Les journaux parus ce mardi continuent de s’intéresser à l’édition 2017 des luttes traditionnelles en pays kabyè qui s’est achevée samedi dernier.
Mais d’abord la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication. C’est »Togomatin » qui évoque l’instance de régulation des médias pour rappeler qu’elle était en journée de réflexion le 19 juillet dernier à Kara pour plancher sur la gestion des consultations électorales. Le bihebdomadaire précise que cette réflexion élargie aux responsables des médias officiels a permis aux participants, entre autres, d’envisager une meilleure organisation en vue de faire face efficacement aux rendez-vous électoraux de 2018.
Luttes traditionnelles en pays Kabyè
Le rideau a été tiré samedi sur l’édition de cette année. Le lendemain, Faure Gnassingbé a fait le tour des cantons pour rencontrer les lutteurs et surtout les « féliciter pour le courage et l’endurance » dont ils ont fait preuve tout au long de ces rites ainsi que pour les entretenir sur la « symbolique » qu’ils revêtent, informe »Togomatin ». Le fait est rare pour ne pas être souligné, »Togo-Presse » renseigne que c’est la première fois que l’inverse se produit, c’est-à-dire que « c’étaient les Evala qui se rendaient à chaque fin de lutte au domicile du président Faure pour le saluer ». Et cette nouveauté n’est pas fortuite, ajoute le quotidien national qui souligne qu’elle traduit l’amour du chef de l’Etat pour ces lutteurs.
Dans les localités qui ont été le théâtre des empoignades dans le cadre des luttes Evala, l’ambiance était bon enfant avec comme corollaire chants, danses et rires aussi. Sauf que « Folo, Agbasco, Ousmane ne nous feront plus rire », regrette »Togomatin ». Les trois noms cités supra et 2 autres artistes humoristes ont laissé leur vie dans un accident de circulation survenu sur leur chemin du retour à Lomé en provenance de Kara.
La triste nouvelle a fait mouvoir plus d’un et le président de la République n’est pas resté insensible. « J’ai appris avec une immense peine la disparition, dans un accident de circulation, de plusieurs compatriotes, dont de célèbres humoristes. Je partage profondément la douleur des familles éplorées et leur présente mes sincères condoléances ainsi que celles de la nation togolaise », a écrit Faure Gnassingbé dans un message posté sur son compte twitter et rapporté dans »Forum de la Semaine » et »L’Union pour la Patrie ». Dans un communiqué rendu public hier, le gouvernement dit également compatir à la douleur des familles et de la corporation des personnes disparues si durement éprouvées.
C’est le cas de le dire, ce sont les réseaux sociaux qui ont très vite informé de cette douloureuse nouvelle avec des photos parfois choquantes sur l’ampleur de l’accident et surtout montrant les corps sans vie des humoristes. Cet état de fait offusque »Togomatin » qui explique que faire usage et mal à propos de ces images c’est « manquer de rendre à ces artistes l’hommage qu’ils méritent et surtout galvauder la très belle image qu’on a eu d’eux de leur vivant et que le bon sens aurait voulu qu’on garde d’eux à jamais ». Et le journal d’interpeler la conscience des utilisateurs des réseaux sociaux.
»L’Alternative » aussi opine sur les luttes Evala, édition 2017 et cet accident mortel. Elle parle d’une « curieuse édition, après de prétendues purifications du pays ». « Faut-il y voir un signe des temps ? » s’interroge le bihebdomadaire. Et ce n’est pas tout. L’autre « tâche noire », poursuit le journal, c’est la « fraude » assortie de « chienlit » auxquelles les spectateurs ont assisté à la finale de Pya. A en croire le confrère, fidèle à cette pratique, l’équipe junior de Pya Akéi a fait appel à des « mercenaires » pour faire face aux lutteurs de Pya Haut. La manœuvre ayant été découverte, l’arène était devenue un « champ de bataille », cette fois-ci pas à la loyal. « L’affrontement » a généré un « environnement hostile » tant et si bien que Faure Gnassingbé a dû « se retirer discrètement pour se mettre à l’abri », écrit le tabloïd.
Conclusion de la publication : « la fraude n’est pas pratiquée que lors des élections ». Ces « manipulations frauduleuses sont au cœur de vives polémiques dans plusieurs autres localités du pays », insiste-t-elle.
La presse du jour donne également à savoir que l’Union Européenne et l’Allemagne appuient le processus de décentralisation au Togo. Cet appui s’est matérialisé par le lancement hier à Lomé d’un programme qui rapporte au Togo environ 12,35 milliards de FCFA. Ledit programme s’étale sur la période 2017-2021 et « contribuera à améliorer la gouvernance locale et l’accès des citoyens aux services municipaux », indique »Togo-Presse ». Ce financement est une manière de mettre la pression sur le gouvernement afin que les élections locales se déroulent en 2018 comme prévu, note »Liberté ».
Sur un tout autre sujet, »Liberté » donne à savoir que « face à la démission de l’Etat », un Togolais vivant aux Etats-Unis a lancé une collecte de fonds pour « sauver » le CHU Sylvanus Olympio pendant que Faure Gnassingbé entend s’occuper de la santé des populations de la CEDEAO.
Au surplus, »Togomatin » mentionne qu’un exercice de simulation a été organisé pour tester le système sécuritaire dans les environs de l’hôtel Radisson Blu 2 Février, en prélude au Forum sur l’Agoa prévu en août prochain à Lomé. Ce rendez-vous servira de test à la tenue du sommet Israël-Afrique qui abordera la question relative au terrorisme. Le Togo aurait pu choisir de parler d’autres choses dans la mesure où l’organisation du sommet d’octobre prochain peut déclencher la « colère » des terroristes qui chercheront à s’intéresser au Togo qui semble entretenir de bonnes relations avec Israël, car « l’ami de mon ennemi est mon ennemi », ironise »Liberté ».
Et puis, »L’Alternative » croit savoir que le projet de fusion annoncée de Togo Télecom et Togocel n’a pas de grandes chances de réussite, au regard des manœuvres et non-dits qui l’entourent. Pendant ce temps, ajoute le journal, la ministre Cina Lawson peine à rassurer les employés de ces deux sociétés quant à la préservation de leur emploi.
Enfin, les parlementaires des pays membres de la CEDEAO, du Tchad et de la Mauritanie qui se sont réunis à Ouagadougou veulent réduire considérablement la natalité d’ici à l’horizon 2030. On parle de trois enfants au maximum par femme. Cela s’appelle « obéir au doigt et à l’œil » à Emmanuel Macron avait il y a quelque temps laissé entendre que la forte natalité en Afrique n’était pas forcément un atout. Après la limitation des naissances, il faut également réduire les mandats présidentiels suggère »L’Alternative ».
Le Service de Presse/HAAC




