La HAAC a pris une part active aux travaux Dans la perspective de la 9 ème Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF), dénommée la conférence des présidents, qui aura lieu à Yaoundé (Cameroun) en décembre 2018, la 3 ème réunion du Comité d’orientation du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) pour le biénum 2017-2018, organisée ce mercredi 20 juin 2018 à Accra (Ghana) a fait le point des préparatifs. La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo a pris une part active à cette rencontre internationale, à travers une délégation de deux membres conduite par son Président, M. Pitalounani TELOU. La rencontre a notamment validé le thème de la 9 ème CIRCAF de décembre prochain à Yaoundé. Huit instances de régulation des médias ont pris part à la 3 ème réunion du Comité d’orientation du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) pour le biénum 2017-2018. Outre les membres statutaires du Comité d’orientation, que sont la National Media Commission (NMC) du Ghana, assurant la présidence en exercice, le Conseil National de la Communication (CNC) du Cameroun, assumant les fonctions de vice-présidence, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin, qui abrite le secrétariat exécutif et le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Niger (présidence passée et honoraire), quatre autres instances de régulation ont été invitées à titre d’observateurs à cette rencontre. Il s’agit de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Togo, de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc, de la Haute Autorité de la Communication (HAC) de Guinée et de la Tanzania Communication Regulatory Authority (TCRA). Il convient de rappeler que le Comité d’orientation, qui est l’instance intermédiaire entre deux conférences des présidents, se réunit autant de fois que nécessaire afin de veiller à la mise en œuvre du plan d’actions biennal et prendre les décisions nécessaires au bon fonctionnement du réseau. Les travaux ont été ouverts par le Ministre ghanéen de l’information, M. Mustapha HAMID en présence du Président en exercice du RIARC, M. Kwesi GYAN-APETENG. Il s’est réjoui du rôle important que les instances de régulation des médias jouent dans la promotion de la liberté de la presse et de la démocratie en Afrique, en faisant respecter les principes de déontologie et d’équilibre de l’information. Les participants ont mis le temps à profit pour examiner et adopter les différents rapports d’activités et financiers du Secrétariat Exécutif. Ils ont approuvé les activités menées par le Secrétariat Exécutif du RIARC en étroite collaboration avec la présidence en exercice et avec la contribution active et la volonté de plusieurs instances membres en vue d’œuvrer au développement et au rayonnement du réseau. Le Comité d’orientation s’est félicité de la mise en œuvre optimale à ce jour, de la plupart des activités inscrites dans le Plan d’Actions du biénum 2017-2018 du RIARC. Points d’orgue de la 3 ème réunion du Comité d’orientation, le thème et le calendrier de la 9 ème Conférence des Instances de Régulation de la Communication d’Afrique (CIRCAF) ont été retenus. Cette rencontre qui sera couplée avec la célébration du 20 ème anniversaire du RIARC, se tiendra du 12 au 14 décembre 2018 à Yaoundé et elle portera sur un thème qui lancera le réseau vers les grands enjeux (transition numérique et avènement des nouveaux médias) de la régulation des médias dans les années à venir. La réflexion portera sur « les 20 ans de la régulation de la communication en Afrique : bilan, défis et perspectives ». En marge des travaux, le Président de la HAAC, M. Pitalounani TELOU a eu des échanges avec plusieurs de ses homologues sur les nombreux défis et contraintes de la régulation des médias et sur la nécessité de promouvoir la liberté de la presse au sein du RIARC. Mathias AYENA Rapporteur de la HAAC Point Focal du RIARC
COMMUNIQUE DE LA COMMISSION DE GESTION DE L’AIDE DE L’ETAT A LA PRESSE (PERIODE DE RECEPTION DES DEMANDES)
COMMUNIQUE DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE GESTION ET DE SUIVI DE L’AIDE DE L’ETAT A LA PRESSE_
COMMUNIQUE DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE GESTION DE L’AIDE DE L’ÉTAT A LA PRESSE
COMMUNIQUE DE LA COMMISSION TECHNIQUE DE GESTION DE L’AIDE DE L’ETAT A LA PRESSE
Tournée : la HAAC rappelle aux organes de presse leurs obligations
Les membres de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) ont entamé, le mardi 29 mai 2018, une tournée de prise de contact dans les organes de presse implantés à Lomé et dans ses environs. En se prêtant à cet exercice qui va durer huit (8) jours, l’instance de régulation entend rappeler aux médias les obligations contenues dans leurs cahiers de charges. La première journée de cette tournée conduite par le président Pitalounani Télou a mené la délégation de la HAAC dans Cinq (5) organes audiovisuels à savoir les radios Taxi FM, Pyramide FM, Jésus Vous Aime (JVA), Kanal FM et la télévision New World TV. A chaque étape de son périple, la Haute Autorité a insisté sur l’équilibre de l’information, la pluralité d’opinions, la déclaration du personnel à la caisse de sécurité, la nécessité de se faire établir la carte de presse et le respect scrupuleux de la réglementation en matière de publicité médiatique. En retour, certains responsables des médias visités ont requis le concours de la HAAC pour la revue à la hausse de l’aide de l’Etat à la presse et pour l’harmonisation des tarifs en ce qui concerne la publicité dans les médias. Au total 21 radios, 9 télévisions commerciales et confessionnelles, un organe de presse écrite (Togo-Presse) et une agence de presse (l’Agence Togolaise de Presse) seront visités par l’instance de régulation. Cette tournée qui conduira ultérieurement les membres de la HAAC dans les rédactions des journaux devrait s’étendre à d’autres régions économiques du pays. Le service de presse HAAC
Communiqué de la HAAC du 22 mai
Revue de presse du 14 mai 2018
Le président élu de la Sierra Léone, Julius Maada Bio a été investi samedi dernier dans ses nouvelles fonctions. La cérémonie d’investiture s’est déroulée en présence de plusieurs chefs d’Etat parmi lesquels Faure Gnassingbé qui y est allé « accompagner les premiers pas du nouveau président », renseigne »Togomatin ». Le président Faure, précisent »Le Libéral » et »Nouvelle Opinion », « a exprimé, au nom du peuple togolais et de la CEDEAO, ses chaleureuses félicitations à son homologue nouvellement investi ». « Il a réitéré la disponibilité de l’organisation-sous régionale à accompagner le processus de consolidation et de renforcement de l’unité nationale dans ce pays frère », ajoutent les deux confrères. Un autre son de cloche dans les colonnes de »Liberté ». Pour le quotidien privé, « si la honte pouvait tuer quelqu’un », ce serait Faure Gnassingbé. « Ses détracteurs se demandent ce qu’il va raconter aux bien élus » au cours des nombreuses cérémonies d’investiture auxquelles il a pris part, écrit la publication. Sur un tout autre sujet, »Liberté » relève les « non-dits de la décision surprise du pouvoir de rappeler les militaires retraités ». A en croire le tabloïd, c’est le 4è mandat de Faure Gnassingbé qui est en jeu. Et tous les moyens sont bons pour « imposer une présidence à vie », y compris en décrétant « l’Etat de siège, les bastonnades, les séquestrations et violences militaires », assure »Le Correcteur ». Le bihebdomadaire pense que Faure Gnassingbé est une « déception pour le Togo et l’Afrique ». »Liberté » de souligner que l’ « urgence d’une intervention militaire de la CEDEAO au Togo » est toujours d’actualité pour « prévenir tout remake des violences de 2005 ». Dans un registre différent, »Forum de la Semaine » et »Le Libéral » rappellent que le gouvernement togolais a « joint l’acte à la parole » en ouvrant les discussions avec les centrales syndicales. Selon Gilbert Bawara dont les propos sont rapportés par »Togomatin », « Aucune revendication des travailleurs ne sera négligée ». Et suite, à l’ouverture de ces pourparlers, la STT a décidé de « suspendre ses mots d’ordre de grève jusqu’à la fin des discussions » avec le gouvernement, informe »Nouvelle Opinion ». En outre, les publications du jour se sont intéressées à l’affaire Bolloré. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1070 du 11 mai 2018
L’actualité dans les journaux parus ce vendredi est dominée par la situation politique au Togo. La coalition des 14 partis de l’opposition avait prévu d’organiser des manifestations de rue mercredi dernier et demain samedi. Mais »Togomatin » rappelle que ce regroupement y a renoncé évoquant au passage des raisons sécuritaires pour justifier cette suspension. Une telle décision est-elle la résultante d’une « convergence de vue ou de raison ? » se demande »Vision d’Afrique ». Autre interrogation à lire, cette fois-ci, dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation » qui écrit : « annulation des manifestations de la C14, abdication ou repli stratégique ? » Le tabloïd y répond lui-même et donne à comprendre que cette renonciation à manifester s’explique par le fait que la coalition soit « en panne » ou encore « en perte de vitesse ». « La coalition a compris que le pouvoir ne se trouve pas au bout des marches », renchérit »Vérité des Peuples ». Pour sa part »Liberté » évoque la liberté de manifestation telle qu’observée ces derniers temps au Togo et souligne qu’elle a un « goût de confinement » en raison des marches de la coalition cantonnées dans la zone de Bè. Le quotidien privé craint que le pouvoir « interdise systématiquement » désormais les manifestations de l’opposition. Sauf que ce faisant, cela risque de se retourner contre lui, car lorsqu’on refuse à des citoyens de s’exprimer librement y compris dans rue, cela entraîne une « accumulation de frustrations et de rancœurs qui finiront par s’exploser à un certain moment ». Et Jean-Pierre Fabre d’affirmer toujours dans »Liberté » que : « la reconquête de la liberté et de la dignité bafouée par une dictature sans pitié, ne doit pas s’essouffler ». Qu’à cela ne tienne, les manifestations politiques et sociales sont « en berne » ces derniers jours et »Le Changement » se questionne s’il s’agit de « signes avant-coureurs d’une sortie de crise apaisée ou d’une descente aux enfers ? ». Et si cette accalmie était finalement une « aubaine » pour une sortie de crise ? écrit »Le Canard Indépendant ». Dans tous les cas, »Le Tonnerre » annonce l’imminence de la reprise du dialogue d’après les informations qu’il a recueillies depuis Accra. Le gouvernement togolais lui, garde un œil sur les élections prévues cette année et surtout sur les délais légaux dans lesquels doivent se tenir ces élections. Là-dessus, »Vérité des Peuples » se demande pourquoi le G14 « prend en aversion » les scrutins. Pourtant c’est bien la voie pour la résolution de la crise politique, relève »Togoréveil » qui rappelle que le président français, Emmanuel Macron, ne s’était pas trompé en indiquant, il y a six mois, que la consultation électorale était la solution. Dans le reste de l’actualité, les journaux évoquent l’affaire Bolloré. Par ailleurs, »La Symphonie » fait part des menaces de mort qui pèsent sur le directeur de publication de »Forum de la Semaine ». Dimas Dikodo aurait été pris à partie verbalement en début de semaine au sortir d’une émission sur Victoire Fm. L’auteur de cette attaque verbale lui reproche son soutien au régime en place, mentionne la publication. Au surplus, »Le Rendez-Vous » s’attarde sur le président de la République, Faure Gnassingbé dont il ne retient que le mérite d’avoir « endetté le pays au point d’être obligé de voyager de pays en pays pour contacter les dettes afin de payer les fonctionnaires ». L’hebdomadaire se demande « jusqu’où » iront le chef de l’Etat et son armée, qui à l’en croire, s’illustrent dans les « rafles, violations des domiciles et prise d’otages ». A l’aune de ses « exactions », la publication questionne la « santé mentale » des dirigeants. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1068 du 08 mai 2018
La coalition des 14 partis de l’opposition a fait part de son intention d’organiser des manifestations les 9 et 12 mai prochains. Mais le gouvernement togolais, à travers le ministère de l’Administration territoriale, lui oppose les « mêmes arguties », écrit »Liberté ». En fait, le gouvernement togolais n’interdit pas les manifestations mais a quelques objections en ce qui concerne les itinéraires, relève »Togomatin » qui précise qu’il s’agit des mêmes « mesures de sécurité » que lors des dernières marches. Ainsi que renseigne »L’Alternative », le gouvernement recommande à la coalition de débuter ses marches à Bè-Gakpoto avec pour point de chute Djifa- Kpota. Une autre vague pourra quitter le carrefour du marché de Bè pour chuter toujours à Djifa Kpota. Avec cette restriction, le pouvoir est dans la « stigmatisation permanente des populations de Bè », déplore »Liberté ». « Tout porte à croire que le gouvernement veut cacher les manifestations ou les rendre sans effet dans un coin de la ville », commente »L’Alternative » qui ajoute : « lorsqu’on doit se plier à la volonté de celui qu’on combat, alors il faut reconnaitre que la lutte est perdue d’avance ». Le bihebdomadaire de prédire les mêmes scènes désolantes que lors des dernières manifestations du G14, prédit »L’Alternative ». Pour »L’Eveil de la Nation », c’est un « nouveau bras de fer » avec le pouvoir que la coalition des 14 partis de l’opposition cherche à créer « volontairement ». Le journal pense qu’avec les marches qui ne drainent plus du monde dans les rues et l’absence de certains de ces leaders aux réunions et conférences de presse, « le navire de la coalition prend de l’eau ». Dans la perspective des manifestations de cette semaine, les forces armées seront de nouveau consignées dans les casernes, renseigne »Liberté ». Parlant de l’armée, »L’Indépendant Express » révèle que dans son « silence, elle subit, malmenée et manipulée, le martyr d’une torture psychologique ». La publication croit savoir que « ça sent le fauve dans les casernes ». Par ailleurs, »Liberté » et »L’Alternative » informent que le Prof. Aimé Gogué a été « empêché » d’animer une réunion dans les Savanes. Les leaders de la coalition évoquent la constitution togolaise qui garantit le droit de manifestations aux citoyens. Ça tombe bien, c’est la même constitution qui fait obligation au gouvernement de « tenir les élections dans les délais requis », souligne »L’Eveil de la Nation ». Pendant ce temps, »Forum de la Semaine » donne à savoir qu’il est annoncé une rencontre cette semaine entre le facilitateur, Nana Akufo-Addo et la commission de la CEDEAO pour discuter des suites du dialogue inter-togolais. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1067 du 04 mai 2018
La journée internationale de la liberté de la presse sur la première estrade de cette revue. C’était hier et l’OTM en a profité pour rendre public son rapport sur la liberté de la presse au Togo, informent »Togomatin », »Le Tonnerre » et »Togoréveil ». A la lumière du susdit rapport, l’on retient qu’il n’y a pas eu d’évolution au plan quantitatif en ce qui concerne les médias audiovisuels. Le champ de la presse écrite s’est lui élargi avec la délivrance par la HAAC de 29 récépissés en 2017. Idem pour le cercle de la presse en ligne. Pour ce qui est de la qualité, le rapport de l’OTM souligne que des efforts restent à faire dans le sens de la diffusion ou la publication par les médias publics des activités des partis de l’opposition, même si l’accessibilité à ces médias ne relève pas aujourd’hui d’un parcours de combattant. Toujours à propos des médias de service public, leur passage au numérique n’est pas encore effective et les professionnels des médias qui y travaillent peuvent encore améliorer la qualité de leur prestation malgré les difficultés auxquelles ils sont en butte. Le rapport publié par le tribunal des pairs donne aussi à savoir qu’en dépit des efforts « sensibles » consentis par certains médias privés dans l’équilibre de l’information, il est constant que la plupart des journaux, « alignés », et faisant la part belle à la politique ne donne que des informations « en sens unique ». Au titre des rapports, l’OTM explique que ceux entre les médias et le gouvernement sont « plus ou moins cordiaux ». Les relations entre temps « détériorées » entre la presse et les forces de l’ordre et de sécurité se sont « partiellement améliorées sans pour autant être au beau fixe ». Selon le document rendu public hier, il y a aussi amélioration des rapports entre les médias et l’instance d’autorégulation d’une part et entre les médias et l’instance de régulation de l’autre. Toutefois, les règles qui régissent la profession de journaliste continuent d’être transgressées. Enfin, l’OTM observe que l’aide de l’Etat à la presse, « insuffisante », a besoin d’être portée à 800 millions de FCFA conformément aux recommandations des états généraux de la presse pour mieux faire face aux défis de l’heure. Et à l’occasion de cette journée internationale de la liberté de la presse, Reporters sans Frontières a aussi publié son rapport. Le quotidien »Liberté » qui s’en fait l’écho assure que le Togo fait partie des pays où la presse « rencontre des problèmes significatifs ». Toujours en lien avec la presse, »Le Bâtisseur » renseigne que le CONAPP renouvellera son bureau le 18 mai prochain. Quatre directeurs de publication se sont déjà déclaré candidats pour succéder à Jean-Paul Agboh Ahouélété. Il s’agit de Loïc Lawson de »Flambeau des Démocrates », Gérard Weissan de »Sika’a », Joël Egah de »Fraternité » et Tchagnao Arimyao de »Nouvelle Opinion ». L’autre sujet phare dans la presse du jour reste le discours du chef de l’Etat à l’occasion de la fête de l’indépendance. Un discours « plein de sagesse et de promesses idoines pour le Togo », selon »L’Eveil de la Nation » qui le résume comme suit : « réformes dans l’unité et la cohésion sociale, élection dans les délais ». Pour Eric Dupuy de l’ANC membre de la coalition dont les propos sont rapportés dans »Le Bâtisseur », Faure Gnassingbé a parlé comme s’il ne vit pas au Togo mais sur une « autre planète ». La réaction de la C14 cache mal sa « phobie des urnes », commente »Togomatin ». De son côté, »Togoréveil » pense que la coalition ne sera « jamais prête » pour les prochaines échéances électorales et explique pourquoi. Dans tous les cas, »Liberté » relaie les propos de Nathaniel Olympio de la coalition qui prévient que « le peuple togolais n’acceptera plus une élection qui sera jouée d’avance ». Comme le constate »Vision d’Afrique », le gouvernement et l’opposition sont donc à « couteaux tirés » pour ce qui concerne l’organisation des élections conformément au délai constitutionnel. Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent aussi à Vincent Bolloré qui semble aujourd’hui dans de beaux draps. Alors, « faut-il abandonner l’Afrique ?» se demande le PDG du groupe Bolloré. « Une grande interrogation sans réponse », assure »L’Eveil de la Nation ». Quoi qu’il en soit, l’homme d’affaires français est aujourd’hui en « naufrage en eaux profondes », analyse »L’Alternative ». Et cette « affaire » Bolloré risque de conduire des « personnalités » togolaises devant la justice française, indique »Liberté ». Et »L’Alternative » de préciser que Patrick Bolouvi est le « profil intriguant qui intéresse la justice française ». »Le Bâtisseur » signale à l’aune des déclarations du ministre Bawara que « si dans la poursuite du processus judiciaire, l’Etat togolais était requis pour fournir des informations, il le fera ». Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1066 du 03 mai 2018
A la une des journaux parus ce jeudi : le discours présidentiel à l’occasion de la célébration de la fête de l’indépendance et la célébration du 1 er mai. Discours de Faure Gnassingbé »Togo-Presse » rappelle que dans son adresse à la nation vendredi dernier, le chef de l’Etat a « réitéré l’engagement du gouvernement togolais à faire avancer le chantier des réformes engagées pour améliorer les conditions de vie des populations ». Le Président de la République a surtout indiqué que le calendrier électoral de cette année sera respecté. Chose somme toute normale, car les élections font partie des pratiques démocratiques, justifient »Waraa les Vainqueurs ». Seulement, le discours présidentiel ne trouve pas un écho favorable au sein de la coalition des 14 qui « dénonce une provocation », rapporte »Le Changement ». Pour l’ANC, les propos tenus par le Faure Gnassingbé sont « inexacts » et sont susceptibles de créer « l’escalade ». »Le Perroquet » lui, a lu entre les lignes de l’adresse à la nation et a détecté des « intimidations » du président à l’endroit de la C14 en ce qui concerne les manifestations de rue. Le journal assimile le Togo à un « pays en guerre contre lui-même suivant le bon vouloir des FAT et du système RPT/UNIR ». Parlant des hommes en tenue, ils auraient fait d’Agoè un quartier en « état de siège », relève »Liberté ». Quoi qu’il soit, le parti de Jean-Pierre Fabre ne comprend pas comment on peut être à la table de discussions dans le cadre du dialogue politique et se cramponner sur le respect des délais légaux. Cette position de l’ANC, rapporte »Togomatin », est qualifiée de « criminelle » par le président du NET, Gerry Taama, qui explique par exemple que les élections locales n’ont rien à avoir avec les pourparlers politiques dans la mesure où elles permettront « l’amélioration des conditions de vie des populations à la base ». Selon »Waraa les Vainqueurs », l’opposition ne devrait pas avoir peur des élections. Bien au contraire, elle devrait encourager leur tenue pour que « le peuple qu’elle prétend défendre s’exprime lui-même dans les urnes ». Pour sa part, »Liberté » se demande comme le pouvoir en place compte « organiser ses pantalonnades électorales dans un contexte de crise sociopolitique aigüe ». C’est peut-être parce qu’il est sûr de tirer son épingle du jeu, avec les instruments à « fraudes », à l’instar de la CENI, déjà mis sur pied, ajoute la publication. « A quand la reprise du dialogue ? » s’interroge »Liberté ». Et »Flambeau des Démocrates » de regretter que la vie politique au Togo ne soit qu’un « éternel recommencement ». Il faut aussi dire que dans son discours, le chef de l’Etat a annoncé l’amélioration de l’offre de santé, entre autres, l’ouverture dès la prochaine rentrée des écoles d’infirmiers et de sages-femmes à Dapaong, Atakpamé, Kpalimé et Tsévié. Ce sont « de nouvelles promesses de Gascon », souligne »Le Correcteur ». Célébration du 1 er mai Il a été plus célébré plus que le 27 avril, observe »Le Changement ». Le moins qu’on puisse dire c’est que employés et employeurs se sont retrouvés ce jour- là. Pas l’Assemblée nationale où il a été demandé au personnel de fêter en famille, révèlent »Waraa les Vainqueurs » qui continuent de questionner cette « annulation » de la célébration au niveau de la Représentation nationale. Dans tous les cas, les travailleurs ont, dans l’ensemble, formulé des doléances auxquelles le gouvernement réfléchi. »Le Changement » informe qu’il est annoncé l’ouverture dans les semaines à venir d’un cadre de discussions sociales. Dans le reste de l’actualité, les publications renseignent que Didier Améla, membre fondateur a quitté l’ANC. « L’ANC sur la trace de l’UFC ? » se demande »Le Messager ». Service de presse/HAAC