La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) poursuit sa série de rencontres de prise de contact et d’échanges. Après les responsables des organisations professionnelles de presse et les correspondants de la presse étrangère au Togo mardi, c’est autour des responsables des agences de communication, de production, de la publicité et des affiches ainsi que les exploitants des vidéoclubs et les projectionnistes de football en direct de déférer, le mercredi 11 avril 2018, à l’invitation de l’instance de régulation des médias. A l’occasion, elle a sensibilisé ses partenaires sur les dispositions qui réglementent les secteurs de la publicité médiatique, l’affichage publique, les agences de communication et de production ainsi que les vidéoclubs et de la projection des matchs de football en direct, dans le but d’y instaurer plus de « discipline ». Non sans avoir dressé le constat du non-respect de la réglementation en vigueur, entre autres, l’article 43 de la loi organique relative à la HAAC qui fait obligation aux sociétés de production audiovisuelle, aux agences de publicité et aux vidéoclubs d’obtenir l’autorisation de la Haute Autorité avant toute installation et exploitation. Il en est de même pour les messages publicitaires qui doivent recevoir l’avis préalable de l’instance de régulation. Tout en exhortant les participants à la rencontre à « plus de responsabilité et de professionnalisme », le président de la HAAC, M. Pitalounani Télou, les a invités à observer à l’avenir les dispositions ci-dessus évoquées, sous peine de « mesures disciplinaires prévues à l’encontre des contrevenants ». Bien d’autres dispositions ont été rappelées et des conseils prodigués au cours des interventions des présidents des comités techniques Agence de Communication, de Production, de la Publicité et des Affiches ; des Autorisations ainsi que de la Télévision, du Cinéma et des Vidéoclubs, respectivement MM. Komlan Agbéka, Kanake Lalle et Mme Aminata Adrou. Les participants ont également eu droit à la parole. Ils ont fait part d’un certain nombre de préoccupations auxquelles ont répondu le président et les membres de la Haute Autorité relativement, entre autres, à la concurrence déloyale que subissent leurs secteurs de la part des débits de boisson. Service de presse / HAAC
La HAAC rappelle ses chantiers aux responsables des organisations de presse et aux correspondants de la presse étrangère
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a eu, le mardi 10 avril 2018 à son siège à Lomé, une rencontre de prise de contact et d’échanges avec les responsables des organisations professionnelles de presse et les correspondants de la presse étrangère au Togo. Présidée par M. Pitalounani Télou, président de l’instance de régulation des médias, cette rencontre à laquelle ont également pris part les membres de l’institution a permis à la HAAC de rappeler à ses partenaires les chantiers entamés par la mandature actuelle. Il s’agit, entre autres, de la relecture de certains textes règlementaires et législatifs en matière de communication, notamment du code de la presse et de la communication ainsi que la loi organique relative à la HAAC et le cadre juridique des communications audiovisuelles. Dans son allocution introductive, le président de la Haute Autorité a donné à savoir, en ce qui concerne les textes, que les propositions faites par l’instance de régulation et les organisations de presse ont été prises en compte par le ministère en charge de la Communication qui porte ce projet de relecture des textes. « Je reste persuadé que les nouveaux textes permettront de renforcer le professionnalisme et d’améliorer les conditions de travail des hommes et des femmes des médias », a dit M. Télou. Le président de la HAAC a invité les professionnels des médias à un traitement « responsable et équilibré de l’information et à une application stricte des principes fondamentaux prescrits par les différents textes qui encadrent la pratique du métier de journaliste ». A sa suite, les membres de l’institution ont tour à tour pris la parole pour rappeler un certain nombre de dispositions et faire le point des activités dans leurs comités techniques respectifs. Leurs interventions ont été axées sur les autorisations d’installation et d’exploitation des chaînes de radio et de télévision, les modalités de prise en compte de la presse en ligne, la carte de presse, la délivrance des récépissés et la publicité médiatique. Cette série de présentations a débouché sur les débats au cours desquels les partenaires de la HAAC ont fait part de préoccupations relatives à la régulation des médias en ligne, de la publicité et à la relecture des textes. Après les responsables des organisations de presse et les correspondants de la presse étrangère, la HAAC échangera avec les responsables des agences de communication, de production et de la publicité ainsi que les exploitants des vidéos clubs.
Revue de presse N° 1057 du 6 avril 2018
Le président de la République, Faure Gnassingbé a effectué cette semaine une visite en Côte-d’Ivoire et au Ghana. »Le Tonnerre » établi un lien entre ces déplacements et le dialogue politique et se demande si « les lignes vont bouger » à l’issue de ce voyage. De son côté, »Togomatin » observe que la coalition des 14 « ne croit plus » aux pourparlers inter-togolais pour sortir le pays de la crise qu’il semble traverser, à preuve, elle ne cache plus son intention de recourir à la rue pour se faire entendre. Renouer avec la rue, c’est justement, « l’appel » que lance Koffi Yamgnane en direction du peuple, renseigne »Liberté ». Si l’opposition compte reprendre ses manifestations, le pouvoir en place aussi « se réserve le même droit », car personne n’a le monopole de la rue, relève »L’Eveil de la Nation ». Pendant ce temps, le pouvoir multiplierait les manœuvres pour « retarder » les discussions, mentionne »Liberté » qui n’en veut pour preuve que l’interpellation du président du Réseau des Jeunes Africains pour la Démocratie et le Développement (REJADD) pour une affaire de rapport et le « harcèlement contre les responsables des organes de presse qui ont relayé ledit rapport ». Avec la reprise probable des marches, « l’espoir d’un consensus au tour de la table des discussions s’amenuise », souligne »Le Canard Indépendant ». Il faut éviter de rompre le fil du dialogue, c’est pourquoi, »L’Eveil de la Nation » recommande que « par respect pour le facilitateur, Nana Akufo-Addo, les deux parties, pouvoir et opposition, se réfèrent au règlement intérieur du dialogue en renonçant à toutes manifestations pendant les discussions et que la CENI aussi arrête le processus électoral pendant que des solutions sont en train d’être trouvées à la situation politique ». Quoi qu’il en soit, « le dialogue reste la voie privilégiée » pour résoudre un différend, rappellent le ministre de l’Administration territoriale, Payadowa Boukpessi et le président de la Délégation spéciale de la ville de Lomé, Fogan Adégnon dans »Togomatin ». De son côté, la CNTT « invite les acteurs au dialogue à privilégier l’intérêt des travailleurs », rapporte »Libération ». »L’Enquêteur » assure que « la seule leçon à tirer de la crise actuelle est qu’elle est meurtrière pour tout le monde et pour le monde des affaires ». Le journal suggère donc aux protagonistes d’ « éviter la perte des valeurs et de tout mettre en œuvre pour se comprendre ». Dans un tout autre registre, »L’Eveil de la Nation » rappelle que le comité d’organisation du forum présidentiel de la jeunesse a fait le point sur ses rencontres régionaux. Il se dit « satisfait des préparatifs », précise »Togo- Presse ». Et sur la question relative au budget de ce forum qui cristallise les commentaires sur les réseaux sociaux, le président du comité, le Prof Dodzi kokoroko a laissé entendre que le comité n’a reçu aucun franc, rapporte »Forum de la Semaine ». Là-dessus, »Liberté » écrit : « Est-ce que c’est forcé d’organiser ce forum ? » Et d’ironiser : « On verra bien si après son organisation, tous les problèmes du Gnassingbéland seront résolus (…) ». Au surplus, »L’Alternative » signale que la santé et l’éducation sont deux secteurs « à l’abandon » au Togo qui est branché sur un « pilotage automatique ». Et puis, »Togo-Presse » donne à savoir que l’Ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique au Togo, David Gilmour, a effectué hier une visite d’échanges à la HAAC. La même information est à lire sur les sites web »Afreepress.info » et »Togotribune.com ». Service de presse/HAAC
Partenariat : l’Ambassadeur des Etats-Unis au Togo en visite d’échanges à la HAAC
La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) a reçu, le jeudi 5 avril 2018, à son siège à Lomé, une délégation de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique au Togo conduite par son Excellence Monsieur David Gilmour. La visite du diplomate américain en poste à Lomé qu’accompagnaient messieurs Mike Prior, Directeur de la section Affaires Publiques et Ronnie Ahyi-Yénou, chargé à l’Information et aux média à l’Ambassade a débuté par un tête à tête avec le président de la HAAC, M. Pitalounani Télou, auquel a succédé une rencontre en plénière en présence des membres de l’institution. Au cours de cette rencontre, le président de la Haute Autorité a remercié l’Ambassadeur pour l’intérêt que la représentation diplomatique américaine au Togo porte à l’instance de régulation des médias. Intérêt traduit, entre autres, par les marques de compassion émue que son excellence David Gilmour a prestement adressées à la HAAC suite à la disparition, l’année dernière, de son président, M. Pitang Tchalla et par les « chaleureuses félicitations et vœux de réussite » que le diplomate a adressé au nouveau président de l’institution dans la foulée de son élection. M. Télou a surtout réitéré à l’hôte de la HAAC ses compliments pour la « vitalité du partenariat » entre l’institution qu’il préside et l’Ambassade des Etats-Unis au Togo dont les axes ont été dynamisés au début de la présente mandature. Un projet de convention en vue de l’autorisation de diffusion des programmes de la Voix de l’Amérique au Togo, autre déclinaison de ce partenariat, est d’ailleurs en attente de finalisation à la Haute Autorité. Aussi, le président de la HAAC a-t-il salué les initiatives prises par l’Ambassade des Etats-Unis au Togo dans le sens du renforcement des capacités des professionnels des médias. Il a émis le vœu que ces genres d’initiatives se multiplient à l’endroit de la presse togolaise et plaidé pour le « renforcement des équipements de monitoring de l’instance de régulation pour une couverture de l’ensemble du territoire national afin de faciliter l’exécution de ses missions ». Pour sa part, son Excellence Monsieur David Gilmour a marqué la disponibilité de la représentation diplomatique américaine au Togo à œuvrer davantage à l’entretien du partenariat avec la Haute autorité et à poursuivre sa politique d’appui à la formation des professionnels des médias. L’Ambassadeur à qui il tient à cœur la liberté d’expression a également formulé ses vœux de réussite à la HAAC dans l’accomplissement de sa mission. Pour ce qui est du projet d’implantation de la Voix d’Amérique au Togo, l’Ambassadeur a souligné son importance en ce que, fondamentalement, il favorisera, au-delà de l’avantage d’informer les Togolais, l’apprentissage de la langue anglaise pour une meilleure intégration du pays dans l’espace CEDEAO où les voisins du Togo comme le Ghana et le Nigéria sont d’expression anglophone. En outre, le diplomate a salué les avancées réalisées par le Togo en matière de bonne gouvernance et d’investissements. Toutes choses qui lui ont permis d’avoir l’approbation finale en ce qui concerne le programme Seuil du Millenium Challenge Corporation (MCC) et qui devraient se poursuivre afin de bénéficier de l’autre programme dénommé Compact. C’est la deuxième fois en moins de deux (2) ans que l’Ambassadeur Gilmour effectue une visite d’échanges à la HAAC. Il y était déjà le 1er décembre 2016. Service de presse / HAAC
Revue de presse N° 1056 du 04 avril 2018
C’est toujours le statu quo en ce qui concerne la situation politique au Togo. Le dialogue est toujours suspendu, pendant ce temps, une partie de la presse annonce la poursuite des préparatifs des échéances électorales prévues cette année et ce, explique-t- elle, malgré les engagements pris par pouvoir en place devant le facilitateur de mettre en sourdine la préparation de ces rendez-vous électoraux. Ainsi que le rapporte »Le Triangle des Enjeux », la CENI a fixé au 16 avril prochain, le début de l’opération de révision des listes électorales. Et lorsque le journal s’aperçoit que la susdite opération est confiée à ZETES, elle conclut que « la fraude électorale se met petit à petit en place », étant entendu que cette société belge « qui a des accointances avec le régime depuis des lustres va procéder au tripatouillage du fichier électoral pour favoriser la perpétuation du règne des Gnassingbé en gonflant les listes dans les zones dites favorables au pouvoir ». Tout cela « démontre une fois encore la duplicité du pouvoir cinquantenaire qui prend des engagements publics et fait exactement le contraire de ses promesses », ajoute le tabloïd. « Encore la fameuse opératrice de fraudes ZETES ! » s’exclame »Liberté » qui relève que c’est « incroyable que l’on puisse encore recourir aux services de cette société, car ses prestations sont décriées à chaque scrutin et l’opposition, la société civile et certains rapports ont toujours recommandé de ne plus recourir à ses services ». A force de vouloir foncer coûte que coûte vers les élections, « Faure Gnassingbé conduit le Togo tout droit dans le mur », commente le quotidien privé. »Fraternité » s’intéresse également au sujet et mentionne que le pouvoir, par ses agissements, « prouve aux yeux du monde sa roublardise en foulant aux pieds les recommandations et du facilitateur et de la communauté internationale ». La publication pointe le « jeu trouble » que jouent certains conseillers du président de la République qu’elle considère comme des « »judas » ». Dans les rangs de la coalition des 14 partis de l’opposition, on a le cap déjà fixé sur 2020. « Il est inadmissible que le président Faure Gnassingbé puisse briguer un 4è mandat », martèle Me Yaovi Agboyibo dans des propos relayés par »La Manchette ». « La perspective de ce 4è mandat a incontestablement de quoi inquiéter les populations », renchérit l’ancien Premier ministre dans un autre morceau choisi par »Fraternité ». En tout cas, »Le Dialogue » assure qu’ « au- delà de la personne de Faure Gnassingbé, le problème est ailleurs ». Pour le confrère, « il suffit de trouver un terrain d’entente au sujet de la candidature de l’actuel chef de l’Etat pour que la solution soit trouvée à la crise que traverse le Togo ». De son côté, »La Dépêche » observe un drôle de dialogue entre le pouvoir et l’opposition, une sorte de « marché de dupes » dans lequel les deux parties semblent se complaire. L’hebdomadaire pense qu’il y a nécessité d’arrêter les frais et cela devrait passer par une « déclaration historique » de Faure Gnassingbé annonçant qu’il ne briguera pas un 4è mandat en 2020. Autrement, les présents pourparlers ne seront rien d’autre qu’un « gaspillage des fonds publics et des énergies ». Dans le reste de l’actualité telle que traitée par les journaux parus ce mercredi, »Le Dialogue » donne à savoir que les enseignants sont encore en grève cette semaine pour réclamer de meilleures conditions de vie et de travail. Ils ne sont pas les seuls, les praticiens hospitaliers aussi donnent de la voix pour les mêmes raisons. Ils ont exigé hier la démission du ministre de la Santé, informent »Liberté » et »Le Triangle des Enjeux ». Les manifestants ont été finalement reçus et des séances de travail pourraient se tenir dans les prochains jours pour examiner de près les revendications, note »Le Libéral ». » Fraternité » apporte la précision et signale que les représentants des praticiens et le ministre de la Santé ont échangé sur la mise en place d’un groupe de travail pour discuter de la plateforme revendicative du SYMPHOT. Et puis, la presse évoque le phénomène des « gayman », du nom de ces adeptes de crimes rituels qui auraient pris leurs quartiers à Lomé et dans d’autres localités du pays. A en croire »Forum de la Semaine », le ministre de la Sécurité qui veille au grain a « extradé plus d’une dizaine » de ces adeptes vers le Bénin où ils ont fui les représailles. Par ailleurs, les confrères se font l’écho de la visite de travail et d’amitié que le président de la République, Faure Gnassingbé, a effectuée en Côte d’Ivoire mardi dernier et du décès de Winnie Mandela en Afrique du Sud. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1055 du 03 avril 2018
A la une des journaux parus ce mardi, la poursuite des préparatifs des échéances électorales prévues cette année pendant que le dialogue politique est toujours suspendu. L’information est à lire dans »L’Eveil de la nation » : « la CENI annonce la révision des listes électorales dans les prochains jours ». Le dialogue inter- togolais est en cours, certes, « mais cela n’empêche pas le gouvernement, dans une logique démocratique, de prendre des dispositions pour la bonne marche des processus électoraux », commente l’hebdomadaire. Avec cette poursuite « unilatérale » de la préparation du processus électoral, « Faure Gnassingbé et le gouvernement couillonnent royalement le facilitateur », relève »Liberté » qui se demande si « c’est encore la peine de poursuivre le dialogue si l’engagement pris par le pouvoir de surseoir au processus ne peut pas être respecté ». Et d’ajouter : « c’est évident que la mise en œuvre d’un éventuel accord qui viendrait à être signé au forceps n’est pas garantie ». »L’Indépendant Express » constate aussi que le pouvoir « poursuit allègrement le processus » malgré l’engagement pris autour de la table du dialogue. Mais pas seulement. A en croire l’hebdomadaire, la société ZETES, missionnée de commettre la « forfaiture électorale » est sous les feux de la rampe. Elle va, ainsi que révèle le tabloïd, « préfinancer le reconditionnement des kits électoraux au service du pouvoir » en place. « Les deux partenaires répondront un jour devant l’histoire politique du Togo », prévient le journal. Il faut « quitter les palabres pour l’essentiel », prescrivent »Temps Nouveaux ». Et pour l’hebdomadaire, l’essentiel est non seulement de ne pas faire des réformes qui visent une personne mais aussi d’éviter que le pouvoir soit « confisqué par un clan ». Le confrère pense que, « les présents pourparlers politiques doivent chercher les meilleurs mécanismes d’organisation d’élections crédibles ». Cela peut, au besoin, passer par le recours à l’assistance du pays du facilitateur pour renforcer les capacités de la CENI, poursuit-il. Parlant du facilitateur Nana Akufo-Addo, il serait récusé par « des militants sulfureux » de l’opposition qui le soupçonnent de « rouler pour Faure Gnassingbé », renseigne »L’Eveil de la Nation ». Ces « insinuations ridicules » risquent d’ « asséner un coup à la facilitation », craint la publication. Il n’y a rien à faire, la coalition des 14 partis est « prise à son propre piège, après avoir vendu de l’illusion aux populations », observe »Le Patriote ». L’hebdomadaire invite ces populations à « se réveiller et à se mettre un peu au-dessus des débats politiques qui ne sont que des subterfuges pour l’embrouiller et l’endormir ». Et surtout, à « savoir faire la différence entre les vendeurs d’illusion, les aventuriers politiques pour ne plus se laisser abuser pour finir par le regretter après ». De son côté, »Temps Nouveaux » pointent le « cafouillage et la prestidigitation » comme principaux péchés de l’opposition togolaise, à court de bonnes stratégies dans sa lutte pour l’alternance. Dans un registre différent, la presse du jour informe que cette semaine sera rythmée par des mouvements de grève des enseignants, des agents de la santé et bien d’autres fonctionnaires. Là-dessus, »Togomatin » souligne que « l’apolitisme syndical ne devrait pas autoriser à instrumentaliser en sourdine la lutte syndicale à des fins politiques ». Au surplus, »Togomatin » qui se fait l’écho de l’audience accordée vendredi dernier par le Premier ministre, Komi Sélom Klassou, au bureau de la HAAC rappelle que l’instance de régulation organisera du 10 au 12 avril prochain une rencontre avec les médias pour plancher sur les maux qui minent le secteur. Le quotidien national »Togo-Presse » a également rapporté cette audience dans sa livraison du jour. Service de presse/HAAC
Communiqué de la HAAC
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Revue de presse N° 1053 du 28 mars 2018
Les journaux parus ce mercredi évoquent la crise politique au Togo. Pour la résorber, pouvoir et opposition discutent depuis plusieurs semaines dans le cadre d’un dialogue sous la facilitation du président ghanéen. Seulement, »Sika’a » ne se montre pas particulièrement optimiste quant à l’issue des pourparlers. Pour le magazine satirique, Nana Akufo-Addoh est « trop petit » pour résoudre les problèmes du Togo, un pays atypique. C’est donc dire que le dialogue inter-togolais est « dans l’impasse », la faute à une « divergence d’approche et de vision » dans les deux camps, toute chose qui malheureusement, « cristallise les blocages », déplore »Vision d’Afrique ». C’est quoi le problème en réalité ? »Dounia le Monde » rappelle que la pierre d’achoppement a un nom : la détermination de la coalition des 14 partis de l’opposition à laisser sur le carreau Faure Gnassingbé en 2020. « Au nom de quoi, un homme politique peut-il exclure son adversaire politique de la course à l’élection ? De quelle légitimité sont investis les participants au dialogue au point d’écourter un mandat que le peuple a confié à un président à l’issue d’une élection ? » s’interroge »Le Libéral » qui attire l’attention des uns et des autres sur le « danger » que constitue « l’exclusion ». « Trop de bruit autour de la candidature de Faure Gnassingbé », écrit »Le Messager ». Justement, en faisant une « fixation » sur la candidature de Faure Gnassingbé, la coalition arbore une « posture qui risque d’exacerber la crise », relève »Le Dialogue ». En même temps que la coalition rejette un 4è mandat de Faure Gnassingbé en 2020, elle dit avoir fait des concessions, notamment l’abandon du retour dans sa version intégrale de la constitution de 1992 et l’acceptation de la poursuite du présent mandat présidentiel. Cela fait dire à »Tingo Tingo » que l’opposition a « enfin mis du »vin » dans son »vain » ». En fait, concession ? Ce n’en n’est pas une, précise »Le Libéral » qui constate plutôt, à travers l’attitude des responsables de la coalition, un « aveu d’échec », pour n’être pas parvenus à leurs fins. « Concession ou revirement ? » se demande, pour sa part, »Le Messager ». L’hebdomadaire assure également que l’opposition a tout simplement fait choux blanc dans son projet de mettre hors-jeu l’actuel chef de l’Etat. Et la publication de rappeler que le « sort » de Faure Gnassingbé, ne saurait se trouver entre les mains de la coalition mais bien entre celles de son parti ou alors de la Cour Constitutionnelle pour la compétition électorale de 2020. Il faut ajouter que non content de renoncer à sa revendication de départ immédiat de Faure Gnassingbé du pouvoir, le regroupement des 14 exige la mise en place d’une transition politique. »Le Magnan Libéré » souligne que la coalition qui est porteuse de ce projet est muette sur le modus operandi de cette transition, les « moyens » dont elle dispose pour amener le pouvoir à accéder à cette demande et la personnalité même qui va conduire cette période transitoire. Qu’à cela ne tienne, le président du PNP dont les propos sont rapportés par »Liberté » précise qu’il s’agira d’une transition « sans Faure Gnassingbé », car « le peuple veut l’alternance ». A propos de la transition, »Le Magnan Libéré » se questionne : « A-t- on mesuré la portée de ce piste qu’on propose aux Togolais ? ». En tout cas, le confrère rappelle que « l’histoire de la transition au sortir de la Conférence Nationale Souveraine est encore présente dans les esprits des Togolais ». »La Dépêche » propose comme piste viable de sortie de crise la signature d’un « compromis historique » entre Faure Gnassingbé et la coalition. Pour cela, la C14 doit éviter de braquer son interlocuteur à travers son discours. Aussi, poursuit le journal, Faure Gnassingbé devrait-il se « débarrasser de ses faucons ». Quant à »Liberté », elle pense que Faure Gnassingbé peut encore « sortir par la grande porte ». Pour y arriver, le quotidien privé lui propose, entre autres, de « changer de discours, d’attitude et d’actes, de régler les injustices créées et de préparer la sortie des criminels de son entourage ». Dans un tout autre registre, les publications du jour informent que les conclusions des travaux du Groupe de travail mis sur pied pour plancher sur les problèmes dans le secteur de l’éducation ont été remises au Premier ministre, Komi Sélom Klassou. Pendant ce temps, la grève des enseignants et des agents de santé se poursuit. Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1052 du 27 mars 2018
Le dialogue politique au Togo continue de faire la une de l’actualité dans les journaux. Son ouverture avait charrié beaucoup d’espoirs mais le dialogue inter-togolais ne semble guère pressé de livrer ses conclusions. Tant et si bien que »L’Union pour la Patrie » se demande « jusqu’à quand les populations sont autorisées à espérer ». Cependant, la presse fait part de quelques avancées. A l’en croire, la coalition ne jure plus par un retour en intégralité de la constitution de 1992, elle qui a plutôt retenu quelques points saillants de cette Loi fondamentale. La nouvelle posture de la C14 devrait trouver un écho favorable auprès de Me Jean Yaovi Dégli qui donne à savoir dans les colonnes de »Togomatin » qu’en réalité, « on ne peut pas parler d’un retour absolu de la constitution de 1992, puisque son application même poserait problème à cause de certaines lacunes ». Toutefois, la coalition « durcit le ton » en ce qui concerne un 4è mandat de Faure Gnassingbé après celui en cours, relève toujours »Togomatin ». C’est justement, ce 4è mandat qui constitue la pierre d’achoppement de ce dialogue, souligne »Actu Express ». Mais le regroupement des 14 partis de l’opposition se veut formel, poursuit l’hebdomadaire : « En aucun cas, la C14 n’acceptera la candidature de Faure Gnassingbé en 2020 ». Elle insiste, par ailleurs, sur une transition politique pour mettre en œuvre les réformes politiques et électorales. Il n’en faut pas plus pour que »L’Indépendant Express » martèle : « Faure Gnassingbé : 2020, c’est gâché ! », surtout que son « manteau » de président en exercice de la CEDEAO va « bientôt tomber ». Pour le journal, de l’avis des observateurs, « tout peut arriver au Togo après 2020 », mais ce sera « tout sauf Faure Gnassingbé ». C’est pourquoi, renchérit »Liberté », l’opposition appelle l’actuel président de la République à « faire le choix de son destin ». La coordinatrice de la coalition, Mme Brigitte Adjamagbo explique dans le quotidien privé que Faure Gnassingbé est « le seul à pouvoir faire le choix de sortir par la grande porte ou par la petite ». Le président du NET suit de près les derniers développements de l’actualité et indique que la coalition n’est pas forcément sur la bonne piste en voulant exclure le chef de l’Etat de la compétition électorale en 2020. « Se focaliser sur Faure Gnassingbé est une grave erreur », opine-t- il dans des déclarations rapportées par »Togomatin ». « En personnalisant le débat », cela « bloque l’avancée » des discussions, ne laissant du coup que « de faibles chances pour le dialogue d’aboutir », analyse »L’Eveil de la Nation ». Les pourparlers aboutiront-ils ? La réponse ne coule pas de source. En revanche, ce que »Forum de la semaine » observe à date, c’est « l’immobilisme total » qui ne laisse rien entrevoir de concret à l’horizon. Et ce, malgré l’acceptation du pouvoir de suspendre le processus électoral. Suspendre le processus électoral ? Il semble que ce n’est pas exactement ce qui a été convenu. »Liberté » rapporte des écrits du site web »Republicoftogo.com » qui apporte la nuance. A les en croire, « il a été décidé de suspendre l’étape de préparation du processus électoral. Ce qui signifie que le début de la phase de révision des listes électorales est repoussé. Mais nulle part, il est question de suspendre purement et simplement la tenue des élections à venir ». »Liberté » de conclure qu’avec cette sorte de recadrage, « on n’est pas à l’abri d’une surprise ou plutôt d’un autre coup du pouvoir en place dans le processus de préparation des élections ». Dans la même veine, »L’Alternative » renseigne que le plan secret du pouvoir de Faure Gnassingbé actuellement est de « jouer au dilatoire pour ne rien concéder à la fin et prendre de court l’opposition par son fameux projet de referendum qu’il tient à réaliser avant que la présidence de la CEDEAO ne tombe dans les mains de Muhammadu Buhari » ou d’Adama Barrow début juillet. Le bihebdomadaire suggère à la coalition de « sortir du piège à cons » que constitue le dialogue et de « remettre la pression sur le régime, car c’est l’ultime arme dont elle dispose et contre laquelle le temps joue ». Les journaux parus ce mardi évoquent également les mouvements de débrayage dans les secteurs de l’éducation et de la santé. En outre, »Togomatin » informe que 14 professionnels des médias ont été « outillés » sur la déontologie. C’était du 19 au 23 mars dans le cadre d’un atelier initié par le Centre de Formation et de Recyclage en Communication (CFRC). Service de presse/HAAC
Revue de presse N° 1051 du 26 mars 2018
L’actualité dans les journaux parus ce lundi est dominée par le dialogue inter- togolais rendu vendredi dernier à son 2è round. Les discussions reprises vendredi ont enregistré une avancée : l’acceptation du pouvoir de marquer un arrêt dans les préparatifs des échéances électorales prévues cette année. « Le pouvoir lâche le processus électoral », écrit à cet effet »Le Libéral ». Cette « concession » pour le moins inattendue du pouvoir, preuve de sa « bonne foi » a même « surpris » la coalition, renchérit »La Symphonie ». Seulement, cette nouvelle donne n’est pas analysée de la même manière par toutes les publications. Pour »Le Combat du Peuple », « en acceptant de suspendre le processus électoral, Faure Gnassingbé vient de commettre une faute politique grave qu’il regrettera à coup sûr ». Qu’à cela ne tienne, on retiendra que le pouvoir en place a accepté de mettre en sourdine les activités de la CENI en attendant l’issue du dialogue. Mais à en croire »Liberté », ce n’est pas la seule avancée. Le quotidien privé croit savoir que le facilitateur a pris à bras le corps la question de la libération du reste des détenus. Mais pas seulement. La coalition également a fait évoluer sa position. Selon le tabloïd, elle ne s’arc-boute plus sur le retour dans son intégralité à la constitution de 1992 mais insiste plutôt sur ses éléments fondamentaux, en étant tout de même farouchement opposée à un 4è mandat de Faure Gnassingbé. D’après le journal, le pouvoir aussi a mis un peu d’eau dans son vin en acceptant un retour à la Loi fondamentale de 1992 mais récuse toute idée de mise à l’écart de Faure Gnassingbé en 2020. Et ce n’est pas tout. »Le Correcteur » ajoute que la coalition a « concédé » que l’actuel président de la République achève son mandat en cours dans le cadre d’une transition. Sauf que « dans le camp du pouvoir, on n’entend pas mettre fin à un mandat que le peuple, à travers une élection, a confié au chef de l’Etat actuel », relève »Le Libéral ». Des garanties auraient même été données au président et à certains de ses collaborateurs. Toutes choses que ne comprend pas »Nouvelle Opinion ». « Comment est-ce possible quand ceux qui proposent des garanties ne sont pas encore détenteurs du pouvoir ? » se demande le confrère. Et d’inviter l’opposition à « jouer les bonnes cartes » et surtout à « mettre fin au dilatoire et proposer des choses réalisables ». Parlant de cette opposition incarnée par la coalition des 14, elle « joue à la roulette russe » et de ce fait, se trouve face à deux situations, soit elle perd tout, soit elle obtient satisfaction à l’issue du dialogue, souligne »Le Combat du Peuple ». L’hebdomadaire pense que cette dernière éventualité ne risque pas d’arriver de si tôt, attendu que le présent dialogue n’est qu’une « pure perte de temps ». « Les processus électoraux sont suspendus mais le dialogue est encore renvoyé à une date ultérieure », mentionne »Forum de la Semaine ». C’est la deuxième suspension en un mois, précise »Togoréveil ». Attention au « piège » du dialogue « au rythme des suspensions », prévient »Liberté ». La publication explique que les suspensions profitent en réalité au pouvoir en même temps, qu’elles jouent en défaveur de la coalition qui, se retrouve sans moyens de pression, ne pouvant pas organiser des manifestations de rue pour essayer de « rééquilibrer le rapport des forces » avec le pouvoir. Dans le reste de l’actualité, la presse du jour se fait l’écho du dernier conseil des ministres qui a abordé la question préoccupante des « discours de haine » et la diffusion de fausses informations sur réseaux sociaux. « Le gouvernement togolais va mettre de l’ordre sur les réseaux sociaux », écrit »Togoréveil ». L’on avance « vers un recadrage pour une utilisation saine des réseaux sociaux », note »Le Combat du Peuple ». »La Symphonie » parle de « renforcement du dispositif répressif ». Pour sa part, »Le Correcteur » observe déjà auprès des autorités togolaises des « velléités » de « répression » des utilisateurs de ces réseaux. Au surplus, »Le Correcteur » signale que « Faure Gnassingbé ignore les médecins et enseignants en grève et s’emploie à organiser un forum folklorique de la jeunesse ». service de presse/HAAC