Dans leur livraison de mercredi et jeudi, les publications questionnent le sort d’Agbéyomé Kodjo après la perte de son immunité parlementaire. Elles évoquent également le coronavirus et le prix des produits pétroliers à la pompe. Gabriel Messan Agbéyomé Kodjo est devenu depuis lundi dernier un citoyen ordinaire après que l’Assemblée nationale a voté pour la levée de son immunité parlementaire doublée de celle que lui conférait son statut d’ancien président de la Représentation nationale. Et depuis, les regards sont tournés vers le procureur de la République qui avait demandé la levée de son immunité. A quoi peut-on s’attendre désormais ? ‘‘L’Audience’‘ répond et fait savoir que « le parquet a le champ libre pour non seulement convoquer le candidat arrivé 2è à la dernière présidentielle pour l’écouter sur les faits qui lui sont reprochés, mais pourra aussi à tout moment, selon les circonstances décider de le priver de sa liberté ». Agbéyomé Kodjo face à la justice, ça en prend le chemin à en croire les confrères. L’ancien Premier ministre qui se présente comme un »légaliste » saura-t-il faire confiance à la justice de son pays ? se demande »Le Messager ». Lui et « son parrain Mgr Philippe Kpodzro ont intérêt à laisser la justice faire son travail », indique »Le Magnan Libéré ». Une chose est sûre, le natif de Tokpli devra « s’armer d’arguments » pour répondre des chefs d’accusation qui pèsent contre lui, écrit »Le Dialogue ». Quoi qu’il en soit, commente »Le Libéral », « les actes posés par M. Kodjo sont d’une extrême gravité au point où on se demande s’il pourra s’en sortir ». « Le »président autoproclamé » en route pour la prison ? » s’interroge ‘‘Kamgou ». Dans tous les cas, l’ancien directeur général du port autonome de Lomé « risque gros », signale »Le Magnan Libéré ». Il encourt une peine de « 30 ans de réclusion criminelle si la charge de complot visant à déstabiliser, mettre en péril ou supprimer les institutions de la République est retenue contre lui », renseigne »Le Messager ». Voilà là où peuvent conduire « le zèle aveugle et l’obsession du pouvoir quand on veut diriger le pays avec un score de 19% », soulignent »Waraa les Vainqueurs ». Selon »Togomatin », le président du MPDD est en face d’une « équation à deux inconnus » : « Saura-t-il faire preuve de pragmatisme et raisonner son collectif puis se préparer à une éventuelle comparution ? » Il doit choisir « entre faire amende honorable et la prison », mentionne ‘‘La Lanterne ». « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès », conseille ‘‘Le Changement ». Fallait-il en arriver là ? se questionne »La Dépêche » qui estime qu’Agbéyomé Kodjo est « entré dans l’histoire par la grande porte ». »Liberté » elle, préfère ironiser sur l’attitude des députés qui ont décidé de la levée de l’immunité de leur collègue. Après avoir été « méchants » contre M. Kodjo, ils occuperont chaque dimanche « les premières loges » des cultes et autres célébrations pour jouer « les pieux ». « Baba God va avoir du boulot le jour du jugement dernier », relève le quotidien privé. Christian Trimua s’est prononcé sur la levée de l’immunité du député du MPDD. Il a surtout relevé « l’utilité et l’opportunité » de cette décision de l’Assemblée nationale, renseigne ‘‘L’Audience ». Il a également « appelé Agbéyomé Kodjo à collaborer avec la justice togolaise », complète »Togomatin ». « De quoi se mêle au juste le ministre des Droits de l’Homme, chargé des Relations avec les Institutions de la République ? » se demande »Le Correcteur ». C’est bien de s’autosaisir dans l’affaire Agbéyomé mais « et si le procureur de la République en faisait autant dans les cas de détournement des fonds publics ? » recommande »La Voix du Peuple ». L’autre sujet phare traité dans les colonnes des journaux parus hier et aujourd’hui reste le coronavirus. Le gouvernement a pris un certain nombre de mesures parmi lesquelles l’interdiction de rassemblement à plus de cent personnes. Cette interdiction de se rassembler au-delà de cent personne « parait suspecte », note »Liberté » qui se demande si « le pouvoir ne profite pas du Covid-19 pour étouffer la contestation électorale ». Commentaire du confrère : « Les étudiants peuvent s’entasser comme des sardines dans les amphis, les bus Sotral peuvent continuer à tourner à plein régime avec des clients, il n’y a pas de risque, dans les marchés où les étrangers viennent et repartent sans contrôle, là aussi il n’y a pas le moindre mal. Ne sont visés que les opposants. On a tout compris ». « Mgr Kpodzro et Agbéyomé Kodjo vont-ils défier coronavirus en organisant des manifestations ? » s’interroge »Chronique de la Semaine ». D’après »Liberté », Faure Gnassingbé s’est offert « un bain de foule » hier à Kara. « Un comportement en déphasage avec celui de ses pairs qui s’affichent plutôt en train de montrer les gestes à promouvoir pour éviter la propagation de la maladie », selon la publication. Pour l’essentiel, la presse se fait un large écho des mesures prises par le gouvernement togolais pour contingenter la propagation du coronavirus, même si certaines parutions trouvent insuffisante la riposte des pouvoirs publics à cette pandémie. Par ailleurs, « Et si un chef d’Etat africain nécessitait une évacuation sanitaire ? » écrit ‘‘Le Correcteur ». En outre, les confrères reviennent sur le rapport des Etats-Unis d’Amérique sur les droits de l’Homme à travers le monde avec un accent particulier sur la situation au Togo. Ainsi que signale »La Dépêche », ce rapport fait état de « violations massives des droits de l’Homme au Togo ». Il n’en faut pas plus pour que »Fraternité » voie « s’éloigner les milliards » du programme américain Millenium Challenge Account. Au surplus, les journaux constatent que les prix des produits pétroliers au Togo sont restés inchangés malgré la baisse coût du dollar à l’international. Sur un tout autre sujet, »The Guardian », présente l’Ambassadeur de France au Togo, Marc Vizy, comme « prédateur de la liberté de presse au Togo » pour avoir cherché à « intimider » les journaux »Liberté » et ‘‘L’Alternative’‘ en passant par la HAAC. « C’est une honte pour la France et son ambassadeur de s’attaquer aux journalistes », écrit le journal. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1236 du 16 mars 2020
L’élection présidentielle du 22 février 2020 et ses suites continuent d’intéresser les journaux togolais. Les sept (7) publications du jour évoquent le sujet. Après que Faure Gnassingbé a été déclaré vainqueur du dernier scrutin présidentiel, les regards sont désormais tournés vers sa prestation de serment. Des Togolais questionnent la date de la cérémonie y relative. A en croire »Togomatin » et »Nouvelle Opinion », la Cour constitutionnelle a fait une sortie pour situer l’opinion. Selon les explications de cette Cour rapportées par les journaux cités supra, la disposition qui prescrit l’entrée en fonction du président de la République dans les 15 jours suivant la proclamation des résultats définitifs, ne saurait être de mise dans le cas d’espèce, car ce faisant, cela abrégerait le mandat présidentiel qui court jusqu’au 3 mai prochain. A tout prendre, il revient selon la Cour constitutionnelle, relèvent les deux confrères, au président de la République élu de décider de quand il va prêter serment. « Avec la rapidité diarrhéique dont les spécialistes en braquage électoral ont fait preuve en publiant les résultats en moins de 24 heures, pourquoi n’utilisent-ils pas la même recette pour la prestation de serment ? » commente »Liberté ». Pour le quotidien privé, c’est du pareil au même qu’il y ait prestation de serment ou pas, car ce n’est pas cette cérémonie qui va « changer quelque chose dans le vécu » des Togolais. En attendant, ce sont les félicitations qui continuent de parvenir au président élu, rapporte »Togomatin ». A croire que ce sont les messages de félicitations qui confèrent au chef de l’Etat togolais sa légitimité, tant ils sont présentés comme « des trophées de guerre ». Alors même que « la vraie légitimité doit lui provenir du peuple dont il se proclame dirigeant », observe »Liberté ». Pendant ce temps, note »Togomatin », le dauphin selon les résultats officiels, Agbéyomé Kodjo « se réfugie sous la robe » de Mgr Fanoko Kpodzro pour échapper à la justice qui lui reproche un certain nombre de faits. L’Archevêque émérite de Lomé qui campe au domicile de l’ancien Premier ministre a reçu le week-end dernier la visite d’une délégation des Evêques conduite par Mgr Nicodème Barrigah. Le quotidien privé croit savoir que cette délégation est allée « appeler Kpodzro et Agbéyomé à la raison ». Le son de cloche n’est pas le même dans les colonnes de »Nouvelle Opinion ». L’hebdomadaire se demande si l’église catholique se rend complice des agissements de Mgr Philippe Kpodzro et de son « poulain » au point de « fouler au pied les lois de la République ». Si tel n’est pas le cas, il revient à cette église de rendre public un communiqué pour expliquer « clairement qu’elle ne défie pas l’autorité de l’Etat », mentionne le confrère. Pour ce qui concerne Agbéyomé Kodjo, la procédure pour une éventuelle levée d’immunité est en cours. Selon »Nouvelle Opinion », si l’on ne peut aujourd’hui dire avec exactitude de quoi cette procédure retourne, il est certain que le sort de l’ancien président de l’Assemblée nationale sera connu dans les prochains jours, dès que la commission spéciale mise sur pied à la représentation nationale aura rendu son rapport à la conférence des présidents. »Le Télégramme du Togo » ne se fait pas d’illusions, car, pense-t-il, les députés togolais sont « dans un rôle de Ponce Pilate » contre leur collègue Kodjo. Quoi qu’il en soit, Agbéyomé Kodjo est « dans la nasse » après s’être comporté en « véritable hors-la-loi et souillé la République et ses institutions », signale »Le Combat du Peuple’‘ qui estime que la procédure déclenchée par le Procureur doit aller jusqu’à son terme, car « nul n’est au-dessus de la loi ». Pour sa part, »Liberté » attire l’attention des pouvoirs publics sur « le risque de l’effet boomerang » d’une levée de l’immunité suivie d’arrestation de l’ancien directeur général du port autonome de Lomé. Revenant sur la dernière élection présidentielle, »Liberté » estime que les résultats peuvent avoir été inversés, portant le nombre de ces cas à 15 sur le continent africain. »Le Combat du Peuple » lui, présente Faure Gnassingbé comme « le symbole de la clairvoyance et de la sagacité ». Quant à »Le Télégramme du Togo », il subordonne le rapport « salé » du gouvernement américain sur les droits de l’Homme au Togo à la « demande » de publication des résultats de la présidentielle du 22 février bureau de vote par bureau de vote pour dire « adieu à la cagnotte du Millenium Challence Account (MCA) ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1235 du 13 mars 2020
Les déboires politico-parlementaires d’Agbéyomé Kodjo sont à la Une de la dizaine de journaux parus ce vendredi. Ainsi que renseigne la presse du jour, l’on pourra être fixé ce vendredi sur les suites de la demande de levée de l’immunité d’Agbéyomé Kodjo introduite auprès de l’Assemblée nationale par le procureur de la République. Alors qu’il était attendu mercredi dernier à la Représentation nationale pour être entendu par une commission spéciale mise en place à cet effet, le candidat arrivé au 2è rang selon les chiffres officiels de l’élection du 22 février 2020 avait, en croire »Le Canard Indépendant », envoyé déposer sur la table de cette commission un « courrier d’argumentation » sur les griefs portés contre lui. Toujours selon l’hebdomadaire, l’ancien Premier ministre a, dans sa missive, réfuté les accusations portées contre lui. »L’Alternative » elle, croit savoir que la séance de mercredi à laquelle M. Kodjo n’a pu prendre part « n’a pas du tout été facile », car deux clans s’opposent : d’un côté, le clan de ceux qui ne sont pas pour la levée de l’immunité parlementaire du président du MPDD suivie de son emprisonnement et de l’autre, celui de ses contempteurs qui « veulent sa tête ». Quoi qu’il en soit, note »Togomatin », « il sera difficile pour le »président raté » de s’en sortir, au vu de tout ce qu’on lui reproche ». « L’imposteur Agbéyomé Kodjo bientôt pensionnaire d’une prison civile du Togo », renchérit »L’Eveil de la Nation ». Parlant de prison, Mgr Fanoko Kpodzro a laissé entendre qu’il faudrait l’enjamber avant d’y envoyer Agbéyomé Kodjo, rapporte les confrères. Une posture que »Togomatin » a du mal à s’expliquer. « Pourquoi Monseigneur Kpodzro s’agite-t-il ? » écrit le quotidien privé avant de souligner que les agissements du candidat Agbéyomé sont constitutifs d’actes de « rébellion » et d’« anarchie » qu’aucun Etat ne saurait tolérer. L’Archevêque émérite de Lomé a, depuis quelques jours, élu domicile chez l’ancien président de l’Assemblée nationale. La maison du candidat au dernier scrutin elle-même encerclée par des éléments des forces de sécurité. »L’Alternative » parle de « Gestapo à l’œuvre ». Dans la même veine, »Liberté » évoque « la terreur d’Etat et l’instrumentalisation des institutions » comme « seule source de légitimité pour Faure Gnassingbé ». Pour le quotidien privé, c’est une « drôle de »victoire sans bavure » » du président sortant que de « s’acharner contre le »perdant » » et de procéder à des « enlèvements » de ses proches. En ce qui concerne ces »enlèvements », »L’Alternative » et »Liberté » informent qu’ils sont « dénoncés et condamnés » par la Ligue Togolaise des Droits de l’Homme (LTDH) et par le Front Citoyen Togo Débout (FCTD). Qu’à cela ne tienne, en attendant sa prestation de serment, Faure Gnassingbé continue d’être félicité pour sa réélection, mentionnent »Togoréveil », »L’Eveil de la Nation », »Vérité des Peuples », »Togo-Presse » et »Togomatin ». »Libérté » relativise tout cela et fait observer que ni Paris, encore moins les Etats-Unis d’Amérique n’ont pas adressé leurs félicitations au numéro un togolais. Toute chose qui, selon le confrère, « prouve que le vrai vainqueur, ce n’est pas vraiment celui proclamé ». L’autre sujet phare dans les colonnes des publications du jour reste le coronavirus. Une sorte de confusion règne après que la patiente entre temps mise en quarantaine a été déclarée bien portante et ne présentant plus les signes pour lesquels elle avait été hospitalisée. Le gouvernement gagnerait à instaurer une communication dénuée de toute ambiguïté, suggère »Le Canard Indépendant ». Pour »L’Alternative », le gouvernement a « menti » sur la présence de cette pandémie au Togo. Pendant ce temps, les bourses poursuivent leur chute libre à cause de ce COVID 19, relève »L’économiste ». En outre, »Liberté » informe que les Etats-Unis d’Amérique ont publié cette semaine leur rapport 2019 sur les droits de l’Homme dans le monde. A en croire le journal, il en ressort que « la situation du Togo n’a pas connu d’évolution ». « L’impunité était endémique et les responsables d’abus n’ont pas été poursuivis ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1234 du 12 mars 2020
La situation post-électorale au Togo a ouvert hier un nouveau chapitre avec la demande de levée de l’immunité parlementaire d’Agbéyomé Kodjo qui conteste toujours les résultats. Les douze (12) journaux parus ce jeudi s’en font l’écho. Analyses et commentaires. Même les résultats définitifs de la Cour constitutionnelle n’ont pas réfréné sa contestation des chiffres officiels de la dernière élection présidentielle. Agbéyomé Kodjo a arboré une posture présidentielle en nommant, entre autres, son Premier ministre. Mais au-delà de toute considération, « derrière ce combat, se joue en réalité la crédibilité d’un homme qui est aujourd’hui obligé de faire les prolongations pour alimenter l’illusion d’une possible prise du pouvoir, même si plus grand monde, y compris dans son entourage, n’y croit », analyse »Focus Infos ». Seulement, depuis hier, « la contestation électorale a glissé sur le terrain judiciaire », observe »Flambeau des Démocrates ». En effet, le candidat arrivé 2è au dernier scrutin a connu un « mercredi mouvementé » avec une invitation à l’Assemblée nationale pour être entendu par une commission mise en place à la suite de la demande de levée de son immunité parlementaire, note »Liberté ». A cela s’ajoute l’encerclement de son domicile par des « corps habillés » relève encore le quotidien privé. Mais le président du MPDD s’est fait représenter à ce rendez-vous avec les membres de la commission parlementaire ad hoc par l’honorable KPEEVEY Gabi Gadjo de son parti, renseigne »Le Tonnerre ». Qu’à cela ne tienne, Agbéyomé Kodjo est « toujours dans le collimateur de la justice togolaise », mentionnent »Waraa les Vainqueurs ». »Liberté » confirme et assure que « l’épée de Damoclès plane toujours » au-dessus de l’ancien Premier ministre, même si, révèle le quotidien, le sérail est « divisé » en ce qui concerne l’opportunité des poursuites judiciaires contre l’ancien Directeur général du port autonome de Lomé. En outre, le journal donne à savoir qu’après l’ancien président de l’Assemblée nationale, « d’autres personnes sont dans le viseur des »sécurocrates » de Faure Gnassingbé ». La procédure de levée de l’immunité de M. Kodjo est subséquente à la demande du procureur de la République qui égraine des griefs contre lui. Mais voilà, au lieu que Mgr Fanoko Kpodzro laisse l’intéressé répondre de ses actes, il « se constitue en bouclier pour lui éviter de répondre à la convocation du parlement », signale »Chronique de la Semaine ». « Cet homme est-il de Dieu ou du diable ? » s’interroge l’hebdomadaire. Une autre interrogation dans les colonnes de »Le Changement » : « à quoi servira au juste une arrestation du candidat de la dynamique Mgr Kpodzro ? ». La publication ne comprend pas « pourquoi les autres candidats de l’opposition ne se mettent pas ensemble pour revendiquer la victoire ». A en croire »Le Bâtisseur », Aimé Gogué croit lui aussi que Faure Gnassingbé « n’a pas gagné » la présidentielle du 22 février 2020. Pendant que Agbéyomé Kodjo conteste les résultats du dernier scrutin, Jean Pierre Fabre lui, demande son annulation et l’organisation d’une nouvelle élection, informe »Flambeau des Démocrates ». A ce sujet, »Le Changement » s’empresse de signaler que c’est « une perte de temps, d’énergie et d’argent », car cette démarche ne prospèrera pas. Pour »Waraa les Vainqueurs », Aimé Gogué et Jean Pierre Fabre sont tout simplement de « mauvais perdants » qui feraient mieux de rechercher les causes profondes des échecs répétés de l’opposition aux différentes élections. Quant au président réélu, il fait « désormais face aux défis de l’heure », ajoute le confrère. Faure Gnassingbé doit surtout « honorer ses engagements », renchérit »Flambeau des Démocrates » qui pense qu’au besoin, le chef de l’Etat doit « se débarrasser de ses mauvais et corrompus collaborateurs ». »Le Rendez-vous » s’intéresse particulièrement à Faure Gnassingbé. A en croire l’hebdomadaire, le président togolais serait « la dernière béquille de la France » en plus d’être l’« hideux symbole des longs règnes ». Par ailleurs, le tabloid note une « concentration de tous les leviers du pouvoir entre les seules mains d’UNIR ». Et de se demander si l’on ne s’achemine pas « vers un retour programmé du parti unique ». Les confrères ont également réservé quelques colonnes au coronavirus. A la suite du communiqué rendu public mardi dernier et faisait état de ce que la patiente atteinte du virus ne présente plus les signes pour lesquels elle avait été hospitalisée, d’aucuns ont fait croire que le gouvernement s’était trompé en annonçant la présence d’un cas au Togo. C’est « une polémique malsaine et contre-productive », commente »Togomatin ». »Liberté » insiste qu’il s’agit d’un « mensonge d’Etat » que d’avoir soutenu que le Togo a enregistré son 1er cas. « On serait dans un pays normal que et le chef du gouvernement et le ministre de la santé devraient être démis de leur fonction », écrit la publication. Au surplus, la presse du jour annonce le décès hier de Holonu Hounkpati, Directeur de publication de »Carreffour » des suites d’une courte maladie.
Revue de presse N° 1231 du 09 mars 2020
Les journaux parus ce lundi s’intéressent à la réélection de Faure Gnassingbé à la tête du Togo, à la confirmation du 1er cas de Coronavirus sur le territoire togolais et à la journée internationale de la femme. Réélection de Faure Gnassingbé »Le Combat du Peuple » rappelle que la « boucle » du processus électoral a été « bouclée » la semaine dernière avec l’annonce par la Cour constitutionnelle des résultats définitifs de la présidentielle du 22 février. Ce faisant, l’institution présidée par Aboudou Assouma a « sifflé la fin de la récréation » et tout le monde devrait rentrer dans le rang, commente l’hebdomadaire. Seulement voilà, Agbéyomé Kodjo semble ne pas l’entendre de cette oreille. A en croire » Nouvelle Opinion », le candidat arrivé deuxième au dernier scrutin « persiste dans la contestation ». Selon le journal, l’« obsession » à occuper le fauteuil présidentiel et la « recherche de crédibilité » ont fini par conduire l’ancien Premier ministre sur la voie de la « divagation ». ‘‘Temps Nouveaux » de renchérir que la posture du président du MPDD n’est rien d’autre que celle de « l’intox et de la mystification », car il sait très bien que les Togolais ne l’ont pas élu. »La Symphonie » n’y va pas avec le dos de la cuiller. Pour le bimensuel, les Togolais ont « évité le pire » en n’accordant pas dans leur majorité leurs voix à Agbéyomé Kodjo. « Avec cet homme à la tête de l’Etat, il y a mille et un risques que le Togo bascule dans une dictature implacable, une tyrannie qui viendrait annihiler et démolir toutes les fondations de l’Etat de droit », commente le journal. Pour sa part, ‘‘Le Correcteur » doute du score réalisé par le président sortant. Le bihebdomadaire assure que le dernier scrutin a été une « comédie électorale qui fait la honte du Togo et des Togolais ». Qu’à cela ne tienne, Faure Gnassingbé réélu avec 70,78%, « une salve de félicitations internationales » tombe sur son bureau à la présidence de la République. »Togo-Presse » »Togomatin », ‘‘La Symphonie » et »Temps Nouveaux » renseignent que les présidents chinois, de l’Union Africaine, de la CEDEAO, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Ghana ont félicité le chef de l’Etat togolais pour sa réélection à la tête de son pays. Il faut tourner la page de l’élection et s’atteler à la réalisation des promesses de campagne, souligne »La Voix du Peuple ». Et à ce sujet, il n’y a pas du temps à perdre, car, relève le tabloid, le défi à relever est assez grand. Par ailleurs, ‘‘Temps Nouveaux » donnent à savoir que le nouveau quinquennat de Faure Gnassingbé est « placé sous le signe du travail ». A preuve, confirme »Méga Info », le gouvernement s’est réuni en Conseil des ministres jeudi dernier et a reçu du président réélu l’instruction de prendre à bras le corps les préoccupations de l’heure. Il n’en faut pas plus pour que »Le Correcteur » parle de « litanie déjà connue et sans suite ». « Le gros problème le plus complexe reste comment se débarrasser du régime des Gnassingbé » écrit le bihebdomadaire. Sur un tout autre plan, »Temps Nouveaux » se demandent ce que devient Jean Pierre Fabre. ‘‘Le Combat du Peuple » croit savoir que le président de l’ANC fait profil bas depuis sa défaite à la dernière élection présidentielle. 1er cas du Coronavirus au Togo Le gouvernement togolais en a donné la confirmation la semaine dernière au cours d’une conférence de presse tenue à Lomé, informent »Les Coulisses du Consommateur », »La Voix du Peuple », ‘‘Temps Nouveaux » et »Togomatin » qui renseignent également sur les signes et moyens de protection contre ce virus. Cependant, ‘‘Liberté » et »Le Correcteur » évoquent des « zones d’ombre » et le « doute » qui entourent l’annonce gouvernementale, à cause de l’insincérité des dirigeants. Au surplus, »Liberté » estime que le doute est d’autant plus « légitime » que le système de santé au Togo est défaillant et manque d’équipements à même de détecter le virus. A cela, le quotidien privé ajoute la main tendue du gouvernement vers l’OMS pour faire face efficacement à cette épidémie. Quant à »Le Correcteur », il se fait l’écho de l’opinion de certains Togolais qui pensent que le gouvernement a déclaré l’existence de cette épidémie juste pour « étouffer les contestations » des résultats du dernier scrutin. Les publications du jour ont également abordé la journée internationale de la femme célébrée le 8 mars de chaque année. A cette occasion, la ministre de la Promotion de la femme a salué les efforts du gouvernement togolais en matière d’égalité entre les sexes, informent, »Togo-Presse », »Nouvelle Opinion » et »Méga Info ». Des manifestations de réjouissance ont également eu lieu. « La journée internationale de la femme ne saurait se limiter à des beaux discours, à des chants et à la danse, car la gent féminine rencontre d’importants problèmes dans son existence quotidienne », mentionne »Le Combat du Peuple ». »Liberté » elle, nous apprend que, bien que n’étant pas reconnue par l’ONU, la journée internationale de l’homme est célébrée chaque 19 novembre dans plus de 60 pays. Le Service de Presse/HAAC
Une délégation des observateurs de l’Union Africaine s’informe des activités de la HAAC dans le cadre de l’élection présidentielle de 2020
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a échangé avec une délégation des observateurs de l’Union Africaine (UA), à son siège, le mercredi 19 février 2020. Conduite par Monsieur Hery Rajoanarimampianina, ancien président de la République de Madagascar, cette délégation d’observateur de l’UA s’est imprégnée des dispositions prises par la HAAC pour une élection transparente, apaisée et crédible. Dans un exposé, Monsieur Badjibassa Babaka, Rapporteur de la HAAC, a expliqué les mesures prises pour l’égal accès des candidats aux médias publics. Il a également ressorti les recommandations de l’instance de régulation des médias à l’endroit de la presse privée pour une couverture médiatique professionnelle de la campagne électorale. Selon l’orateur, toutes les dispositions ont été prises pour assurer un traitement égal des candidats au niveau des médias publics à savoir TVT, Radio Lomé, Radio Kara et Togo-Presse. Au niveau des médias privés, c’est le pluralisme et l’équilibre de l’information qui est exigé par l’instance de régulation des médias. Il a par la même occasion, insisté sur les innovations apportées par la HAAC pour cette élection présidentielle. En effet, Monsieur Badjibassa Babaka a mis l’accent sur le fait que la HAAC ait autorisé et désigné trente-deux (32) radios communautaires, commerciales et rurales à diffuser en synchronisation les activités ainsi que les messages et déclarations des candidats. Il a également fait observer que pour cette élection, la HAAC a organisé des émission-débats par candidat sur la télévision nationale retransmises en directe en synchronisation avec les radios publiques et celles désignées ou autorisées. On retient également que si un deuxième tour advenait, il y aura une émission-débat contradictoire face à face de 90 minutes à la TVT entre les deux candidats, retransmise en synchronisation par Radio Lomé, Radio Kara et les 32 radios désignées. Bien avant l’exposé de Monsieur Badjibassa Babaka, le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication, Monsieur Pitalounani Télou a salué la présence effective de la mission d’observation de l’Union Africaine avant de la rassurer que la HAAC met tout en œuvre pour un scrutin apaisé, transparent et accepté par tous. A l’issue des échanges, la délégation a exprimé sa satisfaction pour avoir appris que tout se déroule normalement. Elle s’est félicitée des exploits réalisés par l’institution de régulation des médias en matière de la gestion efficace et efficiente de la presse en cette période sensible que traverse le pays. La délégation des observateurs de l’UA a saisi l’opportunité qui lui est offerte pour appeler tous les acteurs à la retenue pour une élection apaisée.
La HAAC et ses institutions sœurs de régulation des médias échangent dans le cadre de l’élection présidentielle du 22 février 2020
Une séance de travail a réuni une délégation des institutions de régulation des médias du Burkina Faso, du Bénin, du Maroc et la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), à son siège, le mardi 18 janvier 2020. Composée du Président du Conseil Supérieur de la Communication (CSC) du Burkina Faso, du Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) du Bénin, du Directeur Général de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA) du Maroc et de quelques membres desdites institutions, la délégation est venue prendre connaissance des dispositions prises par la HAAC pour la couverture médiatique de la campagne de l’élection présidentielle du 22 février 2020. Pour Asloun Benaissa, Directeur Général de la HACA et porte-parole de la délégation, il était plus qu’important de prendre langue avec la HAAC-Togo afin de s’imprégner des dispositions prises pour la gestion efficace et efficiente des médias en cette période sensible et décisive pour le pays. « Nous sommes venus prendre connaissance de ce qui est en train d’être fait au niveau de l’instance de régulation des médias du Togo pour favoriser l’accès égal des candidats aux médias publics », a indiqué Monsieur Asloun Benaissa qui a, par la même occasion souligner que cette visite rendue à la HAAC leur permet de s’assurer du bon déroulement du processus devant conduire à l’élection du président de la République. Après les civilités de part et d’autre, Monsieur Pitalounani Télou, Président de la HAAC a planté le décor relatif aux dispositions prises par l’instance de régulation des médias afin que tous les candidats en lice pour l’élection présidentielle du 22 février 2020 bénéficient d’un traitement égal par les médias publics. A la suite de l’intervention du Président, Monsieur Badjibassa Babaka, Rapporteur de la HAAC a, dans un exposé, relevé les grandes innovations apportées par l’Institution, après avoir expliqué en détail toutes les dispositions prises pour un scrutin crédible, apaisé et transparent. En termes d’innovation, Monsieur Badjibassa Babaka a mis l’accent sur le fait que la HAAC ait autorisé et désigné trente-deux (32) radios communautaires, commerciales et rurales à diffuser en synchronisation les activités ainsi que les messages et déclarations des candidats. Il a également fait observer que pour cette élection, la HAAC a organisé des émission-débats par candidat sur la télévision nationale retransmises en directe en synchronisation avec les radios publiques et celles désignées ou autorisées. On retient également que si un deuxième tour advenait, il y aura une émission-débat contradictoire face à face de 90 minutes à la TVT entre les deux candidats, retransmise en synchronisation par Radio Lomé, Radio Kara et les 32 radios désignées.
Communiqué de la HAAC
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Communiqué de la HAAC
Communqué de la HAAC 7
Ordre de diffusion des messages des candidats
ORDRE DE PASSAGE DES CANDIDANTS SUR LES MEDIAS OFFICIELS