M. Yoann TALHOUARNE, Attaché Audiovisuel Régional de l’Ambassade de France au Nigéria avec compétence au Togo, a effectué le jeudi 19 juillet 2018 une visite de travail au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Les échanges avec le bureau de l’instance de régulation des médias présidée par M. Pitalounani TELOU, l’hôte ont permis d’identifier des pistes d’une coopération sectorielle entre la HAAC et le service de coopération et d’action culturelle de la France sur des sujets d’intérêt commun comme le passage à la Télévision Numérique Terrestre (TNT) et l’appui aux médias togolais. Les sujets évoqués au cours de la séance de travail à laquelle a également pris part Monsieur Matthieu GARDON-MOLLARD, Conseiller technique au Ministère de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique, ont également porté sur le Projet de Formation et d’Appui au secteur de l’Audiovisuel et des Médias au Togo (PROFAMED) dont la convention de financement a été signée le 19 juin dernier à Lomé entre le ministre togolais des Affaires Etrangères, de la Coopération et de l’Intégration africaine et l’Ambassadeur de France au Togo. L’objectif principal de ce projet est le renforcement des capacités des professionnels de la communication à travers l’amélioration de l’information journalistique au Togo en vue de favoriser la consolidation de la démocratie au sein d’un Etat de droit et de paix. Il se décline en quatre (4) volets : l’appui à l’encadrement législatif et règlementaire des métiers de la presse, la formation continue diplômante pour les journalistes sans formation initiale, la formation spécifique par modules de diverses catégories d’agents des médias et des actions de valorisation de la qualité, de la neutralité et de l’objectivité des médias togolais. Le service de presse / HAAC
Revue de presse N° 1075 du 19 juillet 2018
La division au sein de la coalition des quatorze partis politique de l’opposition et l’arrivée ce jeudi à Lomé d’une nouvelle mission de la CEDEAO font la une des journaux parus ce jour. Une nouvelle discorde a éclaté entre le PNP et le reste de la coalition de l’opposition. Le parti de Tikpi Atchadam a décidé de se désolidariser des prochaines manifestations qu’il trouve inopportunes dans la mesure où la CEDEAO va dans les jours à venir, publier ses recommandations sur la crise togolaise. « Ce parti pense également que ces sorties de la coalition pourraient être émaillées de violences et heurts qui seront imputés à ses militants par le gouvernement », écrivent ‘‘Waraa Les Vainqueurs ». Selon le journal, au-delà de la lutte politique pour l’alternance, les partis de la coalition se combattent entre eux et « même s’il arrive que Faure quitte le pouvoir, ils passeront du temps à mener une guerre de leadership au lieu d’œuvrer pour l’évolution du pays ». »Flambeau des Démocrates » parle plutôt de « retrait stratégique» du PNP. Cette décision du PNP de ne pas participer aux manifestations n’affecte en rien la coalition des partis de l’opposition dont la coordinatrice madame ADJAMAGBO-JOHNSON a confirmé « le maintien des meetings », informe ‘‘Le Changement ». Pendant ce temps, ‘‘Chronique de la Semaine » croit connaitre ce qui se cache derrière le refus du PNP de participer à ces manifestations. A l’en croire, le souhait de Tikpi Atchadam et ses militants est de rester calmes et attendre la fameuse feuille de route de la CEDEAO pour voir si l’organisation sous régionale a pris en compte leurs préoccupations. « Dans le cas contraire, un plan d’action est en train d’être concocté dans le laboratoire de Tikpi pour riposter à cette feuille de route », renseigne le confrère. Quel est donc ce plan ? Atchadam « est-il en train de préparer un autre 19 août 2017 ? Est-il en train de recruter des miliciens et autres djihadistes pour déstabiliser le Togo ? », se demande l’hebdomadaire. Par ailleurs, ‘‘Chronique de la Semaine » et ‘‘Waraa Les Vainqueurs » font savoir qu’une délégation de la CEDEAO est attendue aujourd’hui à Lomé « pour s’enquérir de l’évolution des positions des protagonistes de la crise ». Conduite par le Général Francis Béhanzin, cette délégation de la CEDEAO « veut tenter de convaincre pouvoir et opposition à transcender les différents points d’achoppement qui bloquent l’avancée du dialogue(…) », précise ‘‘Le Changement ». Pour »Togomatin », la venue à Lomé de ces facilitateurs de la CEDEAO « devrait être décisive » en prélude à la tenue de la Conférence de la CEDEAO sur le cas togolais le 31 juillet prochain. Ce sommet sera-t-il « l’ultime round du dialogue inter-togolais ? », questionne le journal. ‘‘Flambeau des Démocrate » revient à la charge et opine que, pour une sortie de crise définitive et apaisée, Faure Gnassingbé est « la clé ». Il revient donc au Président de la République, « en sa qualité de premier magistrat de la République de prendre l’initiative salvatrice de discuter avec l’opposition et pourquoi pas, de surprendre agréablement ses pairs de la CEDEAO lors du prochain sommet de Lomé en les mettant devant le fait accompli », commente-t-il. ‘‘Le Perroquet » voit d’un autre angle cette «prochaine réunion » des chefs d’Etat de la CEDEAO. A son avis, Akufo-Addo et Alpha Condé viennent à Lomé « pour légaliser la forfaiture de Faure Gnassingbé » Sur un registre différent, ‘‘La Nouvelle Tribune » et ‘‘Liberté’‘ évoquent « un risque de dispute frontalière » et une « une bataille judiciaire » entre le Togo et le Ghana à cause de l’exploitation pétrolière offshore. Dans le reste de l’actualité, ‘‘Le Perroquet » commet un article sur une « poursuite judiciaire inutile » contre le DP du journal ‘‘Le Bâtisseur » et se demande si le plaignant, « le faussaire Saa Assiahamé remboursait plutôt les millions de la CEET indument perçus ? » Cette affaire fait suite à la publication d’un article à la une du journal « Le Bâtisseur », N°177 du vendredi 5 août 2016 sous le titre : « Les dessous du dossiers des agents contractuels de la CEET. Pour faux et usage de faux, l’ancien responsable de la communication Saa Assiahamé sommé de rembourser les salaires indument perçus » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1074 du 18 juillet 2018
Que se passe-t-il au sein de la coalition des 14 partis de l’opposition ? La question taraude nombre de Togolais depuis que la PNP a décidé de ne pas faire route avec les autres formations politiques membres de la C14, du moins en ce qui concerne les prochaines manifestations. Cette posture du parti de Tikpi Atchadam est diversement interprétée. « Déjà le divorce ? » s’interroge »Dounia le Monde ». »La Dépêche » voit « du rififi » dans les rangs des partis coalisés pendant que »Tingo Tingo » déplore la « résurgence de la vielle maladie » nommée division de l’opposition togolaise. Plus qu’un simple retour de la bisbille, ‘‘Dounia le Monde » assure que cette fois-ci c’est vraiment sérieux puisque « les prémices d’une séparation de corps entre les époux (Jean-Pierre Fabre et ses amis et le PNP) sont là, tangibles et palpables », même si, poursuit le confrère, « le divorce n’est pas encore consommé, du moins définitivement ». Raison ? « La fiancée (PNP) aurait été suffisamment violée avant l’échéance », insiste l’hebdomadaire. Dans la veine de cette présentation allégorique, »Le Messager » donne à comprendre la « non-participation » du PNP aux meetings de la C14 dans une ambiance qui exhale « la guerre des clans avant les législatives ». Pour la publication, il ne faut pas chercher de midi à quatorze heures ; en se désolidarisant de l’initiative d’organiser des manifestations dans des localités telles Sokodé, Bafilo ou encore Mango, le PNP a décidé tout simplement de tourner le dos aux actes de « vandalisme » et de la violence qui ont pendant longtemps caractérisé la coalition. Sur le sujet, »Vision d’Afrique » questionne l’attitude du PNP : le refus de cautionner les meetings dans les localités citées supra relève-t-il d’une stratégie ou faut-il juste le considérer comme un début de « bons sens » dans les rangs de ce parti ? »Le Libéral » assure que c’est un repli stratégique du leader du PNP pour « protéger son fief ». Cependant, »Fraternité » donne à lire la perception de la coalition sur la décision du PNP de ne pas s’associer aux manifestions prévues ces jours-ci. Le journal se fait l’écho des propos de la coordonnatrice de ce regroupement qui explique que leur allié ne veut pas se joindre aux meetings « parce que le régime est susceptible de semer des troubles et les mettre sur le dos du PNP ». Cette sortie vient « recadrer le débat et dissiper le doute au sein de l’opinion », commente le tabloïd. Quoi qu’il en soit, cette dissonance au sein de la C14, souligne »Liberté », tombe mal dans la mesure où elle est enregistrée à quelques jours de la tenue à Lomé du sommet de la CEDEAO qui va probablement plancher sur des recommandations en vue d’aider le pays à résorber la crise politique. Lesquelles recommandations seront « déterminantes pour le Togo », selon l’Ambassadeur de France, Marc Vizy dont les propos sont rapportés dans les colonnes du quotidien privé. Dans le même temps, le chef de l’Etat fait libérer les personnes arrêtées et détenues dans le cadre des manifestations enclenchées le 19 août 2017. Des suites de la grâce présidentielle, signalent »Forum de la Semaine » et ‘‘Le Libéral » qui précisent que ces mesures vont dans le sens de l’apaisement prôné par les premières autorités du pays. Hormis les sept détenus élargis par grâce présidentielle, 12 autres recouvrent la liberté, ce qui porte le nombre à 19, ajoute ‘‘Togomatin’‘ non sans mentionner que ces efforts du président de la République devraient avoir leurs pendants du côté de l’opposition. Faure Gnassingbé pouvait aller au-delà des 19 personnes libérées. « On n’a pas demandé de libérer certains détenus mais tous les détenus (…) Qu’on cesse de prendre les Togolais pour de vieux connards », fulmine »Tingo-Tingo ». Effectivement, le chef de l’Etat pouvait « mieux faire », il pouvait carrément « décréter l’amnistie générale », opine »La Dépêche ». En outre, »Dounia le Monde » rappelle que la polémique « Atchadam Zéwa » (Atchadam a fui) a « secoué » l’édition 2018 des luttes traditionnelles en pays kabyè. Bientôt ce sera « Faure dewa » (Faure a fui), ironise »Liberté » qui renseigne que le président togolais est « de plus en plus seul ». Même s’il pouvait avoir le soutien de ses pairs, il peut exclure celui d’Alpha Condé, car le « franc-parler » du Guinéen « agace » plus d’un au sein du régime. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1073 du 17 juillet 2018
Que décidera la CEDEAO en termes de recommandations pour résoudre la crise politique au Togo ? Que seront les lendemains du 31 juillet, date de la tenue du sommet CEDEAO-CEEAC à Lomé ? Ces questionnements viennent frapper à la porte des pensées de plusieurs Togolais, à en croire »L’Alternative ». Le bihebdomadaire donne à savoir qu’ils sont nombreux, ces citoyens qui pensent que l’après 31 juillet « sera différent, surtout si la CEDEAO d’aujourd’hui a décidé d’être différente de celle de 2005 ». En attendant, les différents états-majors font ce qu’ils peuvent. La société civile sous le couvert du Front citoyen Togo-débout poursuit ses activités d’éveil citoyen. Le pouvoir, à en croire »L’Indépendant Express » mène sa « bataille » pour faire croire que la crise politique est mineure. Dans les rangs de l’opposition, on prépare déjà « l’après Faure Gnassingbé », toujours selon l’hebdomadaire. Nathanaël Olympio dans des propos rapportés par la publication assure que « l’alternance n’est qu’une question de temps ». Pour lui, la réflexion aujourd’hui au sein de la C14 est concentrée sur « l’environnement » de l’après-alternance. Et pour que cet environnement soit des plus paisibles, l’armée doit jouer sa partition, elle que le leader du Parti des Togolais qualifie de « compétente » et ayant fait ses preuves à l’extérieur du pays. »Togomatin » voit là, des « yeux doux » de la coalition qui, hier, affublait cette même armées d’épithètes pas du tout gaies, mais prévient : ce sont des yeux « piégés ». Parallèlement, la coalition des 14 partis se prépare à aller à la rencontre des populations dans le cadre des meetings y compris à Sokodé, Bafilo et Mango. Sauf que là, ce n’est pas la grande harmonie. »L’Eveil de la Nation » parle de « profond malaise » au sein de ce regroupement. De quoi s’agit-il ? C’est que le PNP dit non à sa participation aux prochaines manifestations, répond »Forum de la Semaine ». Ceci pour « éviter un piège du pouvoir », précise »L’Eveil de la Nation ». C’est effectivement un piège, confirme »Le Correcteur » dans la mesure où les propos du ministre de l’Administration territoriale ne sont pas rassurants, surtout que les conditions sécuritaires ne sont pas un acquis avec la disparition des armes à Sokodé. En fait, il n’y a pas tant que ça désaccord entre les autres partis membres du regroupement et le PNP rassure »Liberté ». Le parti d’Atchadam craindrait seulement que des impairs soit commis pour ensuite être imputés à la C14, d’où sa décision de se désolidariser de ces meetings. Sinon, le PNP et les autres formations ont le même objectif : l’alternance, mais ce sont « les moyens et les méthodes qui diffèrent ». Dans un tout registre, l’édition 2018 des luttes traditionnelles en pays Kabyè a pris fin le week-end dernier « dans l’allégresse populaire », note Togo-presse, dans sa parution d’hier. Toutefois, un fait qui aurait pu être classé dans la rubrique des épiphénomènes a fait couler beaucoup d’encre, surtout sur la toile. Le directeur de l’Information et de la Communication de la présidence de la République a même réagi pour dénoncer une « polémique mal placée », renseigne »Forum de la Semaine » qui publie dans le même temps un coup de gueule de son directeur de publication. « Pourquoi les gens ne veulent pas voir que ce monsieur d’Atchadam est un petit poltron ? » s’interroge le quotidien. La »dérive » langagière »Atchadam Zéwa » (Atchadam a fui) peut « diviser davantage les peuples kabyè et Tem appartenant au même groupe ethnique et même compliquer la réconciliation nationale et l’après-crise », analyse »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1072 du 16 juillet 2018
Le Mécanisme Incitatif de Financement Agricole (MIFA) entre dans sa phase opérationnelle. Moins d’un mois après son lancement, cette initiative enregistre ses premiers bénéficiaires dans le Dankpen et à Blitta. Les producteurs de riz et de manioc des deux localités, informe »Le Libéral », ont reçu vendredi dernier des mains des responsables du projet les premiers chèques pour le financement de leurs activités. A Tagnambul dans la préfecture de Dakpen, les producteurs se sont vu remettre, en présence du chef de l’Etat, Faure Gnassingbé 95 millions de FCFA et des motos pour mettre à flot leur coopérative, renseigne »Nouvelle Opinion ». « En homme de terrain », le président de la République s’est rendu également samedi à Bafilo où il a pu s’enquérir de l’évolution des travaux de construction du marché, du centre communautaire, de la maison des jeunes et de l’hôpital préfectoral, rapporte »Togomatin ». Il faut préciser que ces déplacements du chef de l’Etat ont été facilités par sa présence dans la partie septentrionale du pays pour assister aux luttes traditionnelles Evala. Le clap de fin de ces rites culturels a retenti samedi dernier mais un fait un peu marginal a pu retenir l’attention. En effet, des lutteurs ont donné à écouter une chanson en Kabyè dans laquelle on pouvait entendre « Atchadam zéwa » (Atchadam a fui). Il n’en fallait pas davantage pour que ce fait frise le »scandale » sur les réseaux sociaux. Tant et si bien que la direction de l’Information et de la Communication de la présidence de la République a dû commettre un communiqué pour dédramatiser en relevant que la chanson fredonnée par les lutteurs n’a rien de scandaleux. Ce faisant, « la présidence légitime l’intrusion de la politique au cœur des évènements culturels », analyse »Liberté ». Cette « polémique » est, somme toute, « inutile » et n’a aucun autre but que de « dévier les Togolais de l’essentiel », opine »Nouvelle Opinion », non sans rappeler que Faure Gnassingbé lui-même s’était retrouvé, il n’y a pas longtemps, malgré lui, sur ces mêmes réseaux sociaux à travers une production insultante à propos d’un pain qu’il aurait reçu sans payer, sans pour autant que ceux qui vouent aujourd’hui aux gémonies le pouvoir ne lèvent le petit doigt pour récriminer cet état de fait. Du président Faure, »Le Combat du Peuple » aussi en parle dans sa parution du jour. Même si l’hebdomadaire estime que la phrase d’Emmanuel Macron : le « statu quo n’est plus possible au Togo » a une forte résonnance et plein d’enseignements, il exhorte le chef de l’Etat togolais à prendre l’initiative des réformes, même « à minima », de sorte que l’histoire retienne « ce qu’il a fait et non ce qui parait lui être imposé ». Pendant ce temps, ses adversaires politiques regroupés au sein de la C14 peinent à accorder leurs violons sur les « stratégies » à adopter avant les recommandations de la CEDEAO. A en croire »Nouvelle Opinion » et »Le Libéral », la « mésentente et la méfiance » sont les mots qui caractérisent le mieux l’ambiance dans ce regroupement des partis de l’opposition. Mais à en croire »Liberté », ce n’est pas non plus la grande sérénité au sein du régime. Le quotidien privé croit savoir que « des mouvements bancaires et transferts de propriété, immatriculations des biens immobiliers et mobiliers de fortes valeurs marchandes au nom de tierces personnes suspects et à grande échelle sont en train d’être opérés ces derniers temps dans les rangs des barons du régime ». « Simple dissimulation de fortune ou présage d’alternance au pouvoir ? » s’interroge le journal. Les pontes du régime, »La Nouvelle » les présente comme « des gens sans scrupules » capables de « détourner » les deniers publics et de « piller les ressources de l’Etat ». Au surplus, le mensuel assure que les 13 ans de pouvoir de l’actuel chef l’Etat sont jonchés de « violations des droits de l’Homme » constituées, entre autres, de « répressions sauvages et barbares ». L’actualité dans les journaux parus ce lundi c’est également le sacre de l’équipe de France au mondial de football. L’épilogue hier en Russie a permis aux Bleus d’accrocher une deuxième étoile à leur maillot, synonyme de deuxième titre dans cette compétition planétaire après la première couronne obtenue en 1998. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1071 du 06 juillet 2018
L’actualité dans les journaux parus ce vendredi reste dominée par la situation politique au Togo. Mais nous débutons cette revue par un sujet relatif à la presse et surtout à la sécurité des journalistes sur les lieux de reportage. »L’Humanité » observe que ces derniers « ne sont plus bienvenus aux lieux de certaines manifestations des partis politiques de l’opposition », pour leurs écrits ou commentaires, bref pour leur prise de position. Et les « nouveaux prédateurs de la presse » ne sont autres que les militants de ces formations politiques qui reprochent aux professionnels des médias de vouloir « diviser » la coalition des 14, déplore le journal. Justement, la sécurité des journalistes sur les lieux de manifestations a été également évoquée mardi dernier à Lomé au cours d’une rencontre d’échanges tripartite entre la HAAC, les chargés de communication des formations politiques et les responsables des médias officiels. Au cours de cette rencontre, les chargés de communication ont été engagés à amener leurs différents états-majors à sensibiliser davantage les militants et surtout à faire couvrir leurs différentes activités par les médias officiels. Ce qui amène »L’Eveil de la Nation » à souligner que l’instance de régulation veut « remettre les choses à l’endroit » en ce qui concerne l’accès équitable aux médias de service public. Situation politique au Togo Après le round de discussions tenues la semaine dernière à Lomé, les regards sont tournés vers les acteurs politiques et, à défaut, vers la CEDEAO qui pourrait se réserver le droit d’élaborer des recommandations dans l’optique d’un règlement de la crise politique. En attendant de savoir de quoi cela retourne, c’est le président Français qui opine sur la situation. « Le statu quo n’est plus possible pour le Togo », a laissé entendre Emmanuel Macron. Ce bout de phrase, à en croire »Togomatin » « reste indéniablement un appel lancé aux protagonistes de la crise politique à un sursaut patriotique ». »Liberté »’ n’en fait pas la même lecture. Pour le quotidien privé, la déclaration du président Macron qui ne cache plus son vœu d’alternance politique au Togo « révèle l’isolement de plus en plus prononcé de Faure Gnassingbé dans sa vision de présidence à vie ». Comme on peut le constater, chacun interprète à sa manière les propos de Macron et cette « guerre d’interprétation ne fait que commencer », mentionne »L’Eveil de la Nation ». Peut-être, aurait-il fallu que le président français précisa le fond de sa pensée, comme l’a fait Alpha Condé, facilitateur dans la crise politique tout comme son homologue ghanéen Nana Akufo-Addo. Chacun y allait de son couplet sur le sens à donner au communiqué final qui a sanctionné les discussions de la semaine dernière lorsque le président guinéen a souligné à grands traits que les élections au Togo ne s’auraient être repoussées ad vitam aeternam, même s’il ajoute aussi que la tenue de ces élections au plus tard en novembre prochain comme dit dans le communiqué n’est qu’une simple indication qu’il ne faut pas forcément prendre au pied de la lettre. Parlant d’élections, elles ne sauraient être la panacée, martèle »Le Changement ». Et si le scrutin présidentiel devrait se tenir, il faut bien se garder d’exclure l’actuel président qui n’est quand même pas imbattable dans les urnes, avertit »L’Humanité », car l’exclusion est le « grand danger » qui menace l’avenir du pays. En attendant les élections, la coalition des 14 partis de l’opposition prépare la reprise des manifestations de rue, y compris à Sokodé, Bafilo et Mango, informe »L’Alternative ». Cette perspective ne réjouit pas certaines associations de la société civile pour les conséquences que ces manifestations pourraient induire, précise »Hara Kiri ». « Toutes marches futures risquent de provoquer une colère insoupçonnée des populations contre les éventuels organisateurs qui ne se soucient guère de nos difficultés quotidiennes », expliquent-elles dans les colonnes de ‘‘Togoréveil ». Vivement que la crise socio-politique prenne fin pour le bien-être des populations, implore »La Voix du Peuple ». Au surplus, les publications du jour renseignent que les luttes traditionnelles démarrent demain en pays kabyè. Le top départ sera donc donné pour « une semaine d’empoignades, de java et de dégâts collatéraux », commente »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Accès équitable aux médias officiels : rencontre d’échanges tripartite entre la HAAC, les responsables des médias officiels et les chargés de communication des partis politiques
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a organisé le mardi 3 juillet 2018 à son siège à Lomé, une rencontre d’échanges avec les responsables des médias officiels et les chargés de communication des partis politiques légalement constitués. Conduite par le président, M. Pitalounani Télou, en présence des membres de l’institution, cette rencontre a essentiellement porté sur les modalités pratiques de couverture des activités, d’accès équitable des partis politiques aux médias officiels et sur la sécurité des journalistes sur les lieux de manifestations. Dans son allocution de bienvenue, le président de la Haute Autorité a, d’une part, engagé les médias de service public de faire en sorte que « tous les Togolais se reconnaissent à travers leurs programmes et publications » nonobstant les difficultés rencontrées dans l’exécution de leurs missions. D’autre part, il a exhorté les chargés de communication des partis politiques à amener leurs formations respectives à solliciter la couverture médiatique de leurs activités auprès des médias officiels et surtout à assurer la sécurité des reporters qui sont envoyés sur les lieux de manifestations. Pour sa part, le président du comité technique Affaires Juridiques et Accès Equitable aux médias officiels, M. Kasséré Pierre Sabi, après avoir rappelé les fondements législatifs et règlementaires de l’accès équitable aux médias officiels a insisté sur le respect des dispositions contenues dans l’Arrêté N° 002 pris par la HAAC le 27 mars 2014. En outre, il a prodigué quelques conseils d’ordre pratique aux chargés de communication des partis politiques que les autres membres de l’instance de régulation ont exhorté à entretenir des relations de confiance avec les responsables des médias officiels. Les débats enrichissants auxquels ont donné lieu les interventions du président et des membres de la HAAC ont permis aux participants à la rencontre d’en savoir davantage sur les modalités de demande de couverture médiatiques et les responsabilités des uns et des autres dans l’accès équitable aux médias de service public. Le service de presse / HAAC
Régulation : Séance d’échanges entre la HAAC du Benin et du Togo
En visite au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), une délégation de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication du Benin conduite par son président, M. Adam Boni Tessi, a échangé, le jeudi 28 juin 2018, avec l’instance de régulation des médias au Togo. La séance présidée par M. Pitalounani Télou en présence des membres de la HAAC du Togo a permis aux délégations des deux institutions d’aborder des sujets d’intérêt commun en rapport avec la mission de régulation des médias. A cette occasion, les présidents des deux instances ont salué ces retrouvailles qui, selon eux, s’avèrent utiles à plus d’un titre. Dans le cadre du partenariat qui les lie, la Haute Autorité du Benin et celle du Togo effectuent périodiquement des missions à Lomé et à Cotonou à l’effet de s’inspirer des bonnes pratiques et des expériences positives de chaque instance. Ce rapprochement a été matérialisé en février 2014 par la signature à Lomé d’un protocole d’accord de coopération bilatérale entre les deux institutions. Au-delà de ce cadre bilatéral, la HAAC-Togo et la HAAC-Benin ont aussi en commun l’appartenance, entre autres, au Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et au Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM). A ce titre, elles prennent activement part aux activités de ces plateformes. Le service de presse / HAAC
COMMUNIQUE DE LA HAAC
COMMUNIQUE DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE GESTION ET DE SUIVI DE L’AIDE DE L’ETAT A LA PRESSE (1)
1 COMMUNIQUE DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE GESTION ET DE SUIVI DE L’AIDE DE L’ETAT A LA PRESSE (1)