Les publications de ce vendredi commentent largement les recommandations de la CEDEAO pour une sortie apaisée de la crie au Togo. Suite à la publication de la feuille de route de l’organisation sous régionale, »Vox Populi » pense que « La CEDEAO siffle la fin de la récréation ». Pour »La Dépêche », « La CEDEAO a coupé la poire en deux(…) » et c’est une « première victoire du peuple togolais ». ‘‘L’Union pour la Patrie » ne le voit pas sous cet angle. Pour ce confrère, « Tout le monde est servi dans la feuille de route du Togo ». ‘‘Libération’‘ et ‘‘Le Canard Indépendant », lancent que « les acteurs politiques togolais sont désormais face à leur responsabilité ». Mais pour faire aboutir ces recommandations, « il urge d’embrayer sur certaines étapes », opine ‘‘Togomatin ». ‘‘Chronique de la Semaine » fait tout simplement un constat : « La coalition n’a obtenu ni le retour à la constitution de 92, ni un gouvernement de transition ». « Leurs militants ont-ils marché pendant six mois pour rien ? », se demande le confrère. En tout cas, « le vin est tiré, il faut le boire », conclut-il. »L’Alternative » de son côté note que « La première préoccupation (la seule d’ailleurs) des togolais aujourd’hui, c’est de savoir si Faure Gnassingbé peut se représenter en 2020 ou non. C’est là que la CEDEAO était attendue le 31 juillet passé. Elle a esquivé cette question qui sous-entend la principale revendication de la coalition des 14 partis politiques de l’opposition. » Ainsi, La CEDEAO est passée « à côté de l’essentiel », pointe le bi-hebdomadaire. La coalition des 14 partis de l’opposition dont on attendait la réaction après la publication de la feuille de route de la CEDEAO a rompu le silence le mercredi dernier. Elle est « restée sur sa soif », renseigne ‘‘Liberté ». Et au regard des divergences d’appréciation des protagonistes, « la mise en œuvre de la feuille de route risque d’être conflictuelle et ouvrir une autre facette de la crise », avertit le quotidien privé. Pour éviter un éventuel conflit dans la mise en œuvre de cette feuille de route, ‘‘Temps Nouveaux » demande au gouvernement de « prendre des initiatives courageuses, non partisanes et visant l’intérêt général (…) ». Et à l’opposition, le journal conseille de se « montrer suffisamment responsable en contribuant à l’adoption des reformes au parlement et, surtout en maintenant l’esprit d’ouverture. » Sur le même sujet, ‘‘Togoreveil »se fait l’écho d’un communiqué du Réseau Diaspora FDT qui « salue le fair-play du Président Faure et invite les partis politiques parlementaires à faire aboutir les réformes par référendum ». Le journal reprend également une partie des propos de Gilbert Bawara qui a réagi après le sommet du 31 juillet : « Laissons maintenant ces moments de discorde derrière nous et travaillons ensemble », a déclaré le ministre. Sur un sujet parenté, ‘‘Libération » s’intéresse au Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC et à celui de l’UEMOA et fait savoir que c’est un «pari gagné pour Faure Gnassingbé sur tous les plans ». ‘‘Chronique de la Semaine » parle d’ « évènement historique qui porte la marque de Faure Gnassingbé ». Tout à fait autre chose, ‘‘Le Canard Indépendant » revient sur la publication du rapport de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH). A l’en croire, « Le Togo est accablé de toutes parts ». Dans un communiqué publié le 31 juillet 2018 sur la Télévision Nationale, le gouvernement avait qualifié ce rapport de la LTDH de « tendancieux et dénué de tout fondement objectif ». ‘‘L’Alternative’‘ publie dans ses colonnes une déclaration de cette organisation de défense des Droits de l’Homme dans laquelle elle indique « qu’elle a effectué sur le terrain avec beaucoup de diligence et de professionnalisme ses enquêtes pour aboutir à ce bilan(…) » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1083 du 02 août 2018
La publication de la feuille de route de la CEDEAO pour une sortie de crise apaisée au Togo et les réactions qui s’en sont suivies dominent l’actualité dans les journaux parus ce jeudi. Mais d’abord, le quotidien National ‘‘Togo-Presse » informe que «Le Chef de l’Etat a échangé avec le Président Adama Barrow de la Gambie et le ministre des affaires étrangères du Nigéria ». »Waraa Les Vainqueurs » publient en intégralité les recommandations de la CEDEAO et opinent : « les exigences utopiques et farfelues de la C14 écartées ». « Le chemin tracé », écrit ‘‘Flambeau des Démocrates » ; Cette feuille de route est un « un pas qualitatif ! », s’exclame le confrère qui ajoute que « c’est le moment pour chaque camp d’apprécier le premier pas sur la route tracée sur une feuille au risque de voir cette feuille emportée par le vent de la violence dont les conséquences n’épargneront aucun togolais ». Pour ‘‘Echos du Pays », le 53ème Sommet de la CEDEAO « remet le destin du Togo entre les mains des togolais eux-mêmes sous l’œil vigilant de leurs voisins venus à leurs secours ». Dans ces recommandations, ‘‘Le Bâtisseur » ne trouve « rien d’extraordinaire ». Et même s’il pense que ces recommandations sonnent la « fin de la filouterie politique et du business du pouvoir et de l’opposition », l’hebdomadaire entrevoit « de fortes zones de turbulences ». Et justement ‘‘Le Potentiel » note qu’ « au-delà des recommandations, la gestion de la suite est la plus importante. » ‘‘Le Changement » est plus sceptique et s’interroge : « par quelle alchimie parviendra-t-on à appliquer la feuille de route de la CEDEAO avant le 20 décembre 2018 ? » Le quotidien privé »Liberté » relève pour sa part, « les insuffisances de l’ordonnance de la CEDEAO ». Ces insuffisances sont liées aux points concernant le retour à la constitution de 1992, à l’article 59 de l’actuelle constitution (surtout la mention essentielle : « En aucun cas »), la transition politique et le fait que la CEDEAO renvoie l’essentiel des réformes à l’Assemblée Nationale dominée par le parti au pouvoir. Le confrère prophétise « un blocage en perspective et un retour à la case départ ». Comme on pouvait l’imaginer, un florilège de réactions a suivi la publication des recommandations de la CEDEAO. ‘‘Vision d’Afrique » fait savoir que « la feuille de route est froidement accueillie ». Avis contraire chez ‘‘La Nouvelle Tribune » qui résume en trois mots ce que pense Gilbert Bawara : « satisfaction, humilité et gratitude ». Le journal cite également Agbéyomé Kodjo qui « exhorte le Chef de l’Etat… à prendre des mesures courageuses ». Les déclarations des deux personnalités citées plus haut sont reprises dans les colonnes de ‘‘Dounia Le Monde ». Gilbert Bawara : « La vérité est que nous n’aurions jamais dû en arriver là, en contribuant les uns et les autres à mutiler notre propre pays ». Agbéyomé Kodjo de son côté « salue la volonté affichée de toutes les parties à trouver une issue pacifique à la crise ». »Togomatin », en plus de la réaction d’Agbéyomé Kodjo, propose celles de Gerry Taama, Charles Kondi Agba et du Professeur Kuakuvi Magloire. Morceaux choisis : « Le Nouvel engagement Togolais (NET) de Gerry Taama se félicite desdites recommandations, se réjouit de ce qu’elles aient pris en compte la plupart des points soulevés pendant la période de dialogue(…) ». Pour Charles Kondi Agba, « la décision concernant la candidature ou non de Faure Gnassingbé n’engage pas les Chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO. Même la modification de la Constitution, notamment la limitation du mandat présidentiel, ne peut empêcher Faure de rempiler pour un quatrième mandat ». Le Professeur Kuakuvi Magloire est satisfait à « 80% » de ces recommandations. Selon lui, « Il y a du flou sur les révisions Constitutionnelles et Institutionnelles… maintenant notre espoir va se porter entièrement sur l’opposition ». »Liberté » relaie pour sa part la réaction de Professeur David Dosseh : « Si nous restons déterminés, au plus en 2020, nous aurons l’alternance ». Dans le reste de l’actualité, ‘‘Dounia Le Monde » se fait l’écho de la réaction du gouvernement suite à la publication du rapport de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH), qui accuse l’Etat togolais de violence de Droits de l’Homme. Selon le gouvernement, « ce rapport est tendancieux et dénué de tout fondement objectif », rapporte le confrère. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1082 du 1er août 2018
Depuis plusieurs semaines, les togolais ont vécu dans la hantise du sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement, membres de la CEDEAO, censé adopter une feuille de route en vue d’une sortie de crise apaisée au Togo. Les rideaux sont tombés hier sur ce 53ème Sommet de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. Plusieurs recommandations pour la résolution de la crise politique au Togo ont été faites ; La presse du jour en parle. « Enfin, la feuille de route », soupire ‘‘Fraternité’‘. « De forts risques de blocage en vue !», s’exclame tout de même le confrère. « Une feuille de route assez exigeante proposée aux protagonistes », s’écrie ‘‘L’Intégrale ». Quelle est donc le contenu de cette fameuse feuille de route ? « Pas de transition…mais des réformes constitutionnelles à opérer rapidement, des élections législatives auront lieu le 20 décembre 2018, c’est le ramassé que fait »Le Messager », des grandes des recommandations issues de ce sommet. La montagne a accouché d’une souris. « La CEDEAO surprend », s’écrie ‘‘La Lanterne » qui pense qu’au vu des recommandations faites, « le plus gagnant c’est Faure Gnassingbé ». Mais pour ‘‘La Manchette », « La CEDEAO a coupé la poire en deux » car, elle « se veut un bon arbitre ». A part les réformes politiques et électorales, la CEDEAO recommande le « vote de la diaspora », note »Liberté » qui publie l’intégralité des recommandations dont le point 43 concernant les réformes dit : « La conférence des Chefs d’Etats recommande l’adoption de ces réformes par la voie parlementaire en vue d’accélérer le processus de leur mise en œuvre. Le cas échéant, ces réformes seront soumises aux consultations électorales ». Est-on revenu à la case départ ? En un mot comme en mille, « la C14 tournée en bourrique », et « le peuple togolais doit prendre son destin en main », opine ‘‘Actu Express », « grosse désillusion pour la C14 », renchérit »Le Libéral » Maintenant que les recommandations de la CEDEAO sont connues, « l’heure est maintenant aux actions et ce jusqu’au 20 décembre. Et en attendant de connaitre la position de la coalition des 14 partis de l’opposition au sujet de ces recommandations, place au travail », lance »Togomatin’‘. Le journal satirique ‘‘Sika’a » affiche à sa une, la caricature du Chefs de l’Etat, ayant à ses côtés les Présidents ghanéen et guinéen qui essaient de lui mettre dans les oreilles, des idées de « démocratie, de réformes et de non-tueries ». Le Chef de file de l’opposition les regarde faire et se plaint du fait qu’ils n’arrivent pas le faire entendre raison. En dehors des recommandations, il faut relever le changement à la tête de l’institution sous régionale, Muhammadu Buhari remplace Faure Gnassingbé à la tête de la CEDEAO», rapportent certaines publications. En plus, le président de la Commission de l’organisation ouest africaine, l’ivoirien Jean Claude Brou a « prêté serment à Lomé à l’ouverture du sommet de la CEDEAO(…) et a présenté sa feuille de route », informe ‘‘Le Magnan Libéré ». Dans le reste de l’actualité, ‘‘Actu Express » et ‘‘Le Messager » reviennent sur la publication du rapport de la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) du 19 août 2017 au 30 juin 2018. « 22 morts, 441 blessés dont 202 par balles et 472 détenus », rapportent-ils.
Revue de presse N° 1081 du 30 juillet 2018
Ce début de semaine est très riche en sommets dans la capitale togolaise. La presse en fait son chou gras ce lundi. Lomé abrite à partir de ce lundi, trois sommets : le sommet conjoint des Chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO et de la CEEAC et le sommet des pays membre de l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA) qui auront lieu aujourd’hui, puis demain, celui des Chef d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO. »Liberté » propose « la température politique à jour »j » moins 1 » de ces rencontres internationales : Une mosquée profanée à Agoè Assiyéyé, des meetings empêchés, Lomé en état de siège, tel est le constat fait par le confrère. Le Sommet des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEDEAO devra faire des recommandations pour une sortie de crise au Togo. Mais pour »Le Correcteur », des signes avant-coureurs montrent que le pouvoir de Faure Gnassingbé n’est pas disposé à se soumettre aux injonctions de la CEDEAO car déjà, des caravanes et des meetings de l’opposition sont réprimés. « Faure est dans la posture de défiance de la CEDEAO », remarque le journal. ‘‘Le Libéral » fait savoir que le tout premier sommet conjoint CEDEAO CEEEAC planchera sur les questions liées au « terrorisme et à l’insécurité qui sévissent dans les deux régions » ‘‘Nouvelle Opinion » se réjouit de la tenue de ces rencontres à Lomé car, « Le Togo que certains esprits malsains s’organisent à peindre en noir et laisser croire qu’il reste un pays ou plus rien ne marche, ne cesse depuis quelques années d’être régulièrement fréquenté ». « Historique sommet CEDEAO-CEEAC », s’écrie ‘‘Togomatin » qui ajoute que Lomé est devenue « la capitale africaine de la diplomatie et du développement ». Par ailleurs, »Le Combat du Peuple » pense que c’est « l’inculture politique qui est la principale cause du mal togolais. ».Il relève qu’au Togo, « la loi ne s’applique ni à FABRE ni à ATCHADAM. Et pour cause, on les ménage(…) ils sont des hors-la-loi c’est-à-dire des citoyens qui se croient au-dessus des autres et, par ricochet, hors de la loi ». L’hebdomadaire relève en outre, des « agitations puériles de certaines ODDH » qui frisent le ridicule. Sur un registre différent, ‘‘Togomatin’‘ et ‘‘Le Correcteur » se font l’écho des festivités qui ont marqué le jubile d’or de la Communauté Electrique du Bénin (CEB) »Liberté » pour sa part revient sur le sujet des fraudes et des magouilles dans l’organisation de l’examen du Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA) dont le principal accusé, Le Professeur Wolou « réagit et démonte les accusations de fraudes ». Le quotidien cite le Doyen de la Faculté de Droit : « Je comprends que vos motivations sont politiques ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1080 du 27 juillet 2018
Le sommet de la CEDEAO s’ouvre à Lomé dans moins de 5 jours et les journaux parus ce vendredi commentent abondamment le sujet. Lomé sous les feux de la rampe, et pour cause. La capitale togolaise accueille trois grands sommets en deux jours : UEMOA, CEDEAO et « l’historique » sommet CEDEAO-CEEAC, relèvent ‘‘Togoréveil », ‘‘La Voix du Peuple » et »L’Eveil de la Nation ». Le Togo de plus en plus dans le concert des nations, c’est à mettre à l’actif de son président, Faure Gnassingbé, précise »Le Tonnerre ». Autant Lomé est en attraction, autant la CEDEAO est sur presque toutes les lèvres, « attendue comme un messie » par les Togolais, observent »Temps Nouveaux », car l’organisation sous régionale va indiquer à l’issue de son sommet la voie à suivre pour une sortie de crise. « Tout le Togo retient donc son souffle », renchérit »Le Canard Indépendant ». Tant et si vrai que « tout est au ralenti dans la capitale, même les projets, engagements, investissements et voyages sont conditionnés par l’après 31 juillet », écrivent »Temps Nouveaux ». Alors, que décidera l’institution communautaire ? Pour l’heure, les conjectures et supputations vont bon train. Les interrogations aussi. « La CEDEAO prépare-t-elle un autre carnage au Togo ? » se demande »Le Perroquet ». Pour l’hebdomadaire, les prises de position antérieures de cette communauté sous régionale qui a souvent agi « avec complaisance » quand il s’agit du Togo n’incitent pas à l’optimisme. Pourtant, la crise togolaise est si profonde qu’il faut la trancher en ayant tous les éléments d’appréciation en mains. Ce sont ces contours que la C14 est allée réitérer hier auprès du facilitateur Nana Akufo-Addo pour que les décideurs de la CEDEAO agissent en connaissance de cause, renseigne »L’Alternative ». A l’heure de la décision, la CEDEAO doit prendre « la mesure de la gravité de la situation au Togo », recommandent les Eglises Evangélique Presbytérienne et Méthodiste du Togo, informent ‘‘Le Canard Indépendant » et »L’Alternative ». Pour sa part, un collectif de sept (7) associations de la société civile dont l’ACAT-Togo, le CACIT et WANEP-Togo « appelle les chefs d’Etat de la CEDAO au respect des principes de démocratie », complète »Liberté ». Les principes démocratiques, justement, seront la boussole qui va guider les dirigeants de la CEDEAO dans leurs recommandations, explique »Focus Infos » qui a interrogé une personnalité ayant siégé au Conseil de Médiation et de Sécurité de l’organisation. A en croire cette personnalité, il ne faut pas s’attendre à ce que la CEDEAO décide au soir du 31 juillet la destitution ou la démission du président Faure Gnassingbé. « A mon avis et selon mon expérience, la CEDEAO devrait recommander l’aboutissement de l’opérationnalisation des réformes dans un » esprit de responsabilité et de consensus », l’organisation dans un délai raisonnable des élections législatives et locales, avec le concours et sous la supervision de l’organisation, à laquelle se joindrait éventuellement le G5 », confie-t-elle. Quoi qu’il en soit, la feuille de route de la CEDEAO devrait être accompagnée de « menaces de sanctions » à l’égard de tous ceux qui seront tentés d’entraver son exécution, comme ce fut le cas en Guinée Bissau, mentionne »L’Eveil de la Nation ». Pour sa part, »Liberté » questionne « l’atmosphère » qui règnera après l’annonce des recommandations de l’institution communautaire. Sur un tout autre sujet, »Liberté », ‘‘L’Eveil de la Nation » et l’agence de presse »Savoir News » se font l’écho de la visite effectuée hier au siège de la HAAC par l’Ambassadeur d’Allemagne au Togo. Son Excellence Christoph SANDRES a échangé avec l’instance de régulation des médias de la liberté de presse au Togo, entre autres. Par ailleurs, »Focus Infos » et »Le Perroquet » révèlent des « magouilles » et du « favoritisme » à l’examen du CAPA à l’Université de Lomé. Le Prof. Komi Wolou y serait impliqué. Le Service de Presse/HAAC
L’Ambassadeur d’Allemagne au Togo et la HAAC réaffirment leur attachement à la liberté de presse
Son excellence Christoph SANDERS, Ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne au Togo a effectué, le jeudi 26 juillet 2018, une visite de courtoisie au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) à Lomé à l’effet de mieux s’imprégner de la mission de celle-ci. La rencontre avec l’instance de régulation des médias a débuté par un tête-à-tête entre le Président de la Haute Autorité, M. Pitalounani TELOU et l’Ambassadeur, suivi d’une séance de travail avec les membres de l’institution. Au cours des échanges, les deux parties ont convergé leur vue sur l’exercice de la liberté de presse dans le respect des règles démocratiques. En outre, elles ont réaffirmé la nécessité d’appuyer la presse togolaise à travers des séances de formation et de renforcement des capacités des professionnels des médias, entre autres. « Il était important pour moi d’échanger avec la HAAC pour mieux connaître ce qu’elle fait, connaître la vision de son président et voir comment elle gère la liberté de presse », a confié son Excellence monsieur Christoph SANDERS à l’issue de sa visite. « La HAAC est une institution importante pour la République, la presse et la démocratie », a-t-il ajouté. C’est donc à ce titre que le diplomate allemand a évoqué avec les membres de la Haute Autorité le traitement médiatique de certains évènements survenus au Togo et les pistes de coopération dans le secteur des médias. Une visite des installations techniques de la division monitoring a mis un terme à la rencontre. Son excellence M. SANDERS y a reçu des explications sur le fonctionnement du matériel et l’analyse du contenu des médias. Le service de presse / HAAC
Revue de presse N° 1079 du 25 juillet 2018
Le 31 juillet 2018 cristallise les commentaires dans les journaux parus ce mercredi. Cette « date fatidique est très attendue par le peuple togolais », car il se tiendra à Lomé le sommet de la CEDEAO qui planchera sur la situation politique au Togo, relève »Le Magnan Libéré ». L’hebdomadaire ajoute que l’organisation communautaire « prendra ses responsabilités » ce jour-là. « Silence ! La CEDEAO va parler », écrit »Le Bâtisseur ». Et à la veille de ce sommet, une « avalanche d’hypothèses » est émise, mentionne »Vision d’Afrique ». Seulement, il y a une certitude, analyse »Le Libéral », « le ciel ne tombera pas sur le Togo le 31 juillet prochain ». Selon le journal, la CEDEAO « ne dira pas à un président régulièrement élu de quitter le pouvoir ou envers et contre les textes d’écourter son mandat pour faire place à la transition. Elle ne se mettra pas non plus à la place des institutions de la République togolaise pour décider de qui sera ou non candidat à telle ou telle élection ». Quoi qu’il en soit, l’organisation ouest-africaine est « interpellée » par le Front citoyen Togo debout pour que les aspirations profondes du peuple togolais ne soient pas trahies, souligne »Actu Express ». En tout cas, l’issue favorable de la crise a des « enjeux », indique »Liberté ». Non seulement, cela permettra aux Togolais de connaître eux-aussi l’alternance mais aussi l’institution communautaire pourra « s’enorgueillir d’être le premier regroupement sur le continent africain à enregistrer l’alternance dans tous ses pays et servir encore de modèle pour les autres espaces comme l’Afrique centrale ou du nord encore remplis d’assoiffés du pouvoir ». En attendant la feuille de route de la CEDEAO, l’opposition « muscle » ses positions alors que le pouvoir reste « serein », commente »Le Dialogue ». Cette sérénité a été affichée par Gilbert Bawara cette semaine dans une interview accordée à un organe de presse en ligne. Les »vérités » du ministre de la Fonction Publique ont tellement fait mal à la C14, renseigne »Le Messager ». Dans tous les cas, le 31 juillet offrira à ce regroupement de partis politiques de l’opposition « la possibilité de montrer s’il veut continuer à être une partie du problème ou un élément de solution », signale ‘‘Togomatin ». Pour une sortie de crise, le professeur Magloire Kuakuvi, « tirant les leçons du passé », fait des propositions, informe »Togomatin ». Il propose « un comité international de suivi des élections en lieu et place des observateurs », rapporte »Actu Express ». Il « encourage l’organisation du scrutin législatif éventuellement sous la supervision de la CEDEAO », précise ‘‘Forum de la Semaine ». Les propositions du Prof. Kuakuvi ont le mérite d’être « réalistes », opine »Togomatin ». Les mêmes propositions ou presque ont été faites par la CPP. Son président, Francis Ekon a aussi plaidé pour la tenue d’élections où le peuple aura le dernier mot. Commentaire de »Tingo Tingo » sur la position de la CPP : « quand on met son ventre devant et on partage le pouvoir avec le parti UNIR, peut-on tenir des propos autres que ces arguties dignes des gens d’une autre époque ? » Pendant ce temps, la C14 mobilise les populations à travers le pays. Elle a animé des meetings à Sokodé, Bafilo et Mango, entre autres. Cette tournée de sensibilisation est couronnée de réussite, note »Actu Express ». « La ferveur nationale qui s’y dégage est l’ultime preuve du rejet de Faure Gnassingbé pour aider la CEDEAO », écrit »La Manchette ». Avec ces rassemblements dans les localités citées plus haut, ne s’achemine-t-on pas vers « autre motif de décrispation politique ? » se demande »Vision d’Afrique ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1078 du 24 juillet 2018
La coalition des 14 partis politiques de l’opposition organise des meetings sur l’ensemble du territoire national. La mobilisation des populations de Mango, Bafilo et Sokodé a été « un pari réussi » avec des caravanes suivies de meetings, informe »L’Alternative ». Pour le bihebdomadaire, cette « mobilisation devrait montrer au régime cinquantenaire et ses suppôts que, désormais, les choses ne seront plus comme avant ». Des rassemblements organisés à Sokodé, Bafilo et Mango, c’est la preuve qu’« aucune de ces localités n’est assiégée en dehors des dispositifs ordinaires de contrôle routier et de sécurisation des lieux publics », explique Gilbert Bawara dans une interview accordée à »Togogobreakingnews.info » et reprise dans les colonnes de »L’Eveil de la Nation ». Dans ladite interview, le ministre de la Fonction Publique a également laissé entendre qu’« il n’y aura plus jamais d’autres 19 août 2017 ». La C14 n’a pas mis longtemps pour répondre. « Si les autorités togolaises satisfont aux revendications que porte la coalition des 14 partis au nom du peuple togolais, et que le Togo devient un pays démocratique, évidemment qu’il n’y aura pas de raison qu’il ait d’autres 19 août. Mais si les tenants actuels du pouvoir continuent de prendre le Togo comme leur patrimoine privé et le gèrent comme un héritage familial à jouissance personnelle, les 19 août vont se multiplier », a martelé hier sur Victoire FM Antoine Folly de l’UDS-Togo, formation politique membre du regroupement des 14, dans des propos rapportés par »Togomatin ». Le quotidien privé obverse à l’aune de ces déclarations de M. Folly que « la C14 cherche à créer la stupeur à Lomé et dans les autres villes du pays » alors même que « l’heure n’est plus aux discours incendiaires ». Dans sa sortie médiatique, le ministre Bawara s’est également prononcé sur l’après sommet de la CEDEAO. « Dès le 1er août prochain, le temps des diktats, des postures de blocage et d’une volonté manifeste de statu quo que dénoncent à juste titre certains dirigeants étrangers sera totalement révolu », a-t-il dit. « Qu’est-ce qui peut bien faire courir Bawara ? » s’interroge »Liberté » qui constate que la posture de ministre ressemble à celle du loup qui crie au loup. Le quotidien recommande de « prendre toutes ses déclarations avec beaucoup de pincettes » car, coutumier du fait et dans la crise politique actuelle, M. Bawara dont les propos ont été souvent démentis par les faits « incarne le mensonge et l’intox ». Pour sa part, »L’Eveil de la Nation » constate que dans l’attente de la feuille de route de la CEDEAO, l’attitude du pouvoir dégage la « sérénité » et la « mesure » alors que c’est l’« agitation » doublée de « menace » qui caractérise le mieux la coalition des 14. De son côté, »L’Alternative » pense que « les status quo au Togo sont insupportables pour le peuple souverain togolais dont la CEDEAO devrait tenir compte ». Quoi qu’il en soit les Togolais sont dans l’expectative en ce qui concernes les recommandations de la CEDEAO dont le sommet est prévu à Lomé le 31 juillet prochain. Hormis ce raout, la capitale togolaise abrite d’autres rendez-vous internationaux cette semaine à l’instar de la réunion statutaire de l’ASECNA. Autant dire avec ‘‘Togomatin » que le Togo est « à nouveau pays de grands rendez-vous sur le continent africain ». C’est pourquoi les manifestations publiques sont interdites du 23 juillet au 1er août ainsi que l’a prescrit un communiqué du ministre de la Sécurité et de la Protection civile la semaine dernière. Il s’agit là, d’une « question de maintien d’ordre que politique », analyse »L’Eveil de la Nation ». En outre, ‘‘L’Alternative » donne à lire la « détresse » dans laquelle se trouve aujourd’hui la Maison de la Presse au Togo. Une sorte de « SOS » pour « sauver » cette structure qui est en quelque sorte la vitrine de la presse togolaise. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1077 du 23 juillet 2018
La reprise des manifestations de la coalition de l’opposition et le Sommet de la CEDEAO du 31 juillet occupent le haut du pavé des publications du jour. La série de meetings de sensibilisation et d’information organisée sur toute l’étendue du territoire par la coalition des 14 partis politiques de l’opposition a commencé le 20 juillet dernier notamment à Sokodé, à Mango et à Bafilo. « Cette tournée qui a pour toile de fond un complet compte rendu, depuis le début de la crise politique jusqu’au dialogue qui coince(…), a tenu toutes ses promesses. », renseigne ‘‘Le Correcteur ». Les 20 et 21 juillet, la coalition a donc animé des meetings à Sokodé, Mango et Bafilo autrefois interdites d’accès. Lors de ces meetings, « les responsables de la coalition ont salué la détermination des populations face à la machine répressive du régime », fait savoir »Liberté ». Il faut rappeler que le PNP s’était désolidarisé de ces manifestations en attendant les recommandations de la CEDEAO le 31 juillet prochain. Mais, « la C14 sans Le PNP brise le mythe des localités assiégées », remarque » Le Libéral » Toutes ces manifestations de la coalition de l’opposition se sont déroulées normalement et sans heurts. Ceci est à mettre à l’actif du gouvernement qui respecte ainsi sa parole donnée par rapport aux recommandations des facilitateurs. Mais si l’opposition a pu démarrer depuis la semaine écoulée sa série de manifestations publiques programmée sur toute l’étendue du territoire à l’intérieur du pays, celle programmée à Lomé le 28 juillet prochain ne pourra pas tenir. La raison est que le gouvernement, par le biais du ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, a décidé d’interdire toutes manifestations publiques entre le 23 juillet et le 1er août. « Les grandes rencontres qui attendent le Togo, lesquelles rencontres qui doivent se tenir à Lomé à partir de cette semaine sont les principales raisons évoquées », commente ‘‘Forum de la Semaine ». Pour ‘‘Le Combat du Peuple », par cette interdiction, le ministre de la sécurité « prend ses responsabilités au nom de la raison d’Etat ». Au nombre des rencontres internationales qui se auront lieu à Lomé figure le Sommet des Chefs d’Etats et de gouvernement de la CEDEAO. « Le compte à rebours a commencé », s’exclame ‘‘Liberté » pour parler de la tenue de cette rencontre qui aura lieu le 31 juillet à Lomé et au cours de laquelle l’institution ouest africaine annoncera ses recommandations ou feuille de route pour une sortie de crise au Togo. « La CEDEAO va-t-elle respecter les aspirations légitimes du peuple togolais ? » se demande le quotidien privé. La CEDEAO « devrait suggérer à Faure Gnassingbé un retrait pur et simple en 2020 », ajoute le confrère. »Le Libéral » reprend pour sa part, une interview du ministre Gilbert BAWARA qui déclare que « le 31 juillet marquera une étape décisive ». « Dès le 1er août prochain, s’ouvrira un chapitre nouveau et chacun comprendra », annonce le ministre BAWARA, cité ici pas ‘‘Forum de la Semaine ». La même interview est reprise dans les colonnes de ‘‘Togomatin’‘ et de ‘‘Nouvelle Opinion » ou Monsieur BAWARA poursuit : « L’heure est désormais aux actes, aux décisions et à l’action déterminée pour normaliser totalement et durablement la situation » Par ailleurs, ‘‘Le Correcteur » croit savoir qu’un probable Sommet conjoint CEDEAO-CEEAC aura bientôt lieu à Lomé. Selon lui, c’est par son refus de permettre l’alternance au Togo qu’ « esseulé, Faure appelle en renfort les dictateurs du centre » de l’Afrique. En outre, ‘‘Le Combat du ¨Peuple » dresse dans ses colonnes, un bilan du mandat du Président Faure Gnassingbé en sa qualité de Président en exercice de la CEDEAO. Il « a abattu un travail de titan », opine le journal. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1076 du 20 juillet 2018
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi, la dernière évaluation par la CEDEAO des avancées en ce qui concerne la situation politique au Togo. Avant de laisser la parole aux chefs d’Etat de la CEDEAO qui se réuniront dans une dizaine de jours à Lomé pour plancher sur la crise politique au Togo, l’organisation communautaire a dépêché une mission dans la capitale togolaise. Cette mission conduite par le Général Francis Béhanzin a rencontré les parties concernées hier jeudi. Elle a « salué la disponibilité des acteurs » à œuvrer en faveur d’une résolution durable de la crise, rapporte »La Voix du Peuple ». L’hebdomadaire donne également à savoir que le ministre Gilbert Bawara a, de son côté, souligné que « les deux camps ont fait preuve de sagesse ». Quid de l’appréciation de l’opposition ? A en croire »Liberté », la coalition des 14 a, au cours des échanges avec la mission, « insisté sur l’application des mesures d’apaisement ». Parlant de ces mesures, »L’Union pour la Patrie » rappelle que 19 personnes au total dont 7 par grâce présidentielle ont recouvré la liberté. Ces actes, selon la publication, « témoignent une fois de plus la volonté manifeste du président de la République de poursuivre les initiatives visant à l’apaisement de la situation sociopolitique et la préservation de la concorde nationale, gages de tout développement ». Le son de cloche est différent dans les rangs de la C14. Ainsi que le mentionne »Le Canard Indépendant », ce regroupement des formations politiques de l’opposition « reste insatisfait », justement à propos de la libération des personnes détenues et mêmement en ce que concerne l’évolution dans la résolution de la crise proprement dite. C’est ce qu’a laissé entendre Jean-Pierre Fabre au sortir de la rencontre avec les émissaires de la CEDEAO. « Tout reste donc à faire » pour la coalition, signale »La Voix du peuple ». A l’analyse des propos du chef de file de l’opposition, le quotidien »Togomatin » assure que celui-ci s’est mué en « évaluateur » des faits et gestes de son adversaire politique. Mais ce que M. Fabre « semble ignorer », ajoute le tabloïd, c’est que « le temps du dialogue va en défaveur de la coalition qui, de jour en jour, perd la main de la mobilisation de ses militants ». On en est là parce que « le régime de Faure Gnassingbé a décidé de dribbler tout le monde, y compris ses pairs de la CEDEAO », commente »L’Alternative ». Dans tous les cas, nous sommes rendus au « dernier virage » avant que ne tombent les recommandations de l’organisation ouest-africaine, observe »Le Tonnerre ». Quoi qu’il en soit, elles seront un « couteau à double tranchant », prévient »Liberté ». Pour le confrère, soit ces recommandations tant attendues iront dans le sens des aspirations du peuple qui répond massivement aux appels à manifester de la coalition, ce qui pourrait fragiliser l’actuel chef de l’Etat, soit elles ne tiendront pas grand compte des aspirations populaires et amènerait l’opposition à « dénoncer un complot de la CEDEAO » avec toutes les conséquences de cette dénonciation. Jean-Pierre Fabre a laissé entendre hier que la coalition des 14 « n’attend ni n’espère que la CEDEAO vienne résoudre le problème togolais », explique »L’Alternative ». Ça s’appelle « double langage » et cela étonne, dans la mesure où ce sont les leaders de la C14 qui ont fait le tour des capitales pour exiger une intervention extérieure à l’effet de résoudre la crise, écrit »L’Eveil de la Nation ». Les regards sont donc tournés vers le prochain sommet à Lomé mais des « avancées notables » pourraient être enregistrées d’ici là, indique »Forum de la Semaine » pour ainsi se faire l’écho des propos du général Béhanzin. Parallèlement, les ambassadeurs occidentaux peuvent contribuer à la sortie de crise. D’après »Liberté », le peuple togolais attend que ces derniers lui rendent « un grand service » : celui de « mettre la pression sur le régime en place afin qu’il accepte la feuille de route à proposer par la CEDEAO et qui, logiquement, devrait tracer les sillons de l’alternance ». Par ailleurs, le quotidien questionne les « garanties » sécuritaires pour Tikpi Atchadam dans l’optique d’un « possible retour à Lomé ». Au surplus, »Liberté » rend compte de la visite hier au siège de la HAAC de Yoann TALHOUARNE, Attaché Audiovisuel Régional de l’Ambassade de France au Nigéria avec compétence au Togo. Celui-ci est venu « explorer les pistes d’une coopération sectorielle » avec l’instance de régulation des médias. Le Service de Presse/HAAC