Le constat est sans équivoque : la plupart des médias ne disposent pas de service dédié à la documentation et aux archives. Tant et si bien que les productions écrites, audiovisuelles et en ligne sont en souffrance dans les couloirs ou magasins souvent sans aucune précaution. Or il faut bien léguer aux générations présentes et futures les traces du vécu de notre peuple et des périphéries qui ont marqué notre histoire commune. Cette préoccupation est prise à bras le corps par la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) qui réunit 75 représentants des médias publics et privés dans le cadre d’un séminaire de deux jours à Kpalimé. Ces participants venus des régions des Plateaux, Maritime et du Grand Lomé vont être entretenus à travers six communications sur les enjeux de la conservation du fonds documentaire des médias, les méthodes et outils de cette conservation, où et par qui doit se faire l’archivage des productions médiatiques. Ceci grâce à l’expertise, entre autres, de MM. Moussa SENGHOR, Junior Holonou DANKLOU et Mme Dolibé Dorothée TABIOU, tous spécialistes des questions relatives aux archives. Au cours de la cérémonie d’ouverture de ce séminaire, le Président de la HAAC a souligné le poids de la masse documentaire et de supports générés par les milliers d’exemplaires de journaux papier et une multitude d’émissions audiovisuelles. «C’est la volonté d’engager une réflexion profonde sur l’importance du fonds documentaire des médias en tant que mémoire des cultures nationales et les moyens et supports de sa conservation qui a conduit la HAAC à organiser ce séminaire qui s’inscrit dans la logique de la mise en œuvre de son plan stratégique », a précisé M. Pitalounani TELOU. Il a, par ailleurs, engagé les acteurs des médias à tout mettre en œuvre pour ne pas perdre le trésor documentaire des organes de presse qui doit être légué aux générations futures. Les assises de Kpalimé bénéficient de l’appui de l’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO). Le Secrétaire général de la Commission nationale de cette Organisation, M. Koffi Michel AGBOH, a réitéré la disponibilité de sa structure à soutenir les projets de conservation du patrimoine documentaire mondial. C’est dans ce sens que l’UNESCO accompagne la mise en place prochaine à la HAAC d’un Centre de Documentation sur les Médias du Togo. Le séminaire de Kpalimé sur la gestion et la conservation du fonds documentaire des médias au Togo est le deuxième du genre après celui organisé à Kara il y a environ un mois à l’endroit des professionnels des médias des régions Centrale, de la Kara et des Savanes. Ce séminaire précède la tenue de mercredi à vendredi prochain, toujours à Kpalimé, de la première session ordinaire de l’année de la HAAC pour plancher sur les différents dossiers de demande de la carte de presse, de récépissé de déclaration de parutions nationales en mode écrit et en ligne, d’autorisation d’installation et d’exploitation de web radio et web télévision, de sociétés de production, d’agences de communication et de publicité. Le service de presse de la HAAC
Communiqué 1ere Session de la HAAC
Communiqué de la HAAC (Respect des règles déontologiques)
Communiqué de la HAAC (modification appel à candidature TV satellitaires)
Les stations de radio de la région de la Kara désormais suivies en direct au siège de la HAAC
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) étend la palette des radiodiffusions sonores suivies et régulées depuis le siège de l’institution à Lomé. Après la trentaine de stations de radio du Grand Lomé, les 14 chaînes de radio de la région de la Kara y sont désormais accessibles en direct. Dans la pratique, il est désormais possible d’enregistrer 24h sur 24, d’analyser le contenu des programmes diffusés sur ces radios, de les traiter et de les archiver grâce à de nouvelles installations techniques réalisées il y a quelques jours. La réception du matériel technique qui permet l’encodage et le traitement du contenu de ces radios a été marquée par une cérémonie organisée le jeudi 11 février 2021 au siège de la HAAC, en présence du Président de l’institution, M. Pitalounani TELOU, du collège des membres et des différents partenaires. Au cours de cette cérémonie, M. Badjibassa BABAKA, rapporteur de la HAAC, a dressé l’historique de ce projet et remercié tous les partenaires qui ont œuvré à sa concrétisation. Le clou de la cérémonie a été la visite des équipements techniques du service monitoring où des explications concrètes sur le fonctionnement du matériel et l’analyse du contenu des médias ont été fournies aux officiels. La réalisation dudit projet a reçu l’appui de l’Ambassade de France au Togo à travers le Projet de Formation et d’Appui au secteur de l’Audiovisuel et des Médias (PROFAMED) mis en œuvre en collaboration avec le ministère de la Communication et des Médias. Ce projet dont le coût avoisine 28 millions de FCFA a été réalisé en deux phases. La première a consisté à la mise sur pied d’une antenne régionale à Kara pour répondre au besoin de décentralisation des services de la HAAC, une composante phare du plan stratégique de l’instance de régulation des médias. Le service de presse de la HAAC
Régulation:
La HAAC échange avec les organisations de presse sur les fondements déontologiques et éthiques du journalisme. Autosaisines et surtout plaintes de citoyens divers auprès de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) : les cas de dérapages médiatiques se multiplient ces derniers temps dans l’environnement de la presse togolaise. L’illustration la plus récente de ces dérives est la plainte pour diffamation du ministre de l’Urbanisme, de l’habitat et de la Réforme foncière contre le journal L’Alternative. Le bihebdomadaire a écopé d’une suspension de parution de quatre (4) mois pour manquements professionnels et récidive. Cette sanction fait réfléchir jusque dans les rangs des organisations professionnelles de la presse qui ont sollicité et obtenu de la HAAC une rencontre d’échanges pour mieux comprendre sa décision à l’endroit du bihebdomadaire et plaider le cas échéant sur pour son assouplissement. « Ça été des échanges où chacun a pu dire ce qu’il pensait. Nous avons exprimé nos inquiétudes, la HAAC nous a écoutés, elle a à son tour, fait un diagnostic que nous ne récusons pas. Actuellement, la presse togolaise ne se porte pas bien, il y a beaucoup d’efforts à faire et nous allons nous battre pour respecter les textes qui régissent notre profession, nous l’avons reconnu. Mais nous avons estimé aussi que les sanctions qui tombent sont un peu trop lourdes pour les journaux qui sont quand-même des entreprises de presse, ne l’oublions pas » a déclaré le président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), M. Fabrice PETCHEZI. Au regard de la récurrence de la violation des règles qui encadrent la pratique du journalisme, la HAAC est allée au-delà des cas particuliers des journaux sanctionnés pour recentrer le débat sur les fondements déontologiques et éthique du métier dont semblent s’écarter de plus en plus les professionnels des médias et tirer la sonnette d’alarme. « La récréation est terminée et certains journalistes doivent cesser de se considérer comme des intouchables qui ont le droit de piétiner impunément les règles du métier », a fait savoir le Président de la HAAC, M. Pitalounani TELOU. Pour le collège des membres de la HAAC, il faut absolument remettre la déontologie de la profession au centre de toute production médiatique quels que soient le format et la déclinaison. C’est pourquoi l’institution de régulation a exhorté l’ensemble des organisations des médias à sensibiliser davantage leurs membres pour une prise de conscience collective de la dérive suicidaire vers laquelle court la presse togolaise. Cette posture de l’autorité de régulation a recueilli l’adhésion de ces organisations de la presse qui ont unanimement reconnu pour le regretter les manquements professionnels dont se rendent de plus en plus coupables les journalistes, techniciens de presse ou auxiliaires des médias. Au total une douzaine d’organisations de presse dont l’Observatoire togolais des médias (OTM), le Conseil national des patrons de presse (CONAPP) et l’Union des journalistes indépendants du Togo (UJIT) ont pris part à cette rencontre. Le service de presse de la HAAC
Décision N 003/HAAC/21/P portant suspension du bihebdomadaire L’Alternative
Communiqué de la HAAC relatif aux TV satellitaires illégales
Le Président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de Communication (HAAC) invite les promoteurs et directeurs …. (Lire la suite du Communiqué)
Avis d’appel à candidature pour l’autorisation d’installation et d’exploitation des sociétés d’édition de programmes de télévision par satellite
A télécharger …. Avis d’appel à candidature pour l’autorisation d’installation et d’exploitation des sociétés d’édition de programmes de télévision par satellite
Processus de retrait du récépissé de L’Indépendant Express
Des organisations de presse implorent la clémence de la HAAC Une délégation des organisations professionnelles de la presse togolaise a été reçue le vendredi 8 janvier 2021, au siège de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) par le collège des membres de l’institution réuni en séance plénière. Conduite par le président de l’Observatoire togolais des médias (OTM), M. Fabrice PETCHEZI, cette délégation est allée s’enquérir des démarches menées par la HAAC et implorer la clémence de l’instance de régulation des médias qui a saisi le Président du Tribunal de Première Instance de Lomé d’une requête aux fins de retrait du récépissé de l’hebdomadaire L’Indépendant Express. « En faisant cette démarche, nous ne venons pas justifier ce que notre confrère a fait. Nous sommes solidaires mais nous ne l’accompagnons pas dans ce qui a été fait. Nous sommes venus tout simplement pour demander pardon à la HAAC pour voir s’il y a possibilité d’assouplir un peu la sanction qui, à notre sens, s’explique eu égard à toutes les explications reçues dans cette affaire », a déclaré le président de l’OTM au sortir de la rencontre avant de poursuivre : « Nous avons été édifiés sur toutes les démarches qui ont été entreprises pour sa libération, je crois que c’était le plus important. Et donc nous avons compris que la HAAC est dans une posture de défendre la presse et elle l’a fait. Nous comprenons qu’elle n’est pas là pour accompagner tout le monde dans les dérives mais nous estimons aussi que même le plus grand criminel au monde peut demander pardon. » La publication le 29 décembre 2020 par L’Indépendant Express d’un article portant sur le vol de cuillères dorées impliquant deux femmes ministres avait mis en émoi plus d’un. Tant et si bien que l’affaire s’était retrouvée dans les arcanes judiciaires. La HAAC avait dû intervenir d’urgence auprès des autorités judiciaires en charge de ce dossier pour obtenir la mise en liberté du Directeur de publication, M. Carlos Kétohou. Dans la foulée, l’autorité de régulation des médias avait invité ce dernier à échanger sur le contenu de l’article en question. Au cours des échanges qui ont eu lieu le lundi 4 janvier, M. Carlos Kétohou n’avait pu apporter aucun détail sur ce supposé vol de cuillères dorées, encore moins le moindre élément de preuve sur les faits allégués. Considérant que le journal s’est rendu coupable de manquements professionnels et prenant en compte la gravité des allégations, la HAAC avait décidé de saisir le Président du Tribunal de Première Instance de Lomé aux fins de retrait du récépissé qu’elle avait délivré à l’hebdomadaire le 14 mars 2007 sans préjudice de la cessation de parution du journal sous toutes les formes. Le monde des médias est dans l’attente du jugement que va rendre le Tribunal. Depuis, cette décision de la HAAC concentre les discussions dans le landerneau médiatique, d’où la démarche de ces organisations de presse. La délégation qui a fait le déplacement du siège de la HAAC est composé, outre l’OTM, du Conseil national des patrons de presse (CONAPP), de l’Union des radios et télévisions libres (URATEL) et de l’Association togolaise des organes de presse privée en ligne (ATOPPEL). Le service de presse de la HAAC