Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent à la première séance plénière de la nouvelle législature. Les députés issus des élections législatives du 20 décembre dernier ont effectué hier leur rentrée parlementaire, informe ‘‘Le Triangle des Enjeux ». Cette nouvelle Assemblée nationale est placée « sous les projecteurs des opinions nationale et internationale », relève ‘‘Le Magnan Libéré » qui ajoute que bien de « défis » attendent la Représentation nationale. Pour »Fraternité », il faut « mettre à l’épreuve la sincérité de ces nouveaux députés et voir s’ils agiront en faveur de la proposition de l’expert de la CEDEAO, ou s’ils céderont au diktat de l’UNIR dont la propension à sauver à tout pris son président Faure n’est plus à démonter ». Et de poursuivre : « l’autre chantier pour les députés sera d’amener, par la force du pouvoir législatif qu’ils incarnent, le chef de l’Etat à passer défendre annuellement son bilan à travers l’exercice sur l’état de la nation, comme le prévoit la constitution ». En un mot comme en mille, les élus du peuple « devront véritablement œuvrer à ce que le Togo soit la primauté de tous les débats, en lieu et place de la politique politicienne », conclut l’hebdomadaire. En somme « un chantier énorme mais pas insurmontable », relève »La Lanterne ». Seulement, c’est une « opposition d’amateurs » qui se retrouve à l’hémicycle, regrette »Tingo-Tingo ». Dans la même veine, »Liberté » assure que « si dans les conditions normales, l’Assemblée nationale est une institution qui booste la démocratie, la nouvelle, au regard de sa configuration très »UNIRcolore », risque plutôt de ramener le Togo »100 ans en arrière » en termes de démocratie ». Quoi qu’il en soit, « le Togo est debout, il est en marche et il avance », a souligné hier le doyen d’âge, André Johnson, lors de la séance inaugurale dans des propos rapportés par »La Dépêche ». Quid de la présidence de l’Assemblée nationale ? ‘‘Le Dialogue » puise à la source de l’opinion pour avancer deux noms, à savoir Sélom Klassou et Ibrahima Mémounatou. En attendant, l’actuel Premier ministre gère les affaires courantes après avoir présenté sa démission au président de la République, renseigne la presse. Il peut être reconduit, tout comme il peut avoir pour successeur Victoire Dogbé, Attigbé Ihou ou encore Sémodji Djossou, analyse »La Lanterne » qui voit les ministres Bawara et Yark rester à leur poste dans le prochain gouvernement. »Le Magnan Libéré » lui, s’intéresse à la coalition des partis de l’opposition qui compte se muer en un mouvement citoyen. Le journal parle de « farce » et prévient que « les mêmes types » risquent d’occasionner « les mêmes dégâts », même si Fulbert Attisso de ‘Togo Autrement’, parti membre de cette coalition tente d’attirer l’attention de ses camardes de lutte sur la nécessité d’ajuster la stratégie à adopter, mentionne »Tingo-Tingo ». Qu’à cela ne tienne, « la coalition alerte l’opinion sur un plan machiavélique du régime » qui manœuvrerait à « faire croire que la coalition détiendrait des caches d’armes », renseigne »Liberté » qui se fait l’écho d’un communiqué signé de Brigitte Adjamagbo. »La Dépêche » observe « l’embarras du G5 » après les législatives et assure que « le mal togolais est profond ». De son côté, »Le Triangle des Enjeux » donne à savoir qu’après Joseph Kabila « out » et Ali Bongo « presqu’à terre, Faure Gnassingbé est la dernière curiosité » en termes de « dévolution dynastique du pouvoir ». Le tabloid ajoute que le président togolais est « de plus en plus éloigné » des populations. En outre, la presse du jour informe que 454 détenus ont bénéficié de la grâce présidentielle. Mais « Faure Gnassingbé maintient ses otages en détention », commente »Liberté ». « La vraie amnistie c’est quand il va élargir son frère de sang Kpatcha, les commandants Atti et Dontéma », écrit »La Dépêche ». »Le Triangle des Enjeux » croit savoir que la libération de « grosses pointures » dont Kpatcha Gnassingbé est « imminente ». Au surplus, »La Dépêche » trouve « inquiétant le silence de Tikpi Atchadam ». »Liberté » signale que dans un message récent, le président du PNP s’est adressé aux Togolais qu’il invite à « sortir le 12 janvier prochain les mains nues » pour la marche de la coalition. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1150 du 07 janvier 2019
Les journaux parus ce lundi évoquent l’après élections législatives du 20 décembre 2018. »Le Combat du Peuple » rappelle que la page du scrutin législatif est « définitivement tournée » et « le plus dur commence ». Pour l’hebdomadaire, il faut à présent œuvrer à relancer l’économie « fragilisée par les mouvements de contestation ». « Adieu les fausses élections du 20 décembre et bonjour les vrais problèmes pour les Togolais », écrit pour sa part »Sika’a ». Les députés issus des dernières législatives retrouvent aussitôt l’hémicycle. Ils tiennent leur première séance plénière demain mardi, informe »Méga Info ». Et le ministre Gilbert Bawara dont les propos sont rapportés dans les colonnes de »Forum de la Semaine » ne s’« imagine pas que la nouvelle Assemblée nationale ne soit pas consciente de la nécessité d’opérer les réformes constitutionnelles comme une priorité ». Pendant ce temps, c’est le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, qui a présenté au chef de l’Etat sa démission conformément aux usages. Autant dire que les Togolais sont dans l’attente d’un nouveau gouvernement. Celui-ci doit être composé de « ministres plus engagés pour la cause du mieux-être des populations et au-delà du développement inclusif de toute la nation », recommande »Méga Info ». Toujours à propos des élections législatives, »Liberté » trouve « curieux le silence du grand gagnant » Faure Gnassingbé. A en croire le quotidien privé, l’on sait dans les rangs du parti présidentiel n’avoir pas « gagné à la loyale », c’est pourquoi « on se retient de jubiler ». Le confrère se demande, par ailleurs, à quand le message de vœux du chef de l’Etat togolais. »Le Correcteur » aussi se demande s’il « vaut encore la peine » de prononcer un discours en ce début d’année, tant les promesses faites par Faure Gnassingbé dans son adresse à la nation du 3 janvier 2018 n’ont pas été tenues, selon le tabloid. Pour le bihebdomadaire, l’actuel président de la République est « toujours dans la gestion par défaut ». Sa gouvernance est un « fiasco », renchérit »Liberté ». De son côté, l’opposition compte se faire entendre. « Le pouvoir croit avoir trouvé une échappatoire en se fabriquant une opposition sur mesure », opine Brigitte Adjamagbo dans »Le Correcteur ». Jean-Pierre Fabre embraye là-dessus dans la même publication. « L’heure est à l’intensification de notre mobilisation », explique le président de l’ANC, parti membre de la coalition. Toutefois, Fulbert Attisso dont la formation fait également partie de ce regroupement estime dans »Forum de la Semaine » que les marches doivent être adossées à une vision et une stratégie claires. Concernant M. Fabre, »Le Combat du Peuple » estime qu’il est « le symbole de l’arrogance des métis au Togo ». Par ailleurs, »Le Correcteur » revient sur l’affaire des trois agents des forces de sécurité togolaises qui ont eu quelques »soucis » avec des habitants sur le territoire ghanéen. Le communiqué du gouvernement qui explique les faits donne à savoir que ces agents ne se sont pas rendus compte qu’ils ont traversé par méconnaissance la frontière. « Trop gros pour convaincre », commente le journal. »Liberté » qui parle de « mensonge du pouvoir » se demande « comment il est possible que les agents des forces de sécurité ne soient pas capables de reconnaître les frontières du territoire qu’ils sont censés défendre ».
Législatives 2018 : La HAAC fait le point de la campagne
La campagne électorale pour le compte des élections législatives du 20 décembre prochain a pris fin le 18 décembre et l’heure est au bilan à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Pour ce faire, l’Institution de régulation des médias était face à la presse nationale, internationale le mercredi 19 décembre 2018 à son siège à Lomé. Cette rencontre a été marquée par deux interventions : le discours du Président de la HAAC et le point de la campagne électorale faite par le Rapporteur BADJIBASSA Babaka. Le Président de la HAAC, M.TELOU Pitalounani a, dans son intervention salué le professionnalisme de la presse qui a couvert la campagne dans le respect des textes qui régissent la profession de journaliste. Il s’est réjoui du fait qu’aucune plainte ne soit parvenue à la Haute Autorité sur d’éventuelles tentatives de corruption ou d’agression des journalistes avant d’exhorter les professionnels des médias à continuer dans le même sens pour les autres étapes du processus électoral. En outre, le Président de l’instance de régulation des médias a rappelé aux professionnels des médias les interdictions auxquelles ils sont astreints, entre autres, l’interdiction de publier ou de diffuser des résultats autres que ceux donnés par la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI). Ils doivent à chaque fois préciser leur caractère partiel et provisoire. A la suite du Président, M. Badjibassa BABAKA, Rapporteur de la HAAC a rappelé les textes élaborés par la Haute Autorité dans le cadre de ces législatives ainsi que les séminaires de formation organisés à l’endroit des journalistes et techniciens pour une meilleure couverture médiatique de la période électorale. Il a également fait le point sur la diffusion des messages des candidats sur les médias officiels. Ces déclarations sont préalablement déposées à la HAAC qui procède à leur écoute, visionnage et lecture. Elle les transmet ensuite à la Télévision Togolaise, à Radio Lomé, Radio Kara et à Togo-Presse pour diffusion ou publication selon un ordre antérieurement établi sur la base d’un tirage au sort effectué en séance public le 28 novembre 2018. M. Babaka a estimé que cette étape s’est bien déroulée dans la mesure où la Haute Autorité n’a été saisie d’aucune difficulté particulière rencontrée par ces médias dans la diffusion des messages des candidats. Il a toutefois relevé les retards dans le dépôt des messages par les candidats qui n’ont pas respecté les heures fixées. Le Service de Presse/HAAC
Communiqué de la HAAC
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Communiqué de presse
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Communiqué(dépôt des messages)
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La HAAC prescrit le professionnalisme dans la couverture médiatique des élections législatives
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a initié, le jeudi 29 novembre 2018 à Lomé un séminaire à l’attention des médias officiels. Une vingtaine de professionnels des médias du secteur public a pris part à cette rencontre d’échanges. Avec en toile de fond l’Arrêté fixant les conditions de production, de programmation et de diffusion des émissions relatives à la campagne électorale sur les médias officiels. Cette directive de l’instance de régulation des médias prévoit un certain nombre d’interventions des candidats dans les médias de service public. L’analyse de cet arrêté faite lors de la première communication du séminaire par M. Kasséré Pierre Sabi, membre de la HAAC et président du comité Affaires juridiques et Accès équitable aux médias officiels donne à savoir qu’il est accordé aux candidats trois (3) interventions à Radio Lomé, à Radio Kara et à la Télévision Togolaise. Ces interventions ont une durée de : Dix (10) minutes chacune pour les partis classés dans le groupe A, c’est-à-dire ceux qui présentent des candidats dans au moins les 2/3 des circonscriptions électorales ; Sept (7) minutes chacune pour les partis classés dans le groupe B, c’est-à-dire ceux qui présentent des candidats dans au moins le 1/3 des circonscriptions électorales ; Cinq (5) minutes chacune pour les partis classés dans le groupe C, c’est-à-dire ceux qui présentent des candidats dans moins du 1/3 des circonscriptions électorales ; Trois (3) minutes chacune pour les listes du groupe D, c’est-à-dire celles constituées par des candidats indépendants. Dans Togo-Presse, les partis politiques, regroupements de partis politiques et candidats bénéficient de trois (3) passages en raison de : une (01) page entière pour le groupe A une demi (1/2) page pour le groupe B un quart (1/4) de page pour le groupe C un huitième (1/8) de page pour le groupe D. A Radio-Lomé, les interventions sont diffusées après le journal de dix-neuf (19) heures. A Radio-Kara, les interventions sont diffusées après le journal de dix-neuf heures trente minutes (19h 30mn). A la Télévision Togolaise (TVT), les interventions sont diffusées après le journal de vingt (20) heures. A Togo-Presse, les pages intérieures consacrées à la campagne débutent à la page 5. L’enregistrement des messages des candidats en lice se fait à la TVT pour la vidéo et à Radio Lomé pour l’audio. L’article 28 impose un lieu commun pour l’enregistrement des messages. Toutefois, son 3è alinéa donne la possibilité de choisir un autre lieu qui répond aux conditions techniques des médias officiels, notamment de la Télévision Togolaise. Le cas échéant, l’enregistrement se fait en présence d’un membre de la HAAC. Il faut ajouter que les enregistrements doivent se faire 72 heures avant la date de diffusion. Ces enregistrements se font séparément à la TVT et à Radio Lomé. La durée des enregistrements est précisée à l’article 29 de l’Arrêté. L’article 34 lui, précise qu’à la fin de l’enregistrement, le candidat ou son représentant signe un procès-verbal. En cas d’incident non imputable au candidat ou à son représentant, l’enregistrement peut être prolongé d’une durée égale à celle de l’incident. Pour ce qui est des montages, ils se font dans les organes désignés pour l’enregistrement et leur durée est déterminée à l’article 35 du présent Arrêté. Autre précision, la réalisation des interventions se fait en présence d’un ou de plusieurs membres de la HAAC ainsi qu’un représentant du ministère de la Communication. En outre, tout parti politique enregistré, tout regroupement de partis politiques, tout mouvement ou association se réclamant d’une liste du groupe A, peut bénéficier au maximum de six (6) reportages. Tout parti politique enregistré, tout regroupement de partis politiques, tout mouvement ou association se réclamant d’une liste du groupe B, peut bénéficier au maximum de quatre (4) reportages. Tout parti politique enregistré, tout regroupement de partis politiques, tout mouvement ou association se réclamant d’une liste du groupe C, peut bénéficier au maximum de trois (3) reportages. Tout regroupement de candidats indépendants peut bénéficier au maximum de deux (2) reportages. La seconde communication présentée par M. Mathias Ayéna, Rapporteur de la HAAC et président du comité Radio a été un partage d’expériences sur l’organisation d’une rédaction en vue d’une couverture médiatique réussie du prochain scrutin législatif. L’orateur a donné quelques conseils pratiques sur les dispositions à prendre pour, entre autres, l’organisation du journal de la campagne, des émissions débat et interactives ; le jour du scrutin et la nuit électorale. La cérémonie d’ouverture de ce séminaire a été présidée par M. Pitalounani Télou, président de la HAAC en présence du ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique, M. Guy Madjé Lorenzo. Dans son discours de circonstance, le président de la HAAC a engagé les médias officiels au « professionnels et à la mise en application rigoureuse des textes pris par l’instance de régulation, en vue de garantir à tous les candidats l’égalité de chance dans leur quête des voix des électeurs ». Pour sa part, le ministre de la Communication a mis en relief la responsabilité sociale des journalistes en cette période électorale sensible. Il les a, par ailleurs, exhortés à œuvrer à la préservation de la paix et de la concorde nationale. Le service de presse / HAAC
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