La publication du nouveau gouvernement, la déclaration de la politique générale de la nouvelle équipe devant l’Assemblée nationale et les manifestations de rue de la coalition des partis de l’opposition sont à la une des journaux parus ce lundi. »Liberté » revient sur le maintien du Premier ministre, Komi Sélom Klassou, à son poste et assure que cette reconduction « relève presque d’une hérésie, d’un non-sens » dans la mesure où le chef du gouvernement a été « moins utile aux populations ». Pour sa part, »Le Correcteur » observe que le gouvernement a été rendu public « en plusieurs temps », il l’a été surtout « en violation de la constitution », attendu que le Premier ministre a été nommé en même temps que les membres de son gouvernement. « C’est ça la gestion du Togo ? quelle bassesse d’esprit », écrit le bihebdomadaire. »Liberté » elle, parle de « véritable salade Russe ». Pour le quotidien privé, « le Togo touche de plus en plus le fond ». La publication relève que la reconduction de certains ministres à leur poste s’explique par l’enjeu électoral de 2020. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle équipe gouvernementale avec à sa tête Sélom Klassou était devant les députés vendredi dernier pour la déclaration de sa politique générale. Il a obtenu la confiance des élus du peuple, rappellent »Togo-Presse » et »Nouvelle Opinion ». »Le Correcteur » s’étonne que les députés aient accordé leur confiance à ce gouvernement malgré les ‘irrégularités’ qui ont entaché sa formation. « Ne dites plus Assemblée Nationale, dites Assemblée Mouton », commente le confrère ». N’empêche, il n’y a pas eu motion de défiance et « les ministres sont officiellement renvoyés à leurs fonctions », mentionne »Méga Info ». Un double défi attend la nouvelle équipe gouvernementale : « la réussite du Plan National du Développement et l’enracinement de la démocratie », soulignent »Togomatin » et »Togo-Presse ». « Les ministres ont l’obligation de réussir leurs missions pour rehausser la politique de Faure Gnassingbé », renchérit »Nouvelle Opinion ». En outre, ‘‘Le Correcteur » revient sur l’élection de l’honorable Yawa Tségan à la présidence de l’Assemblée nationale et signale que c’est « du cosmétique pour attirer les regards sur une Assemblée frelatée ». Pendant ce temps, la coalition renouait avec ses marches le week-end dernier. Elle est pour une « intensification » de la mobilisation pour les réformes et l’alternance démocratique, informe ‘‘Liberté’‘. Mais pour cette reprise des manifestations populaires, ce n’était la grande affluence, note »Togomatin » qui parle de « faible mobilisation ». « La montagne a accouché d’une souris », commente ‘‘Le Combat du Peuple ». Pour sa part »Nouvelle Opinion » estime que cette faible mobilisation dans les rues samedi est un « cinglant revers pour les leaders de la coalition ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1160 du 25 janvier 2018
A la une de l’actualité dans les journaux parus ce vendredi : la formation du nouveau gouvernement, l’élection du président de l’Assemblée nationale et les manifestations de rue de la coalition des partis de l’opposition. Formation du nouveau gouvernement L’annonce de la composition du nouveau gouvernement est intervenue tard hier et il est à signaler que cette équipe sera conduite par Komi Sélom Klassou. Marquée par la présence de cinq ()5 femmes, elle voit onze (11) ministres quitter le navire gouvernemental pour dix (10) nouvelles entrées. Parmi les ministres qui font leur entrée au gouvernement, l’on peut citer, entre autres, le commissaire de l’OTR Kodzo Adédzé. Dans le rang de ceux qui ne figurent plus dans la nouvelle équipe, il y a, entre autres, Guy Madjé Lorenzo, Ninsao Gnofam, Ouro-Koura Agadazi, Nicoué Broohm et Bernadette Legzim-Balouki. Sont reconduits à leur poste : Victoire Dogbé, Gilbert Bawara, Cina Lawson, Yark Damehane, Robert Dussey, Payadowa Boukpessi, Sani Yaya, Puis Agbétomey, Dèdèriwè Ably-Bidamon et Moustafa Mijiyawa. Mais ce n’est pas tout. A en croire »Forum de la Semaine », « ce nouveau gouvernement est appelé à s’agrandir dans les heures ou jours à venir, car plusieurs portefeuilles et non moins importants manquent à l’appel, à l’instar de l’Agriculture, de l’Elevage, de la Pêche, de la Communication, des Sports, des Enseignements primaire et secondaire, de la Finance inclusive, de l’urbanisme et Habitat ». L’on observe donc que Komi Sélom Klassou est reconduit à son poste. »Togomatin » explique pourquoi le Premier ministre sortant est « l’homme de la situation ». Selon le quotidien privé, il n’était pas important de changer le cap tenu par M. Klassou qui est impliqué dans la mise en œuvre des réformes et dans le processus de décentralisation ainsi que le Programme National de Développement (PND) et qui, sans doute aura un important rôle à jouer dans les préparatifs de l’élection présidentielle de 2020. Aussi, toujours d’après la publication, « la reconduction du Premier ministre est un acte fort, car pour une première fois, les deux personnalités les plus importantes du pays après le chef de l’Etat, ne sont pas issues du Nord du pays », toute chose qui « montre que le président va toujours au-delà des carcans et vole au-dessus des clichés. » Dans tous les cas, »L’Eveil de la Nation » assure que cette reconduction non seulement de M. Klassou mais aussi d’une bonne partie de ses ministres est tout sauf une surprise et signifie que « le chef de l’Etat prend le risque d’assumer et d’affronter toutes sortes de critiques, car loin de faire du surplace avec une équipe reconduite à plus de la moitié, Faure Gnassingbé fait le choix de la consolidation des grandes actions qu’il a entreprises à la tête de l’Etat ». L’analyse est toute autre dans les colonnes de »Le Canard Indépendant ». Pour l’hebdomadaire, le gouvernement tel que publié « a plutôt l’air d’un réchauffé dont l’objet principal semble être la consolidation du pouvoir de Faure Gnassingbé dans la perspective de l’élection présidentielle de 2020 ». Election de Yawa Tségan à la tête de l’Assemblée nationale Alors que »Forum de la Semaine » s’attarde sur le parcours de la nouvelle présidente de la Représentation nationale, ‘‘L’Eveil de la Nation » évoque les « raisons cachées » derrière ce choix. Le bihebdomadaire donne à savoir que « derrière cette désignation se cachent des raisons politiques et des calculs dans la perspective de 2020 ». »L’Alternative » présente l’honorable Tségan comme une « marionnette ». « En permettant l’élection de cette inspectrice des Impôts au perchoir, Faure Gnassingbé se donne les moyens de contrôler directement la présidence de l’Assemblée nationale et de faire ainsi passer ses désirs sans aucune opposition », commente le bihebdomadaire. Qu’à cela ne tienne, la nouvelle législature aura des défis à relever, notamment le vote des réformes, relève »Togomatin ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour évoque les marches de la C14 prévues demain samedi. »L’Eveil de la Nation » se demande si la coalition « rassemble les ingrédients pour une prise de pouvoir par la rue ». Au surplus, »L’Alternative » révèle que des ristournes du Trésor qui devraient servir à « gratifier le personnel » de la Télévision Togolaise (TVT) sont au centre d’une « tension ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1159 du 24 janvier 2019
L’image de Yawa Dzigbodi Tsègan fait la une de presque tous les journaux parus ce jeudi. La députée native de Kpélé-Agavé a été élue hier présidente de l’Assemblée nationale au terme de la session de droit. Une première dans l’histoire politique du Togo son indépendance, souligne la presse du jour. Elle est à la tête d’un bureau de 11 membres composé de quatre (4) vice-présidents, trois (3) questeurs et trois (3) secrétaires parlementaires. Chantal Yawa Dzigbodi Tsègan, c’est elle qui mènera désormais les débats au perchoir. Elle a été élue hier dans l’après-midi présidente de l’Assemblée nationale au cours de la dernière séance de la session de droit avec 88 voix des députés présents et présidera la Représentation nationale pour les 5 prochaines années. « La surprise est totale », d’autant plus que personne n’a soupçonné son élection, relève ‘‘La Nouvelle Tribune ». Transie d’émotion, elle confie dans des propos rapportés par »Flambeau des Démocrates » : « ma vie est le témoignage de la grâce et la bonté du Tout puissant, souverain maître de l’Univers ». Pour l’hebdomadaire, l’élection de l’ancienne Directrice de Cabinet du ministère des Travaux publics et des Infrastructures n’est que « le prix de la compétence, du militantisme et surtout, de la fidélité de cette dernière aux idéaux de Faure Gnassingbé lui ayant permis de gravir, en quelques années, les échelons pour se hisser, aujourd’hui, au poste de la seconde personnalité du pays ». Cette ascension fait de l’honorable Tsègan « la femme la plus puissante de la politique togolaise », renchérit »Togomatin ». A en croire, »La Nouvelle Tribune », elle a reconnu après son élection qu’elle était animée non seulement d’un « sentiment de gratitude » mais aussi et surtout d’un « sentiment de responsabilité par rapport aux différents enjeux qui attendent la nouvelle législature ». C’est justement sur ce terrain de défis à relever que son attendus les nouveaux députés, commentent les publications. ‘‘Le Changement » rappelle que la présente l’Assemblée nationale doit résoudre l’équation des réformes et s’atteler à donner une image de marque à « un parlement souvent accusé et pas nécessairement à tort, d’être une simple chambre d’enregistrement ». »Kamgou » d’embrayer : « l’esprit patriotique des parlementaires devra être sollicité, car il est souhaitable que les députés fassent le choix de la dignité et de l’honneur pour définitivement en finir avec cette question des réformes qui a tant divisé les Togolais ». Le bureau de l’Assemblée nationale est composé, outre de la présidente, de quatre (4) vice-présidents dont Mme Ibrahima Mémounatou (2è) et André Johnson (3è), trois (3) questeurs et trois (3) secrétaires parlementaires. L’autre actualité phare traitée par les publications du jour est relative aux marches de la coalition. « La coalition se prépare à relancer la lutte pour l’alternance » écrit »Kamagou ». Et à cet effet, « Jean-Pierre Fabre appelle les Togolais à une grande mobilisation », rapporte ‘‘Le Changement ». Selon »Togomatin » le président de l’ANC dit ne compter que sur le peuple togolais pour faire aboutir les revendications de la coalition. « Ce n’est que logique, mais attention, le peuple en question ne s’exprime véritablement que dans les urnes et non dans la rue », assure le quotidien privé. Pour sa part, »Le Bâtisseur » se demande s’il faut « encore croire à l’alternance avec la C14 ». Pendant que l’opposition au Togo marche, celle de la RDC prend le pouvoir, mentionne »Focus Infos ». »Chronique de la Semaine » abonde dans le même et signale que « La C13 compte prendre le pouvoir par la rue alors que l’opposition congolaise et gambienne l’ont conquis par les urnes ». Par ailleurs, les confrères questionnent l’identité du futur locataire de la Primature. Au surplus, »Liberté » donne à savoir qu’Alpha Condé, Alassane Ouattara et Faure partagent l’envie de briguer un mandat supplémentaire dans leur pays. A propos du président togolais, le quotidien privé observe qu’il est « indifférent » aux revendications d’une partie de son peuple alors que son homologue Français prête oreille au mouvement des Gilets Jaunes. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1159 du 23 janvier 2019
Les Togolais sont dans l’attente de la nomination d’un nouveau Premier ministre et de l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Pendant ce temps, la coalition des partis politiques de l’opposition projette des manifestations de rue. Tous ces sujets sont abordés par les publications dans leur livraison du jour. Ainsi que le rapporte la presse, la séance plénière des députés initialement prévue lundi et ramenée à hier devrait être consacrée à l’élection du bureau de l’Assemblée nationale. Mais à en croire »Togomatin’‘, cette séance a été plutôt consacrée à la restitution aux élus du peuple de la décision de la Cour constitutionnelle sur les amendements de certains articles du règlement intérieur. Justement, ce règlement intérieur a été adopté hier par les députés en tenant compte des observations de la Cour constitutionnelle qui doit encore se prononcer là-dessus, relève ‘‘Le Dialogue ». Le journal renseigne aussi que l’élection du bureau de la Représentation nationale est attendue cet après-midi. »La Dépêche » elle, s’attarde sur l’avis de la haute Cour à propos du règlement intérieur de l’Assemblée avec le titre : « la Cour constitutionnelle recadre les intentions obscures des nouveaux Jupiters ». »Liberté » s’intéresse à l’importance de la fonction de député et donne à savoir qu’il y a « désacralisation » de cette fonction avec la présente Assemblée nationale « sur fond de commérages politiques et de vulgarités ». Qu’à cela ne tienne, « nous avons la force publique », rappelle l’honorable Gerry Taama dans des propos rapportés par »Le Messager ». Par ailleurs, le président du NET « propose le changement de la pratique parlementaire au Togo », renseigne »Vérité des Peuples ». L’Assemblée nationale qui attend d’élire son président, c’est la même attente à la Primature. Finalement une « double attente », observent »Togomatin » et »Le Messager » qui prescrivent davantage de patience. Que ce soit à l’hémicycle ou au premier ministère, les femmes « lorgnent » la présidence, informe ‘‘Le Libéral ». « L’heure de la femme a-t-elle sonné ? » écrit l’hebdomadaire. Les journaux évoquent également les manifestations de la coalition prévues le 26 janvier prochain. »Liberté » rapporte que ce regroupement « appelle à de grandes marches nationales de protestation contre les coups de force du régime ». « Le peuple reprend la rue samedi contre le coup de force électoral », mentionne ‘‘La Manchette ». « En avant donc la marche », note »Le Libéral ». « Quelle surprise la C14 réserve-t-elle encore aux Togolais ? » se questionne »La Lanterne » qui se demande dans le même temps « faire miroiter des actions d’envergure à dormir debout ? » Pour »Le Dialogue » et »Vérité des Peuple », ces marches sont organisées par la coalition pour se racheter de son échec. De son côté, »Togomatin » souligne que « la présidentielle de 2020 est déjà au centre de tous les calculs ». Au surplus, ‘‘Le Libéral » et »Vérité des Peuples » se font l’écho de l’atelier organisé vendredi dernier à Lomé relativement au plan stratégique de développement et de modernisation de la HAAC pour la période 2019-2023. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1157 du 22 janvier 2019
Les journaux parus ce mardi s’intéressent à la vie politique au Togo après les élections législatives du 20 décembre 2018. Sur la première marche de cette revue : la nomination d’un nouveau Premier ministre, et c’est ‘‘L’Indépendant Express » qui évoque le sujet. L’hebdomadaire rappelle que plusieurs semaines se sont écoulées depuis la démission du chef du gouvernement et son maintien pour gérer les affaires courantes, sans que le nom de son successeur ne soit révélé. Alors, qu’est-ce qui coince ? La publication croit savoir que le président de la République est « sous une pression intense, pris en étau par la résistance des anciens ministres et la menace des nouveaux, le poids du parti RPT/UNIR et l’intransigeance de l’armée ». En clair, relève le tabloïd, le chef de l’Etat est l’« otage de son propre système » auquel il est « difficile d’échapper ». Pendant ce temps, les députés de la nouvelle législature continuent de prendre leurs marques. Leur séance d’hier est ramenée à ce mardi, renseigne »Togomatin ». A en croire le quotidien privé, cette session « devrait normalement permettre aux nouveaux élus de procéder à l’élection du président, du bureau et des commissions ». L’autre fait marquant de l’actualité dans les journaux ce sont les manifestations populaires que compte reprendre la coalition. Depuis quelque temps, les rues n’ont pas accueilli de manifestants mais « ce calme apparent ne devrait rien présager de bon », car « le feu couve sous la cendre », analyse »Liberté’‘. »L’Indépendant Express » d’informer que « Tikpi Atchadam brandit de nouvelles menaces contre le régime en place ». Il faut souligner que, l’opposition annonce des manifestations samedi prochain. Là-dessus, »Togomatin » se questionne : « Quel est au juste l’objectif poursuivi par la coalition en repartant dans la rue ? » »L’Indépendant Express » nous apprend que la C14 entend ‘exiger’, entre autres, la libération des détenus appréhendés au cours des manifestations antérieures. En prélude à la tenue de ces manifestations, la coalition a organisé des meetings dans certaines localités du pays. « Qui a dit que la C14 se meurt ? » écrit »Togo Nyigba ». Seulement, à Anié, les choses ne se sont pas bien passées, ainsi que le rapportent certains journaux, lorsque les forces de sécurité sont intervenues pour mettre fin à la rencontre. ‘‘L’Alternative’‘ ajoute à cet état de fait l’interdiction de certaines rencontres de la société civile, l’interdiction des marches dans certaines localités et la modification de certains itinéraires et conclut à « la dérive du RPT/UNIR ». Pour le bihebdomadaire, « ces actes montrent que le parti au pouvoir a toujours abhorré toute initiative visant à sortir le peuple du joug de la dictature cinquantenaire très conservatrice et fermée à l’alternance au sommet de l’Etat ». Par ailleurs, »Liberté » s’attarde sur Faure Gnassingbé qui serait, selon elle, « un cas d’école » en termes de conservation du pouvoir. Le journal donne « les secrets pour s’éterniser au pouvoir ». De son côté, »Le Médium » consacre quelques colonnes à la coalition des partis de l’opposition et sa propension à abandonner ses militants dans de beaux draps. Cela doit servir de « leçon » à tous les jeunes qui croupissent aujourd’hui en prison pour leur « mauvais choix » ou par « suivisme », opine le confrère. Au surplus, »L’Indépendant Express » revient sur la sortie sur le terrain en décembre dernier du Chef d’Etat-major des Forces Armées Togolaises dans le cadre d’une manifestation de rue. Assurant que « le Général Kadanga est dans la tourmente », l’hebdomadaire émet un certain nombre de questionnements qui, explique-t-il, doivent être élucidés pour faire la lumière sur le décès de l’enfant qui était tombé ce jour-là. En outre, »Liberté » informe que la Ligue des Consommateurs du Togo (LCT) invite le président de la République à user de son pouvoir pour interdire la mise sur le marché d’un riz en provenance de la Birmanie « impropre à la consommation ». Le Service de Presse/HAAC
Plan stratégique de la HAAC/Analyse-diagnostic et axes de stratégie : Le rapport à mi-parcours adopté
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication a organisé le vendredi 18 janvier 2019 à Lomé, un atelier d’adoption du rapport à mi-parcours dans le cadre de l’élaboration de son plan d’action stratégique 2019-2023. Il a été question de partager avec les participants l’analyse-diagnostic et les axes de stratégie conçus par les consultants commis à cette tâche avec le concours du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD). L’objectif, en initiant cette rencontre, est d’avoir une vision partagée sur le diagnostic effectué, les réponses stratégiques envisagées et les déclinaisons opérationnelles à retenir. La cérémonie d’ouverture dudit atelier a été conduite par le Président de la HAAC, M. Pitalounani TELOU, en présence des membres de l’Institution et de la représentante du PNUD. Dans son allocution de circonstance, le Président de la Haute Autorité a justifié l’élaboration du plan stratégique de l’instance de régulation des médias, entre autres, par les impératifs liés au passage de l’audiovisuel au numérique et surtout aux mutations intervenues dans le secteur de la communication. A l’en croire, « ce référentiel permettra à la HAAC non seulement de déterminer les meilleures stratégies de concrétisation de sa mission, à moyen et long terme, mais aussi d’optimiser sa performance et ainsi consolider son ancrage institutionnel ». Pour sa part, Mme Houmey EKLU-KOEVANU, représentante du Représentant-Résident du PNUD au Togo, a reconnu que la mission assignée à la HAAC de garantir et d’assurer la liberté et la protection de la presse et de tous les moyens de communication de masse constitue un challenge difficile. « Pour y faire face, il faut non seulement une parfaite maitrise de l’espace médiatique mais également une notoriété institutionnelle ». Pour acquérir et renforcer cette notoriété, l’instance de régulation doit s’atteler à dynamiser ses interventions pour plus d’efficacité, a-t-elle ajouté. Les constats ci-après découlent de l’analyse-diagnostic élaborée par trois (3) consultants après échanges avec plusieurs entités de la vie socio-professionnelle : la notoriété de la HAAC est très faible ; l’activité régulatrice de l’institution se limite à Lomé et ses environs ; la publicité, la communication et les vidéoclubs échappent au contrôle de la Haute Autorité ; le paysage médiatique est bipolarisé et aligné la liberté de presse est exercée sans contrepartie de la responsabilité des acteurs. Le diagnostic ainsi posé, les consultants proposent une thérapie qui se décline en cinq (5) axes prioritaires à savoir : La consolidation du développement institutionnel par une restructuration de la HAAC ; la consolidation de la régulation par la couverture du territoire national à travers la décentralisation des services de l’Institution ; la consolidation des cadres d’exercice et des capacités professionnels : médias, communication et publicité ; l’amélioration du cadre interrelationnel avec les acteurs du secteur des médias et de la communication ; l’amélioration de l’image de marque et le renforcement de la notoriété institutionnelle de la HAAC. Les organisations professionnelles des médias, les organisations de la société civile et plusieurs ministères, entre autres, les ministères de l’Economie et des Finances ; de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme administrative ; de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation civique ainsi que de la Planification du Développement sont associés à ce travail qui permettra, à terme, de doter la HAAC d’une boussole pour l’exercice de ses attributions régaliennes. Une fois le travail achevé, il devrait être soumis à validation. Le service de presse / HAAC
Revue de presse N° 1156 du 21 janvier 2019
Deux sujets principaux meublent les colonnes des journaux parus ce lundi : la poursuite des activités de la nouvelle législature et les marches que projette d’organiser la coalition des partis de l’opposition. Activités de la nouvelle Assemblée nationale La session de plein droit de la nouvelle législature se poursuit à l’hémicycle et « les choses sérieuses » vont devoir commencer, écrit »Togomatin ». A en croire le quotidien privé, « la semaine qui commence sera déterminante et permettra de relancer les travaux de la nouvelle Assemblée nationale ». La publication renseigne que « les nouveaux représentants du peuple vont élire le président et le bureau, former les commissions et les groupes parlementaires et prendre possession de leurs locaux de travail ». Comme on peut le remarquer, les députés auront du grain à moudre et pour cela ils devraient se faire assister. Voilà pourquoi, le Mouvement des Jeunes Pour la Paix, la Cohésion et la Sérénité au Togo (MJPCST) suggère aux élus du peuple de se faire entourer d’attachés parlementaires, informe »Le Correcteur ». Cela pourrait les aider « à mieux lire et comprendre les lois et autres textes pour les amendements pertinents », explique »Togomatin ». Il faut rappeler que la nouvelle Représentation nationale essuie en ce moment une salve de critiques émanant surtout de la coalition des partis de l’opposition qui questionne sa légitimité. Toute chose qui offusque Gerry Taama. « Si vous dites que cette Assemblée est illégitime, votre problème est où dans ce qu’elle est fait ? » répond le président du NET et désormais député, dans des propos rapportés par »Forum de la Semaine ». Pour »Nouvelle Opinion », cette sortie de l’honorable Taama va devoir « clouer le bec aux leaders de la C14 qui sont contraints de rester dans leur cadre de coalition sans aucun crédit ». Cette riposte du président du NET est appréciée autrement dans les colonnes de »Le Correcteur ». « Pour qui finalement se prend Gerry Taama ? (…) il a bien l’air d’un amuseur public. En réalité, cette réaction traduit une gêne intérieure du natif de Siou. C’est bien le syndrome de l’illégitimité qui perturbe sa conscience morale », commente le bihebdomadaire. »Togomatin » rappelle que les députés avaient « créé la polémique en se faisant désavouer par la Cour constitutionnelle » lorsqu’ils suggéraient que le président de l’Assemblée nationale soit élu pour un mandat d’un an renouvelable. ‘‘Le Correcteur » pointe « l’inopportunité de cette innovation des »nouveaux nommés » ». Après que la Cour constitutionnelle a rejeté cette suggestion de l’Assemblée, certains analystes politiques ont salué la vitalité de la démocratie au Togo. Mais il n’en est rien, relève »Le Correcteur », car c’est « une pure comédie », attendu que « cette même Cour a déjà démontré à plusieurs occasions qu’elle est bien inféodée au pouvoir ». »Liberté » de renchérir : « à bien y voir, c’est comme un plan scellé dans les couloirs obscurs pour donner une certaine crédibilité à cette Cour qui a tout sauf de constitutionnel. On s’est dit : bon, nous on va faire semblant de foutre le bordel et vous, vous allez nous désavouer en disant le droit. Comme ça, on va donner l’impression que la Cour constitutionnelle est digne de foi ». Projet de marches de la coalition de l’opposition Initialement prévues le 12 janvier dernier, les manifestations populaires de la coalition ont été ajournées et reprogrammées pour le 26 janvier. En prélude à ces marches, l’opposition a entrepris d’organiser des meetings dans plusieurs localités du pays mais le ministre de l’Administration territoriale a notifié aux responsables de la coalition que ces meetings ne sont pas acceptés dans toutes les localités pour des raisons d’effectif des forces de sécurité. »Liberté » parle d’« arguments bidon » et « tirés par les cheveux ». « Il n’y a pas d’effectif pour sécuriser les manifestations, mais il y en a suffisamment pour assiéger les lieux où le ministre a décidé d’interdire les meetings », écrit le quotidien privé qui regrette que « les forces désordre se comportent comme des miliciens en s’invitant dans les réunions des partis politiques d’opposition, en saccageant les matériels de sonorisation et violentant les pauvres militants ». »Le Correcteur » renseigne qu’une réunion du bureau du PNP d’Anié a été violemment dispersée. Mais seulement, le tabloid croit savoir que « les forces de l’ordre et de sécurité ont ensuite cassé les motos et les vélos des participants à cette réunion sans épargner les chaises ». « C’est ça la PAIY que veulent les gouverne-ailleurs pour le Togo ? » se demande »Liberté ». Pour ‘‘Nouvelle Opinion », continuer d’organiser des marches au moment où « les choses ont commencé par bouger à l’Assemblée nationale » n’a aucun sens, si ce n’est rester dans « l’utopie et l’irréalisme ». L’hebdomadaire suggère à la coalition de se « mettre en rang de bataille pour les échéances électorales à venir plutôt que de rester dans le schéma de contestation ». Dans la même veine, »Le Combat du Peuple » pense que « reprendre les marches pour sur les mêmes thèmes et pour les mêmes motifs relève d’une absurdité politique suicidaire ». En outre, »Forum de la semaine » donne à savoir que Tikpi Atchadam « mijote » des actions populaires d’envergure contre Faure Gnassingbé. Par ailleurs, »Togo-Presse », »Nouvelle Opinion », »Afreepress » et ‘‘Savoir News » informent que le rapport à mi-parcours dans le cadre de l’élaboration du plan stratégique de la HAAC a été présenté vendredi dernier au cours d’un atelier organisé à Lomé. Au surplus, »Le Correcteur » qui évoque le recensement à la Fonction publique pense que c’est « le nouveau canal d’enrichissement illicite du ministre Gilbert Bawara ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1154 du 14 janvier 2019
Dans leur livraison du jour, les journaux s’intéressent à la vie politique au Togo après les élections législatives du 20 décembre 2018. Evoquant l’effervescence populaire, ‘‘Courrier de la République » se demande si « c’est le calme avant la tempête ». Pour l’hebdomadaire, 2019 est une « année charnière et tout se joue maintenant ». La publication d’ajouter que l’année écoulée a un « bilan révoltant ». 2018 a été l’« année du complot contre le peuple et celle du recul démocratique », relève le confrère. »Nouvelle Opinion » elle, renseigne que la coalition des 14 partis de l’opposition est « au bord de l’éclatement », en témoigne le « divorce consommé » entre un le MCD de Tchassona Traoré et ce regroupement. Qu’à cela ne tienne, la coalition a ajourné « in extremis » sa marche initialement prévue le 12 janvier dernier, informe »Le Combat du Peuple ». Cette marche a été reprogrammée pour le 26 janvier prochain. ‘‘Nouvelle Opinion » questionne les « enjeux » et le « crédit » des manifestations populaires de l’opposition. « Le contexte actuel nous laisse croire qu’il n’y aura rien de nouveau le 26 janvier. Le soleil se lèvera comme toujours de l’Est et se couchera à l’Ouest. Les Togolais, las des incongruités de cette opposition sans stratégie vaqueront comme à l’accoutumée à leurs occupations », commente le journal. De son côté, »Le Combat du Peuple » estime que la coalition des partis de l’opposition a « bu le vin de l’échec jusqu’à la lie » et elle doit changer de stratégie si elle veut vraiment atteindre ses objectifs. Pendant ce temps, les députés de la nouvelle législature ont regagné l’hémicycle. Ils se sont « engagés à relever les défis des réformes politiques », rappelle »Libération ». Le nouveau Premier ministre est par ailleurs toujours attendu des Togolais. Mais cela ne fait « ni chaud ni froid » à ‘‘Courrier de la République » qui pense qu’il s’agit d’« une simple affaire d’un autre coursier du président de la République ». Quoi qu’il en soit, « Faure Gnassingbé a l’obligation morale de former un gouvernement qui prend en compte les attentes légitimes du peuple », écrit »Libération ». A propos de l’actuel président de la République, il a vu passer sept (7) Premiers ministres et trois (3) présidents de l’Assemblée nationale, mentionne »Le Correcteur » qui conclut : « tout change à l’exception de Faure Gnassingbé ». Sur un tout autre sujet, »Nouvelle Opinion » donne à savoir que dans le cadre de la prévention de la criminalité, 205 personnes ont été interpellées et 218 matériels ainsi que du cannabis saisis par la police. « Quel crédit accorder à une opération incapable de punir les vrais malfrats ? » s’interroge »Le Correcteur ». Cette opération traduit la « paranoïa et la fébrilité du pouvoir RPT/UNIR », renchérit »Liberté ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1153 du 11 janvier 2019
Les journaux parus ce vendredi reviennent sur la rentrée parlementaire de la 6è législature et sur les marches que la coalition des partis de l’opposition projette d’organiser dans les semaines à venir. Mardi dernier les députés élus au terme des dernières législatives ont eu leur première séance plénière à l’hémicycle. A cette occasion, le doyen d’âge André Johnson, rapporte »Le Bâtisseur », a laissé entendre que cette session de plein droit « s’ouvre alors que des cœurs sont meurtris suite aux épisodes regrettables et douloureux que le pays a connus ces derniers temps ». Qu’à cela ne tienne, la nouvelle Assemblée nationale est « prête à relever les défis des réformes », soulignent »Temps Nouveaux ». Cela fait dire à »Togoréveil » que « l’histoire s’écrira sans la coalition des partis de l’opposition ». La coalition qui, à en croire »Temps Nouveaux », serait « à l’heure des regrets ». »L’Eveil de la Nation » lui, croit savoir que le président de la Représentation nationale pourrait être choisi entre Atcha Dédji, Stanislas Baba, Ibrahima Mémounatou ou Atcholé Aklesso. Quoi qu’il en soit, le pouvoir se retrouve à l’Assemblée « avec ses alliés », note »Liberté ». De son côté, la coalition qui n’est pas représentée à l’Assemblée nationale est « à l’offensive », relève »Le Bâtisseur ». Elle entend renouer avec les manifestations de rue le 12 janvier prochain avec le soutien à distance de Tikpi Atchadam. Seulement, elle fait un « rétropédalage » en annonçant le report de ses marches au 26 janvier, renseigne »L’Eveil de la Nation ». »L’Alternative » qui s’appuie sur un communiqué de la coalition explique que cette dernière a ajourné ses marches car elle veut s’assurer que celles-ci auront un caractère national, étant attendu que le ministère de l’Administration territoriale n’a accepté que la manifestation de Lomé. Pour sa part, ‘‘Togoréveil » assure que les vraies raisons de l’annulation de la manifestation de samedi, c’est que la diaspora qui serait « furieuse refuse de financer les marches inutiles et budgétivores ». En outre, »Liberté » et »L’Alternative » évoquent la transition intervenue en RDC avec l’élection de Felix Tshisekedi et indiquent que cet état de fait met davantage la « pression » sur le président togolais pour 2020. Au surplus, »L’Alternative » informe que des « rafles » continuent d’être opérées dans certains quartiers de Lomé. Il y a « de grandes incertitudes à l’horizon », renchérit »Liberté » Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N°1152 du 10 janvier 2019
Les publications du jour reviennent sur la rentrée parlementaire de la nouvelle législature et la manifestation populaire que projette d’organiser la coalition de l’opposition. Cette rentrée a eu lieu mardi à l’hémicycle « sur fond d’espoir », relèvent ‘‘Echos du Pays ». La question des réformes était « déjà au centre des débats », précise ‘‘Forum de la Semaine ». En ce qui concerne les réformes, elles devraient tourner essentiellement autour de la limitation du nombre de mandats présidentiels à deux, le mode de scrutin à deux tours sans oublier le vote des Togolais de la diaspora. En somme, c’est du « pain lourd » qui se trouve sur la « planche » de la Représentation nationale, conclut ‘‘Le Perroquet ». Mais les nouveaux députés s’attèlent d’abord à élaborer leur règlement intérieur. Une commission a été mise sur pied à cet effet. Cela fait dire à »Le Changement » que la nouvelle législature « se met déjà en ordre de bataille ». Et tout ceci pour le bien de la démocratie qui « s’enracine » ainsi, commente »Vision d’Afrique ». Mais pour »Liberté », la nouvelle assemblée est un « parlement du rire » qui compte des « plaisantins ». Si seulement ils savaient ce que c’est d’être député togolais, écrit le quotidien privé. Pour sa part, »Le Perroquet » donne à savoir que Komi Sélom Klassou « est pressenti au poste de président de l’Assemblée nationale ». L’hebdomadaire de s’interroger : « provocation ou insulte au peuple togolais ». De son côté, »Vision D’Afrique » questionne l’identité du nouveau Premier ministre. « De quel bord sera-t-il ? » se demande le journal qui estime que M. Klassou n’aura pas laissé un souvenir impérissable à la tête du gouvernement togolais. Pendant ce temps, l’opposition projette de d’organiser une marche samedi prochain, informent »Echos du Pays ». Et pour cette manifestation, le ministre de l’Administration territoriale « renvoie le cortège » des marcheurs « dans les dédales d’Anfamé », renseigne »Forum de la Semaine ». « Y a-t-il vraiment une surprise en vue ? » s’interroge ‘‘Vision d’Afrique ». « Les mêmes stratégies produisant les mêmes résultats, l’opposition doit arrêter sa comédie pour repenser autrement la lutte », suggère »Le Perroquet ». La même suggestion est faite dans les colonnes de ‘‘Le Changement ». Sur un tout autre sujet, »Liberté » regrette que quête de l’alternance au Togo sur fond de perte de vie humaine n’émeuve guère la communauté internationale. En outre, la presse du jour se fait l’écho de la visite au Togo du président de la FIFA et de la grâce présidentielle accordée à plus de 400 détenus. Le Service de Presse/HAAC