintenir au pouvoir contre vents et marrées en agitant le spectre militaro-ethnico- religieux ». Parlant de militaire, »Le Rendez-vous » pense que le « cancer du Togo est l’armée utilisée comme une entreprise privée d’autodéfense pour la survie d’une exploitation familiale menacée par les rongeurs ». « Le mal togolais étant militaire », insiste le journal, « la solution ne peut qu’être militaire, d’où le plaidoyer pour une intervention militaire au Togo », car « si les démarches politiques communautaires au Togo ne s’accompagnent pas d’une force d’interposition, les médiations et bonnes volontés qui nous aident auraient perdu du temps pour un fiasco ». Et d’ajouter : « si le dialogue aboutit, il va falloir qu’une force neutre soit mise sur place pour l’exécution des recommandations nées du dialogue. Si le dialogue échoue, il faudra aussi la même force pour limiter les dégâts ». Par ailleurs, les journaux parus ce jeudi se font l’écho du communiqué de l’OTM relatif aux menaces que subissent les professionnels des médias. Les confrères abordent également la grève cette semaine des enseignants et des agents de la Fonction publique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1039 du 28 février 2018
Dialogue politique au Togo, le sujet est commun à toutes publications du jour. Analyses et commentaires. L’ouverture du dialogue sous les auspices du facilitateur a charrié beaucoup d’espoirs mais les derniers développements sur l’évolution de ces pourparlers viennent édulcorer ces espoirs. Pour »La Manchette », « c’est une tristesse profonde qui envahi les cœurs » après une nouvelle suspension des travaux sur fond de positions tranchées de chaque partie à la table du dialogue. Cette rigidité des postures « risque de conduire le Togo vers une implosion générale si rien n’est fait pour sauver les meubles », prédit l’hebdomadaire. A quel niveau les discussions coincent-elles ? »Togomatin » répond et donne à savoir que les pourparlers achoppent sur le retour à la constitution de 1992, un point sur lequel l’opposition « ne veut rien entendre ». En clair, la coalition se serait montrée intransigeante vendredi dernier lorsque la question a été abordée, idem pour le pouvoir qui voit en cette exigence une obstination à mettre hors-jeu l’actuel président de la République. C’est donc le « bras de fer » entre le pouvoir et l’opposition, observe »Le Libéral ». »Le Messager » lui, pointe la coalition qui « demande plus qu’elle n’en donne ». Il fait remarquer que le pouvoir a « fait un pas » en prenant des mesures d’apaisement et il revient en principe à l’opposition de faire sa part. C’est pourquoi »Le Libéral » rappelle que « quand on va à une négociation, avec la ferme ambition de tout gagner, il est fort à parier qu’on finira par tout perdre ». De son côté, »Le Magnan Libéré » stigmatise les « intérêts partisans » de la coalition des 14 à ce dialogue. « Veut-on plomber les discussions avec l’insistance sur le retour à la constitution de 1992 ? » se questionne le confrère. »La Lanterne » y va de son commentaire à propos de l’attitude de l’opposition. Le tabloïd croit savoir que la « logique » de cette dernière est de perpétrer un « coup d’Etat civil et intellectuel contre Faure Gnassingbé ». Le journal rappelle que la constitution de 1992 est « vieille et obsolète » et qu’il n’est pas opportun de revenir là-dessus. Quoi qu’il en soit, les « positions tranchées » des uns et des autres à ces pourparlers « risquent de jeter les efforts du gouvernement aux orties », relève »Le Dialogue ». Ces positions « irréconciliables et diamétralement opposées ont excédé » le facilitateur, Nana Akufo-Addo, à en croire »Forum de la Semaine ». Dans tous les cas, « ça coince » au dialogue mais « l’espoir est encore permis », opine »Dounia le Monde ». Il faut donc « sauver le dialogue », recommande »Le Libéral » qui se projette déjà sur l’après discussions. En cas d’échec du présent dialogue, le pouvoir ne se fera pas prier pour donner la parole aux Togolais dans les urnes en commençant par le referendum, mentionne le journal à la lumière des analyses de certains observateurs de la scène politique. « Si le dialogue échoue, préparez-vous à courir », écrit »Sika’a » qui pense que la seule manière d’éviter les dialogues à répétition est de « construire une société où tout le monde est assujetti aux mêmes lois et à des institutions fortes ». L’ancien Premier ministre, Joseph Kokou Koffogoh, se prononce sur la crise politique que traverse le pays et fait des propositions pour en sortir. Il suggère, entre autres, d’avoir des textes électoraux consensuels, un fichier électoral et un cadre électoral transparents et incontestables pour les prochaines échéances ou alors que Faure Gnassingbé termine son mandat en cours et s’engage volontairement à ne pas être candidat en 2020, laissant ainsi le soin à un autre candidat de porter le flambeau du parti. Justement, »Liberté » s’intéresse au second point et revient sur l’attitude de l’UNIR et ses représentants qui, à l’en croire, font tout pour maintenir Faure Gnassingbé dans le jeu. Le journal se demande si le parti ne compte pas dans ses rangs une autre personne « intelligente capable d’être président de la République à part Faure Gnassingbé ». Dans un registre différent, »Togomatin » rapporte des « menaces de mort » sur deux journalistes togolais. En mission en Europe, Sam Djobo, Directeur de Publication de »L’Eveil de la Nation » et Arimiyao Tchagnao Directeur de Publication de »Nouvelle Opinion » auraient été « lynchés à coup de messages salissants et haineux à relents tribalistes par certains individus » qui les assimilent à des « Missi dominici du pouvoir togolais ». Toute chose qui fait réagir l’OTM à travers un communiqué dont se font l’écho »Forum de la Semaine » et »Le Magnan Libéré ». « Sérieusement préoccupée par ces menaces récurrentes et attentatoires aux libertés de presse, d’expression et d’opinion » qu’elle condamne du reste, l’instance d’autorégulation « demande aux formations politiques dont les activistes des réseaux sociaux se réclament, de condamner formellement ces actes répréhensibles ». Mais pas seulement, le tribunal des pairs « invite les autorités togolaises à renforcer les mesures visant à garantir la sécurité et l’intégrité physique des professionnels des médias ». Au surplus, la presse du jour évoque les mouvements de grève cette semaine des enseignants et des agents de la fonction publique. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1038 du 27 février 2018
A la une des journaux parus ce mardi le dialogue politique au Togo. Les discussions étaient rendues vendredi dernier à la 2è séance mais les avancées majeures tardent à être enregistrées. A qui la faute ? »Forum de la Semaine » parle « d’incompréhensions » pour ce qui est du rétablissement de la constitution de 1992. Au pouvoir qui a « fait tomber le masque » en récusant toute idée de retour cette constitution, répond »L’Indépendant Express », d’autant plus que ce retour empêcherait Faure Gnassingbé de briguer un nouveau mandat en 2020. « De ce fait, il est plus qu’évident que le dialogue qui est présenté comme la solution magique pour sauver le Togo d’un déluge est un fiasco, un marché de dupe, une véritable ballade couronnée de roublardise politique », opine l’hebdomadaire. »L’Eveil de la Nation » n’a pas la même lecture de la situation. A l’en croire, c’est plutôt la posture de l’opposition qui « retarde les travaux et les bloque », attendu qu’elle n’entend rien céder sur son exigence de retour à la Loi fondamentale de 1992. Regrettant que la coalition des 14 fait de la « surenchère » avec cette exigence, la publication rappelle à la délégation de l’opposition qu’ « on ne saurait aller à un dialogue et penser que ses exigences devraient être les conclusions du dialogue ». Sur le sujet, »La Symphonie » pense que « l’entêtement de l’opposition à dégager Faure Gnassingbé immédiatement et coûte que coûte par la C92 originelle est une disposition à recourir au diable pour réaliser l’alternance, au lieu d’une mobilisation des suffrages universels au terme d’un processus électoral transparent, sécurisé et certifié ». Ce faisant, cet entêtement peut « exploser le Togo à tout moment », craint le confrère. Dans tous les cas, le dialogue inter-togolais « prend de l’eau » et la population risque de reprendre la « parole » dans la rue, souligne »L’Indépendant Express » qui donne à savoir que les pourparlers qui sont suspendus pourraient se « déporter » à Accra pour « faciliter la participation » aux discussions de Tikpi Atchadam séjournant à Accra par crainte pour sa sécurité dans son pays. »Liberté » confirme en indiquant qu’ « en attendant la reprise à Lomé, la mi- temps du dialogue se joue à Accra avec des consultations » y compris celles « bilatérales » selon des propos de M. Brigitte Adjamagbo rapportés dans le quotidien privé. La publication se fait aussi l’écho des déclarations du facilitateur ghanéen qui aurait laissé entendre que « la liberté du peuple togolais n’est pas négociable ». De son coté, »Le Correcteur » qui se prononce sur la possible délocalisation des discussions dans la capitale ghanéenne exhorte à « éviter les pièges d’un dialogue à plusieurs temps ». Après la nouvelle suspension des travaux, c’est « la patience des Togolais qui est mise à rudes épreuves », note »Forum de la Semaine ». « Les Togolais pouvaient imaginer divers scénarii au cours de ce dialogue, mais cette nouvelle donne surprend plus d’un, d’autant plus que le règlement intérieur établi par le comité préparatoire a indiqué que les discussions vont durer 10 jours », écrit »Actu Express ». »L’Alternative » elle, ne cache pas son scepticisme quant à l’issue de ce dialogue. Le bihebdomadaire pense même qu’il sera soldé par un « fiasco », la faute à la volonté de l’actuel président de la République de demeurer au pouvoir, lui qui brandirait l’armée pour « justifier sa position ». A propos de la grande muette, le journal évoque de « probables sanctions contre les officiers qui s’opposent à l’alternance ». Dans un tout autre registre, »L’Indépendant Express » s’intéresse au rapport annuel d’Amnesty International sur la situation des droits de l’Homme à travers le monde. Le journal rapporte que cette ONG a « épinglé » le Togo pour, entre autres, « fermeture des médias, coupure d’internet, arrestation des manifestants et volonté des autorités de recourir excessivement à la violence ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1037du 26 février 2018
L’actualité dans les publications du jour reste dominée par le dialogue inter-togolais. Les travaux qui ont été suspendus pendant quelques jours après l’ouverture des pourparlers ont repris vendredi dernier. A cette reprise, la « bonne foi du gouvernement a été saluée » en ce qu’il a pris des mesures d’apaisement concrètes à travers l’élargissement de plusieurs détenus, relève »Libéral ». La question sur le retour à la constitution de 1992 a été également abordée mais les parties sous la houlette du facilitateur ont convenu de se retrouver à une date ultérieure pour l’examiner dans le fond, renseigne »Togo-Presse ». Toutefois, »Le Libéral » puise dans les « indiscrétions » pour révéler que le débat aurait été « houleux » sur le point relatif aux réformes constitutionnelles, la coalition des 14 restant accrochée au retour à la loi fondamentale de 1992. L’hebdomadaire prédit, à l’aune des observations de certains analystes que c’est un « bras de fer » qui s’annonce entre l’opposition et le pouvoir, attendu qu’il sera « difficile d’envisager que le pouvoir qui a fait preuve de bonne foi depuis le début des pourparlers en multipliant des gestes d’apaisement puisse lâcher encore alors que la coalition reste accrochée à ses revendications ». »L’Estrade » ne se montre pas particulièrement optimiste quant à l’issue heureuse du présent dialogue, elle qui voit le « ciel s’assombrir » au-dessus des Togolais, lesquels « savaient qu’ils ne pouvaient pas attendre grand-chose de ceux qui pensent connaître leurs aspirations ». »Le Combat du Peuple » met en garde l’opposition contre ses « préalables élastiques, car nul n’a le droit de s’amuser avec le destin du pays ». L’hebdomadaire pointe « l’intransigeance » du chef de file de l’opposition qui pénalise selon lui l’opposition togolaise. »Courrier de la République » assure que le « nœud gordien » que le facilitateur doit « dénouer avec tact » reste 2020 qui, du point de vue de l’opposition doit se faire sans Faure Gnassingbé, seulement les collaborateurs de ce dernier, présents au dialogue ne veulent pas concevoir la prochaine élection présidentielle sans leur « champion ». Pour »Nouvelle Opinion », « le pouvoir a tout donné pour un apaisement et sur la question du retour à la constitution de 1992 alors que le coalition n’a pas convaincu le facilitateur qui s’est rendu compte que l’objectif principal est d’empêcher le chef de l’Etat Faure Gnassingbé d’être candidat en 2020 ». De son côté, »Liberté » table sur les « non-dits du blocage et de la suspension des travaux » et donne à savoir que le « sort même du dialogue est en péril ». Pendant ce temps, « le peuple dont les deux camps se sont servis sans aucune modération perd patience », assure »Courrier de la République » qui prévient que « l’échec des discussions aura des conséquences dramatiques pour le pays». »Nouvelle Opinion » de rappeler aux politiques de « mettre l’intérêt supérieur de la nation au centre de leurs échanges et ainsi montrer à l’opinion nationale et internationale qu’ils sont capables de s’entendre sur l’essentiel pour une solution durable ». Le Service de Presse/HAAC
CONFERENCE INTERNATIONALE ET 6 EME REUNION ANNUELLE DE L’IBRAF-OCI AU BENIN
La HAAC du Togo prend une part active aux travaux Le Forum des Régulateurs de la Radiodiffusion de l’Organisation de la Conférence Islamique (IBRAF-OCI) tient sa conférence internationale et sa 6ème réunion annuelle les 19 et 20 février 2018 à Cotonou (Bénin). La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo prend une part active à cette rencontre internationale, à travers une délégation de trois membres conduite par son Président, M. Pitalounani TELOU. Les travaux se déroulent sous le thème « l’éducation aux médias et le paysage médiatique pour une harmonie du monde ». Il s’agit pour les instances internationales de régulation de la communication, venues des quatre coins du monde à savoir, d’Asie, d’Océanie, d’Europe, d’Amérique et d’Afrique, de réfléchir sur leurs missions et d’adopter des résolutions visant à un meilleur accompagnement des médias qui doivent œuvrer pour une éducation et une information des populations pour la paix dans le monde. Les délégués vont également explorer, pour sa vulgarisation, la déclaration sur le « rôle des médias dans la promotion de la tolérance et la lutte contre le terrorisme et l’islamophobie », adoptée lors de la précédente réunion annuelle de l’IBRAF-OCI, l’an dernier à Bandung en Indonésie. Les travaux ont été ouverts par le Ministre béninois de la Justice et de la Législation, M. Joseph DJOGBENOU, représentant le Chef de l’Etat Patrice TALON. Il a salué la préoccupation des instances de régulation de la communication à contribuer, à travers l’éducation aux médias, au dialogue entre les peuples pour une harmonie et la paix dans le monde. La conférence internationale et la 6ème réunion annuelle de l’IBRAF-OCI réunit les présidents des instances de régulation des médias audiovisuels ou organismes gouvernementaux des Etats membres de l’Organisation de la Conférence Islamique ayant des fonctions similaires ainsi que plusieurs délégués d’organismes partenaires. Au début des travaux, le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo, M. Pitalounani TELOU, s’est adressé à l’assistance. Il a, notamment, témoigné sa reconnaissance et sa gratitude pour toutes les marques de compassion et de condoléances que les instances de régulation ont exprimées à la HAAC, à la suite de la disparition de son prédécesseur, Monsieur Pitang TCHALLA. L’occasion lui a également permis de remercier ses pairs pour leurs vives et chaleureuses félicitations et les vœux ardents de réussite qu’ils lui avaient adressés suite à son élection au poste de Président de la HAAC du Togo, le 11 janvier 2018. Saluant la pertinence du thème de l’éducation aux médias, M. Pitalounani TELOU a appelé les journalistes à plus de responsabilité sociale. Il a souligné la nécessité pour les professionnels des médias de contribuer à une meilleure éducation et une information de leurs lecteurs, auditeurs ou téléspectateurs en vue d’une prise de conscience et de responsabilité dans la préservation de la cohésion, de la coexistence pacifique entre les peuples et de la sauvegarde de la paix sociale dans le monde. Dans le cadre de la vie du réseau, les délégués vont examiner et adopter plusieurs rapports. Il s’agit, entre autres, du rapport annuel d’activités du Secrétaire Permanent de l’IBRAF-OCI, le rapport de la 5è réunion annuelle et des rapports présentés par chaque instance membre de l’IBRAF-OCI. Dans la perspective des prochaines assises du réseau, le thème de la 7ème réunion annuelle sera proposé et le prochain président en exercice sera désigné. Mathias AYENA Rapporteur de la HAAC Point Focal de l’IBRAF-OCI
Revue de presse N° 1036 du 19 février 2018
L’actualité dans les journaux parus ce lundi est largement dominée par l’ouverture ce jour à Lomé du dialogue politique. Cette fin de semaine a été consacrée aux travaux préparatoires avant le démarrage proprement dit des pourparlers. Lesdits travaux ont été conduits par des représentants du pouvoir et de l’opposition et ont pu aboutir à un « accord sur le format » du dialogue, renseignent »Le Correcteur » et »Forum de la semaine ». A les en croire, les deux parties se sont entendues sur la durée des discussions qui sera de dix (10) jours et sur le nombre des participants, quatorze (14), à raison de sept (7) participants du pouvoir et sept (7) autres de la coalition. Même si le dialogue peut possiblement être ouvert aux autres formations politiques, ajoutent les deux publications, la décision devrait faire l’objet d’un consensus préalable. Les modalités ainsi que la finalité des présentes assises sont contenues dans le règlement intérieur dont se fait l’écho »L’Estrade » dans sa toute première parution : « Le règlement intérieur mentionne que l’objectif général du présent processus de dialogue est de permettre aux acteurs politiques togolais eux-mêmes d’arriver à un accord global sur les questions qui alimentent la crise actuelle dans la paix et la concorde nationales ». Pour ce qui est des discussions, le journal donne à savoir qu’elles se dérouleront « sous forme de séances plénières » et un communiqué sur les principaux points de la journée sera préparé pour diffusion et publication dans les médias. Quid de l’ordre du jour de ce dialogue ? »Togomatin » et »L’Estrade » mentionnent « les mesures d’apaisement, le rétablissement de la constitution de 1992, l’implication de ce rétablissement, la transition, l’organisation du referendum, le cadre du dialogue, la participation du gouvernement au dialogue, l’inclusivité du dialogue, les réformes constitutionnelles et électorales, l’Etat de droit, la situation humanitaire, le mécanisme de mise en œuvre et suivi ». La « première étape » du dialogue, c’est-à-dire « les questions de forme », « franchie, face à l’essentiel » en présence du facilitateur Nana Akufo-Addo, écrit »Vision d’Afrique ». « Les choses sérieuses vont commencer », indique »Le Combat du Peuple ». Ce « moment tant attendu est enfin arrivé », se réjouit »Courrier de la République ». En clair, le dialogue « décolle » ce lundi à l’hôtel Février mais « dans le respect de l’ordre constitutionnel et des institutions de la République », précise »Le Libéral ». « Après les préliminaires, le plus dure commence aujourd’hui », souligne »Liberté » qui ajoute que Faure Gnassingbé est « annoncé absent à la cérémonie d’ouverture ». De son côté, »Le Correcteur » croit savoir que le pouvoir en place « envisage de faire un passage en force et imposer son fameux referendum ». L’idée, détaille le bihebdomadaire, serait « arrêtée depuis quelques jours par Faure Gnassingbé et ses soutiens internes et toute contestation de celle-ci serait réprimée dans le sang sans ménagement ». Avant le démarrage des discussions, Jean-Pierre Fabre s’est exprimé à l’AFP. « Nous volons éviter toute mascarade de dialogue pour faire aboutir les revendications des populations », a déclaré le chef de file de l’opposition dans des propos rapportés dans »Liberté ». Quant au ministre Gilbert Bawara, il a laissé entendre dans les colonnes de »Togomatin » que « les Togolais doivent être en mesure de trouver des solutions qui répondent à la fois à l’intérêt général et au bien commun de tous ». Quoi qu’il en soit, »Courrier de la République » rappelle aux participants que « c’est maintenant ou jamais » le moment opportun pour afficher à la face du monde leur patriotisme en inscrivant leur nom dans les pages reluisantes de l’histoire du pays. Pour sa part, »Togomatin » recommande aux parties prenantes de « s’entendre sur l’essentiel » pour le bien de la nation toute entière. « Avec l’ambiance et la convivialité qui ont prévalu lors des travaux préparatoires, il y a de fortes raisons de croire à une issue favorable » des pourparlers, relève »Nouvelle Opinion ». L’espoir est permis, confirme »Courrier de la République » mais l’hebdomadaire ajoute que tout dépend des acteurs. Il attire l’attention des protagonistes qu’à même temps que cette semaine a permis de ramener « l’espoir » dans les cœur des Togolais, elle peut tout aussi être celle de « tous les risques », si l’on laisse le « feu » qui couve se transmuter en un « grand incendie difficile à circonscrire ». C’est pourquoi, le tabloïd invite chacune des parties autour de la table du dialogue « à soigner son langage, à s’abstenir des déclarations enflammées, de braquer l’opinion sur des faits mineurs ». »L’Estrade » de renchérir : « le débat devra être sobre, les acteurs détendus et simples, le peuple et les observateurs devront éviter d’alourdir cet ultime face à face ». A la veille de l’ouverture du dialogue, Monseigneur Philippe Fanoko Kpodzro a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a pointé, entre autre, l’ « entêtement diabolique » de l’actuel président de la République à quitter le pouvoir. Toute chose qui a suscité un article dans »Le Combat du Peuple ». L’hebdomadaire assure que l’Archevêque émérite est le « symbole de la faillite politique au Togo ». » Le Combat du Peuple » qui rappelle à la presse qu’elle n’a pas pour vocation de « se substituer aux tribunaux pour condamner tel ou tel acteur ». Les publications du jour se sont également intéressées à la poursuite de la phase d’indemnisation par le HCRRUN des victimes des violences politiques au Togo. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de presse de la HAAC
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