Dans leur livraison du jour, les publications s’intéressent au processus électoral devant déboucher sur les législatives du 20 décembre. Le gouvernement et la coalition des 14 partis politiques peinent à accorder les violons sur l’organisation des prochaines élections législatives. Tant et si bien que le groupe des 5 a indiqué, dans un communiqué conjoint rendu public il y a quelques jours, « ce qu’il y a lieu de faire », relève »L’Union pour la Patrie ». En fait, les ambassadeurs demandent aux autorités de faire libérer les « détenus politiques » et à la C14 de s’engager dans le processus électoral, conformément à la feuille de route de la CEDEAO, précisent »Le Tonnerre » et »Togoréveil ». Pour »Le Changement », cette sortie du G5 est une manière de « prendre position pour le pouvoir dans ses dérives et égarements ». A en croire certains journaux, la position des ambassadeurs n’est pas éloignée de celle de la CEDEAO qui a prescrit les urnes comme panacée à la crise politique. Ainsi que rapporte ‘‘Le Canard Indépendant », la communauté sous régionale est « pointée du doigt » par les Forces Vives »Espérance pour le Togo » pour son « rôle controversé ». « Il arrive un temps où dire non est un signe de liberté et de dignité », déclare le Père Marie-Chanel Affognon de ces Forces Vives dans des propos rapportés par »Liberté ». « La CEDEAO est-elle réellement consciente de la crise que traverse le Togo ? » s’interroge le Front Citoyen Togo Debout toujours dans les colonnes de »Le Canard Indépendant ». De son côté, »Nouvel Echo » pense que la CEDEAO est un « maître impuissant qui fait la volonté du gouvernement togolais ». Outre les deux regroupements de la société civile, la C14 aussi se montre insatisfaite de la posture de la CEDEAO et du G5. »L’Eveil de la Nation » donne à comprendre que l’opposition togolaise est coutumière du fait. Le bihebdomadaire rappelle qu’après l’Organisation Internationale de la Francophonie hier, c’est au tour du médiateur Alpha Condé, entre autres, d’essuyer aujourd’hui les critiques de cette opposition. En outre, »Liberté » assure que la proposition de réformes constitutionnelles faite par l’expert de la CEDAO précise que nul ne peut faire plus de deux mandats ; une proposition, ajoute le quotidien, « écartée par le pouvoir RPT/UNIR au profit de son propre projet ». Malgré les appels à l’endroit de la coalition à prendre part au processus électoral en cours, elle « tient droit dans ses bottes » et réitèrent son mot d’ordre de boycott des trois jours supplémentaires accordés pour le recensement, mentionne »Le Canard Indépendant ». Elle annonce d’ores et déjà qu’elle ne prendra pas part aux élections législatives dans les « conditions actuelles ». « Avec fermeté, courage et patriotisme, la C14 appelle de nouveau au boycott du recensement », confirme »Le Changement ». Selon »Togomatin », « les enjeux du prochain scrutin sont assez grands pour parler de boycott », mais si in fine, la coalition restait campée sur sa position, elle « laisserait le terrain que plusieurs partis vont certainement occuper ». »Togoréveil » lui, estime que « la C14 n’est pas obligée » de prendre part aux élections législatives du 20 décembre, seulement « la vie publique s’animera sans elle ». Quant à ‘‘L’Eveil de la Nation » il fait la genèse des boycotts par l’opposition depuis 1993 à nos jours. Des boycotts assortis de « leçons qu’elle ne veut pas tirer ». Dans tous les cas, le processus électoral est « de plus en plus irréversible » note »Le Tonnerre ». Pendant ce temps, ce n’est pas la grande union dans les rangs de la C14. »Le Canard Indépendant » et ‘‘Le Tonnerre » informent que Tchassona Traoré appelle ses militants à se faire recenser à titre conservatoire. « C’est un appel surprenant dans la mesure où il va dans le sens contraire à celui de la coalition » indique »Forum de la semaine ». Le président du MCD est qualifié de « Judas » par »Le Changement ». »L’Eveil de la Nation » rapporte que des « menaces d’exclusion » pèsent sur Me Tchassona. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1147 du 15 novembre 2018
La sortie du G5 sur la situation politique au Togo et la position de la C14 relativement au processus électoral dominent l’actualité dans les journaux parus ce jeudi. Les ambassadeurs de France, d’Allemagne, des Etats-Unis d’Amérique, le coordonnateur du Système des Nations Unies et la chef de la Délégation de l’Union Européenne au Togo ont signé un communiqué conjoint il y a quelques jours dans lequel ils ont donné leur point de vue sur la situation politique au Togo. Le groupe des 5 dit constater chez le pouvoir et la coalition « une évolution positive dans la tonalité des débats et dans la volonté commune d’organiser et de participer à des consultations électorales crédibles, transparentes et inclusives », rapporte ‘‘La Nouvelle Tribune ». Mais pas seulement. Le G5 a « coupé la poire en deux, non seulement en demandant au pouvoir de libérer par clémence les détenus, mais aussi en invitant de plus la C14 à rejoindre le processus électoral en cours », relève »Flambeau des Démocrates ». Pour »Togomatin », en se « rangeant » du côté du processus électoral, la diplomatie internationale « désavoue » la C14 qui essuie de ce fait un « revers ». Même analyse dans les colonnes de »Chronique de la Semaine ». Le son de cloche est différent dans »Le Perroquet » qui qualifie la sortie des ambassadeurs de « scabreuse » et d’« alambiquée ». L’hebdomadaire croit savoir que la position du groupe des 5 est « un début sibyllin de caution de la forfaiture ». « Encore une sortie méprisante contre les aspirations du peuple togolais ! » s’exclame »Liberté » qui se fait l’écho de cette interrogation d’un citoyen togolais à l’endroit des ambassadeurs : « C’est comme ça qu’on fait les élections démocratiques chez vous ? » En tout cas, lorsque »Le Bâtisseur » ajoute à l’analyse du G5 la gestion par la CEDEAO du dossier togolais, il conclut que « ça sent le complot ». De la conduite de la facilitation à la lecture par les ambassadeurs de la situation politique au Togo, la coalition « s’étonne et s’indigne », mentionne »Le Bâtisseur ». « La C14 s’indigne et fait appel à la rue », précise ‘‘Flambeau des Démocrates ». Mais « au-delà d’une marche, il y a l’enjeu des réformes constitutionnelles », écrit »Togomatin ». « Enfin le retour du »rapport de force » pour remettre de »l’ordre dans le désordre » ? » se demande »Le Perroquet ». Une autre interrogation à lire dans »Echos du Pays » : « Malgré les calculs politiciens du pouvoir, la C14 pense-t-elle réal politique ? » Quoi qu’il en soit, la coalition est « décidée à ne pas cautionner des élections frauduleuses », souligne »Liberté ». Certes, mais ce regroupement de partis politiques doit « repenser toute sa stratégie en vue d’être plus pragmatique et cesser de se perdre chaque fois dans des actions stériles », opine »Le Perroquet ». Déjà une voix discordante au sein de la C14. Et c’est le MCD de Tchassona Traoré qui « sonne la division » en appelant les Togolais à se faire enrôler, nonobstant le boycott des trois jours de prolongation des opérations de recensement électoral, renseigne »Togomatin ». »Chronique de la Semaine » confirme que Me Tchassona Traoré « méprise le mot d’ordre du boycott et appelle ses militants au recensement ». De son côté, »La Nouvelle » pense qu’il y a « possibilité d’une intervention militaire de la CEDEAO pour réduire les risques d’un conflit qui pourrait avoir des répercussions sur toute la région ». « Si la CEDEAO n’arrête pas le pouvoir dans sa course à l’organisation des élections, nous l’arrêterons », déclare Ouro-Djikpa Tchatikpi, conseiller du leader du PNP dans »Le Bâtisseur ». Au surplus, »La Nouvelle » évoque des « exactions militaires » à Sokodé et Kparatao et se demande si le président de la République est au courant de ce qui s’y passe. Par ailleurs, le mensuel assure que l’ancien président de l’Assemblée nationale, Abass Bonfoh « renvoie la balle des massacres des Togolais en 2005 dans le camp de Faure Gnassingbé. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1146 du 14 novembre 2018
Le processus électoral en vue des législatives du 20 décembre 2018 à la une de l’actualité dans les journaux parus ce mercredi. Le tout dernier élément de l’actualité reste la sortie des ambassadeurs accrédités au Togo. Ainsi que renseigne »Le Libéral », le groupe des 5 s’est, au travers d’un communiqué rendu public hier prononcé sur la situation politique au Togo. Il a notamment appelé la C14 à saisir l’opportunité offerte par la prolongation des opérations de recensement pour faire enrôler ses militants dans la perspective du prochain scrutin. Mais peine perdue, la coalition semble se situer sur une longueur d’onde différente. Outre le groupe des 5, ajoute l’hebdomadaire, la CEDEAO, par le biais des deux facilitateurs, a publié le relevé des conclusions de la rencontre de Conakry et a clairement indiqué le chemin pour une sortie de crise, c’est-à-dire aller aux urnes le 20 décembre. Là encore, ces conclusions n’ont pas trouvé un écho favorable auprès de la C14. Par sa posture, la coalition « se met à dos la communauté internationale », écrit »Le Liberal ». La C14 « accuse la CEDEAO » de n’avoir pas suffisamment pris en compte ses revendications, « boycotte tout et en appelle à des manifestions de rue », mentionnent ‘‘Dounia le Monde » et »Le Magnan Libéré ». Ce regroupement de partis de l’opposition n’a pas autorisé ses représentants à prêter serment hier devant la Cour Constitutionnelle estimant qu’il ne le fera que lorsque « les conditions seront réunies ». La coalition, rapportent les confrères, demandent entre autres, la reprise du processus électoral, la résolution de la question relative à la présidence de la CENI, le réajustement du découpage électoral, l’application pour les prochaines élections législatives du mode de scrutin à deux tours et le vote de la diaspora. « Nous n’accepterons pas que la CEDEAO nous amène à l’abattoir », soutient la C14 dans des déclarations de ses responsables rapportées par »Liberté » et ‘‘La Dépêche ». « Il faut être fou pour aller » prêter serment et prendre part aux législatives, renchérit Jean-Pierre Fabre dans les colonnes de »La Lanterne ». Pour »La Dépêche », la CEDEAO joue un « rôle ambigu » dans la résolution de la crise politique togolaise. L’hebdomadaire croit savoir l’organisation communautaire « roule pour le président Faure Gnassingbé ». De son côté, »Liberté » fait observer que « la CEDEAO avait promis des élections législatives transparentes, équitables et crédibles mais à l’arrivée ces élections sont en train de prendre d’autres couleurs et n’annoncent rien de bon ». Dans tous les cas, « pour sa crédibilité, la CEDEAO doit réussir sa mission au Togo », commente »Togonyigba ». Quant à »Le Magnan Libéré », il constate que « la C14 traine le nom d’Alpha Condé dans la boue ». Le facilitateur guinéen est « le souffre-douleur de la C14 », note »Le Dialogue ». « Que peut apprendre au Togo Alpha Condé quand sa propre case brûle », écrit »La Lanterne ». Qu’à cela ne tienne, la coalition commet une « grave erreur » en voulant boycotter les prochaines élections. « On risque, si le boycott est consommé, de revivre les évènements des années 2002 avec une Assemblée monocolore favorable au pouvoir et prête à opérer les réformes et ceci sans l’opposition comme le 31 décembre 2002 », analyse »Le Libéral ». Et là on sera dans une situation où « le pouvoir va gouverner et se contrôler lui-même », renchérit ‘‘Togomatin’‘. En outre, »Kamgou » estime qu’il y a « nécessité de renouveler la classe politique togolaise ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1145 du 09 novembre 2018
Les journaux parus ce vendredi évoquent les prochaines élections législatives. Ainsi que le relève »L’Union pour la Patrie », « le compte à rebours » pour la tenue des élections législatives a commencé. Le déclic est donné par la convocation du corps électoral pour le 20 décembre 2018 à travers un décret pris hier en Conseil des ministres. Trois (3) autres décrets toujours pris en Conseil des ministres fixent le montant du cautionnement à 100 mille francs CFA, précisent la date et l’heure de l’ouverture et de fermeture de la campagne électorale (du mardi 4 décembre 2018 à 00h00 au mardi 18 décembre 2018 à 23h59) et déterminent le vote par anticipation des forces de défense et de sécurité, soit 72 heures avant la date du scrutin. Le quotidien national »Togo-Presse » se fait l’écho de l’ensemble de ces décrets dans sa livraison du jour. En invitant les Togolais à aller aux urnes le 20 décembre, le gouvernement « prend ses responsabilités », assure »L’Eveil de la Nation ». Aussi, la presse du jour informe-t-elle que le 8è membre présenté par la C14, Francis Pédro Amuzun, a été élu hier par l’Assemblée nationale pour siéger à la CENI en lieu et place du représentant de l’UFC. L’Union des Forces de Changement qui, souligne »L’Eveil de la Nation », « fait profil bas pour se conformer à sa vision ». Evoquant l’UFC, »Le Libéral » parle d’« agneau sacrificiel ». Malgré la confirmation de la date du 20 décembre, « les incertitudes demeurent », mentionne »Le Canard Indépendant ». La tenue des élections législatives le 20 décembre est une « illusion aveugle et tenace », pense »Nouvel Echo » qui estime que « la feuille de route de la CEDEAO est un poison lent ». A en croire, le journal, avec la résolution de la crise politique togolaise par la CEDEAO, il y a « inquiétudes et suspense en permanence ». Les incertitudes sont telles que, signale »Le Canard Indépendant », « la CEDEAO est attendue ». L’organisation communautaire, au travers de son président, Muhamadu Buhari, révèle »Le Rendez-vous », a fait parvenir à son homologue togolais, Faure Gnassingbé, « une lettre porteuse de mauvaises nouvelles » pour le régime. Selon l’hebdomadaire, Buhari veut, entre autres, « s’assurer que la feuille de route en cours d’exécution par Lomé est la même que celle signée le 31 juillet dernier par les chefs d’Etat ». Tout semble aller vite après les échanges que le facilitateur Alpha Condé a eus avec les acteurs politiques togolais. Seulement, c’est le silence dans les rangs de la C14 et du pouvoir sur le contenu exact des discussions de Conakry, observe »L’Alternative ». Surtout du côté du pouvoir, renchérit »Liberté ». Vivement que le relevé de conclusions de cette rencontre soit publié pour situer l’ensemble de l’opinion sur les décisions prises, écrit »L’Alternative ». Qu’à cela ne tienne, le président guinéen n’aurait pas été tendre avec la C14, rapporte »Togoréveil ». Il a été aussi dur avec le représentant permanent de la CEDEAO au Togo, Garba Lompo, ajoute »Le Rendez-Vous ». Ce représentant permanent est un « fossoyeur au service du pouvoir », commente »L’Alternative » qui renseigne que le président nigérian Buhari va évoquer la « crise togolaise » avec Emmanuel Macron ce week-end à Paris. Sur un tout autre sujet, les publications du jour reviennent sur le classement Doing Business qui fait constater le bond réalisé par le Togo. Le pays « jubile mais il y a du chemin à faire », analyse »Le Canard Indépendant ». Dans la même veine, »L’Alternative » fait observer que « tout n’est pas rose malgré les jubilations ». En outre, »L’Eveil de la Nation » et »Le Messager » rappellent que la Cour Constitutionnelle est en séminaire-atelier dans la perspective des prochaines législatives
Revue de presse N° 1144 du 08 novembre 2018
Dans leur livraison du jour, les publications se font l’écho des échanges entre le facilitateur Alpha Condé et les acteurs politiques du pouvoir et de l’opposition. Elles reviennent aussi sur le rapport Doing Business qui consacre la progression du Togo dans le classement des pays réformateurs. Echanges entre Alpha Condé et les politiques togolais »Le Magnan Libéré » informe que les délégations du pouvoir et de l’opposition sont de retour à Lomé après « un court séjour » en Guinée où elles ont rencontré le président et facilitateur Alpha Condé. A en croire »Chronique de la Semaine », c’est « sans gloire » que la coalition des 14 partis de l’opposition est revenue à Lomé. La C14 qui « musclait dans son intransigeance rentre bredouille et se tait comme une carpe », précise l’hebdomadaire. Pour sa part, »Le Perroquet » donne à savoir qu’il n’y a « rien à se mettre sous la dent » après les échanges de Conakry. Mais pas seulement. Le journal assure que le parti UNIR est un « véritable obstacle à l’alternance au Togo ». Ainsi que renseigne »Forum de la Semaine », lors des échanges avec le facilitateur guinéen, la coalition a demandé au pouvoir de « reprendre le recensement et de céder une place à l’UFC au sein de la CENI ». Sur le premier point, le pouvoir a opposé une « fin de non-recevoir » et sur le second, le Prof Alpha Condé a estimé qu’il n’était de sa « compétence » de trancher là-dessus ; idem pour le pouvoir qui a fait savoir que c’était un problème interne aux partis de l’opposition parlementaire, rapporte »Focus Infos ». Le son de cloche est tout autre dans les colonnes de »Liberté » et »Le Changement ». Selon »Le Changement » qui cite une source proche de la C14, la possibilité de reprise du recensement et du report des élections législatives est à l’étude. Les mêmes informations sont à lire dans »Liberté » qui révèle, par ailleurs, l’« exaspération » d’Alpha Condé après avoir constaté le « statu quo ». Et le quotidien privé d’ajouter que « le rôle trouble de certains représentants de la CEDEAO a été mis à nu ». Alors, « Condé et Addo vont-ils finalement faire avancer les choses devant l’intransigeance du pouvoir et de la C14 ? » se questionnent »Echos du Pays ». Les deux facilitateurs sont annoncés à Lomé dans les prochains jours, renseignent »Le Magnan Libéré », »Liberté » et »Le Changement ». Sur la question relative au siège de l’UFC à la CENI, »Liberté » indique que « la facilitation ne reconnait pas l’UFC ». Pourtant, l’Union des Forces de Changement, « ne quittera jamais la CENI » d’après les propos de son Conseiller, Isaac Tiakpé, rapportés par »Forum de la Semaine ». Toutefois, ce parti se dit prêt à quitter la Commission Electorale Nationale Indépendante si la CEDEAO le lui demande, mentionne »Le Changement ». « Oui nous somme une opposition conséquente et cohérente, n’en déplaise au chef de file de l’opposition », explique Gilchrist Olympio dans »Focus Infos » pour répondre à Jean-Pierre Fabre qui pense que l’UFC ne saurait se prévaloir d’une appartenance à l’opposition, attendu qu’elle soutient l’action du gouvernement. Pendant ce temps, la coalition de 14 projette de renouer avec les manifestations de rue. Il faut « redonner au peuple togolais les armes de la lutte pour sa liberté », soutient »Le Perroquet ». Cette marche aura lieu sans le PNP qui se « désolidarise », préférant attendre les conclusions des experts qui sont à pied d’œuvre pour auditer le fichier électoral, soulignent »Chronique de la Semaine », »Waraa les Vainqueurs » et »Le Magnan Libéré ». En outre, »Forum de la Semaine » et » Waraa les Vainqueurs » informent que la Cour Constitutionnelle est en atelier depuis hier à l’effet de mieux jouer sa partition dans le cadre des prochaines élections. « Aboudou Assouma et la Cour Constitutionnelle se préparent pour un 20 décembre incertain », écrit »Le Changement ». En organisant ce séminaire-atelier alors que le processus est contesté, l’institution « confirme ainsi ses rôles troubles dans les différents processus électoraux au Togo », commente »Liberté ». Dans le reste de l’actualité, la presse du jour s’intéresse au rapport Doing Business. A en croire les confrères, le Togo gagne 19 places au classement et se positionne comme l’un des pays les plus réformateurs de cette année.
La HAAC renouvelle son matériel de monitoring
L’évolution technologique et les diverses mutations intervenues dans l’environnement médiatique induisent un changement de paradigme dans la régulation des médias. La réflexion est en cours au niveau des différentes instances de régulation des médias et de la communication, à l’instar du Réseau des Instances Africaines de Régulation de la Communication (RIARC) et du Réseau Francophone des Régulateurs des Médias (REFRAM) pour trouver des solutions innovantes à l’effet d’adapter les moyens et méthodes de régulation à la nouvelle donne. Ainsi, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) qui prend une part active aux activités de ces plateformes de régulation a entrepris de renouveler ses équipements techniques de monitoring. Il s’agit d’équipements qui permettent de procéder à l’enregistrement de toutes les émissions des radios et télévisions sur un territoire donné afin de mieux assurer le suivi du respect de leurs cahiers des charges. La maturation de ce projet a abouti à l’acquisition auprès de l’instance sœur du Maroc, la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle (HACA), d’un logiciel performant dénommé la »HACA Médias Solution » qui recèle d’outils innovants pour dynamiser la régulation des médias. Cette solution était d’ailleurs devenue nécessaire suite aux défaillances constatées avec les anciens équipements, qui datent de 2013 devenus d’ailleurs obsolètes depuis 2017. Les travaux d’installation des équipements et du logiciel ont pris fin vendredi 02 novembre 2018 et la HAAC a réceptionné ces équipements au cours d’une cérémonie organisée le lundi 05 novembre 2018 à son siège, en présence du Directeur Général et des experts de la HACA. Présidée par M. Pitalounani TELOU, Président de la Haute Autorité, cette cérémonie à laquelle ont pris part les membres et le personnel de l’institution a été marquée, entre autres, par l’allocution du Rapporteur de la HAAC, M. Mathias AYENA qui a retracé le chemin parcouru pour aboutir à l’installation des équipements. Aussi, a-t-il salué les liens de partenariat que la HAAC souhaite voir davantage renforcés avec la HACA. Et d’ajouter : « Je reste convaincu que nos deux institutions continueront de développer ce partenariat fructueux dans le cadre des échanges de bonnes pratiques en matière de régulation des médias, sur les plans bilatéral et multilatéral ». M. AYENA, par ailleurs président du comité technique Radio, a au nom du président de la HAAC, exhorté le personnel du monitoring à se mettre à la tâche pour un rendement optimal. Auparavant, le Directeur Général de la HACA, M. Jamal Eddine NAJI, après avoir relevé les similitudes de valeurs et principes entre le Togo et le Maroc, notamment le pluralisme politique et la liberté d’expression et de presse, a invité les agents préposés au monitoring à apporter leur contribution à l’ancrage de la démocratie et de la régulation des médias. Pour sa part, le Secrétaire Administratif et Financier (SAF) de la HAAC, M. Piniwè SIMWAQUE, a dans son mot de bienvenue, au nom du personnel de l’institution, rassuré du bon usage des équipements installés. De son côté, le directeur de l’unité informatique de la HACA du Maroc, M. Najib BOUEZMARNI a présenté avec force détails la HACA Médias Solution qui permet notamment l’enregistrement sans discontinuer de trente-six (36) chaines de radio et la conservation desdits enregistrements pendant une période de sept (7) ans, celui de douze (12) chaines de télévision dont les émissions peuvent être conservées pendant dix-huit (18) mois, ainsi que l’analyse du contenu de ces enregistrements. Autre moment saillant, la remise d’attestations, de diplômes et de certificats : outre les attestations et certificats au personnel technique du monitoring de la HAAC, la HACA s’est vu décerner, à travers son directeur général, un diplôme d’honneur pour sa disponibilité et sa diligence à implémenter la HACA Médias Solution au Togo. Les experts marocains qui ont conduit les travaux d’installation ont, quant à eux, été bénéficiaires de certificats de reconnaissance de la part de la HAAC. Le point d’orgue de la cérémonie a été la coupure du ruban symbolique par le Président de la HAAC et le Directeur Général de la HACA, donnant lieu à la visite guidée des nouvelles installations. Dans la salle technique et celle dédiée au monitoring, les deux hauts responsables, entourés des membres de la Haute Autorité ont reçu des explications, démonstrations à l’appui, sur le fonctionnement des équipements. Au-delà des rapports circonstanciés qu’il génère, ce matériel a la particularité de générer, aussi bien en période ordinaire qu’électorale, les statistiques détaillés et de pourcentage de temps d’interventions dans les médias des différents acteurs politiques et de la société.. Toutes choses utiles à la vérification par la HAAC du respect des règles de pluralisme et d’équilibre de l’information dans les médias audiovisuels. La mise sous terre de plants par la délégation marocaine a mis un terme à la cérémonie. Quelques jours avant la réception technique des équipements, le personnel du monitoring audiovisuel a bénéficié d’une formation à l’utilisation adéquate du matériel installé. Cette formation procède de l’engagement de la Haute Autorité de la Communication Audiovisuelle du Maroc d’effectuer un transfert de compétences aux pays qui optent pour son logiciel leur permettant ainsi de maîtriser totalement le processus et d’être indépendants. Une douzaine de pays africains et européens utilisent la HACA Médias Solution. Entre autres, le Sénégal, le Niger, la Tunisie, le Tchad, la Mauritanie et la Belgique. Le service de presse / HAAC
Revue de presse N° 1142 du 02 novembre 2018
Le processus électoral continue par alimenter l’actualité dans les colonnes des publications. Après les opérations de recensement, place à une autre étape : l’audit du fichier électoral, informe »Togomatin ». Et ce sera l’affaire des experts en la matière commis par la CEDEAO et qui sont déjà à Lomé. Mais quel sera exactement le rôle de ces experts ? Ils sont venus « pour voir clair et sortir tout ce qui peut entacher la crédibilité du fichier », renseigne le quotidien privé. « L’intervention des experts a pour objectif principal de veiller à ce que l’ensemble des procédures mises en œuvre par la CENI pour la constitution du fichier électoral réponde aux normes et standards de transparence, de fiabilité et de crédibilité », renchérit »Le Tonnerre ». Avec le travail d’audit des deux experts sur le fichier électoral, »L’Eveil de la Nation » se demande si l’on n’avance pas vers la « validation » par la CEDEAO du recensement électoral tel que conduit par la CENI. Là-dessus, »Togomatin » écrit : « aujourd’hui, l’envoi des deux nouveaux experts auprès de la CENI pour l’audit du fichier sonne comme un désaveu pour la coalition » qui a appelé au boycott du recensement. Le son de cloche est tout autre dans »Nouvel Echo ». Selon le journal, « si l’on considère l’audit comme étant l’évaluation de tout le processus du recensement en vue de s’assurer de la qualité et de la fiabilité du fichier obtenu, on ne saurait dire que l’expertise que recommande la CEDEAO est ipso facto une caution à la CENI, moins encore au recensement qu’elle a organisé ». De son côté, »L’Alternative » estime que le fait même d’accepter de procéder à l’audit du fichier avec un recensement auquel la C14 n’a pas pris part, sonne comme une « contradiction » de la CEDEAO par rapport à sa feuille de route qui a recommandé la mise sur pied d’une CENI paritaire. Pour »Liberté », le démarrage de l’audit du fichier électoral charrie « enjeux et questions légitimes ». Au nombre des questionnements : « le régime qui tient à régenter le processus va-t-il mettre en œuvre les recommandations qui seront formulées ? » Par ailleurs, le quotidien privé se demande si l’audit ne va pas « impacter » la date de la tenue des législatives, attendu que « les observateurs avisés évoquent plusieurs mois » comme durée de cette tâche. Dans tous les cas, « les Togolais se disent être sûrs qu’il y aura une seconde phase de recensement pour permettre à toutes les parties et à tous les acteurs de prendre une part active dans ce processus d’organisation des élections législatives », écrit ‘‘Nouvel Echo ». »L’Eveil de la Nation » abonde un peu dans le même sens. « La porte de sortie pour l’opposition radicale est de négocier une session de rattrapage pour un enrôlement rapide de deux ou trois jours. Ce que le pouvoir ne doit pas récuser, car une élection sans la C14 n’aura aucun crédit et nous reculera davantage des solutions pour une sortie de crise », opine le confrère. Ainsi, les élections ne pourront se tenir le 20 décembre, assure »Nouvel Echo ». Dans tous les cas, il y a des « incertitudes à l’horizon », mentionne »L’Alternative ». « Après 2005, la CEDEAO trahit-elle à nouveau le peuple togolais ? » s’interroge »Vision d’Afrique ». Dans un tout autre registre, les journaux parus ce vendredi renseignent que le Togo a réalisé de « grandes performances ». Il a gagné 19 places dans le classement 2019 de Doing Business et figure désormais dans le top 10 des « pays les plus réformateurs au monde ». De surcroît, »Liberté », informe que le Togo est « épinglé sur les nombreuses violations des droits de l’Homme » dans un rapport du Réseau Ouest Africain des Défenseurs des Droits de l’Homme et des Peuples (ROADDH). A en croire le tabloid, ledit rapport recommande « la libération des détenus politiques ». Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1141 du 31 octobre 2018
L’actualité dans les journaux parus ce mercredi est dominée par la situation que traverse la ville de Sokodé et le processus électoral. Pour ce qui est de Sokodé, ‘‘Dounia le Monde » informe que « des individus malintentionnés sont en train de parvenir à leur fin » : créer une situation tendue dans cette ville en opposant les militants les uns aux autres. Ces individus ont, relève le quotidien privé, « vandalisé » le siège du PNP et « incendié » celui de l’UNIR. Dans la foulée, le parti UNIR a porté plainte contre les auteurs de ces agissements, précise ‘‘Le Dialogue », même si, ajoute l’hebdomadaire, « nul ne peut dire avec exactitude qui sont ces auteurs ». Dans tous les cas, « les populations de Sokodé continuent de passer des nuits blanches », rapporte ‘‘Fraternité ». Vivement qu’une enquête soit diligentée « dans les plus brefs délais pour situer l’opinion et mettre la main sur ces individus qui jouent avec le feu », opine »Dounia le Monde ». « Sokodé/Kparatao ou un champ de guerre ? » écrit »Le Triangle des Enjeux » qui pense que « la barbarie, la sauvagerie et la criminalité » telles que vécues sont une « cabale secrète du pouvoir » qui fait subir la « tragédie » au peuple. « Faure Gnassingbé sait-il encore ce qu’il fait ? » se demande la publication. Pour »La Manchette », « le forcing, la terreur et les erreurs » observés aujourd’hui ne sont que le reflet de « la peur bleue du régime bleu ». Le tabloid de conclure au « déclin » qui point à « l’horizon ». Concernant les élections législatives, le gouvernement est « déterminé à aller au bout du processus », rappelle »Dounia le Monde ». A propos de ce scrutin, la coalition est prise dans un « dilemme » à savoir y « participer ou le boycotter », signale »Le Libéral ». Le chef de file de l’opposition y a apporté la réponse dans une interview accordée à »Jeune Afrique ». Jean-Pierre Fabre a laissé entendre, entre autres, que la C14 ne prendra pas part aux élections sans réformes. Quel crédit accorder à cette déclaration surtout lorsqu’on se rappelle que la même position a été adoptée en 2013 et 2015 pour finir par une participation de l’opposition aux législatives et présidentielle ? se questionne »Fraternité. Le journal donne à comprendre que « le Togolais a déjà consenti le sacrifice maximal pour se libérer d’une gouvernance clanique et il revient aux responsables de la coalition de rester fidèles aux principes qu’ils défendent depuis 14 mois ». Dans sa sortie médiatique, Jean-Pierre Fabre a également laissé entendre que les élections législatives ne pourraient pas avoir lieu avant Juin ou juillet 2019. Là-dessus, »Le Dialogue » estime que c’est parce que la « situation de crise » arrange le chef de file de l’opposition qui bénéficie des avantages liés à son statut qu’il souhaite voir la situation stagner. Aux prochaines élections, l’UFC y prendra part. L’Union des Forces de Changement l’a dit hier en conférence de presse dont »Togomatin », »Le Libéral » et »Le Dialogue » se font l’écho. »Dounia le Monde » ajoute que l’UFC se dit prête à se retirer de la CENI si la CEDEAO le lui demande. »Liberté » a suivi cette conférence de presse et relève des « incohérences ». Dans le reste de l’actualité, les confrères évoquent la marche qu’organise le Front Citoyen Togo Debout samedi prochain. Par ailleurs, »Liberté » revient sur la décision d’Angela Merkel de ne pas briguer un nouveau mandat au poste de Chancelière. Et si le président togolais s’en inspirait ? écrit le quotidien privé. En outre, »Fraternité » assure que le ministre des Sports, Guy Lorenzo Madjé, est « le cœur des problèmes du football togolais . Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1140 du 30 octobre 2018
La situation sociopolitique au Togo est à la une de l’actualité dans les journaux parus ce mardi. A en croire la presse, la ville de Sokodé est en proie à des remous. Au badigeonnage du siège du PNP aurait succédé l’incendie du siège de l’UNIR. Le Secrétaire exécutif du parti présidentiel a « porté plainte et demande que justice soit faite », rapporte »Togomatin ». En ce qui concerne le badigeonnage et les « tirs d’armes », »L’Alternative » rapporte que le président du PNP, Tikpi Atchadam assimile tout cela à « des »provocations » pour mettre le pays »à feu et à sang » ». Pour ‘‘L’Eveil de la Nation » « l’avalanche de réactions et les communiqués issus des états-majors des deux camps amènent à s’interroger sur la version du message auquel il faut croire ». Dans tous les cas, « l’Etat doit prendre des dispositions pour accélérer les enquêtes, afin que les instigateurs soient recherchés et traduits devant les tribunaux ». Lorsque ‘‘L’Indépendant Express » ajoute la conférence de presse des membres du gouvernement et le « sabotage du voyage de Conakry » aux « incursions à Sokodé », il conclut à « la trouille qui s’empare du régime en place ». »Liberté » s »attarde sur les « exactions militaires » à Sokodé et ses environs pour se faire l’écho de l’appel à « l’intervention d’urgence de la CEDEAO » lancé hier par le leader du PNP. Pour le quotidien privé, l’institution sous régionale doit « vite agir pendant qu’il est encore temps, avant qu’il ne soit trop tard ». Par ailleurs, la publication pointe le « silence coupable des cadres » de la préfecture de Tchaoudjo. Parlant du voyage manqué des responsables de la C14 qui devraient rencontrer samedi dernier le facilitateur Alpha Condé, »L’Alternative » assure que « ce report étonne plus d’un ». Selon le bihebdomadaire, la « sincérité » du président guinéen d’aider à trouver une issue à la crise politique au Togo est à mettre en « doute » dans le mesure où lui-même n’aspire pas à quitter le pouvoir de si tôt. C’est pourquoi, relève le journal, la coalition s’apprête à renouer avec les manifestations de rue. D’ores et déjà, poursuit-il, la C14 « appelle les populations à sortir massivement le samedi prochain pour la marche pacifique qu’organise le Front Citoyen Togo Debout ». Et »L’Indépendant Express » de préciser que « l’objectif de cette marche est d’exiger la libération immédiate et sans condition de tous les détenus politiques, la cessation des violences, menaces et intimidations exercées sur les citoyens, en particulier sur les responsables des partis politiques de l’opposition et de la société civile, le retour des réfugiés et personnes déplacées ou ayant fui les répressions policières, l’arrêt du processus électoral unilatéral en cours et la mise en œuvre des réformes avant toute élection au Togo ». Pour ce qui concerne les élections législatives, elles « n’auront pas lieu avant juin-juillet 2018 », affirme Jean-Pierre Fabre dans une interview accordée à Jeune Afrique et reprise dans »L’Indépendant Express ». « Rien ne pourra modifier le calendrier démocratique », écrit pour sa part »Le Médium ». Quant à »L’Alternative », elle assure que « nul ne peut jamais user habilement de la supercherie pour se défendre en politique ». Sur un tout autre sujet, notamment les déclarations qu’aurait faites Gilbert Bawara relativement à l’appartenance à l’opposition des Forces Vives »Espérance pour le Togo ». Celles-ci dénoncent les « fake news » et « démentent » les propos du ministre de la Fonction Publique, écrivent »L’Indépendant Express » et »Liberté ». En outre, la presse du jour revient sur le voyage du chef de l’Etat togolais à Berlin dans le cadre du sommet du G20 consacré à l’Investissement. Le président Faure Gnassingbé qui été « chaleureusement » accueilli par les Togolais vivant en Allemagne y est allé défendre le Plan National de développement, rapportent les confrères. Au surplus, »Le Médium », informe que des professionnels des médias de l’Afrique de l’Ouest sont en atelier de deux jours, les 29 et 30 octobre à Abuja au Nigéria à l’effet de renforcer leurs capacités en vue d’une meilleure couverture médiatique des processus électoraux dans l’espace CEDEAO. Le Service de Presse/HAAC
Revue de presse N° 1139 du 29 octobre 2018
La rencontre entre Alpha Condé et la C14 et la fin du recensement électoral sont les deux principaux sujets traités dans les publications du jour. Une rencontre entre le facilitateur, Alpha Condé et la délégation de la coalition des 14 devrait se tenir samedi dernier mais elle n’a pu avoir lieu, informe »Liberté ». Motif ? « L’avion tant attendu » pour conduire la délégation à Conakry « n’est finalement pas arrivé », renseigne »Togomatin ». Pour sa part, »Nouvelle Opinion » croit savoir que « la C14 n’a pu faire le déplacement pour des raisons techniques et d’agenda ». Dans tous les cas, le « report » de ce voyage laisse un « goût amer » aux responsables de la coalition, commente ‘‘La Symphonie ». »Le Correcteur » lui, observe que la CEDEAO ne se hâte pas pour trouver une issue à la situation politique du Togo. Il faut « briser l’opium » de l’organisation communautaire et aller rechercher des solutions au-delà de cette institution, suggère le bihebdomadaire. Dans les colonnes de »La symphonie », Gerry Taama du NET indique que « si la CEDEAO ne dit rien en ce qui concerne le déroulement du processus électoral, c’est parce qu’elle suppose qu’avec la mise en place de ses experts, l’exécution du chronogramme est cohérente ». Le gouvernement togolais, quant à lui, ne compte pas agir en marge de la feuille de route de la CEDEAO. « Tout se fera dans le respect de l’ordre constitutionnel et des recommandations de la CEDEAO », explique le ministre Gilbert Bawara dans des propos rapportés par »Le Libéral ». Les élections législatives le 20 décembre prochain, c’est un « processus irréversible », souligne »La Symphonie ». Ce scrutin « n’aura pas lieu avant juin ou juillet 2019 » et les partis membres de la C14 n’iront pas à ces élections dans les « conditions » actuelles, déclare Jean-Pierre Fabre dans une interview à Jeune Afrique reprise par »Liberté » et ‘‘Le Correcteur ». « Nous ne lâcherons rien », martèle le chef de file de l’opposition dans cette interview. Par ailleurs, »Liberté » fait la « chronique du gangstérisme électoral au Togo de 2005 à nos jours ». Pour ce qui concerne le recensement électoral, »Liberté » écrit : « ouf, ce machin truc est fini ! ». C’est « mission accomplie » pour la CENI, note le quotidien privé. Pour rappel, ce recensement a été boycotté par la C14. Justement, qu’a « gagné » ce regroupement de partis politiques en boycottant ces opérations ? se questionne »Togomatin ». Elles auraient été entachées par des allégations d’enrôlement des mineurs. C’était une « consigne des autorités », révèle »Le Correcteur ». « Le chien aboie la caravane passe », mentionne »Le Combat du Peuple » qui évoque un « faux problème » s’agissant de l’enrôlement supposé de mineurs. Pour l’hebdomadaire qui se demande « c’est quoi la C14 », la CENI « agit dans le respect de ses prérogatives et de ses droits ». Dans un tout autre registre, »La Symphonie » donne à savoir que « le siège UNIR de Sokodé a été incendié ». « Le parti parle de provocation et porte plainte », ajoute le journal. « Encore un incendie provoqué pour légitimer l’état de siège à Sokodé ? » s’interroge ‘‘Le Correcteur ». Quant à »Liberté », elle informe que « des tirs d’armes ont été entendus dans plusieurs quartier à Sokodé hier nuit ». En outre, les publications du jour se font l’écho de la participation du président Faure Gnassingbé au sommet du G20 en Allemagne. Au surplus, »La Symphonie », dans l’affaire des comptes de la CAN 2017 de football, présente le directeur de cabinet du ministre de la Communication, Franck Missité, comme « un tueur à gages ». Le Service de Presse/HAAC